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362AN – Demi-Victoriat Anonyme

362AN – Demi-Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : (VB) S // ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée, au milieu la légende (VB), à droite marque de valeur S. British Museum 1.28g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 95/2 – Syd. 114 La légende « VB » que l’on trouve parfois sur le revers de cette monnaie est un sujet d’étude pour les numismates, car sa signification n’est pas totalement certaine. Voici les principales interprétations : Marque d’atelier ou d’un responsable monétaire : La théorie la plus répandue est que « VB » est une abréviation liée à la frappe de la monnaie. V pourrait être l’initiale d’un atelier ou d’un « triumvir monétaire » (magistrat responsable de la frappe des monnaies). B pourrait être une marque secondaire, une lettre d’identification, ou l’initiale d’un second responsable. Le catalogue Crawford (RRC) attribue d’ailleurs certaines émissions de victoriats à des « magistrats monétaires anonymes » ou identifiés par des symboles, et « VB » pourrait en faire partie. Abréviation d’une inscription latine : Une autre possibilité est que « VB » soit une abréviation de mots latins. Bien que moins probable dans le contexte de cette monnaie, on pourrait envisager des phrases comme : « Urbi Beneficio » (« pour le bienfait de la ville »), en référence à la frappe pour le peuple de Rome. « Vota Bella » (« vœux de guerre »), en lien avec la Victoire et les conflits de l’époque (Deuxième Guerre Punique). Cependant, ces interprétations sont moins étayées par les recherches actuelles. Les légendes sur les monnaies républicaines sont généralement plus concises et pratiques (initiales des magistrats, symboles, marques d’atelier, ou le nom de Rome). Il est important de noter que de nombreux victoriats sont entièrement anonymes et ne portent aucune légende autre que « ROMA ». La présence de ces deux lettres « VB » indique qu’il y a eu une volonté de marquer cette série spécifique, même si l’identité exacte derrière ces initiales reste floue. Le fait que cette monnaie soit associée à la période de la Deuxième Guerre Punique (211-208 av. J.-C.) suggère que les frappes étaient probablement sous le contrôle de magistrats monétaires en charge de financer l’effort de guerre.

361AN – Victoriat Anonyme

361AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : (VB) // ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 3.18g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 95/1a – Syd. 113 Variante 1 : petite tête de Jupiter Référence : RRC 95/1b British Museum 2.96g Variante 2 : sans légende (VB) au revers Référence : RRC 95/1c CNG 3.27g La légende « VB » que l’on trouve parfois sur le revers de cette monnaie est un sujet d’étude pour les numismates, car sa signification n’est pas totalement certaine. Voici les principales interprétations : Marque d’atelier ou d’un responsable monétaire : La théorie la plus répandue est que « VB » est une abréviation liée à la frappe de la monnaie. V pourrait être l’initiale d’un atelier ou d’un « triumvir monétaire » (magistrat responsable de la frappe des monnaies). B pourrait être une marque secondaire, une lettre d’identification, ou l’initiale d’un second responsable. Le catalogue Crawford (RRC) attribue d’ailleurs certaines émissions de victoriats à des « magistrats monétaires anonymes » ou identifiés par des symboles, et « VB » pourrait en faire partie. Abréviation d’une inscription latine : Une autre possibilité est que « VB » soit une abréviation de mots latins. Bien que moins probable dans le contexte de cette monnaie, on pourrait envisager des phrases comme : « Urbi Beneficio » (« pour le bienfait de la ville »), en référence à la frappe pour le peuple de Rome. « Vota Bella » (« vœux de guerre »), en lien avec la Victoire et les conflits de l’époque (Deuxième Guerre Punique). Cependant, ces interprétations sont moins étayées par les recherches actuelles. Les légendes sur les monnaies républicaines sont généralement plus concises et pratiques (initiales des magistrats, symboles, marques d’atelier, ou le nom de Rome). Il est important de noter que de nombreux victoriats sont entièrement anonymes et ne portent aucune légende autre que « ROMA ». La présence de ces deux lettres « VB » indique qu’il y a eu une volonté de marquer cette série spécifique, même si l’identité exacte derrière ces initiales reste floue. Le fait que cette monnaie soit associée à la période de la Deuxième Guerre Punique (211-208 av. J.-C.) suggère que les frappes étaient probablement sous le contrôle de magistrats monétaires en charge de financer l’effort de guerre. Enregistrer Enregistrer Enregistrer Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès. Enregistrer Enregistrer Enregistrer Lieux de découverte (18 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer Amis collectionneurs! Attention aux contrefaçons Monnaie coulée, style très approximatif, présence de bulles à l’avers. Source : https://www.colleconline.com/fr/items/5341/monnaie-antique-romaine-anonyme-victoriat

360AN – Victoriat Anonyme

360AN – Victoriat Anonyme Avers : N inversé Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 3.46g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Campanie Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 94/1 – Syd. 116 La présence d’un « N inversé » à l’avers de ce victoriat est une caractéristique connue de cette série de monnaies. En numismatique, la signification de ce symbole n’est pas établie avec certitude et reste un sujet d’interprétation. Voici ce que l’on peut dire à ce sujet : Marque d’atelier ou d’émisseur : Comme pour de nombreux symboles sur les premières monnaies de la République romaine, il est fort probable que le « N inversé » soit une marque de contrôle liée à l’atelier monétaire ou à l’un des magistrats monétaires responsables de la frappe. L’absence de nom du magistrat sur ces premières émissions est remplacée par des symboles discrets. Symbole non attribué : De nombreux ouvrages de référence en numismatique répertorient ce type de symbole comme « non attribué ». Leurs significations précises ont été perdues au fil du temps. Interprétations symboliques : Bien que non confirmées par la numismatique romaine classique, certaines interprétations modernes lient la lettre N (qui dans le contexte hébraïque se dit « Noun ») à des concepts de réversibilité, de renouveau ou d’accomplissement. Ces interprétations sont cependant à considérer avec prudence car elles ne proviennent pas de sources directement liées à la frappe de ces monnaies antiques. En résumé, l’explication la plus probable dans le contexte numismatique est qu’il s’agit d’une marque anonyme utilisée pour identifier l’émission, une pratique courante à cette période de la République romaine. Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès.

359AN – Victoriat Anonyme

359AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : (MP) // ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. Bibliothèque nationale de France 2.89g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 93/1a – Syd. 111 Variante 1 : Avec petite tête de Jupiter Référence : RRC 93/1b National Numismatic Collection, De Nederlandsche Bank, Amsterdam 3.02g National Numismatic Collection, De Nederlandsche Bank, Amsterdam 3.02g Variante 2 : sans légende (MP) au revers Référence : RRC 93/1c British Museum 3.12g La signification exacte du monogramme « MP » sur ce victoriat n’est pas connue avec certitude et fait l’objet de discussions parmi les numismates. Cependant, plusieurs théories ont été proposées : Marque d’atelier ou de frappe : Certains spécialistes suggèrent que « MP » pourrait être une marque de l’atelier monétaire qui a frappé la pièce. Initiales d’un monétaire : D’autres pensent qu’il pourrait s’agir du monogramme d’un monétaire romain (magistrat responsable de la frappe des monnaies), bien que l’identité de ce dernier reste inconnue. Villes confédérées : Il a également été suggéré que le monogramme pourrait représenter une ou plusieurs villes alliées à Rome, peut-être Metapontum. Michael H. Crawford, l’auteur du catalogue de référence Roman Republican Coinage (RRC), n’a pas tranché sur la signification de ce monogramme, le laissant dans la catégorie des marques incertaines. Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès. Lieux de découverte (32 exemplaires)

358AN – Victoriat Anonyme

358AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : CROT // ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 3.34g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 92/1a – Syd. 120 Variante : Sans légende « CROT » au revers Référence : RRC 92/1b British Museum 2.85g Signification de la légende « CROT » : La légende « CROT » sur le victoriat est une abréviation du nom de la cité de Crotone. La présence de cette légende en conjonction avec le type romain du victoriat (la Victoire couronnant un trophée) indique que la monnaie a été frappée dans l’atelier monétaire de Crotone, sous l’autorité romaine, pour répondre aux besoins de l’effort de guerre. C’est un exemple de la flexibilité de la monnaie romaine républicaine, qui intégrait parfois les marques d’ateliers locaux pour faciliter la production et la circulation des pièces. Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès. Lieux de découverte (6 exemplaires)

357AN – Victoriat Anonyme

357AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée, au milieu un torque. British Museum 3.3g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 91/1a – Syd. 111 Variante : Sans torque au revers Référence : RRC 91/1b British Museum 2.44g La présence d’un torque sur le revers de ce victoriat est hautement symbolique et a une signification précise dans le contexte de l’histoire monétaire romaine. Le torque était un collier porté par les guerriers celtes, notamment les Gaulois, et il est devenu pour les Romains un symbole distinctif de leurs ennemis. En frappant une monnaie avec un torque sur le revers, les Romains n’honoraient pas leurs adversaires, mais affichaient la défaite de ces peuples. C’est un exemple de ce que les historiens de la numismatique appellent le phénomène de la « monnaie-monument » (money as monument). Tout comme les généraux victorieux exposaient des butins de guerre réels (comme des armes et des torques capturés) dans leurs maisons ou dans les temples de Rome, la monnaie était utilisée comme un moyen de propagande pour commémorer les victoires et célébrer les triomphes de la République romaine. Le torque sur cette monnaie spécifique, ainsi que d’autres symboles d’ennemis vaincus trouvés sur des pièces de la même période (comme le carnyx et le bouclier gaulois), servait à rappeler au peuple la puissance militaire de Rome et à souligner la défaite d’un adversaire redoutable. C’était une manière de transformer un symbole d’identité en un trophée de guerre durable et largement diffusé. Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès. Lieu de découverte (1 exemplaire)

356AN – Victoriat Anonyme

356AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 3.26g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 90/2 – Syd. 83 Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès. Lieu de découverte (1 exemplaire)

355AN – Double Victoriat Anonyme

355AN – Double Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. Bibliothèque nationale de France 6.34g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 90/1 Contexte : D’après les références de Crawford dans le catalogue Roman Republican Coinage (RRC), cette pièce est une émission très rare et est considérée comme « anonyme » car elle ne porte pas le nom d’un monétaire. Son émission est probablement liée au besoin de monnaie en argent pour financer les opérations militaires romaines pendant la guerre en Espagne. Unicité : Il n’existe qu’une seule référence à ce double-victoriat dans la numismatique de la République romaine. Son existence, ainsi que d’autres pièces de la même série (comme le victoriat anonyme RRC 96/1), montre les mesures d’urgence et les adaptations monétaires mises en place par les Romains durant cette période de conflit majeur.

354AN – Sextans Anonyme

354AN – Sextans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Mercure à droite, coiffée du pétase, au-dessus marque de valeur composée de deux globules. Revers : ROMA Proue de galère tournée à droite, à droite marque de valeur composée de deux globules, au-dessus une massue couchée. Bibliothèque nationale de France 5.8g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 89/7 – Syd. 213c La présence d’une massue sur cette monnaie romaine n’est pas qu’une simple décoration. Ce type de symbole, ainsi que d’autres comme le croissant de lune ou l’épi de blé, avait une signification précise. Les symboles sur les monnaies romaines, particulièrement pendant la République, servaient principalement de marques de contrôle. Ils permettaient de lier une émission de monnaie anonyme à une série spécifique, parfois en relation avec un magistrat monétaire ou un atelier de frappe. La massue est un attribut bien connu d’Hercule. Bien que la monnaie en elle-même soit « anonyme » (sans le nom d’un monétaire), la massue pourrait symboliser une famille patricienne, la gens Fabia, qui revendiquait Hercule comme divinité protectrice. En résumé, la massue sur cette monnaie est un symbole de contrôle permettant d’identifier la série de frappe, potentiellement liée à une famille aristocratique (la gens Fabia) qui assurait l’émission de la monnaie à Rome.

353AN – Quadrans Anonyme

353AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessus une massue couchée, à droite marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 5.94g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 89/6 – Syd. 148c La présence d’une massue sur cette monnaie romaine n’est pas qu’une simple décoration. Ce type de symbole, ainsi que d’autres comme le croissant de lune ou l’épi de blé, avait une signification précise. Les symboles sur les monnaies romaines, particulièrement pendant la République, servaient principalement de marques de contrôle. Ils permettaient de lier une émission de monnaie anonyme à une série spécifique, parfois en relation avec un magistrat monétaire ou un atelier de frappe. La massue est un attribut bien connu d’Hercule. Bien que la monnaie en elle-même soit « anonyme » (sans le nom d’un monétaire), la massue pourrait symboliser une famille patricienne, la gens Fabia, qui revendiquait Hercule comme divinité protectrice. En résumé, la massue sur cette monnaie est un symbole de contrôle permettant d’identifier la série de frappe, potentiellement liée à une famille aristocratique (la gens Fabia) qui assurait l’émission de la monnaie à Rome.