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018AN – Sextans Anonyme

018AN – Sextans Anonyme Avers : Anépigraphe Coquille St Jacques, marque de valeur composée d’un point de chaque coté. Revers : Anépigraphe Caducée, marque de valeur composée d’un point de chaque coté. Bibliothèque nationale de France 51.7g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 280 – 276 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux coulé Gens : Anonyme Références : RRC 14/5 – Syd. 12 Le poids théorique d’un sextans libral aurait dû être un sixième d’une livre romaine, soit environ 45.5 grammes. Comme pour les autres dénominations de cette série « supralibrale », les poids observés peuvent varier mais tendent à être légèrement supérieurs.

017AN – Quadrans Anonyme

017AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Main droite verticale, marque de valeur composée de trois points verticaux à gauche. Revers : Anépigraphe Deux grains d’orge, entre, marque de valeur composée de trois points verticaux. Bibliothèque nationale de France 72.91g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 280 – 276 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux coulée Gens : Anonyme Références : RRC 14/4 – Syd. 11 Le poids théorique d’un quadrans libral aurait dû être un quart d’une livre romaine, soit environ 68 grammes. Comme pour les autres dénominations de cette série « supralibrale », les poids observés peuvent varier mais tendent à être légèrement supérieurs. La signification exacte de la main est incertaine. Elle pourrait symboliser l’autorité, la justice, un serment, ou avoir une signification locale. L’orge était une céréale importante et pouvait symboliser la fertilité, la prospérité agricole ou être un emblème local. Sa présence est fréquente sur les monnaies du sud de l’Italie.

016AN – Triens Anonyme

016AN – Triens Anonyme Avers : Anépigraphe Foudre, marque de valeur composée de deux points à gauche et à droite. Revers : Anépigraphe Dauphin à droite, marque de valeur composée de quatre points au-dessous. Bibliothèque nationale de France 108.8g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 280 – 276 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux coulé Gens : Anonyme Références : RRC 14/3 – Syd. 10 Le poids théorique d’un triens libral aurait dû être un tiers d’une livre romaine, soit environ 91 grammes. Comme pour les autres dénominations de cette série « supralibrale », les poids observés peuvent varier mais tendent à être légèrement supérieurs. Le dauphin est souvent associé à la mer et pouvait avoir une signification symbolique liée à la navigation, à la chance, ou à une divinité marine. Sa présence est fréquente sur les monnaies du sud de l’Italie.

015AN – Semis Anonyme

015AN – Semis Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à gauche portant le casque corinthien, au-dessous marque de valeur « S couché ». Revers : Anépigraphe Tête de femme à gauche, au-dessous marque de valeur « S couché ». Bibliothèque nationale de France 172g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 280 – 276 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux coulé Gens : Anonyme Références : RRC 14/2 – Syd. 9 Le poids théorique d’un semis libral aurait dû être la moitié d’une livre romaine, soit environ 136.5 grammes. Cependant, comme pour l’as de cette série, les poids observés pour les semis peuvent varier et se situent souvent autour de 150-170 grammes pour cette première série « supralibrale ». Ce semis fait partie des premières tentatives de Rome pour établir un système monétaire en bronze coulé. Le choix de Minerve et potentiellement Vénus ou Diane pour représenter la cité sur cette fraction de l’as est significatif et reflète les divinités importantes du panthéon romain primitif. Ces pièces lourdes en bronze témoignent de la valeur intrinsèque du métal à cette époque et de la transition progressive vers un système monétaire plus abstrait.

014AN – Aes grave Anonyme

014AN – Aes grave Anonyme Avers : Anépigraphe Tête janiforme des Dioscures, marque de valeur I au-dessus. Revers : Anépigraphe Tête de Mercure, portant le pétase, à gauche, marque de valeur I au-dessus. British Museum 333.5g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 280 – 276 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux coulé Gens : Anonyme Références : RRC 14/1 – Syd. 8 Le poids théorique d’un as libral était d’environ 273 grammes (une livre romaine). Cependant, les exemplaires conservés varient souvent autour de 300 grammes et plus pour cette première série, ce qui a conduit certains chercheurs à parler d’un étalon « supralibral » pour les émissions initiales. L’émission de cet aes grave se situe dans une période où Rome affirmait son pouvoir en Italie centrale. L’adoption d’une monnaie de bronze lourde et intrinsèquement précieuse reflétait l’économie de l’époque et la nécessité d’échanges de valeur importante. Le choix des divinités représentées sur cette première série est significatif et témoigne des croyances et des valeurs de la société romaine naissante.

507AN – Denier Anonyme

507AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, un chien. British Museum 3.93g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 122/2 – Syd. 249 La signification exacte du « chien » sur cette monnaie est un sujet qui a fait l’objet de débats chez les numismates. Contrairement aux symboles plus tardifs qui sont clairement liés à des familles monétaires, ces marques de contrôle sur les premières émissions anonymes sont souvent plus mystérieuses. Voici quelques pistes pour comprendre la présence de ce chien : Marque d’atelier ou de série : Pendant la République romaine, la production monétaire était immense. Pour organiser et suivre les frappes, les responsables des ateliers (les monetales) utilisaient des marques de contrôle. Ces symboles (animaux, objets, lettres) permettaient d’identifier un lot de pièces, un graveur ou une série spécifique. Dans ce contexte, le chien serait une simple marque administrative sans signification symbolique profonde pour le public.  Symbole de la gens (famille) : Bien que les émissions de monnaies de cette période soient anonymes, il est possible que les marques de contrôle préfigurent les symboles des familles qui seront plus tard explicitement représentées sur les monnaies. Le chien est un animal qui apparaîtra plus tard sur des monnaies de la famille Antestia. Il est donc possible que cette marque fasse un lien avec un magistrat monétaire de cette famille, même si son nom n’est pas encore inscrit sur la pièce. Symbole mythologique ou religieux : Le chien, dans la mythologie romaine, est associé à plusieurs divinités. Il peut être lié à Minerve, à Diane (déesse de la chasse), ou même être une allusion à l’un des « gardiens » du monde souterrain comme Cerbère. Dans ce cas, la présence du chien pourrait avoir une signification religieuse ou honorifique, même si le lien direct avec la Victoire ou le trophée sur la pièce reste une interprétation. Allusion à un événement historique : Plus rarement, un animal sur une monnaie peut faire référence à un événement ou à une victoire militaire. Par exemple, le cochon sur une autre monnaie (RRC 122/10) a été interprété comme une allusion à la déroute des éléphants de Pyrrhus, effrayés par l’odeur des cochons. Dans le cas du chien, un tel lien n’est pas clairement établi, mais l’interprétation reste ouverte. En résumé, la théorie la plus communément admise par les numismates est que le chien est une marque de contrôle destinée à la gestion de la production monétaire, peut-être en lien avec la famille du magistrat responsable. Lieux de découverte (16 exemplaires)

513AN – Denier Anonyme

513AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, un veau. British Museum 3.57g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 123/1 Sur cette monnaie, l’identification de l’animal représenté sous les Dioscures a fait l’objet de débats chez les numismates, certains le décrivant comme un bélier, d’autres comme un veau ou une génisse. La symbolique générale des bovins sur les monnaies romaines est la suivante : Richesse et monnaie : L’une des significations les plus directes est liée à la richesse. Le mot latin pour monnaie, pecunia, dérive de pecus qui signifie « bétail ». Cela souligne l’importance du bétail comme unité de richesse et de commerce dans la Rome archaïque. Des bœufs et des vaches étaient d’ailleurs représentés sur les premiers lingots de bronze non-circulaires (aes signatum) utilisés comme monnaie, bien avant l’introduction des pièces frappées. Connexion avec Junon : La génisse (en latin iunix) est étymologiquement liée à Junon, la reine des dieux. Junon était aussi la déesse protectrice des femmes, du mariage et, par son temple sur le Capitole, de l’atelier monétaire romain. Sa présence sur des monnaies, ou celle d’animaux qui lui sont associés, renforce l’autorité divine de la République sur la frappe de ses pièces. La présence du veau (vitulus en latin) sur cette monnaie n’est pas une simple coïncidence : elle est un canting coin type, c’est-à-dire un type monétaire qui est une représentation figurée du nom de famille du monétaire. Dans ce cas précis, le nom Vitulus, un cognomen de la famille Voconii, est directement illustré par un veau.

517AN – Denier Anonyme

517AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, une Meta. Bibliothèque nationale de France 4.02g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 124/2 Signification de la « Meta » sur une monnaie romaine La « Meta » n’est pas un simple détail architectural, mais un symbole fort qui évoque : Les jeux du Cirque : La meta est l’élément le plus reconnaissable du Cirque Maximus. Sa représentation sur une monnaie est une référence directe aux courses de chars, qui étaient les jeux les plus populaires et un élément essentiel de la vie sociale et politique de Rome. La victoire et le triomphe : La course de chars était une métaphore de la victoire et du triomphe. L’équipage qui franchissait la meta en tête célébrait une victoire, un concept central dans l’idéologie impériale romaine. Un empereur représentant la meta sur sa monnaie s’associait ainsi aux succès militaires et à la gloire de Rome. Le passage du temps et le destin : La course autour des sept metae représentait le parcours du soleil ou les sept jours de la semaine. Ainsi, la meta pouvait aussi symboliser la fin d’un parcours, la conclusion ou l’accomplissement d’une entreprise.

407AN – Quinaire Anonyme

407AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Bibliothèque nationale de France 2.23g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 98B/1 Ce quinaire a été émis durant la Seconde Guerre Punique (218-201 av. J.-C.), un conflit majeur entre Rome et Carthage. C’est à cette époque que Rome a réformé son système monétaire en introduisant de nouvelles pièces en argent, dont le denier et le quinaire, pour financer l’effort de guerre. Le quinaire est une monnaie en argent qui, à sa création, valait la moitié d’un denier, soit cinq as de bronze. Son nom, « quinaire, » dérive de la valeur qu’il représentait au moment de sa création.

320AN – Quinaire Anonyme

320AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : H / ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous, la lettre H. British Museum 2.62g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 85/1a – Syd. 174 Dans le contexte des monnaies romaines républicaines, comme cette monnaie, la lettre « H » est ce que l’on appelle une marque de contrôle ou une marque d’atelier. Marque de contrôle ou de série À cette époque, la frappe des monnaies n’était pas centralisée et le travail était souvent réparti entre différents ateliers au sein d’une même ville (Rome) ou de différentes villes. Pour organiser et suivre la production, les Romains utilisaient des lettres, des symboles ou des chiffres sur les monnaies. La lettre « H » sur le quinaire RRC 85/1a ne représente pas un lieu précis ou un personnage historique. Elle fait partie d’un système séquentiel de marques. Chaque marque correspondait à une série de coins (les matrices utilisées pour frapper les monnaies) et à une quantité spécifique de métal. Ce système permettait de : Gérer la production : Les marques aidaient les responsables de la monnaie à suivre la quantité de pièces frappées et à s’assurer que chaque lot de métal était correctement utilisé. Identifier les ateliers : Bien que non spécifiques à un lieu, ces marques pouvaient être assignées à différents ateliers de frappe, permettant de les distinguer les uns des autres. Contrôler la qualité : En cas de problème de poids ou de pureté du métal, la marque de contrôle permettait de remonter à la série de coins concernée et d’identifier le lot défectueux. En résumé, la lettre « H » n’a pas de signification symbolique particulière. C’est une simple lettre de classement ou de suivi qui s’inscrit dans un système logistique complexe et bien organisé, reflétant la gestion rigoureuse de la frappe monétaire à Rome. Lieux de découverte (3 exemplaires)