100AN – Didrachme Anonyme

100AN – Didrachme Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée et janiforme des Dioscures. Revers : ROMA Jupiter dans un quadrige galopant à droite, conduit par la Victoire tenant les rênes, brandissant un foudre de la main droite et tenant un sceptre long de la gauche ; grènetis linéaire circulaire. ROMA en creux à l’exergue sur une tablette en relief. British Museum 6.73g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 225 – 217 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 34/1 – Syd. 64 Autre désignation pour ce didrachme: Quadrigatus. Ce didrachme fait partie des émissions romano-campaniennes, frappées dans le sud de l’Italie, probablement pour financer les efforts de guerre, notamment contre Pyrrhus ou durant la Deuxième Guerre punique (218-201 av. J.-C.). Il s’inscrit dans un système monétaire bimétallique (argent et bronze), avant l’introduction du denier vers 211 av. J.-C. Le « quadrigat » tire son nom du quadrige au revers, un motif symbolisant la puissance et la victoire romaine. Ce terme est utilisé par Tite-Live pour désigner ces monnaies dans le contexte des rançons demandées par Hannibal.
148AN – Didrachme Anonyme

148AN – Didrachme Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée et janiforme des Dioscures. Revers : ROMA Jupiter dans un quadrige galopant à droite, conduit par la Victoire tenant les rênes, brandissant un foudre de la main droite et tenant un sceptre long de la gauche ; grènetis linéaire circulaire; au-dessous des chevaux un épi de blé. British Museum 6.65g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211 – 210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 42/1 – Syd. 66 Autre désignation de ce didrachme : Quadrigatus Cette pièce a été frappée de manière anonyme vers 214-212 av. J.-C., durant la Deuxième Guerre Punique. L’atelier monétaire exact est incertain, mais il est largement admis qu’elle a été frappée en Sicile, probablement à Syracuse, en raison des découvertes de trésors et des similitudes stylistiques avec d’autres monnaies siciliennes de cette période. Ce didrachme, et la série des quadrigati en général, ont été cruciaux pendant la Deuxième Guerre Punique. Ces pièces symbolisaient la puissance et l’influence romaines, notamment en Italie et en Sicile, où elles circulaient largement. L’utilisation du quadrige au revers, un symbole de triomphe, renforçait la puissance de Rome face à Carthage. Le symbole de l’épi de blé pourrait indiquer le lieu de frappe en Sicile, réputée pour sa production céréalière, et pourrait également être lié à l’acquisition par Rome des richesses puniques.
169AN – Quinaire Anonyme

169AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 2.26g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 45/2 – Syd. 141
201AN – Triens Anonyme

201AN – Triens Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Minerve à droite, coiffée du casque corinthien à cimier et triple aigrette ; au-dessus marque de valeur composée de quatre globules. Revers : ROMA Proue de navire à droite, au-dessous marque de valeur composée de quatre globules et au-dessus un croissant. British Museum 13.35g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 207 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 57/5 La présence du croissant de lune sur cette monnaie peut avoir plusieurs significations, qui ne sont pas toujours exclusives et peuvent se superposer : Symbole de Diane/Luna : Le croissant de lune est l’attribut principal de la déesse Luna (la lune personnifiée) ou de Diane, déesse de la chasse, des forêts et, en tant qu’Artémis grecque, souvent associée à la lune. Sa présence pourrait symboliser la protection divine de ces déesses sur les actions de Rome, notamment les campagnes militaires nocturnes ou les voyages. Bien que Jupiter et Victoria soient les figures principales, des symboles secondaires peuvent faire référence à d’autres divinités importantes. Symbole cosmique et de bon augure : Dans l’Antiquité, les corps célestes comme le soleil et la lune étaient des symboles puissants, souvent associés à la fortune, au destin et à la durée. Un croissant de lune pouvait être un signe de bon augure, de croissance ou de renouveau, suggérant un avenir prospère pour Rome. Il peut aussi simplement représenter l’ordre cosmique sous la protection des dieux. Marque du monétaire ou de la famille : Bien que cette monnaie soit souvent classé comme une émission « anonyme » sans nom de monétaire explicite, il est possible que le croissant de lune ait servi de marque de contrôle ou de symbole personnel du magistrat monétaire responsable de cette frappe, ou de sa famille (gens). À l’époque républicaine, les magistrats monétaires utilisaient souvent des symboles pour distinguer leurs émissions ou faire référence à leur lignée. Le croissant de lune pourrait être un cognomen (surnom) ou un signum (signe distinctif) lié à la famille du monétaire. Référence à un événement spécifique : Moins courante pour les symboles permanents comme le croissant, mais pas impossible : la présence d’un symbole peut parfois faire allusion à un événement particulier, comme une bataille ayant eu lieu de nuit, ou un événement dont la date coïncide avec une phase lunaire spécifique. Cependant, il est plus probable que le croissant ait une signification symbolique plus générale.
203AN – Sextans Anonyme

203AN – Sextans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Mercure à droite, coiffée du pétase, au-dessus marque de valeur composée de deux globules. Revers : ROMA Proue de navire à droite, au-dessous marque de valeur composée de deux globules et au-dessus un croissant. British Museum 4.69g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 207 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 57/7 – Syd. 221d La présence du croissant de lune sur cette monnaie peut avoir plusieurs significations, qui ne sont pas toujours exclusives et peuvent se superposer : Symbole de Diane/Luna : Le croissant de lune est l’attribut principal de la déesse Luna (la lune personnifiée) ou de Diane, déesse de la chasse, des forêts et, en tant qu’Artémis grecque, souvent associée à la lune. Sa présence pourrait symboliser la protection divine de ces déesses sur les actions de Rome, notamment les campagnes militaires nocturnes ou les voyages. Bien que Jupiter et Victoria soient les figures principales, des symboles secondaires peuvent faire référence à d’autres divinités importantes. Symbole cosmique et de bon augure : Dans l’Antiquité, les corps célestes comme le soleil et la lune étaient des symboles puissants, souvent associés à la fortune, au destin et à la durée. Un croissant de lune pouvait être un signe de bon augure, de croissance ou de renouveau, suggérant un avenir prospère pour Rome. Il peut aussi simplement représenter l’ordre cosmique sous la protection des dieux. Marque du monétaire ou de la famille : Bien que cette monnaie soit souvent classé comme une émission « anonyme » sans nom de monétaire explicite, il est possible que le croissant de lune ait servi de marque de contrôle ou de symbole personnel du magistrat monétaire responsable de cette frappe, ou de sa famille (gens). À l’époque républicaine, les magistrats monétaires utilisaient souvent des symboles pour distinguer leurs émissions ou faire référence à leur lignée. Le croissant de lune pourrait être un cognomen (surnom) ou un signum (signe distinctif) lié à la famille du monétaire. Référence à un événement spécifique : Moins courante pour les symboles permanents comme le croissant, mais pas impossible : la présence d’un symbole peut parfois faire allusion à un événement particulier, comme une bataille ayant eu lieu de nuit, ou un événement dont la date coïncide avec une phase lunaire spécifique. Cependant, il est plus probable que le croissant ait une signification symbolique plus générale.
290AN – Quinaire Anonyme

290AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, une « Dolabella ». British Museum 2.25g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme (probable Cornelia) Références : RRC 73/2 – Syd. 196 La présence de la dolabella est cruciale en numismatique romaine. Elle permet d’attribuer cette émission à une famille ou à un magistrat spécifique, même en l’absence de leur nom explicite sur la pièce. Dans ce cas, la dolabella pourrait fait référence à la gens (famille) Cornelia Dolabella, et plus précisément à Cnaeus Cornelius Dolabella, qui était un consul romain important. L’historique des Cnaeus Cornelius Dolabella est un peu complexe, car plusieurs personnalités de la gens (famille) Cornelia ont porté ce nom. Il est donc important de ne pas les confondre. Ce denier pourrait être lié à un Cnaeus Cornelius Dolabella qui aurait vécu au IIe siècle av. J.-C., probablement un ancêtre du plus célèbre Cnaeus Cornelius Dolabella, qui vécut au Ier siècle av. J.-C. C’est ce dernier qui est le plus documenté. Voici quelques informations sur le plus connu d’entre eux : Période : Ier siècle av. J.-C. Carrière politique : Il fut un homme politique et un militaire romain important, partisan de Sylla. Il atteignit le sommet du cursus honorum en devenant consul en 81 av. J.-C., aux côtés de Marcus Tullius Decula, sous la dictature de Sylla. Actions militaires : Il fut proconsul de Macédoine entre 80 et 78 av. J.-C. où il remporta une victoire contre les Thraces. Affaire judiciaire : À son retour à Rome, il fut accusé de concussion (malversations) par le jeune Jules César, qui débutait alors sa carrière d’orateur au Forum. Cnaeus Cornelius Dolabella fut défendu par des orateurs renommés et fut finalement acquitté.
392AN – Dextans Anonyme

392AN – Dextans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Cérès à droite. Revers : L / ROMA Victoire dans un quadrige à droite; au-dessous marque de valeur S composée de quatre globules. British Museum 12.01g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 97/23 Le dextans était une unité de bronze représentant les 10/12èmes d’un as, mais ce n’est pas une dénomination très courante dans le monnayage romain. La lettre « L » que l’on trouve sur ces monnaies romaines de cette série est la marque de l’atelier monétaire de Luceria. Cette lettre est une abréviation de la ville de Luceria (aujourd’hui Lucera, en Italie du Sud), où ces pièces ont été frappées durant la deuxième guerre punique. L’utilisation de ces marques d’atelier était courante pour les monnaies émises en dehors de Rome pour financer l’effort de guerre. Le « L » identifiait donc le lieu de production de la pièce.
433AN – Aureus de 60 As Anonyme

433AN – Aureus de 60 As Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Mars à droite, derrière marque de valeur LX. Revers : ROMA Aigle sur une foudre, à droite un pentagramme. British Museum 3.36g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Etrurie Datation : 209 avant J.C. Matière : Or Gens : Anonyme Références : RRC 105/2 – Syd. 233 Le pentagramme que l’on trouve sur cette monnaie est une marque de contrôle (ou symbolum). À cette époque, l’atelier monétaire de Rome était divisé en plusieurs officines ou équipes de graveurs. Chaque officine utilisait un symbole distinctif pour marquer les pièces qu’elle produisait. Ces marques permettaient de suivre la production, de contrôler la qualité et de retracer les responsables en cas de problèmes. Le pentagramme est l’un des nombreux symboles (comme une grappe de raisin, un bâton, ou une ancre) qui peuvent être trouvés sur les deniers de cette série.
443AN – Once Anonyme

443AN – Once Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, coiffée du casque attique à cimier et triple aigrette; derrière la tête, marque de valeur d’un globule. Revers : ROMA Proue de galère tournée à droite, au-dessous marque de valeur d’un globule et au-dessus un bâton. Fitzwilliam Museum 3.83g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Etrurie Datation : 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 106/9 Le bâton qui apparaît sur cette monnaie est un symbole militaire. Il peut représenter : Une enseigne militaire (signum) : Les enseignes étaient des symboles d’identité et de loyauté pour les légions romaines. Leur présence sur une monnaie renforce le thème de la puissance militaire et des victoires de Rome. Un attribut de la divinité ou de la personnification : De nombreuses divinités et allégories romaines étaient représentées tenant un bâton, une lance ou un sceptre pour symboliser leur pouvoir. Pour la Victoire, la lance ou le bâton peut souligner le caractère militaire de son triomphe. Une marque d’atelier ou un signe de contrôle : Dans la numismatique romaine républicaine, les symboles et les monogrammes servaient souvent à identifier l’atelier de frappe ou les magistrats monétaires responsables de l’émission. La présence de ce bâton peut être une marque spécifique à cette série de monnaies.
464AN – Sextans Anonyme

464AN – Sextans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Mercure à droite, coiffée du pétase, au-dessus marque de valeur composée de deux globules. Revers : ROMA Proue de galère tournée à droite, au-dessous marque de valeur composée de deux globules et au-dessus une étoile. Wien, Münzkabinett, 5.75g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 113/6 La présence d’une étoile sur cette monnaie peut avoir plusieurs significations, car ce symbole est polyvalent dans l’iconographie romaine. Voici les interprétations les plus courantes : Marque d’atelier ou de série : L’étoile peut être une marque monétaire utilisée par l’atelier de frappe pour identifier un atelier spécifique, un magistrat monétaire, ou pour distinguer une série de monnaies d’une autre. Symbole divin et de déification : L’étoile est souvent un symbole de la sphère céleste et de la divinité. Elle peut représenter la présence des dieux ou, plus tard sous l’Empire, l’ascension de l’empereur au rang de divin après sa mort. L’étoile est associée à la gloire et à l’immortalité. Référence mythologique : Sur certaines monnaies, une ou plusieurs étoiles peuvent faire référence à une constellation ou à un mythe. Par exemple, deux étoiles peuvent symboliser les Dioscures, Castor et Pollux, qui étaient considérés comme les protecteurs de Rome. Symbole de la victoire ou de la bonne fortune : L’étoile peut être un symbole de la victoire ou de la bonne fortune pour l’État romain. Elle peut être associée à un événement victorieux ou à un règne prospère. Dans le contexte de cette monnaie, datant de la République romaine (environ 206-195 av. J.-C.), l’interprétation la plus probable est celle d’une marque d’émission. À cette époque, l’étoile sur une monnaie était souvent un signe distinctif pour le magistrat monétaire responsable de la frappe ou un marqueur de la série de pièces. Elle permettait de distinguer une émission d’une autre.