1279JU – Denier Serratus Juventia – Juventius Laterensis

1279JU – Denier Serratus Juventia – Juventius Laterensis Avers : S-C (Senatus Consulto, par décret du Sénat) Buste de Jupiter à droite, au-dessous lettre de contrôle; le tout compris dans une couronne de laurier. Revers : L(ATE)RENS Triomphateur dans un quadrige à gauche, tenant dans la main droite une branche de palmier et un trophée. Münzkabinett Berlin 3.85g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 83 avant J.C. Matière : Argent Gens : Juventia Référence : RRC 358/1 Le monétaire responsable de ce Denier est : (Iuventius) Laterensis Nom (Gens) : La gens Iuventia. Cognomen : Laterensis. Le nom complet est souvent simplement référencé comme Laterensis, car le praenomen (prénom) n’est pas toujours connu. Référence sur la pièce : L’abréviation LA͡T͡ERENS apparaît au revers. Contexte Historique du Monétaire Le fait que Laterensis ait émis cette pièce en 83 avant J.-C., dans un contexte de guerre civile entre Marius et Sylla, lui confère une importance particulière. Désignation Spéciale : La présence du sigle S·C (Senatus Consulto) sur l’avers indique que cette émission n’était pas une émission monétaire régulière, mais qu’elle a été autorisée par un décret spécial du Sénat. Cela arrive souvent en période de crise ou de besoin urgent de financement (comme une guerre civile). Identité Politique : Il est généralement admis que ce monétaire était politiquement aligné avec la faction des Optimates, c’est-à-dire le parti de Sylla (qui était en train de revenir en Italie à cette époque). Le type de revers : L’image du Triomphateur en quadrige est relativement rare et peut faire allusion soit à une victoire en cours (peut-être celle de Sylla) soit à une référence familiale du monétaire. Laterensis était probablement un membre de la famille des Iuventii Laterenses, qui est bien attestée dans l’histoire romaine. Seul exemplaire observé.
1310MA – Denier Serratus Maria – Caius Marius Capito

1310MA – Denier Serratus Maria – Caius Marius Capito Avers : CAPIT (Capito) Buste de Cérès drapé à droite, coiffée d’une couronne d’épis. Sous le menton, marque de contrôle. A la suite de la légende, chiffre de contrôle. Revers : C. MARI. C. F./ S. C (Caius Marius Caii Filius/ Senatus Consulto, Caius Marius, fils de Caius / avec l’accord du Sénat) Agriculteur conduisant une paire de bœufs sous le joug à gauche, tirant l’araire; au-dessus, marque de contrôle. British Museum 3.95g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 81 avant J.C. Matière : Argent Gens : Maria Références : RRC 378/1c – B.9 (Maria) – Syd.744b C. Marius C.f. Capito, le monétaire qui a émis ce denier en 81 av. J.-C., est un personnage important bien que l’on ait peu d’informations précises sur sa vie en dehors de ses monnaies. Voici les détails clés sur ce magistrat monétaire : 👤 Identification et Contexte Nom Complet : Caius Marius Caius Filius Capito (Gaius Marius, fils de Gaius, Capito). Gens : Il appartenait à la gens Maria (famille Maria), une famille plébéienne (roturière) célèbre. Ne pas Confondre : Il est important de noter qu’il n’était pas le célèbre général et septuple consul Caius Marius (rival de Sylla), ni le fils adoptif de celui-ci. Il appartient à une autre branche de la famille Maria, celle des Capito. Fonction : Il était l’un des tresviri monetales (triumvirs monétaires), les trois magistrats responsables de la frappe des monnaies à Rome. Période : Son activité a eu lieu en 81 av. J.-C., une période de l’histoire romaine marquée par la dictature de Sylla après les guerres civiles. 🪙 Le Message de la Monnaie Ses pièces, y compris ce denier, véhiculent des messages thématiques forts : Cérès (Obvers) : La présence de la déesse de l’agriculture, Cérès, avec sa couronne d’épis de blé, est une référence directe à l’approvisionnement en blé (annona), un sujet crucial et politiquement chargé à Rome. Labourage (Revers) : Le motif du laboureur conduisant ses bœufs pour tracer un sillon avec une charrue (araire) est une référence classique à l’agriculture romaine et à ses valeurs traditionnelles. Fondation : Ce motif peut également faire allusion au rite de fondation d’une ville (le sulcus primigenius, le sillon primordial) ou d’une colonie, ce qui pourrait être lié aux tentatives de Sylla de régler le sort des vétérans et des terres à cette époque. S C (Senatus Consulto) : La mention facultative S C (Par décret du Sénat) sur certaines variantes de ce denier rappelle que l’émission monétaire était effectuée sous l’autorité du Sénat, même en période de fortes tensions politiques. En résumé, C. Marius C.f. Capito est principalement connu pour ce denier, qui est un témoignage numismatique clé de l’année 81 av. J.-C. et des thèmes socio-politiques de l’époque, notamment l’importance de l’agriculture et de l’autorité sénatoriale. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Marius C. f. Capito. Monétaire vers 670 (84 av. J.-C.) Le rival de Sylla, C. Marius, eut un fils adoptif, du même nom que lui, et qui, dans les auteurs, ne porte aucun cognomen. Il est né en l’an 645 (109 av. J.-C.) et il a fort bien pu frapper les monnaies décrites plus bas, qui portent le nom de C. Marius Capilo, fils d’un C. Marius. Il aurait, dans ce cas, rempli les fonctions de monétaire du vivant et sous l’autorité de son père. On sait que, le grand Marius mort, son fils lutta pour la cause plébéienne, et que toute l’Italie se déclara pour lui, tandis que Sylla était occupé à faire la guerre à Mithridate, roi de Pont. En l’an 672 (82 av. J.-C.) il fut du consul, âgé seulement de vingt-sept ans. Mais Sylla, à son retour, lui livra une bataille à Sacriportus, le défit complètement et enfin vint l’assiéger dans Préneste. Le jeune Marius réussit à s ‘échapper, mais c’en fut fait de son parti, et lui-même périt dans la même année.Sur ses monnaies on voit la tête de Cérès et un colon qui conduit des boeufs au labour : c’est le type consacré pour perpétuer le souvenir de la fondation d’une colonie. Il s’agit, sans doute, de la colonie d’Eporedia, fondée par Marius dans la Gaule Cisalpine, au pied des Alpes. Les chiffres qu’on voit sur les trois deniers, offrent cette particularité qu’ils forment trois séries se faisant suite. Ainsi, sur le denier n. 7, on trouve tous les chiffres de 1 à XXIV, sur le n. 8, les chiffres de XXV à XXXII; sur le n. 9, les chiffres de XXXIII à CL.
1342CR – Denier Serratus Creperia – Quintus Creperius Rucus

1342CR – Denier Serratus Creperia – Quintus Creperius Rucus Avers : Anépigraphe Buste drapé d’Amphitrite à droite, vu de trois quarts en arrière, les cheveux longs tombant sur la nuque et le dos; de chaque côté du buste, une marque de contrôle. Revers : Q.CREPER.M.F ROCVS (Quintus Crepereius, Marcus Filius Rocus) Neptune nu jusqu’à la ceinture dans un bige de chevaux marins voguant à gauche, brandissant un trident transversal de la main droite et tenant les rênes de son char marin ; au-dessus, dans le champ, marque de contrôle. British Museum 3.87g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 72 avant J.C. Matière : Argent Gens : Creperia Références : RRC 399/1b – B.2 (Creperia) – Syd.796a Le monétaire Q. Crepereius M.f. Rocus (Quintus Crepereius Rocus, fils de Marcus) est un personnage dont l’existence est surtout connue grâce à sa production monétaire en 72 av. J.-C. Voici les informations principales sur lui et sa famille, la gens Crepereia : 1. La Gens Crepereia (Famille) Statut: La gens Crepereia était une famille plébéienne de rang équestre (Ordre équestre), et non pas sénatorial, bien que ses membres aient pu exercer des magistratures. Caractère: Cicéron mentionne la discipline stricte des Crepereii, suggérant qu’ils étaient réputés pour leur rigueur morale. Connexions Familiales: Q. Crepereius M.f. Rocus était vraisemblablement le frère de Marcus Crepereius, qui fut désigné comme tribun militaire pour 69 av. J.-C. et fut l’un des juges dans l’affaire de Verrès, mentionnée par Cicéron. 2. Le Monétaire (Q. Crepereius M.f. Rocus) Période d’activité: Il a émis des monnaies en 72 av. J.-C. en tant que tresvir monetalis (un des trois magistrats monétaires), la charge qui lui permettait d’apposer son nom sur le monnayage. Les Thèmes Monétaires: Les types (dessins) qu’il a choisis sont très significatifs : Avers: Buste d’Amphitrite (ou de Salacia, l’équivalent romain), déesse de la mer et épouse de Neptune. Revers: Neptune sur son char tiré par des hippocampes. Hypothèses sur les Types: Le choix de ces divinités marines (Neptune et Amphitrite/Salacia) suggère une connexion familiale avec la mer ou les affaires navales. Certains spécialistes, comme Michael Crawford, pensent que le monétaire et sa famille étaient probablement liés aux negotiatores (hommes d’affaires romains) actifs dans la Grèce de l’Est et peut-être à Corinthe, d’où la forte influence grecque dans les types monétaires. Les Marques de Contrôle: Ses deniers dentelés sont notables pour leur système de marques de contrôle très élaboré. Elles consistent en une lettre de l’alphabet latin associée à un symbole marin (dauphin, crabe, poulpe, etc.), permettant d’identifier les paires de coins utilisées pour la frappe. En résumé, Q. Crepereius M.f. Rocus est un représentant de l’ordre équestre dont la monnaie de 72 av. J.-C. est une source précieuse sur ses possibles origines orientales et son statut social au sein de la République romaine tardive. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille,d’ordre équestre, était célèbre par l’austérité de ses membres. Cicéron mentionne un Marcus Crepereius, tribun militaire désigné et sénateur, qui en 684 (70 av. J.-C.),fut l’un des juges de Verres. C’était probablement le père de Q. Crepereius Rocus, monétaire que ses pièces désignent comme fils de Marcus. Cavedoni classe ses deniers entre 690 et 698 (64 et 56 av. J.-C.) ; cette date est confirmée par l’examen des trouvailles. Les types marins des deniers de Q. Crepercius Rocus permettent de croire que ce personnage y rappelle quelque exploit maritime de ses ancêtres, ou qu’il a fait frapper monnaie pendant qu’il remplissait quelque importante fonction sur la flotte romaine. Au droit, on voit le buste d’Amphitrite, et au revers, une divinité imberbe qui est peut-être Neptune, père de cette déesse, sur un char traîné par deux hippocampes. Le type du revers se trouve identique sur des monnaies de Corinthe, et rien ne s’oppose à ce que les monnaies de Q. Crepereius Rocus aient été frappéesà Corinthe ; on ne peut cependant admettre que ce personnage fût duumvir coloniæ deducendae, chargé de l’établissement de la colonie romaine à Corinthe en 708 (46 av. J.-C.) avec L. Cossutius Sabula. La composition des dépôts ne permet pas de faire descendre à cette date les monnaies de Q. Crepereius Rocus. Les symboles qu’on trouve dans le champ des pièces se rapportent tous à la mer ou à la navigation. Lieux de découverte (5 exemplaires)
821JU – Denier Serratus Juventia – Caius Juventius Talna

821JU – Denier Serratus Juventia – Caius Juventius Talna Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière marque de valeur X. Revers : C. (TAL) // ROMA (Caius Talna // Roma, Caius Talna // Rome) Victoria (la Victoire) dans un bige allant à droite, tenant un fouet de la main droite et les rênes de la gauche. British Museum 3.74g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 154 avant J.C. Matière : Argent Gens : Juventia Référence : RRC 202/1b Le monétaire responsable de l’émission de cette monnaie était C. Iuventius Thalna. Nom Complet : C. Iuventius Thalna (C. pour Caius) Fonction : Il était un des magistrats monétaires (souvent appelés tresviri aere argento auro flando feriundo, ou III vir monetalis) responsables de la frappe de la monnaie à Rome pour l’année en question. Gens (Famille) : Il appartenait à la Gens Iuventia. Contexte et Incertitude : Le cognomen (surnom) Thalna était porté par plusieurs membres de la Gens Iuventia à cette époque. Il est souvent associé à d’autres membres illustres de sa famille, comme Marcus Iuventius Thalna, qui fut consul en 163 av. J.-C. Cependant, en raison de l’écart chronologique, le monétaire C. Iuventius Thalna de 154 av. J.-C. n’est probablement pas le consul de 163 av. J.-C., mais plutôt un parent (possiblement le fils ou le neveu) qui a exercé cette magistrature junior dans le cadre de son cursus honorum (carrière politique). À l’époque républicaine, les monétaires avaient la liberté de choisir les types monétaires (les motifs), et ils choisissaient souvent des motifs qui faisaient référence à l’histoire de leur famille ou à leurs ancêtres. Le type standard de Roma/Victoire en bige de cette monnaie est cependant très commun dans cette période et ne donne pas d’indication iconographique spécifique sur sa famille, à l’exception de l’inscription de son nom. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Juventius Talna. Monétaire vers 560 (194 av. J.-C.) Ce personnage, auquel on donne quelquefois à tort le prénom de Manias, fut tribun du peuple en 584 (170 av. J.-C.), préteur en 587 (167 av. J.-C.), et enfin consul avec Ti. Sempronius Gracchus. Chargé de faire la guerre en Corse, le sénat lui vota des remerciements pour ses succès ; en recevant cette nouvelle, il en eut une telle joie, suivant le récit de Tite-Live, qu’il tomba mort sur-le-champ. Le monogramme A. a été lu ATIL par Cavedoni qui donne le denier à C. Atilius ; mais cette interprétation peu vraisemblable est abandonnée aujourd’hui. Lieu de découverte (1 exemplaire)
302AN – Denier Serratus Anonyme

302AN – Denier Serratus Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X et une branche de laurier. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, une roue à six rayons. Bibliothèque nationale de France 4.21g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 79/1 – Syd. 519 Ce denier est un denier serratus, c’est-à-dire qu’il présente des dentelures sur le pourtour. L’objectif de cette pratique n’est pas certain, mais on a longtemps pensé qu’elle servait à empêcher la fraude des « deniers fourrés » (pièces dont l’intérieur est en métal de base, recouvert d’argent). Cependant, il existe aussi des deniers serratus fourrés, ce qui remet en question cette théorie. Ce denier a été frappé au cours de la Seconde Guerre Punique, un conflit majeur entre Rome et Carthage. C’est une période de « guerre totale » qui a mis l’économie romaine à rude épreuve et a nécessité une refonte du système monétaire. La création du denier vers 211 av. J.-C. fait partie de cette réforme, et il est rapidement devenu la principale monnaie d’argent de la République romaine. Lieux de découverte (22 exemplaires)
1372RO – Denier Serratus Roscia – Lucius Roscius Fabatus

1372RO – Denier Serratus Roscia – Lucius Roscius Fabatus Avers : L. ROSCI (Lucius Roscius) Tête de Junon Sospita à droite, coiffée de la peau de chèvre; derrière marque de contrôle. Revers : FABATI (Fabatius) Jeune fille debout à droite nourrissant un serpent qui se tient devant elle; derrière marque de contrôle. British Museum 3.96g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Métal : Argent Datation : 64 avant J.C. Gens : Roscia Références : RRC 412/1 – B.3 (Roscia) – Syd. 915 – Sear 363 Le monétaire Lucius Roscius Fabatus est une figure intéressante de la fin de la République romaine, bien au-delà de sa frappe monétaire. 👤 Identité et Origine Caractéristique Détails Nom Complet Lucius Roscius Fabatus Période de Vie Né vers 95–90 av. J.-C. – Décédé en 43 av. J.-C. Gens (Famille) Roscia (une famille plébéienne) Lieu d’Origine Lanuvium, une ville du Latium. Lien avec la Monnaie Ses deniers (RRC 412/1) rendent hommage à sa ville natale en représentant Juno Sospita (Junon la Salvatrice), la divinité majeure de Lanuvium. 📅 Carrière Politique (Cursus Honorum) L. Roscius Fabatus a occupé plusieurs fonctions importantes dans la hiérarchie politique romaine, montrant une progression classique pour un homme de son rang : Monétaire (Triumvir Monetalis) : Date : 64 av. J.-C. C’est à ce titre qu’il frappa le denier serratus RRC 412/1. Tribun de la Plèbe : Date : 55 av. J.-C. Il co-parraina une loi (la Lex Mamilia Roscia Alliena Peducaea Fabia). Légat de Jules César : Date : Vers 54 av. J.-C. Il servit dans l’état-major de César pendant la Guerre des Gaules. Il commanda notamment la Treizième Légion sur le Bas-Rhin. Préteur : Date : 49 av. J.-C. Au début de la guerre civile entre César et Pompée, il tenta sans succès de servir de médiateur entre les deux parties. Il est également associé à une loi qui accorda la pleine citoyenneté romaine aux populations de la Gaule Cisalpine situées au nord du Pô (Transpadana), un acte majeur en faveur des populations italiques. ⚔️ Fin de Vie Lucius Roscius Fabatus est resté un partisan de Jules César, mais il fut tué peu après l’assassinat de ce dernier. Il mourut à la Bataille de Forum Gallorum en avril 43 av. J.-C., alors qu’il combattait aux côtés des légions du Sénat (initialement contre Marc Antoine, bien que le contexte ait été très confus à ce moment-là). En résumé, L. Roscius Fabatus est un exemple typique des hommes politiques et militaires qui ont traversé la période turbulente de la fin de la République, un moment charnière où la frappe monétaire servait souvent à asseoir une influence politique et à célébrer son héritage familial. D’après Ernest Babelon, il existerait 155 variétés du denier serratus Roscia (voir image ci dessous) dues aux différentes combinaisons de marques de contrôles tandis que M. Crawford a relevé une estimation de 240 coins de droit et de 241 coins de revers. Le symbole du droit a une relation directe avec celui du revers. Exemple: Tête de cheval sur le droit, tête d’âne sur le revers. LesDioscures.com référence 241 combinaisons différentes de marques de contrôle différentes. (Voir article ci-dessous). Les marques de contrôle du denier serratus Roscia Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Roscius Fabatus. Monétaire vers 690 (64 av. J.-C.) Lieutenant de César dans les Gaules en 700 (54av. J.-C.), L. Roscius Fabatus fut chargé de combattre les Germains surle Rhin, et d ‘étouffer, dans le nord de la Gaule, l’insurrection d’Ambiorix qui avait poussé à la révolte les Eburons et les Nerviens. Fabatus fut préteur en 705 (49 av. J.-C.) et envoyé, en cette qualité, par Pompée à César qui se trouvait alors à Ariminum. Les négociations n’aboutirent Il fut tué le pas. 14 ou 15 avril 711 (43 av. J.-C.), au commencement de la bataille livrée à Modène par Marc Antoine à l’armée des meurtriers de César. L. Roscius Fabatus fut officier monétaire vers 690 (64 av. J.-C.). Le droit de son denier, représentant la tête de Junon Caprotina, rappelle que la famille Roscia était originaire de Lanuvium où cette divinité avait, comme nous l’avons dit ailleurs, son plus ancien et son principal sanctuaire. Le revers, où l’on voit une jeune fille nourrissant un dragon, fait allusion à une particularité du culte de Junon Lanuvienne et à une épreuve singulière imposée aux jeunes filles de la ville. Cette épreuve est mentionnée par Aelien et voici ce qu’en dit Properce : « De temps immémorial, la ville de Lanuvium est sous la garde d’un antique dragon, et l’on prend soin de ne pas manquer l’instant de la cérémonie annuelle qui consiste à descendre dans sa ténébreuse retraite. Tu as tout à craindre, jeune vierge chargée d’y pénétrer, lorsque le monstre affamé réclame le tribut annuel de sa pâture, en sifflant du fond de la caverne. Les jeunes filles dont le ministère périlleux est d’y descendre, pâlissent d’effroi en voyant les flammes de sa gueule béante. Il se saisit avidement de l ‘offrande, et peu s’en faut que la corbeille n’échappe des mains tremblantes des jeunes filles. Si elles sont chastes, elles retournent dans les bras paternels,et le cultivateur s’écrie : « Nous aurons une bonne récolte. » Les Romains se rendaient en foule, tous les ans, à cette étrange cérémonie religieuse, et peut-être qu’une jeune vierge de la famille Roscia, chargée de porter l’offrande au dragon, donna lieu à un incident remarquable dont la médaille rappelle le souvenir. Enregistrer Enregistrer Enregistrer Lieux de découverte (456 exemplaires)
1355HO – Denier Serratus Hosidia – Caius Hosidius Geta

1355HO – Denier Serratus Hosidia – Caius Hosidius Geta Avers : GETA / III. VIR (Geta/ Triumviri, Géta, triumvir (chargé de la fabrication des monnaies)) Buste de Diane à droite, diadémé et drapé, portant boucle d’oreille et collier; l’arc et le carquois sur l’épaule. Revers : C. HOSIDI. C. F (Caius Hosidius Caii Filius, Caius Hosidius fils de Caius) Sanglier sauvage blessé par une javeline, attaqué par un chien à droite. British Museum 4.13g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 68 avant J.C. Matière : Argent Gens : Hosidia Références : RRC 407/1 – B.2 (Hosidia) – Syd.903 var 👤 Le Magistrat Monétaire Nom Complet : Caius Hosidius, fils de Caius, Geta (C. Hosidius C. f. Geta). Fonction : Triumvir Monetalis (III•VIR), la première étape du cursus honorum (carrière politique) pour un jeune noble. Gens (Famille) : Il appartenait à la gens Hosidia. Cette famille n’est apparue dans les annales romaines que vers la fin de la République. Le cognomen (surnom) Geta était partagé par plusieurs familles. 🪙 Contexte de la Frappe (68 av. J.-C.) Le revers de son denier, représentant le Sanglier de Calydon, est une référence claire à la mythologie. Signification Numismatique : Ce type de revers pourrait être une allusion à un mythe ou à un événement familial. Certains chercheurs suggèrent qu’il pourrait y avoir un jeu de mots avec le nom de la famille (gens Hosidia) et la thématique de la chasse, bien que cela ne soit pas certain. 📜 Son Sort Postérieur Bien que l’on sache peu de choses sur sa carrière politique après sa magistrature monétaire, une information notable est liée aux guerres civiles : Proscription (43 av. J.-C.) : Le monétaire C. Hosidius Geta aurait été inscrit sur les listes de proscription des Triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) en 43 av. J.-C. Sauvetage Filial : Selon certaines sources, il fut jeté en prison, mais son fils l’aurait sauvé grâce à un acte de dévouement. Le fils aurait fait croire que son père s’était suicidé dans son cachot, lui permettant ainsi de s’échapper en organisant de fausses funérailles pour lui. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon La gens Hosidia ne parait dans les annales romaines que vers la fin de la république, avec C. Hosidius Geta, le triumvir monétaire qui a fait frapper les pièces décrites plus loin. Son père, nous apprennent les monnaies, s’appelait comme lui Caius Hosidius. Le cognomen Geta est commun à plusieurs familles de Rome, notamment les Hosidii Licinii, Septimii. Il a été porté par notre monétaire, par Cn. Hosidius qui fut propréteur en Numidie sous l’empereur Claude, et enfin par le poète Hosidius, l’auteur d’une tragédie intitulée Médée, qui est parvenue jusqu’à nous.Le monétaire C. Hosidius Geta fut compris sur les listes de proscription des triumvirs en 711 (43 av. J.-C.). Jeté en prison, il ne dut son salut qu’au dévouement filial de son fils qui prétendit que son père s’était donné la mort dans son cachot : il le fit ainsi sortir en feignant de lui rendre les honneurs de la sépulture.Le type des monnaies de C. Hosidius Geta a été ingénieusement expliqué par Ad. de Longpérier. On voit, au droit, Diane chasseresse et au revers, le sanglier de Calydon blessé. Ce type se rapproche de celui qui figure sur certaines monnaies de l’Etolie. Le sanglier de Calydon avait été envoyé dans l’Etolie par Diane irritée contre le roi Oeneus qui, offrant des hécatombes à tous les dieux, avait, par maladresse, oublié Diane. Mais voici comment Ad. de Longpérier explique la présence de ce type sur les deux variétés du denier de C. Hosidius. La chasse de Calydon, figurée sur un grand nombre de monuments antiques, se voit notamment sur une coupe peinte, conservée à la Pinacothèque de Munich et signée des artistes Archiclès et Glaucytès. Le sanglier est accompagné de son nom orthographié HVS; c’est le grec &; qui est devenu plus tard le latin sus. On sait que, chez les Romains, la prononciation des lettres V et 0 était tellement analogue qu’on voit ces lettres fréquemment permuter. De sorte que le sanglier, HVS, fait allusion au nom de la famille HOSidia. Nous avons cité, dans l’Introduction, de nombreux exemples de ces armes parlantes. De plus, le mot ~ôaia signifiant expiation, le diminutif ~baloiov pourrait faire allusion au mot Hosidius, d’autant plus que, mythologiquement parlant, le mythe de Calydon est une expiation. Ce sont donc simplement des raisons d’homophonie et de rapprochements phonétiques qui ont fait adopter le sanglier calydonien comme type des deniers de C. Hosidius Geta. Ces monnaies ont été frappées vers l’an 700 (54 av. J.-C.) et dans les années suivantes; elles ne peuvent être antérieures, à cause de la qualification de triumvir donnée au monétaire et qui n’apparaît sur les espèces qu’à partir de cette époque; un grand nombre des deniers de C. Hosidius Geta sont dentelés et ont pu être frappés en même temps que ceux de Man. Aquillius. Lieux de découverte (107 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer
1348VE – Denier Serratus Vettia – Titus Vettius Sabinus

1348VE – Denier Serratus Vettia – Titus Vettius Sabinus Avers : SABINVS / (TA) / S. C (Sabinus Tatius/ Senatus Consulto, Tatius Sabinus/ avec l’accord du Sénat) Tête barbue et nue de Tatius à droite. Revers : IVDEX // T. VETTIVS (Titus Vettius Iudex, Titus Vettius Judex) Personnage (magistrat ?), en toge dans un bige au pas à droite, tenant les rênes de la main droite et un sceptre de la main gauche; derrière, un épi de blé. British Museum 3.95g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 70 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vettia Références : RRC 404/1 – B.2 (Vettia) – Syd.905 👤 Le Monétaire : T. Vettius Sabinus Période d’activité monétaire : Vers 70 av. J.-C. (période de la République romaine tardive). Fonction : Il était l’un des Triumviri Monetales (Triumvir Monétaire), l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome. 🏛️ Contexte Politique et Carrière On pense que ce monétaire est identifiable au Titus Vettius Sabinus qui a occupé des postes plus importants par la suite : Préteur : Il est très probablement le même T. Vettius Sabinus qui fut préteur en 59 av. J.-C. Gouverneur d’Afrique : Après sa préture en 59 av. J.-C., il fut désigné comme gouverneur de la province d’Afrique. Rôle judiciaire : L’historien Cicéron mentionne un T. Vettius qui présidait le procès de L. Flaccus en 59 av. J.-C., ce qui correspond bien au rôle de préteur urbain et au thème de sa monnaie. 🪙 L’Allusion Monétaire Le choix des types monétaires par T. Vettius Sabinus est une forme de propagande familiale (ou nobilium), courante chez les monétaires de la République tardive : Côté Type (Image) Allusion Historique/Familiale Avers Tête barbue du Roi Tatius Le cognomen (surnom) Sabinus du monétaire est une allusion directe au légendaire Tatius, roi des Sabins, qui partagea le trône de Rome avec Romulus. La famille Vettia se réclamait donc d’une origine Sabine illustre. Revers Figure togée dans un bige, avec la légende IVDEX Le mot IVDEX (Juge) ainsi que la figure du magistrat en toge font probablement référence à une fonction judiciaire importante exercée par le monétaire lui-même ou par un de ses ancêtres. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Vettius Sabinus. Vers 685 (69 av. J.-C.) Cicéron parle d’un T. Vettius qui, préteur en 695 (59 av. J.-C.), fut désigné comme gouverneur de la province d’Afrique ; il présidait le procès de L. Flaccus où plaida Cicéron. On ne connaît pas d’autres détails sur la vie de ce personnage qui fit probablement frapper le denier décrit plus loin. Les types sont fort intéressants; d’un côté, est l’image de Tatius, roi des Sabins, type qui fut choisi par allusion au surnom du monétaire Sabinus, qui se prétendait, en même temps, d’origine sabine. De l’autre côté, on peut voir l’interrex Sp. Vettius sur un char, rendant la justice. On sait que c’est ce personnage, ancêtre plus ou moins légendaire de la Vettia gens, qui fit voter le peuple pour l’élection de Numa. Le char dans lequel il rend la justice, comme l’indique l’inscription judex, est la plus ancienne forme de la sella curulis, mot dont le sens étymologique rappelle bien l’idée de char. L’épi de blé fait allusion aux fonctions d’édile curule que remplissait le monétaire lorsqu’il fit frapper le denier : cette interprétation est confirmée par l’inscription senatus consulto qui se place constamment sur les monnaies des édiles. Le monétaire n’a-t-il pas voulu aussi rapprocher son titre d’aedilis curulis du nom de la sella curulis sur laquelle est debout son illustre ancêtre? Nous croyons cette interprétation préférable à celle de Cavedoni, adoptée par Mommsen, et d’après laquelle le personnage rendant la justice serait le roi Numa, l’épi de blé faisant allusion à la distribution des terres ordonnée par ce monarque.Le monogramme TA (Tatius) se voit avec le même sens sur un denier de L. Titurius Sabinus et avec un sens différent sans doute sur un denier anonyme et sur celui de C. Postumius. Lieux de découverte (34 exemplaires)
1347FU – Denier Serratus Fufia – Quintus Fufius Calenus

1347FU – Denier Serratus Fufia – Quintus Fufius Calenus Avers : HO – VIRT / [KALENI] (Honos-Virtus / Kaleni, l’Honneur et la Virilité, à Calenus) Bustes accolés à droite d’Honos lauré et de Virtus casqué. Revers : ITAL – RO/CORDI (Italia-Roma/ Cordi, l’Italie-Rome/ à Cordius) L’Italie à gauche, tournée à droite et Rome à droite, tournée à gauche debout face à face se donnant la main; L’Italie tient de la main gauche une corne d’abondance relevée; Rome, elle, a le pied droit posé sur un casque et tient de la main droite un sceptre transversal; dans le champ à gauche, un caducée ailé. British Museum 3.96g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 70 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Fufia et Mucia Références : RRC 403/1 – B.1 (Fufia) – Syd.797 Le message de cette monnaie est exceptionnellement clair et direct pour une émission républicaine, et il se résume au thème de la Concorde et de la réconciliation. L’ensemble de l’iconographie vise à communiquer un message d’unité et de paix après une période de troubles. 🕊️ Le Message Central : Concordia (Harmonie/Réconciliation) Le revers de la monnaie est la clé du message politique : Éléments Signification Figures se serrant la main Représentation directe de la réconciliation. Italia et Roma Les deux figures symbolisent les deux parties autrefois en conflit : Rome (la puissance dominante) et les cités et peuples d’Italie (les alliés qui ont combattu pour obtenir la citoyenneté). Caducée (bâton ailé) Symbole d’Hermès/Mercure, mais aussi de la paix, de la négociation et des traités. Son inclusion renforce l’idée d’une fin pacifique au conflit. Cornucopia (Corne d’abondance) Symbole de la prospérité et de la richesse, suggérant que l’union et la paix apporteront des bénéfices matériels à toute la péninsule. Légende (ITAL RO) C’est une abréviation explicite qui identifie sans ambiguïté les deux figures comme l’Italie et Rome. 🛡️ Le Message de l’Avers : Soutien Moral et Militaire L’avers renforce le message de la réconciliation en faisant appel aux vertus nécessaires à une République stable : Honos (Honneur) : Représenté comme un vieil homme sage et couronné de laurier, il symbolise le respect dû aux institutions et à la dignité morale. Virtus (Valeur/Courage) : Représentée comme un jeune guerrier casqué, elle symbolise le courage militaire et la force d’âme. Le fait que Honos et Virtus soient accolés (jugés) suggère que l’honneur et la valeur sont les fondations morales sur lesquelles cette nouvelle concorde (entre Rome et l’Italie) doit être bâtie. 📜 Contexte Historique du Message Cette pièce a été émise en 70 av. J.-C., une période très chargée : Fin des Guerres Civiles : Elle fait suite aux guerres civiles qui ont suivi la Guerre Sociale (91-88 av. J.-C.), l’ère de Marius et Sylla, et les proscriptions. La réconciliation était un impératif politique pour stabiliser la République. Les Alliés Citoyens : En 88 av. J.-C., tous les citoyens libres italiens ont finalement obtenu la citoyenneté romaine. La monnaie célèbre le succès de cette intégration en montrant Italia sur un pied d’égalité avec Roma. En résumé, ce denier dentelé est un manifeste politique gravé dans l’argent, déclarant que, grâce à l’honneur et à la valeur, Rome et l’Italie sont désormais unies dans une paix (symbolisée par le Caducée) qui apportera l’abondance (symbolisée par la Cornucopia). Voici les informations sur les deux magistrats monétaire Q. Fufius Calenus et P. Mucius Scaevola, surnommé Cordus : 1. Q. Fufius Calenus Quintus Fufius Calenus est le plus connu des deux, et sa carrière politique est bien documentée : Carrière Politique: Il était un homme politique et un général du dernier siècle de la République. Monétaire (70 av. J.-C.) : Il frappe ce denier, dont les types (Honos et Virtus à l’avers, Italie et Rome se serrant la main au revers) sont un message de Concorde et de paix retrouvée après la Guerre Sociale (le conflit entre Rome et ses alliés italiens pour l’obtention de la citoyenneté romaine). Tribune de la Plèbe (61 av. J.-C.) : Il fut un allié clé de Publius Clodius Pulcher, notamment lors de son procès pour la profanation des Mystères de la Bonne Déesse (Bona Dea). Prêteur (59 av. J.-C.) : Élu grâce au soutien de Jules César. Proconsul/Lieutenant de César : Il servit César comme lieutenant en Gaule et durant la Guerre Civile. Consul (47 av. J.-C.) : Il atteint la magistrature suprême. Après l’assassinat de César : Il se rallie à Marc Antoine et commande une armée en Gaule Cisalpine. Il décède subitement vers 40 av. J.-C. 2. P. Mucius Scaevola (Cordus) Les informations sur P. Mucius Scaevola Cordus, le second monétaire, sont moins détaillées, mais il est issu d’une célèbre famille de juristes et d’hommes politiques, les Mucii Scaevolae : Identité : Il est identifié comme Publius Mucius Scaevola, et le surnom Cordus (qui est inscrit sur le revers de la monnaie) est utilisé pour le distinguer des autres membres célèbres de sa gens (famille). Fonction : Il était probablement un Pontife à partir de 69 av. J.-C., ce qui le reliait aux fonctions religieuses importantes de Rome. Importance : Sa participation à l’émission de cette monnaie souligne l’importance de ce message de concordia non seulement pour les politiciens mais aussi pour l’élite religieuse et civile. L’interprétation du revers comme la réconciliation d’Italie et de Rome est fortement soutenue par les légendes et les figures choisies. Ces deux hommes, en tant que monétaires, ont utilisé leur droit de frapper monnaie pour diffuser un message politique fort reflétant les débats et les aspirations de l’époque. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille ne prend quelque importance historique que dans le dernier siècle de la république; ses membres portent les surnoms de Calenus et de Geminus. Le premier de ces noms a fait supposer que les Fujii étaient originaires de la ville de Cales en Campanie. Le seul monétaire de la famille est Q. Fufius Calenus, tribun du peuple en 693 (61 av. J.-C.), l’ami de
1345AQ – Denier Serratus Aquillia – Manius Aquillius

1345AQ – Denier Serratus Aquillia – Manius Aquillius Avers : III VIR / VIRTVS (Triumviri / Virtus, Triumvir) Buste casqué de Virtus à droite. Revers : MN. AQVIL MN. F. MN. N (Manius Aquillius, Manii Filius, Manii Nepos/ Sicilia, Manius Aquillius fils de Manius petit-fils de Manius/ Sicile) Guerrier debout à droite, tenant un bouclier de la main gauche et relevant une femme agenouillée à gauche. British Museum 3.83g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 71 avant J.C. Matière : Argent Gens : Aquilia Références : RRC 401/1 – B.2 (Aquillia) – Syd.798 Le monétaire, Mn. Aquillius Mn. f. Mn. n. (Manius Aquillius, fils de Manius, petit-fils de Manius), a créé cette monnaie pour rendre hommage à l’histoire de sa propre famille. Voici les informations clés sur ce monétaire et sa monnaie (RRC 401/1), datée d’environ 71 av. J.-C. : 👤 Identité du Monétaire Nom Complet sur la Monnaie (Abrégé) : MN AQVIL MN F MN N Traduction : Manius Aquillius, Manius Filius (fils de Manius), Manius Nepos (petit-fils de Manius). Fonction : Il était l’un des triumvirs monétaires (tres viri monetales), les magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome. La légende III VIR (Triumvir) sur l’avers est d’ailleurs la première apparition connue de ce titre sur une monnaie républicaine romaine. 📜 Le Message Politique de la Monnaie Le monétaire Manius Aquillius a utilisé le revers du denier pour commémorer un exploit militaire de son grand-père, un homme d’État beaucoup plus célèbre portant le même nom. Le Grand-Père (Manius Aquillius, Consul en 101 av. J.-C.) : Le guerrier représenté sur le revers (soulevant la figure agenouillée de la Sicile) est son grand-père, le consul qui a mis fin à la Deuxième Guerre Servile en Sicile (104-101 av. J.-C.). L’image (Revers) : Elle symbolise Manius Aquillius (le consul) relevant la figure de Sicilia, montrant le rétablissement de l’ordre et l’aide romaine apportée à la province après la révolte des esclaves. Le Contexte de Frappe (71 av. J.-C.) : La frappe de cette monnaie coïncide avec la fin de la révolte de Spartacus (la Troisième Guerre Servile) en 71 av. J.-C. Il est probable que le monétaire ait voulu établir un parallèle entre l’exploit de son grand-père en Sicile et l’éradication de la révolte de Spartacus, réaffirmant ainsi l’engagement de sa famille pour l’ordre et la sécurité de Rome. Cette monnaie est un exemple classique de la manière dont les monétaires de la République romaine utilisaient leur rôle pour promouvoir la gloire et le prestige de leur gens (famille). Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Man. Aquillius. Triumvir monétaire vers l’an 700 (54 av. J.-C.) Man. Aquillius, qualifié sur ses monnaies de Manii filius, Manii nepos, était, fort probablement, le fils du précédent, mais il n’est pas connu en dehors de la numismatique ; c était un monétaire pompéien frappant hors de l’atelier de Rome; le titre de triumvir qu’il prend sur son denier autorise cette hypothèse, en même temps qu’il ne permet guère de placer son entrée en charge antérieurement à l’an 700; Fr. Lenormant le classe entre les années 700 et 704 ; il a peut-être été le collègue de C. Hosidius Geta. Quant aux types de son denier, où l’on voit, d’un côté, la Valeur militaire (virtus) qui avait un temple à Rome , et de l’autre, un guerrier qui relève une femme à demi-nue représentant la Sicile, il y est fait une allusion évidente au courage personnel et au rôle du consul Man. Aquillius en Sicile, en 653 et 654 (101-100 av. J.-C.), et dont nous avons parlé plus haut : la Sicile se trouve délivrée des mains des esclaves insurgés, par le consul lui-même qui la relève et la protège. La dentelure de la tranche indique que ce denier n’est probablement pas sorti de l’atelier de Rome. Lieux de découverte (311 exemplaires)