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597AU – Denier Autronia – L. Autronius

597AU – Denier Autronia – L. Autronius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : A͡V͡T͡R // ROMA (Autronius // Rome) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Bibliothèque nationale de France 4.25g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 189-180 avant J.C. Matière : Argent Gens : Autronia Références : RRC 146/1 – B.1 (Autronia) – Syd. 341a 1. Le Monétaire (L. Autronius) Identité : L. Autronius (Lucius Autronius). Fonction : Il était l’un des trois magistrats monétaires (tresviri monetales) responsables de la frappe des monnaies à Rome pendant cette période. Période d’activité : Il a émis ce denier aux environs de 189 à 180 av. J.-C. Notoriété : En tant qu’individu, L. Autronius est autrement inconnu des sources historiques. À cette époque précoce de la République, les monétaires n’étaient pas toujours des figures politiques majeures, et leur nom était parfois juste une abréviation ou un monogramme (comme A͡V͡T͡R) sur la monnaie. 2. La Gens Autronia Famille : L. Autronius appartient à la Gens Autronia, une famille plébéienne de la République Romaine. Ascension : Les membres de cette gens sont restés discrets jusqu’au dernier siècle de la République. Membre le plus célèbre : Le membre le plus connu de cette famille est Publius Autronius Paetus, qui fut élu consul en 65 av. J.-C., mais fut destitué pour brigue (achat de votes) et exilé après avoir été impliqué dans la fameuse Conjuration de Catilina en 63 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Macrobe cite un Autronius Maximus qui vivait au Ve siècle de Rome, mais on ne sait rien de plus à son sujet, et c’est seulement dans le dernier siècle de la République que les Autronii acquièrent historiquement quelque importance. Ils portent tous, alors, le nom de Paetus. Le premier d’entre eux qui parvint au consulat est P. Autronlus Paetus, consul en 688 (66 av. J.-C.) avec P. Cornelius Sylla. C’était un orateur « vocc peracutâ atquc magnâ » dit Cicéron. Il prit part à la conspiration de Catilina et fut exilé en Epire. C’est à un membre inconnu de la  gens Autronia qu’il faut attribuer les médailles qui portent le monogramme AVTR, et qui ont été frappées vers l ‘an 520 (234 av. J.-C.). Répétons la remarque que nous avons faite en parlant de la famille Aurélia, à savoir, qu’il faut éviter de confondre les monogrammes AVR (Aurelius) et AVTR (Autronius). Sur les pièces mal conservées, il est souvent difficile de se prononcer, car elles sont de même époque et de mêmes types. Ce qui les distingue, c’est la haste du T qui, dans Autronius, fait une saillie très prononcée sur l’ouverture de la lettre V qui précède. Lieux de découverte (13 exemplaires)

568AN – Denier Anonyme

568AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Luna (la lune) dans un bige galopant à droite, tenant le kentron de la main droite et les rênes de la main gauche. British Museum 3.6g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 189-180 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 140/1 – Syd.339 Ce denier, classé RRC 140/1 par Crawford, est particulièrement intéressant car il marque une période de transition dans le monnayage de la République Romaine. Voici plus de détails sur ses caractéristiques numismatiques et son contexte historique : Contexte Numismatique et Chronologie Période d’émission : Vers 189-180 av. J.-C. Cette période se situe après la Deuxième Guerre Punique (fin en 201 av. J.-C.) et la défaite d’Hannibal, marquant le début de l’hégémonie romaine sur la Méditerranée. « Série Anonyme » : Ce denier fait partie d’une longue série d’émissions dites « anonymes » ou « non-signées », qui étaient la norme au début du système du denier (introduit vers 211 av. J.-C.). Le nom du magistrat monétaire n’est pas inscrit sur la pièce. Seules des marques de contrôle (lettres, chiffres, symboles) permettaient de distinguer les émissions. Crawford a regroupé ces émissions anonymes en séries, d’où le numéro de référence RRC 140. Marques de contrôle : Bien que non signée, cette émission est souvent associée à des symboles spécifiques qui servaient probablement à différencier les ateliers ou les équipes de frappe. Pour ce denier, il s’agit d’une pièce de la première série (la plus courante) qui est soit anonyme, soit rattachée à des variétés symbolisées (comme le rostrum tridens dans des séries voisines). Lieux de découverte (80 exemplaires)

567AN – Denier Anonyme

567AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 4.13g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 189-180 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 139/1 – Syd.338 Ce denier a été frappé vers 189-180 av. J.-C., une période charnière pour la République romaine : Après les grandes guerres : Rome avait vaincu Carthage lors de la Deuxième Guerre punique (fin en 201 av. J.-C.) et s’était imposée comme la puissance dominante en Méditerranée occidentale. Expansion : L’émission de cette monnaie coïncide avec la période d’expansion romaine en Hispanie (Espagne) et en Orient, notamment après la victoire contre Antiochos III et la Paix d’Apamée (188 av. J.-C.). L’émission de Rome : Ces pièces étaient frappées à l’atelier de Rome et servaient à financer l’État, notamment les armées et les infrastructures croissantes.

560AN – Denier Anonyme

560AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessus, un croissant. Bibliothèque nationale de France 3.78g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 137/1 – Syd. 314 La présence du croissant (de lune) sur cette monnaie, généralement situé au-dessus des Dioscures, a plusieurs significations ou fonctions possibles dans le contexte du monnayage de la République Romaine : Symbole de la Déesse Luna (ou Séléné) : Le croissant de lune est l’attribut principal de la déesse romaine Luna, l’équivalent de la déesse grecque Séléné. Les Dioscures (Castor et Pollux) sont souvent associés à des corps célestes (leurs étoiles, d’où la présence fréquente d’étoiles sur ce type de monnaie). Le fait de placer le croissant au-dessus d’eux peut symboliser leur domaine céleste ou les relier aux astres. Luna et les Dioscures sont tous deux parfois représentés dans le cadre d’un char (la biga pour les Dioscures, le char de Luna dans la nuit), les reliant au voyage nocturne ou à la voûte céleste. Marque de Série ou d’Atelier : Dans le monnayage républicain, notamment dans les premières séries anonymes comme celle-ci, de petits symboles (comme des étoiles, des ancres, des animaux ou des croissants) étaient souvent utilisés pour identifier les différentes émissions (séries de frappe) ou les ateliers monétaires (officines) au sein de la Monnaie de Rome. Ces symboles servaient de marque de contrôle ou de classement interne, et le croissant de lune, dans ce contexte, serait un simple différent pour distinguer cette émission spécifique  d’autres monnaies de l’époque qui portent, par exemple, une étoile, une tête d’animal, ou un autre signe. Conclusion probable : Bien que l’interprétation symbolique reliant le croissant à Luna et à la sphère céleste des Dioscures soit pertinente et cohérente avec l’iconographie romaine, l’explication la plus courante en numismatique républicaine est que le croissant sert ici de marque d’émission ou de série . Il permettait de gérer et de différencier les grandes quantités de monnaies frappées à Rome autour de 195-190 av. J.-C. Lieux de découverte (33 exemplaires)

553AN – Denier Anonyme

553AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : (AN) ou (AV)  / ROMA Luna (la lune) dans un bige galopant à droite, tenant le kentron de la main droite et les rênes de la main gauche. British Museum 3.51g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme (peut-être Aurelia) Références : RRC 136/1 – Syd. 326 La légende AV ou AN sur cette monnaie est une abréviation qui a fait l’objet de discussions parmi les numismates, car ce denier fait partie des premières émissions « anonymes » de la République Romaine. Selon l’interprétation numismatique la plus courante (notamment celle de Michael Crawford dans Roman Republican Coinage): Interprétation principale (AV → Gens Aurelia): Le plus souvent, la légende est lue comme AV, qui est considérée comme une abréviation du nom de la Gens Aurelia. À cette époque (vers 194-190 av. J.-C.), les monnaies étaient officiellement anonymes, mais l’ajout de ces lettres servait de marque de contrôle permettant d’identifier le magistrat (ou monétaire) responsable de l’émission. Interprétation Alternative (AN → Gens Annia): Dans certains cas, la légende est lue comme AN, ce qui pourrait renvoyer à la Gens Annia. En résumé, la légende AV est l’interprétation la plus acceptée et est vue comme une abréviation qui lie l’émission à la Gens Aurelia, bien que le nom complet du monétaire ne soit pas inscrit. Lieux de découverte (39 exemplaires)

552AN – Denier Anonyme

552AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Sous les chevaux, un hibou. Bibliothèque nationale de France 3.75g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme (peut-être Caedicia) Références : RRC 135/1 – Syd. 282 Symbole de la chouette : La chouette, oiseau de la nuit et emblème de vigilance, est probablement le signe du monétaire (un officier responsable de la frappe) plutôt qu’un indicateur d’atlier. Selon les sources antiques (comme Tite-Live, Livre V, 32), elle évoque l’histoire de Marcus Caedicius, membre de la gens Caedicia, qui entendit une voix surnaturelle avertissant de l’approche des Gaulois. La gens Caedicia aurait adopté ce cognomen en référence à cet événement. La chouette symbolise ainsi l’alerte et la protection divine. Liens régionaux : La chouette apparaît aussi sur des monnaies autonomes de villes italiennes comme Tarente (Calabre) et Vélie (Lucanie), alliées de Rome pendant la Guerre punique. Cependant, pour cette série, il s’agit plus d’un motif personnel que d’une référence géographique. Lieux de découverte (8 exemplaires)

546PL – Denier Plautia – Lucius Plautius Hypsaeus

546PL – Denier Plautia – Lucius Plautius Hypsaeus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : (LPLH) // ROMA  (légende (LPLH) placée au-dessous des chevaux) (Lucius Plautius Hypsaeus // Rome) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 3.74g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plautia Référence : RRC 134/1a – B.2 (Plautia) – Syd. 332 Variante : Légende au-dessus des chevaux au revers. Références : RRC 134/1b – B.2 (Plautia) – Syd. 332a British Museum 3.65g Bien que les sources littéraires (comme Tite-Live ou Plutarque) ne mentionnent pas explicitement ce Lucius Plautius comme monétaire, il est probable qu’il s’agisse d’un jeune membre de la gens Plautia en début de carrière. Les monétaires étaient souvent des aristocrates en ascension, utilisant la frappe monétaire pour gagner en visibilité. La gens Plautia est connue pour des figures comme L. Plautius Hypsaeus, préteur vers 135 av. J.-C., qui pourrait être le même individu ou un proche parent. La famille reste influente dans les décennies suivantes, notamment sous l’Empire avec des figures comme Aulus Plautius, général sous Claude. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Plautius Hypsaeus. Monétaire vers 536 (218 av. J.-C.) Les monnaies ci-dessous décrites portent pour signature de monétaire un monogramme qui présente trois formes. Borghesi a proposé de l’interpréter par Lucius Plautius Hypsaeus, et son opinion a généralement été admise. Toutefois, Mommsen fait à ce sujet des réserves formelles, se fondant sur ce que le monogramme devrait s’interpréter par L. H. P. L. plutôt que L. PL.H. Remarquons cependant que l’opinion de Borghesi paraît confirmée par ce fait que l’on ne voit pas quel nom pourraient donner les lettres L. H. P. L., tandis que l’on connaît un personnage du nom de L. Plautius Hypsaeus qui, suivant le récit de Tite Live, fut préteur en 565 (189 av. J.-C.) et obtint l’Espagne citérieure pour sa province. Le monétaire est probablement ce personnage. Nous avons déjà décrit les pièces qui suivent dans notre classement chronologique, parmi les monnaies à monogrammes incertains. Lieux de découverte (24 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer

528AN – Denier Anonyme

528AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X, devant un bâton, boucle de cheveux sur l’épaule gauche. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, une plume. Bibliothèque nationale de France 3.34g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 206-200 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 130/1a –  Syd. 206 Variante : Sans mèche de cheveux sur l’épaule gauche de Roma. Référence : RRC 130/1b British Museum 3.19g Ce denier fait partie d’une série émise pour financer l’effort de guerre contre Carthage. Les motifs symbolisent la protection divine (Roma pour la force de Rome, les Dioscures comme sauveurs mythiques lors de batailles comme celle du Lac Régille en 496 av. J.-C.). Il reflète la standardisation croissante de la monnaie romaine après l’introduction du denier en 211 av. J.-C. Il est à noter que bon nombre d’exemplaires observés de ce denier ont un poids bien inférieur à la moyenne. Lieux de découverte (24 exemplaires)

527AN – Denier Anonyme

527AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, un pentagramme. Bibliothèque nationale de France 3.66g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 206-200 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 129/1 –  Syd. 205 La présence d’un pentagramme sur ce denier est un élément numismatique significatif qui peut être interprété à plusieurs niveaux. Voici une analyse de sa signification potentielle : 1. Identification et contrôle monétaire Marque d’atelier ou d’officier monétaire : Le pentagramme est un symbole distinctif utilisé sur cette variante spécifique pour différencier les émissions au sein d’une série anonyme. À cette époque, les deniers n’indiquaient pas toujours le nom du monétaire (magistrat responsable de la frappe). Les symboles comme le pentagramme servaient probablement à identifier un atelier particulier, une série spécifique ou un officier monétaire chargé de superviser la production. Contrôle de qualité : Ces marques permettaient également de retracer les lots de monnaies en cas de problèmes (par exemple, falsifications ou défauts de fabrication). 2. Symbolisme culturel et religieux Lien avec les Dioscures : Le revers du denier montre les Dioscures (Castor et Pollux), divinités associées à la cavalerie et à la protection militaire. Le pentagramme, en tant que symbole géométrique, pourrait avoir une connotation religieuse ou protectrice. Dans certaines cultures méditerranéennes, le pentagramme était associé à la protection, à l’harmonie ou à des divinités célestes, ce qui pourrait renforcer le lien avec les Dioscures, figures célestes et héroïques. Symbolisme astral : Le pentagramme évoque une étoile à cinq branches, potentiellement liée à des connotations astrologiques ou cosmiques. À l’époque romaine, les étoiles étaient souvent associées à la victoire ou à la faveur divine, ce qui pourrait refléter le contexte de la Seconde Guerre punique, où Rome cherchait à affirmer sa suprématie. 3. Contexte historique Seconde Guerre punique : Frappée à la fin de la guerre contre Carthage, cette monnaie s’inscrit dans une période où Rome renforçait son identité et sa puissance. Le pentagramme pourrait symboliser une victoire ou une protection divine, en écho aux succès militaires romains (comme la bataille de Zama en 202 av. J.-C.). Standardisation monétaire : Le pentagramme, en tant que marque distinctive, contribuait à différencier les émissions dans un système monétaire en pleine évolution, après la réforme de 211 av. J.-C. qui avait introduit le denier comme monnaie standard. Conclusion La présence du pentagramme sur ce denier a probablement une fonction pratique (identification de l’émission ou de l’atelier) tout en pouvant porter une signification symbolique (protection divine, victoire, ou lien avec les Dioscures). Bien que les sources écrites de l’époque ne détaillent pas explicitement la symbolique du pentagramme, son usage s’inscrit dans les conventions numismatiques républicaines et dans le contexte culturel de la Rome du IIIe siècle av. J.-C. Lieux de découverte (10 exemplaires)

526AN – Denier Anonyme

526AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, un bouclier et un carnyx. Bibliothèque nationale de France 4.37g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 206-200 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 128/1 –  Syd. 290 Signification du bouclier et du carnyx  Cette monnaie, frappée vers 206–200 av. J.-C. pendant la République romaine, présente un bouclier (scutum) et un carnyx (trompe de guerre gauloise) sur son revers. Ces symboles sont riches de significations historiques et politiques dans le contexte de la Deuxième Guerre punique (218–201 av. J.-C.). Voici une analyse détaillée : 1. Le bouclier (scutum) Symbole militaire romain : Le scutum est le bouclier rectangulaire typique des légions romaines, symbole de la puissance militaire et de la défense de Rome. Sa présence sur cette monnaie évoque la force et la victoire des armées romaines. Contexte de la guerre punique : Pendant la Deuxième Guerre punique, Rome affrontait Carthage et ses alliés, y compris des tribus gauloises du nord de l’Italie (comme les Boïens et les Insubres). Le bouclier peut représenter les victoires romaines, notamment la bataille de Metaurus (207 av. J.-C.), où Rome a triomphé des forces carthaginoises et de leurs alliés gaulois. Trophée de guerre : Le bouclier peut aussi symboliser un trophée capturé aux ennemis gaulois, une pratique courante dans l’iconographie romaine pour glorifier les succès militaires. 2. Le carnyx Instrument gaulois : Le carnyx est une longue trompe de guerre en bronze, souvent ornée d’une tête d’animal (comme un sanglier), utilisée par les peuples celtes (Gaulois, Celtibères) pour coordonner les troupes et intimider les adversaires. C’est un symbole distinctivement non romain, associé aux cultures celtiques. Symbole de victoire : Sur cette monnaie, le carnyx est probablement représenté comme un trophée de guerre, signifiant la soumission ou la défaite des tribus gauloises par Rome. Après Metaurus, où les Gaulois alliés d’Hannibal furent vaincus, l’inclusion du carnyx célèbre cette victoire. Alliance potentielle : Une autre interprétation suggère que le carnyx pourrait symboliser l’intégration ou la coopération de certains peuples gaulois avec Rome. Après 207 av. J.-C., certaines tribus gauloises, comme les Cénomans, se sont alliées à Rome contre Carthage, et le carnyx pourrait refléter cette alliance. Interprétation synthétique Le bouclier et le carnyx sur cette monnaie incarnent le triomphe romain face aux défis de la Deuxième Guerre punique. Le bouclier symbolise la puissance militaire romaine, tandis que le carnyx, emblème gaulois, représente soit la victoire sur les ennemis celtes, soit l’alliance stratégique avec certaines tribus. Ensemble, ces motifs renforcent l’image d’une Rome victorieuse et unifiée, capable de surmonter ses ennemis et d’intégrer des éléments étrangers à sa cause. Lieux de découverte (4 exemplaires)