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525HO – Denier Horatia

525HO – Denier Horatia Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, lettre de contrôle X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, une tête féminine. British Museum 3.69g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 206-200 avant J.C. Matière : Argent Gens : Horatia Références : RRC 127/1 – B.1 (Horatia) –  Syd. 277 Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon La gens Horatia est une des plus anciennes familles patriciennes de Rome; elle prétendait tirer son origine du héros Horatius à qui, suivant le récit de Denys d’Halicarnasse, était consacrée une forêt de chêne. On connait le fameux combat des trois Horaces avec les trois Curiaces; la rivalité de la famille Horatia avec la famille Valeria est non moins célèbre, de même que l’histoire d’Horatius Coclès arrêtant seul sur le pont de bois appelé pont Sublicius, l’armée étrusque tout entière, sous les ordres de Porsenna. Lors de la division du peuple romain en tribus agraires par Servius Tullius, nous trouvons déjà une gens Horatia; dans les environs de Rome on montrait le champ qu’on avait gratuitement concédé à Horatius Coclès en souvenir de ses exploits, et qu’on appelait le sacer campus Horaliorum, ainsi que le monument appelé Horatii pila qui passait pour avoir été élevé en souvenir de la victoire des Horaces sur les Curiaces. Les descendants de ces héros de l’histoire fabuleuse de Rome portent sous la république les surnoms de Barbatus, Coclès, Pulvillus. A l’époque des Décemvirs, les Horatii étaient, avec les Valerii, à la tête du parti modéré du patriciat. Un seul des Horatii a frappé monnaie sous la république, et le denier qu’on lui attribue est d’une époque très rapprochée de l’introduction du monnayage de l’argent à Rome; on le classe vers 490 (264 av. J.-C.). On ne plaçait pas encore le nom du monétaire sur les espèces, et l’attribution de cette pièce à un Horatius repose sur ce fait que ce denier, restitué par Trajan, porte au revers en légende: COCLES, fait que nous avons déjà signalé en parlant du denier anépigraphe restitué par le même empereur avec le nom de DECIVS MVS. On a donc la certitude que, dans la tradition romaine, le denier anonyme était de la gens Horatia. Sous les chevaux des Dioscures, se trouve une tête de femme dans laquelle on a voulu voir Clélie, cette jeune vierge romaine livrée en otage à Porsenna, et à qui plus tard on éleva une statue. Mais cette opinion ne nous paraît pas fondée. On pourrait plutôt songer à Horatia qui avait épousé l’un des Curiaces vaincus, et qui fut victime du ressentiment de son frère pour avoir déploré trop amèrement la mort de son époux : son tombeau se trouvait près de la porte Capène. Cohen a enregistré avec hésitation un autre denier aux mêmes types et qui porte COCLES au droit; il en existe dans la collection d Ailly au Cabinet de France un exemplaire dont nous donnons ici le dessin. Mommsen n’a point signalé cette pièce, et nous croyons, de notre côté, qu’elle est l’œuvre d’un faussaire moderne. Lieux de découverte (17 exemplaires)

500AN – Denier Anonyme

500AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, une truie. Bibliothèque nationale de France 4.07g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 121/2 – Syd. 252 La présence d’une truie sur certaines monnaies romaines est un motif riche en symbolisme dans le monde romain. Cette thématique est particulièrement associée à des récits fondateurs et à des concepts clés de la religion et de la société. Voici la signification de la truie sur les monnaies et dans l’imaginaire romain : L’animal de sacrifice par excellence : La truie, souvent pleine, était un animal de sacrifice très courant et relativement peu coûteux, particulièrement offert à des divinités de la terre et de la fécondité comme Tellus et Cérès. Son importance dans la vie économique et religieuse paysanne est indéniable. On l’immolait par exemple le premier jour de chaque mois en l’honneur de Junon. Symbole de la fécondité et de l’abondance : En raison de sa capacité à mettre bas plusieurs portées par an, la truie était un puissant symbole de fertilité et de prospérité, des qualités qui étaient cruciales pour une civilisation agraire comme Rome. Le mythe fondateur d’Énée : L’une des légendes les plus célèbres associant une truie à la fondation de Rome est celle d’Énée. Selon la tradition, un présage divin lui aurait indiqué que le site de la future Alba Longa (la ville d’où viendraient Romulus et Remus) serait révélé par la découverte d’une truie blanche avec ses 30 marcassins. Ce mythe lie directement la truie à l’ancrage et à la prospérité du peuple latin. Référence à des événements militaires : Sur certaines monnaies plus anciennes, comme les Aes Signatum, la truie peut être associée à des événements militaires spécifiques. Par exemple, sur une pièce représentant un éléphant (symbolisant les guerres contre Pyrrhus, roi d’Épire), le porc à ses côtés pourrait faire référence à une ruse de guerre romaine : les Romains auraient utilisé des cochons pour effrayer les éléphants de combat de Pyrrhus, qui étaient paniqués par le cri de ces animaux. En conclusion, la truie sur une monnaie romaine n’est pas un motif anodin. Elle évoque des notions profondes de prospérité, de fertilité, de religion et de mythes fondateurs. Sa représentation symbolise la puissance du peuple latin et l’importance du monde rural dans l’identité romaine. Lieux de découverte (6 exemplaires)

493AN- Denier Anonyme

493AN- Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, un couteau. British Museum 3.82g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 120/2 – Syd. 255 La présence d’un « couteau » sur cette monnaie fait référence à un symbole ou une marque spécifique associée à cette série monétaire, souvent utilisée comme un signe de contrôle ou d’identification dans la numismatique romaine républicaine. Voici une explication détaillée de sa signification : Symbole de contrôle : Dans la numismatique romaine, les monnaies portaient fréquemment des marques ou symboles (comme un couteau, un croissant, une lettre, etc.) pour identifier l’atelier de frappe, le monétaire responsable, ou une série spécifique. Sur cette monnaie, le « couteau » est une marque distinctive qui pourrait indiquer un monétaire anonyme ou un atelier particulier (souvent désigné comme « Knife 2 » dans les catalogues). Interprétation : Le couteau, en tant que symbole, peut avoir plusieurs significations possibles : Identification de l’atelier : Il pourrait désigner un atelier spécifique en Italie méridionale (par exemple, Luceria ou Canusium), où les victoriati étaient souvent frappés pendant la Seconde Guerre punique (vers 206-195 av. J.-C.). Marque du monétaire : Les monétaires romains utilisaient des symboles personnels pour marquer leurs émissions. Le couteau pourrait être lié à un individu ou une famille impliquée dans la production monétaire. Symbolisme culturel ou religieux : Le couteau, en tant qu’outil sacrificiel, pourrait avoir une connotation religieuse, évoquant des rituels ou des offrandes associés à la victoire (thème central du victoriatus avec la déesse Victoria). Lieux de découverte (2 exemplaires)

485AN – Denier Anonyme

485AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, une foudre. British Museum 3.71g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 119/2 – Syd. 246 La foudre (ou éclair) présente sur le revers de cette monnaie a une signification symbolique forte dans le contexte de la République romaine : Symbole de Jupiter : La foudre est l’attribut principal de Jupiter, le dieu suprême du panthéon romain, associé à la victoire, à la puissance divine et à la protection de l’État romain. En l’incluant sur la monnaie, Rome revendique la faveur divine pour ses succès militaires, notamment après la Deuxième Guerre punique (218-201 av. J.-C.), période à laquelle cette monnaie est frappée (206-195 av. J.-C.). Célébration de la victoire : La foudre renforce l’idée de triomphe, suggérant que la victoire romaine est soutenue par la puissance divine de Jupiter, garant de l’ordre et de la suprématie de Rome. Marque distinctive : La foudre sert également de symbole de contrôle ou de marque d’atelier pour différencier cette série des autres. Les magistrats monétaires utilisaient souvent des symboles spécifiques pour identifier leurs émissions, et la foudre pourrait aussi refléter une signature ou une référence personnelle d’un monétaire. Contexte culturel : Dans l’imaginaire romain, la foudre est un signe de puissance et d’autorité divine, souvent liée aux augures et à la légitimité des actions de l’État. Son inclusion sur une monnaie destinée à circuler en Italie du Sud et en Grèce, régions influencées par la culture hellénistique, pouvait aussi renforcer l’image de Rome comme puissance dominante. En résumé, la foudre sur le cette monnaie symbolise la protection divine de Jupiter, la légitimité de la victoire romaine et sert de marque distinctive pour cette émission monétaire. Lieux de découverte (2 exemplaires)

473AN – Denier Anonyme

473AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, un gouvernail. Bibliothèque nationale de France 3.83g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Métal : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 117A/1 – Syd. 261 – BMC 446 Le gouvernail, tout comme les autres symboles qui apparaissent sur les premières frappes de deniers romains anonymes, a une signification symbolique importante et est lié au contexte historique de l’époque. La symbolique du gouvernail La domination maritime : Le gouvernail, associé au navire, est un symbole de la maîtrise de la mer. En pleine guerre contre la principale puissance navale de l’époque, Carthage, l’apparition de ce symbole sur la monnaie romaine est une claire proclamation des ambitions de Rome. C’est un message de confiance en sa propre puissance navale et de son désir de contrôler les routes maritimes. La stabilité et la direction : Le gouvernail est l’instrument qui permet de diriger un navire, de maintenir le cap et de le mener à bon port. En période de crise et d’incertitude liées à une guerre majeure, ce symbole pouvait rassurer la population. Il représentait la capacité de l’État romain à garder le cap, à surmonter les tempêtes et à diriger les affaires de la République avec fermeté. La Fortune (Fortuna) : Le gouvernail est l’un des attributs les plus fréquents de la déesse romaine Fortuna, qui symbolise la chance, la destinée et le sort des hommes et des États. En plaçant un gouvernail sur la monnaie, Rome s’associait symboliquement à cette divinité, montrant que sa destinée était sous la protection des dieux et qu’elle avait le contrôle sur son avenir. En résumé Le gouvernail sur ce type de denier anonyme n’est pas un simple ornement. C’est un message de propagande puissant et visuel, destiné à un large public. Il exprime la détermination de Rome à prendre le contrôle de la mer, sa confiance en sa propre stabilité politique et son destin exceptionnel, tout en s’attirant la bienveillance des divinités. Lieux de découverte (23 exemplaires)

471AN – Denier Anonyme

471AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, un taureau chargeant à gauche ou à droite. British Museum 3.53g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 116/1  Variante 1 : taureau chargeant à gauche Références : RRC 116/1a , Syd. 281 Variante 2 : taureau chargeant à droite Références : RRC 116/1b , Syd. 280. British Museum 3.51g Le taureau sur cette monnaie romaine, en particulier celle de la République, a plusieurs significations possibles, car les symboles sur les monnaies pouvaient représenter différents aspects du pouvoir et de l’identité romaine. Dans le contexte des premières émissions de deniers, le taureau peut être interprété de plusieurs manières : Symbole de la force et de la puissance : Le taureau est un animal puissant, souvent associé à la virilité, à la force et au courage. Sa présence sur la monnaie peut symboliser la force militaire et la vitalité de l’État romain, surtout à une époque de conflits majeurs comme la Seconde Guerre punique. Marque de monétaire : Plus souvent, le taureau fait partie des marques de contrôle ou des symboles personnels du « monétaire » (magistrat chargé de la frappe des monnaies). Chaque émission pouvait avoir un symbole unique pour identifier la personne responsable. Le taureau était donc un « symbole privé » de la famille du monétaire, qui avait un lien historique ou mythologique avec cet animal. Lien avec l’Italie : Un taureau est également un symbole fort pour l’Italie. On a pu le voir, par exemple, sur les monnaies frappées par les insurgés italiens pendant la Guerre Sociale (91-88 av. J.-C.), où le taureau italien est représenté écrasant la louve romaine. Dans ce contexte, il symbolise l’identité italique. Cependant, sur une monnaie romaine officielle, sa signification est différente : il peut évoquer la prospérité agricole et la fertilité des terres italiennes, qui étaient la base de la richesse et de la puissance de Rome. Référence mythologique : Le taureau peut aussi faire référence à des mythes ou des légendes romaines ou italiques. Un exemple notable est la légende des Samnites, qui auraient été conduits par un taureau lors de leur migration. Dans le cas précis de cette monnaie, qui combine le taureau avec les Dioscures, le symbole du taureau sous les chevaux est très probablement une marque de contrôle ou une marque de monétaire. Il permettait de distinguer cette série de frappes d’autres deniers contemporains, tout en renforçant le message de force et de protection divine (représentée par les Dioscures) qui émanait de la monnaie romaine. Lieux de découverte (16 exemplaires)

470AN – Denier Anonyme

470AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, un trident. British Museum 3.89g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 115/1 – Syd. 268 – BMC 443 Le trident sur cette monnaie a une signification précise en numismatique romaine. Il ne s’agit pas d’un simple élément décoratif, mais d’une marque qui permet d’identifier la monnaie. Rôle du trident sur le denier aux Dioscures Le trident sur ce denier est une marque d’atelier ou de monétaire. Au début de l’émission des deniers, ces marques servaient à différencier les émissions anonymes. La présence d’un symbole comme le trident indique qu’il s’agit d’une variante spécifique du denier aux Dioscures. Ces symboles servaient à : Différencier les séries de frappe : Les monétaires (magistrats responsables de la frappe des monnaies) utilisaient ces symboles pour distinguer leurs propres émissions de celles des autres ateliers ou monétaires. Permettre le contrôle de la production : Ces marques facilitaient le suivi et la gestion de la frappe par les autorités romaines. En cas de problème de qualité ou de poids, elles permettaient d’identifier la série en question. Signification symbolique du trident Bien que son rôle principal soit technique, le trident a une forte symbolique dans la mythologie. Il est l’attribut du dieu romain Neptune, dieu des mers et des océans. Il peut aussi faire référence à une lignée ou à un événement lié à la famille du monétaire. Dans un contexte plus large, le trident peut symboliser le pouvoir sur la mer et la puissance navale de Rome. En résumé, le trident sur cette monnaie est un marqueur qui aide les numismates à la classer et à la dater avec précision, tout en portant une symbolique liée à la puissance maritime ou au monétaire de l’époque. Lieux de découverte (24 exemplaires)

465AN – Denier Anonyme

465AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, une petite proue de bateau à gauche (rostrum tridens). British Museum 4.02g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 114/1 – Syd. 244 Le rostrum tridens est un élément emblématique de la monnaie républicaine romaine, et sa présence sur cette monnaie a une signification précise liée au contexte historique. Signification du rostrum tridens Un rostrum est un éperon de navire de guerre. C’était la partie pointue, généralement en bronze, à la proue d’une galère, utilisée pour enfoncer et couler les navires ennemis. Le rostrum tridens est un type de rostre à trois dents ou « trident ». Sa représentation sur les monnaies, et particulièrement sur les deniers anonymes de la République romaine, fait directement référence aux victoires navales de Rome. Contexte historique La période de frappe de cette monnaie (206-195 av. J.-C.) correspond à la fin de la Deuxième Guerre Punique et aux conflits qui ont suivi. C’est une période où la puissance maritime de Rome est à son apogée, ce qui lui a permis de vaincre Carthage. Célébration des victoires navales : Le rostrum tridens est un symbole de la suprématie navale romaine, en particulier lors des guerres contre Carthage. Sa présence sur la monnaie sert à glorifier les succès militaires de la République, qui ont assuré son expansion et sa domination sur le bassin méditerranéen. Symbole de la République : Il s’agit d’un symbole anonyme et collectif. Contrairement aux monnaies ultérieures de la période impériale qui célébraient un empereur spécifique, cette monnaie met en avant un succès de la République elle-même. La victoire est celle de Rome, pas d’un individu. Le rostrum représente la puissance et la solidité de l’État romain. Un marque de l’atelier monétaire : Bien que sa signification symbolique soit forte, il est également possible que le rostrum tridens servait de marque d’identification pour l’atelier monétaire qui a frappé ces pièces. Dans le système monétaire républicain, les magistrats monétaires utilisaient souvent des symboles pour distinguer leurs émissions. En résumé, le rostrum tridens sur cette monnaie est un puissant symbole de la force navale et des victoires militaires de la République romaine, un rappel des triomphes qui ont permis à Rome de devenir la puissance dominante de son époque. Enregistrer Enregistrer Enregistrer Lieux de découverte (27 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer

453AN – Denier Anonyme

453AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, lettre de contrôle X, devant un decempeda. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline.  British Museum 4.01g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 112/2a – Syd. 240 Variante : Avec un decempeda au droit + un autre au revers sous les chevaux Références : RRC 112/2b – Syd. 241 British Museum 3.82g La présence d’une « decempeda » sur une monnaie romaine n’est donc pas une simple décoration. Elle a une signification politique et sociale très forte : Réforme agraire et distribution des terres : Le symbole de la décempeda est généralement associé à des magistrats (souvent des triumvirs monétaires) qui étaient également responsables de l’administration et de la distribution des terres publiques (ager publicus). La pièce commémore leur rôle dans ces réformes agraires. Légitimité et propagande : En affichant cet instrument, le magistrat monétaire signalait au peuple et aux élites son implication dans un programme populaire et essentiel à la vie de la République. Il s’agissait d’un outil de propagande pour mettre en avant ses réalisations. Pour ce qui est de cette monnaie, il est important de noter que ce type de monnaie est anonyme, ce qui rend l’identification de symboles spécifiques à des magistrats plus difficile. Cependant, il existe d’autres monnaies républicaines, notamment des deniers, qui présentent clairement la décempeda, comme celles frappées par des familles telles que les Marcius Philippus ou les Cordia, pour mettre en valeur leur implication dans les distributions de terres. La présence de ce symbole sur cette monnaie aurait la même signification liée à l’administration des terres. Enregistrer Enregistrer Enregistrer Lieux de découverte (8 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer

451AE – Denier Aelia – Aélius

451AE – Denier Aelia – Aélius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : (AL) // ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline.  British Museum 4.1g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Aelia Références : RRC 111/1 – B.1 (Aelia) – Syd. 276 Ce denier est associé à la Gens Aelia. Bien que la monnaie soit techniquement une émission « anonyme » car elle ne porte pas le nom d’un monétaire spécifique, les études numismatiques, notamment celles de Crawford dans le « Roman Republican Coinage » (RRC) et de Babelon (voir ci-dessous), l’attribuent à cette famille. L’inscription sur la monnaie ne contient pas le nom complet du monétaire, mais un monogramme qui a été lié à la Gens Aelia. Voici quelques détails supplémentaires sur cette connexion : Marque de monétaire : La monnaie porte un monogramme, une ligature des lettres « A » et « L » (AL), qui a été interprété comme désignant un certain Allius de la Gens Aelia. C’est l’une des premières pièces de monnaie romaine à comporter une telle marque, bien qu’elle soit encore indirecte. Contexte numismatique : Ce denier fait partie des premières séries d’émissions du nouveau système monétaire en argent. Il est frappé en Sicile entre 209 et 208 av. J.-C., une période où la région était un important théâtre d’opérations durant la Seconde Guerre Punique. Signification : Le fait que le monétaire, même de manière anonyme ou via un monogramme, appose sa marque sur la monnaie est un pas important vers la personnalisation des émissions monétaires, un phénomène qui deviendra plus courant par la suite, avec des familles inscrivant leur nom pour des raisons politiques ou de prestige. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Allius. Monétaire vers 530 (224 av. J. C.) Ce n’est que conjecturalement que nous attribuons à un personnage du nom d’Allius le denier sur lequel on lit simplement le monogramme (AL). Mommsen a omis d’enregistrer cette pièce, ou plutôt il l’a confondue avec celle qui porte le monogramme (AN). C’est Cohen qui, quelques années après la publication de son livre, a fait connaître, pour la première fois, ce denier en l’attribuant à la famille Allia. Récemment, M. 0. di Dio le publiait de nouveau, en le croyant inédit, mais en proposant aussi de le donner à un Allius inconnu dans l’histoire. La date de cette monnaie doit être un peu antérieure à l’an 537. Lieu de découverte (1 exemplaire)