206AN – Denier Anonyme

206AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous, une corne d’abondance. British Museum 4.28g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 207 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 58/2 – Syd. 229 La corne d’abondance (cornu copiae en latin) est un objet mythologique en forme de corne de ruminant ou de coquille de triton utilisé par Ploutos, le dieu grec de la richesse et de l’abondance. La Corne d’Abondance est un symbole bien connu de l’abondance, de la fécondité, de la fertilité et de la joie. Les Cornes d’Abondance sont très fréquemment représentées sur les monnaies antiques en général et sur les monnaies romaines en particulier. Certains auteurs de l’antiquité ont identifié la corne d’abondance comme étant la corne d’Amalthée, la chèvre nourricière de Jupiter enfant. D’autres auteurs antiques prétendent que la corne d’abondance est celle que Hercule prit sur la tête d’Acheloüs lors de sa rencontre avec ce monstre protéen, et que les nymphes prirent pour la convertir en corne d’abondance. Corne d’Abondance Lieux de découverte (22 exemplaires) Enregistrer
223AN – Denier Anonyme

223AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Le casque a une visière droite ou presque droite. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous, un caducée couché. British Museum 4.05g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Italie centrale Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 60/1a – Syd. 163 À l’époque de la République Romaine, les monétaires (souvent des magistrats appelés tresviri monetales) étaient responsables de la production des pièces et avaient la possibilité de faire figurer des symboles ou des initiales sur les monnaies pour indiquer leur autorité ou pour commémorer des événements ou des ancêtres de leur famille. Le caducée, en tant qu’attribut de Mercure, pouvait également symboliser la prospérité ou le commerce, des concepts que le monétaire souhaitait peut-être associer à son émission. Variante 1 : sans caducée au revers Référence : RRC 60/1a Nurmismatica Ars Classica 4.01g Variante 2 : le casque de Roma à l’avers a une visière incurvée. Référence : RRC 60/1c Bibliothèque nationale de France 3.52g Bibliothèque nationale de France 3.52g Lieux de découverte (4 exemplaires)
231AN – Denier Anonyme

231AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Victoria (la Victoire) à gauche les couronnant. British Museum 4.26g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Italie centrale Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 61/1 – Syd. 147 L’iconographie de « Victoria couronnant » est avant tout un message de triomphe, de succès, de légitimité divine et de protection. Sur les monnaies romaines : Cette image était omniprésente. Elle servait de propagande pour : Célébrer des victoires militaires spécifiques : Chaque fois qu’une armée romaine remportait une bataille décisive, l’empereur ou le magistrat en charge pouvait émettre des monnaies montrant Victoria couronnant, pour rappeler ce succès. Affirmer la « chance » ou la « faveur divine » du dirigeant : Représenter Victoria couronnant l’empereur (même de manière implicite) renforçait l’idée qu’il était le favori des dieux, destiné à la victoire. Inspirer confiance aux troupes et à la population : Voir la déesse de la Victoire sur les pièces qu’ils utilisaient quotidiennement pouvait renforcer le moral et la confiance dans le destin de Rome. En somme, l’iconographie de Victoria couronnant est un puissant symbole visuel de la victoire assurée et de la gloire éternelle dans le monde romain. Lieux de découverte (2 exemplaires)
261AN – Denier Anonyme

261AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, un épi de blé. Bibliothèque nationale de France 4.4g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 68/1a Variante : Sans épi de blé sous les chevaux au revers Référence : RRC 68/1b – Syd. 191 British Museum 4.45g L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République. Lieux de découverte (6 exemplaires)
276AN – Denier Anonyme

276AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, un épi de blé. British Museum 4.7g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 72/3 – Syd. 193 L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République. Lieux de découverte (7 exemplaires)
289AN – Denier Anonyme

289AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, une « Dolabella ». British Museum 4.3g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme (probable Cornelia) Références : RRC 73/1 – Syd. 196 La présence de la dolabella est cruciale en numismatique romaine. Elle permet d’attribuer cette émission à une famille ou à un magistrat spécifique, même en l’absence de leur nom explicite sur la pièce. Dans ce cas, la dolabella pourrait fait référence à la gens (famille) Cornelia Dolabella, et plus précisément à Cnaeus Cornelius Dolabella, qui était un consul romain important. L’historique des Cnaeus Cornelius Dolabella est un peu complexe, car plusieurs personnalités de la gens (famille) Cornelia ont porté ce nom. Il est donc important de ne pas les confondre. Ce denier pourrait être lié à un Cnaeus Cornelius Dolabella qui aurait vécu au IIe siècle av. J.-C., probablement un ancêtre du plus célèbre Cnaeus Cornelius Dolabella, qui vécut au Ier siècle av. J.-C. C’est ce dernier qui est le plus documenté. Voici quelques informations sur le plus connu d’entre eux : Période : Ier siècle av. J.-C. Carrière politique : Il fut un homme politique et un militaire romain important, partisan de Sylla. Il atteignit le sommet du cursus honorum en devenant consul en 81 av. J.-C., aux côtés de Marcus Tullius Decula, sous la dictature de Sylla. Actions militaires : Il fut proconsul de Macédoine entre 80 et 78 av. J.-C. où il remporta une victoire contre les Thraces. Affaire judiciaire : À son retour à Rome, il fut accusé de concussion (malversations) par le jeune Jules César, qui débutait alors sa carrière d’orateur au Forum. Cnaeus Cornelius Dolabella fut défendu par des orateurs renommés et fut finalement acquitté. Enregistrer Lieux de découverte (3 exemplaires) Enregistrer
291TE – Denier Terentia – Caius Terentius Varro

291TE – Denier Terentia – Caius Terentius Varro Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : C(VAR) // ROMA (Caius Varron) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 4.29g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Gens : Terentia Métal : Argent Références : RRC 74/1 – Syd.199 Ce denier avec cette légende pose un problème de datation. Il est sensé avoir été frappé en 209-208 avant J.-C. Ces pièces sont lourdes et ont un poids théorique de 4,51 g (4 scrupules). Une première réduction pondérale est intervenue après 207 avant J.-C., abaissant le poids du denier qui passe du 1/72e de livre au 1/82e de livre (3,96 g). Nous attribuons naturellement cette pièce à la seconde période. Cette hypothèse est confirmée par les arguments d’Hubert Zehnacker, Moneta, op. cit., p. 397 qui date le denier et le très rare quinaire qui l’accompagne de 205 avant J.-C. dans le cadre de la septième série et n’est pas contredit par D. Sear dans son ultime version du Roman Coins avec une datation large (211-206 avant J.-C.) De plus cette série présente : “une nouveauté notable : c’est l’introduction de noms de monétaires sous une forme encore abrégée et monogrammatique, mais avec déjà deux éléments : prénom et gentilice (C. Allius) ou prénom et cognomen (C. Varro)”. Caius Terentius Varro, en tant que monétaire, a joué un rôle dans l’évolution du monnayage romain en introduisant son nom sur le denier RRC 74/1, une pratique qui deviendra courante sous la République. Membre de la gens Terentia, il opérait dans un contexte de guerre et de réformes économiques. Pour des informations plus précises sur sa carrière ou sa famille, des recherches archéologiques ou épigraphiques supplémentaires seraient nécessaires. Lieux de découverte (4 exemplaires)
293AE – Denier Aelia – C. Aelius

293AE – Denier Aelia – C. Aelius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : C(AL) // ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 4.15g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Aelia Références : RRC 75/1a – B.2 (Aelia) – Syd. 198 Variante 1 : Roma avec boucle sous la visière et boucle sur l’épaule gauche Référence : RRC 75/1b British Museum 3.92g Lieux de découverte (3 exemplaires) Il est important de noter que dans la République romaine, les monétaires étaient des magistrats, généralement jeunes, chargés de la supervision de la frappe des monnaies. Leur nom sur les pièces servait de marque d’autorité et de responsabilité. Cependant, le peu de sources écrites de l’époque rend souvent difficile d’établir avec certitude l’identité précise et la carrière de ces individus, surtout pour les périodes anciennes. Le monétaire C. Aelius est une figure très obscure de l’histoire romaine. Bien que son nom soit associé à cette émission, il est probable qu’il n’ait pas accédé à des fonctions publiques majeures par la suite. Il ne faut pas le confondre avec des figures plus célèbres portant le nom d’Aelius, comme l’empereur Lucius Aelius Verus (adopté par Hadrien au IIe siècle apr. J.-C.), ou des membres éminents de la gens Aelia (la famille Aelia) qui ont vécu à des époques différentes. Son existence est principalement attestée par les monnaies qu’il a émises, ce qui souligne le rôle crucial de la numismatique pour la connaissance de l’histoire et des structures de pouvoir de la République romaine. Ce denier , avec le nom de C. Aelius, est un témoignage tangible de la gestion monétaire à Rome pendant la Seconde Guerre punique, une période de grande instabilité et de besoins financiers pour l’État romain.
294AN – Denier Anonyme

294AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X et une branche de laurier. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 3.91g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 76/1a – Syd. 201 Variante 1 : Roma avec boucle sous la visière (parfois absente) et boucle sur l’épaule gauche Référence : RRC 76/1b British Museum 4.25g Variante 2 : Branche nouée avec filet et Roma avec boucle sous la visière. Référence : RRC 76/1c British Museum 4.39g Variante 3 : Branche nouée avec filet et Roma avec boucle sous la visière et boucle sur l’épaule gauche. Référence : RRC 76/1d British Museum 4.62g Dans la Rome antique, le laurier était un symbole de victoire, d’honneur et de triomphe. La présence de ce symbole sur la monnaie n’est pas fortuite. Ce denier a été frappé vers 209-208 av. J.-C., une période décisive de la Seconde Guerre punique, où Rome se battait pour sa survie et son hégémonie contre Carthage. En plaçant la branche de laurier sur la monnaie, l’État romain renforçait plusieurs messages importants : Victoire militaire : Le laurier célèbre les succès de l’armée romaine. Gloire et honneur : Il rend hommage aux commandants et aux soldats. Propagande : C’est une affirmation de la puissance et de la légitimité de Rome, destinée à inspirer confiance et loyauté chez les citoyens et les alliés. La branche de laurier, en tant que marque sur le denier, contribue donc à l’iconographie de la monnaie, transformant un simple objet de transaction en un puissant symbole de la grandeur et du succès de la République romaine en temps de guerre. Lieux de découverte (7 exemplaires)
300AN – Denier Anonyme

300AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, un épi de blé et bâton courbé. Bibliothèque nationale de France 3.67g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 77/1 – Syd. 283 Lieu de découverte (8 exemplaires) L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République.