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1450LI – Quinaire Licinia – Aulus Licinius Nerva

1450LI – Quinaire Licinia – Aulus Licinius Nerva Avers : NERVA Tête casquée de Roma à droite. Revers : A. LICINI (Aulus Licinius) Victoire marchant à droite, tenant palme et une couronne. Bibliothèque nationale de France 1.83g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Licinia Références : RRC 454/3 – B.25 (Licinia) – Syd.956a Ce quinaire, frappé en 47 av. J.-C. par le magistrat Aulus Licinius Nerva, s’inscrit dans une période charnière de l’histoire romaine : la fin de la guerre civile entre Jules César et les partisans de Pompée. Voici l’analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte historique. 1. Contexte Historique : L’ordre césarien En 47 av. J.-C., Rome est sous la dictature de Jules César. Ce quinaire est émis à un moment où César, après sa victoire à Pharsale (48 av. J.-C.) et son séjour en Égypte, s’apprête à affronter les derniers républicains en Afrique (bataille de Thapsus). L’autorité émettrice : Aulus Licinius Nerva était un triumvir monetalis (magistrat monétaire). À cette époque, ces postes étaient souvent confiés à de jeunes partisans de César pour assurer le financement de l’effort de guerre et diffuser la propagande du dictateur. Fonction de la monnaie : Le quinaire (demi-denier) était une dénomination particulièrement utilisée pour la solde des troupes. Sa forte production cette année-là témoigne des besoins financiers massifs pour maintenir les légions césariennes. 2. Symbolisme de l’Avers : Minerva (Minerve) La tête de Minerve portant un casque corinthien est riche de sens : La Sagesse dans la Guerre : Contrairement à Mars (guerre brute), Minerve représente la stratégie, la discipline et l’intelligence militaire. Pour César, cela souligne que ses victoires ne sont pas dues au hasard, mais à son génie tactique. Légitimité de la Ville : Minerve est une divinité protectrice de Rome. Son image sur la monnaie réaffirme que le camp de César est le véritable garant des institutions et de la protection de l’Urbs. 3. Symbolisme du Revers : Victoria (La Victoire) Le revers montre la Victoire marchant, tenant une couronne et une palme. Le message politique : En 47 av. J.-C., ce type est un message clair de triomphe imminent. La Victoire ne vole pas, elle « marche », signifiant que le succès est déjà ancré dans la réalité terrestre. La Couronne et la Palme : Ce sont les attributs classiques du triomphateur. La palme symbolise la longévité de la victoire, tandis que la couronne de laurier est un honneur que César recevait alors de façon quasi permanente. Lien avec la Gens Licinia : Le nom A. LICINIV (Aulus Licinius) lie le prestige de la famille du monétaire aux succès de César. Comme je l’indique souvent, les monétaires utilisaient ces émissions pour rappeler les exploits de leurs ancêtres tout en servant le pouvoir en place. Le monétaire responsable de l’émission de ce quinaire est Aulus Licinius Nerva. Bien que sa biographie précise soit moins documentée que celle des grandes figures comme César ou Pompée, nous pouvons dresser son portrait à travers ses fonctions et son appartenance familiale. 1. Son Rôle : Triumvir Monetalis En 47 av. J.-C., Aulus Licinius Nerva occupe la fonction de triumvir monétaire (tresviri monetales). Ce poste était généralement la première étape du cursus honorum (la carrière des honneurs) pour les jeunes aristocrates romains. Il était responsable, avec deux collègues, de la surveillance de la frappe des monnaies à l’atelier de Rome. C’est à ce titre que son nom A·LICINIVS et son titre III·VIR apparaissent sur le revers de la pièce. 2. Son Allégeance Politique Aulus Licinius Nerva appartient au camp de Jules César. Soutien Césarien : Sa nomination en 47 av. J.-C. intervient alors que César est dictateur. Le choix de Fides (la Fidélité) sur ses pièces est un signe fort de son adhésion à la cause césarienne dans un climat de guerre civile. Carrière ultérieure : Il est identifié par les historiens comme le questeur de Decimus Junius Brutus (l’un des lieutenants de César, qui participera plus tard au complot contre lui). Cela confirme qu’il faisait partie du cercle restreint des officiers et magistrats entourant l’état-major césarien. 3. Son Origine Familiale : La Gens Licinia Il appartient à la gens Licinia, l’une des familles plébéiennes les plus illustres et les plus puissantes de Rome. Une lignée de prestige : Les Licinii ont produit des figures majeures comme le triumvir Crassus ou le général Lucullus. L’héritage des Nervae : Sa branche familiale, les Licinii Nervae, s’est distinguée par ses succès militaires. Comme mentionné précédemment, il utilise sa monnaie pour célébrer son ancêtre, le préteur de 142 av. J.-C., rappelant ainsi que sa famille a toujours été un pilier de la force militaire romaine. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon A. Licinius Nerva. Triumvir monétaire de 705 à 709 (49-45 av. J.-C.) On connaît plusieurs personnages ayant porté le nom de Aulus Licinius Nerva; le premier fut tribun du peuple en 576 (178 av. J.-C.), puis préteur en Espagne, en 588 (166 av. J.-C.) ; un autre, probablement fils du précédent, fut préteur en 611 (143 av. J.-C.) et l’année suivante gouverneur de la Macédoine. Le monétaire dont nous nous entretenons ici, descendait sans doute de ces personnages, mais il n’est pas connu historiquement, à moins que ce ne soit un certain Licinius Nerva, mentionné sans son prénom, et qui fut questeur de Decimus Brutus pendant la guerre de Modène. La même obscurité règne sur l’interprétation des types monétaires de ce magistrat. Nous ne connaissons pas les motifs qui l’ont poussé à représenter sur ses deniers la tête de la déesse de la Bonne Foi, à qui Numa fit, le premier, bâtir un temple. Peut-être un des ancêtres de A. Nerva fut-il prêtre de cette divinité qu’on appelle fides publica du temps des empereurs et qu’on représente sur les monnaies impériales, tenant une patère et une corne d’abondance.On a proposé de reconnaître dans le type du revers des deniers, le préteur A. Licinius Nerva qui, pendant sa préture en Macédoine, en 612 (142 av. J.-C.), battit Andriscus qui avait entrepris de restaurer le trône

1455AN – Quinaire Antia – Caius Antius Restio

1455AN – Quinaire Antia – Caius Antius Restio Avers : C·ANTIVS (Caius Antius) Buste de Diane à droite avec l’arc et le carquois. Revers : RESTIO  Cerf debout à droite, dont les cornes sont ornées de guirlandes. British Museum 2.03g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antia Références : RRC 455/3 – B.3 (Antia) – Syd.972 Ce quinaire, frappé en 47 av. J.-C., est une monnaie fascinante tant par son imagerie que par son contexte politique. Elle s’inscrit dans une période de transition majeure : la fin de la République romaine, marquée par l’ascension de Jules César. 1. Symbolisme de l’imagerie Le choix de Diane et du cerf par le magistrat monétaire Caius Antius Restio n’est pas anodin : La Diane au diadème (Avers) : Diane est la déesse de la chasse, mais aussi la protectrice des plébéiens et des esclaves (son temple sur l’Aventin était un sanctuaire plébéien). En la représentant avec un diadème plutôt qu’un simple bandeau, Restio souligne sa majesté divine. Elle symbolise ici la protection et la pureté dans un climat de guerre civile. Le cerf paré de guirlandes (Revers) : Le cerf est l’animal sacré de Diane par excellence. Le fait qu’il porte des guirlandes indique qu’il s’agit d’un animal destiné au sacrifice ou participant à une procession religieuse (supplicatio). Signification : Cela évoque la piété (pietas) du monnayeur et de sa famille envers les dieux pour obtenir la paix et la stabilité de Rome. 2. Contexte Historique (47 av. J.-C.) L’année de frappe est cruciale pour comprendre le message de la monnaie : L’après-Pharsale : César vient de vaincre Pompée (48 av. J.-C.) et se trouve en Égypte puis en Orient. Rome est dans un état d’incertitude. Frapper une monnaie aux effigies religieuses traditionnelles (Diane) plutôt qu’à la gloire d’un général est une manière d’affirmer la continuité des institutions républicaines. La Gens Antia : Caius Antius Restio était le fils du tribun de la plèbe du même nom (connu pour la Lex Antia Sumptuaria contre le luxe). En choisissant Hercule sur ses deniers (RRC 455/1) et Diane sur ses quinaires, Restio lie sa lignée aux divinités tutélaires anciennes de l’Italie. Le rôle du Quinaire : Contrairement au denier, le quinaire était souvent utilisé pour les distributions de monnaie au peuple ou aux soldats. Utiliser une imagerie religieuse apaisante (le cerf sacré) aidait à projeter une image de retour à l’ordre et à la faveur divine. Remarque : moins de dix exemplaires observés de ce quinaire. Le monétaire responsable de l’émission de ce quinaire est Caius Antius Restio (souvent désigné sous le nom de C. Antius C. f. Restio). Il est l’unique membre de la gens Antia à avoir exercé la fonction de magistrat monétaire, ce qui rend ses émissions particulièrement intéressantes pour l’étude de cette famille plébéienne. 1. Identité et Famille Filiation : Il est le fils de Caius Antius Restio, un homme politique célèbre pour avoir été tribun de la plèbe en 68 av. J.-C. Origines : La gens Antia est une famille plébéienne très ancienne. Elle revendiquait une origine mythologique prestigieuse en se disant descendante d’Antiades, fils d’Hercule et d’Aglaé. Cette généalogie explique pourquoi Hercule figure de manière proéminente sur les deniers de ce monétaire (RRC 455/1). L’héritage paternel : Son père était connu pour sa rigueur morale. Il fit voter la Lex Antia Sumptuaria, une loi visant à limiter le luxe et les dépenses excessives lors des banquets. On raconte qu’après le vote de cette loi, il refusa toujours de dîner en ville pour ne pas voir sa propre loi transgressée. 2. Sa carrière et le contexte de 47 av. J.-C. Caius Antius Restio (le fils) exerce sa fonction de monétaire à Rome en 47 av. J.-C., une année charnière : Le parti de César : Bien que les détails de sa carrière politique soient peu documentés, il opère sous la dictature de Jules César. Un hommage au père : Sur ses deniers, il fait frapper le portrait de son père. C’est un acte fort, car à l’époque républicaine, représenter un ancêtre récent (et non une divinité ou un ancêtre légendaire) était une marque de grande fierté familiale et une affirmation de prestige politique. Proscription : Il est probable qu’il s’agisse du même Antius Restio qui fut proscrit en 43 av. J.-C. par le second triumvirat (Antoine, Octave et Lépide). Selon la tradition, il aurait été sauvé par la fidélité d’un de ses esclaves qu’il avait autrefois traité avec humanité. 3. Les types monétaires de Restio Outre le quinaire à la Diane (455/3), il a émis : Le Denier (455/1) : Portrait de son père au droit et Hercule au revers. Le Denier (455/2) : Tête des dieux Pénates au droit et Hercule au revers. Des Sesterces (455/4/5/6) : Souvent avec des motifs liés à la piété ou aux traditions familiales. Le saviez-vous ? Le choix de Diane sur le quinaire pourrait être un clin d’œil à l’exil de son père à Lavinium, une ville où le culte des divinités anciennes (comme les Pénates ou Diane) était particulièrement vivace. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Très ancienne et d’origine plébéienne, la gens Antia compte parmi ses membres les plus illustres, Sp. Antius qui fut envoyé avec trois autres Romains, en qualité d’ambassadeur, à Lar Tolumnius, roi de Véies, l’an 316 (438 av. J.-C.). Les ambassadeurs furent assassinés et, en souvenir de leur malheur, on leur érigea des statues sur le Forum. Plus tard, les membres, de la gens Antia se fabriquèrent une origine étymologique fabuleuse, imitant en cela, la plupart des plus illustres familles de Rome ; ils se prétendirent issus d’Antiades fils d’Hercule et d’Aglaé. Les Antii comptent, parmi leurs illustrations, le tribun du peuple Antius Restio qui est célèbre par la loi somptuaire qu’il fit décréter en faveur du peuple, peu après le consulat d’Æmilius Lepidus, c’est à-dire vers l’an 680 (74 av. J.-C.). Son fils C. Antius Restio est

166AN – Quinaire Anonyme

166AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 2.43g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 211 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 44/6 – Syd. 169 Lieux de découverte (4 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer

172AN – Quinaire Anonyme

172AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 2.12g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 47/1a – Syd. 141 Variante 1 : Roma avec un nez plus gros Références : RRC 47/1b British Museum 1.97g

174AN – Quinaire Anonyme

174AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline.  Bibliothèque nationale de France 2.33g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 211 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 48/1 – Syd. 166

246MA – Quinaire Manlia – P. Manlius Vulso

246MA – Quinaire Manlia – P. Manlius Vulso Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : (MA) / ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 2.28g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sardaigne Datation : 210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Manlia Références : RRC 64/1 – Syd. 159 La famille des Manlii Vulsones est une famille patricienne importante à Rome, et plusieurs de ses membres ont occupé des postes de haut rang. Par exemple, Cnaeus Manlius Vulso fut consul en 189 av. J.-C. et Lucius Manlius Vulso Longus fut consul en 256 et 250 av. J.-C. Bien qu’il n’y ait pas de « P. Manlius Vulso » monétaire en 210 av. J.-C. documenté, il est possible qu’un membre de la famille ait pu occuper une telle fonction sans que son nom ne soit parvenu jusqu’à nous dans ce rôle précis.

259AN – Quinaire Anonyme

259AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V, un point au-dessous. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Bibliothèque nationale de France 1.92g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sardaigne Datation : 211 – 209 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 66/1 Ce quinaire  a été frappé pendant la Seconde Guerre Punique (218-201 av. J.-C.), une période cruciale pour la République romaine. C’est à cette époque que Rome a mis en place un nouveau système monétaire, avec l’introduction du denier (valant 10 as de bronze à l’origine) et de ses subdivisions, dont le quinaire (valant la moitié d’un denier, soit 5 as). L’émission de ces monnaies en argent était essentielle pour financer les efforts de guerre de Rome. Le choix des Dioscures (Castor et Pollux) sur le revers n’est pas anodin. Ces divinités étaient vues comme des protecteurs de Rome et de ses armées, souvent invoquées pour leur aide dans les batailles. Leur présence sur la monnaie pouvait servir à inspirer confiance et à symboliser la protection divine de la République.

277AN – Quinaire Anonyme

277AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, un épi de blé. British Museum 2.35g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 72/4- Syd. 194 L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République.

292TE – Quinaire Terentia – C. Terentius Varro

292TE – Quinaire Terentia – C. Terentius Varro Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : C(VAR) // ROMA (Caius Varron) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Bibliothèque nationale de France 1.59g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Terentia Références : RRC 74/2 – Syd. 200 Caius Terentius Varro, en tant que monétaire, a joué un rôle dans l’évolution du monnayage romain en introduisant son nom sur ce quinaire, une pratique qui deviendra courante sous la République. Membre de la gens Terentia, il opérait dans un contexte de guerre et de réformes économiques. Pour des informations plus précises sur sa carrière ou sa famille, des recherches archéologiques ou épigraphiques supplémentaires seraient nécessaires.

313AN – Quinaire Anonyme

313AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière marque de valeur V. Revers : (ROMA) / ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous, le monogramme de ROMA. British Museum 2.03g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 84/2 – Syd. 188 Le monogramme de ROMA est une ligature de plusieurs lettres, qui combine généralement les lettres R, O, M et A en un seul symbole compact. Cette forme d’écriture était un moyen efficace d’inscrire le nom de la ville de Rome dans un espace restreint, notamment sur les petites surfaces des monnaies. Caractéristiques du monogramme de ROMA : Aspect : Il est généralement composé des lettres R et O entrelacées, avec le M et le A ajoutés. L’apparence exacte peut varier légèrement en fonction du magistrat monétaire et de l’époque de la frappe. Emplacement sur la monnaie : Le monogramme de ROMA se trouve souvent au revers de la pièce, sous la scène principale (par exemple, un char, un cavalier, une divinité). Il peut aussi être placé dans le champ, à côté de l’image. Raison d’être : Il servait à identifier la monnaie comme une émission de la République romaine. À une époque où les ateliers monétaires étaient parfois décentralisés, cette inscription assurait l’authenticité et la légitimité de la pièce.