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1206CA – Quinaire Calpurnia – Lucius Calpurnius Piso Frugi

1206CA – Quinaire Calpurnia – Lucius Calpurnius Piso Frugi Avers : Anépigraphe Tête laurée d’Apollon à droite; marque de contrôle derrière la tête. Revers : L PISO (Lucius Piso Frugi) Victoria (la Victoire) debout à droite tenant une couronne dans la main droite et une épée et une lance dans la main gauche. British Museum 1.97g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 90 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Calpurnia Références : RRC 340/2a – B.13 (Calpurnia) – Syd.672 👤 Le Monétaire : L. Calpurnius Piso Frugi Il est identifié comme Lucius Calpurnius Piso (fils de Lucius, petit-fils de Lucius) Frugi (L. Calpurnius L.f. L.n. Frugi), dont le nom est abrégé en L. PISO FRVGI sur le revers de la monnaie. Date et Contexte : Il fut magistrat monétaire (Triumvir Monétaire) vers 90 av. J.-C., pendant l’époque critique de la Guerre Sociale (91-88 av. J.-C.). Cette guerre nécessita un financement massif, ce qui explique l’énorme volume de l’émission RRC 340/1, l’une des plus importantes de l’histoire républicaine. Carrière Postérieure : Les magistrats monétaires poursuivaient généralement des carrières politiques au sein du cursus honorum. Cependant, l’identité précise et les autres magistratures occupées par ce Lucius Calpurnius Piso Frugi particulier ne sont pas bien documentées après son monnayage. Il est possible qu’il soit mort au combat durant la Guerre Sociale.   🌳 L’Héritage Familial (Gens Calpurnia) Le choix des types monétaires (Apollon et le Cavalier) est un hommage direct à l’histoire de sa famille : Ludi Apollinares : Le type monétaire (Apollon et le cavalier de course) fait référence à l’institution des Jeux Apolliniens (Ludi Apollinares). Ces jeux furent institués par un ancêtre de la famille, le préteur Lucius Calpurnius Piso, en 212 av. J.-C. Surnom Frugi : Le surnom Frugi (qui signifie littéralement « frugal », « honnête », ou « homme de bien ») fut d’abord donné à un autre ancêtre, Lucius Calpurnius Piso Frugi (consul en 133 av. J.-C.). Cet ancêtre était célèbre pour son intégrité et était un historien et annaliste romain. Le monétaire de 90 av. J.-C. porte le même nom en hommage à cet illustre ancêtre. La Loi Calpurnia : La Gens Calpurnia est également associée à d’importantes lois, notamment la Lex Calpurnia de repetundis de 149 av. J.-C., qui a créé le premier tribunal permanent pour juger les cas de concussion des gouverneurs provinciaux.   ➡️ Le Fils : Caius Calpurnius Piso Frugi (RRC 408/1) Il est intéressant de noter que le fils de ce monétaire, Caius Calpurnius Piso Frugi, frappa également des deniers à Rome une génération plus tard, vers 67 av. J.-C. (référence RRC 408/1). Son fils reprit exactement les mêmes types monétaires (Apollon / Cavalier), soulignant la fierté familiale pour cet héritage. Le thème de la Victoire était un motif de revers très courant pour les quinaires romains de cette période. Bien que les deux types de monnaies aient été frappés par L. Calpurnius Piso Frugi et partagent le même avers (Apollon), le revers est différent pour des raisons de différenciation de valeur et d’adhérence à la tradition iconographique des petites coupures. Variante 1 : Légende L·PISO FRVGI Victoire debout à droite, tenant une couronne dans la main droite et une branche de palmier vers le haut ou sur l’épaule gauche. Références : RRC 340/2b – B.13 (Calpurnia) – Syd.673 British Museum 2.03g Variante 2 : Légende L·PISO FRVGI Victoire debout à droite tenant une couronne dans la main droite et une épée et une lance dans la main gauche. Références : RRC 340/2c – B.13 (Calpurnia) – Syd.675 British Museum 2.05g Variante 3 : Légende L·PISO FRVGI Victoire debout à droite, tenant une couronne dans la main droite et une branche de palmier sur l’épaule gauche. Références : RRC 340/2d – B.13 (Calpurnia) – Syd.673b British Museum 1.88g Variante 4 : Légende L·PI SO FRVGI Victoire debout à droite, tenant une couronne dans la main droite et une branche de palmier sur l’épaule gauche. Références : RRC 340/2e – B.13 (Calpurnia) – Syd.672b British Museum 2.18g Variante 5 : Légende L·PI SO FRVGI Marque de contrôle sous le menton d’Apollon à l’avers.  Références : RRC 340/2f – B.13 (Calpurnia) – Syd.672a British Museum 1.83g Variante 6 : Légende L·PI SO FRVGI Marques de contrôle sous le menton d’Apollon et derrière sa tête. Références : RRC 340/2g – B.13 (Calpurnia) – Syd.672g British Museum 1.69g Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Calpurnius Piso Frugi. Triumvir monétaire vers 665 (89 av. J.-C.) Ce monétaire était fils d’un personnage du. même nom qui servit avec distinction en Sicile en 621 (133 av. J.-C.) et mourut en Espagne où il remplissait les fonctions de propréteur vers 642 (112 av. J.-C.). Le magistrat monétaire, mentionné à plusieurs reprises par Cicéron, était, comme ses ancêtres, un homme de la plus grande honorabilité. Il se porta comme accusateur de P. Gabinius en 667 (87 av. J.-C.) et il fut avec Verrès en Sicile comme propréteur, en 680 (74 av. J.-C.). Il exerça les fonctions d’officier monétaire vers l’an 665 (89 av. J.-C.), comme Borghesi l’a induit des pièces qui portent E. L. P. (Ex lege Papiria). La loi Plaulia Papiria qui contenait, entre autres, des dispositions relatives aux monnaies, fut promulguée, en effet, en 665 . La grande quantité des monnaies de L. Piso Frugi peut être attribuée aux frais occasionnés par la guerre Sociale. On a dû convertir en numéraire les lingots de la réserve métallique de l’ærarium. C’est à cette circonstance que nous devons de savoir que cette réserve, en 665, montait à 17.410 livres d’or, 22.070 livres d’argent en lingot,et 6.135.400 sesterces (= 18.230 livres) en argent monnayé On monnaya ces lingots, et L. Piso Frugi fut chargé avec D. Junius Silanus de diriger cette émission extraordinaire. Les marques monétaires si nombreuses, que l’on trouve sur les pièces, n’avaient pas d’autre but, que de distinguer les coins, pour les ouvriers de l’atelier, et de permettre la vérification et le contrôle de cette abondance inusitée. Le chiffre ((|)) (10,000) relevé par Cavedoni montre la quantité énorme de deniers qui ont dû être frappés. La tête d’Apollon qui figure au droit de toutes les pièces ainsi que le cavalier au galop qui tient dans la main une palme, un fouet ou une torche, font allusion aux jeux célébrés en l’honneur d’Apollon, et dont l’institution avait eu lieu en

1170EG – Quinaire Egnatuleia – Caius Egnatulieus

1170EG – Quinaire Egnatuleia – Caius Egnatulieus Avers : C. EG(NAT)(VL)EI C.F Q (Caius Egnatuleius Caii Filius Quæstor, Ciaus Egnatuleius fils de Caius questeur) Tête laurée d’Apollon à droite. Revers : Q // ROMA Victoire drapée debout à droite, tournée à gauche, posant un bouclier sur un trophée d’armes placé dans le champ à gauche, derrière une longue javeline et un carnyx. British Museum 1.91g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 97 avant J.C. Matière : Argent Gens : Egnatuleia Références : RRC 333/1 – B.1 (Egnatuleia) – Syd.588 👤 Caius Egnatuleius Caii Filius Quæstor Nom Complet sur la monnaie : La légende de l’avers, C. EG(NAT)(VL)EI C. F. Q., se traduit par Caius Egnatuleius Caii Filius Quæstor (Caius Egnatuleius, fils de Caius, questeur). Fonction : Il a exercé la fonction de Questeur (Q.) au moment de la frappe de cette monnaie vers 97 av. J.-C. Famille (Gens) : Il appartenait à la gens Egnatuleia, une famille plébéienne (roturière) de Rome. Notoriété : La gens Egnatuleia était relativement peu connue et n’a pas atteint les plus hautes magistratures romaines (les cursus honorum supérieurs) avant longtemps. C. Egnatuleius lui-même n’est pas connu pour avoir progressé au-delà de la questure (la première étape du cursus honorum). Son rôle de monétaire était lié à sa charge de questeur, probablement en tant que questeur urbain ou chargé de l’administration monétaire. Contexte Politique : L’iconographie de sa monnaie (la Victoire et le carnyx—trompette gauloise—sur le trophée) est souvent interprétée par les historiens comme une célébration des victoires de Marius sur les Cimbres et les Teutons (tribus gauloises) en 102-101 av. J.-C. Cela suggère que C. Egnatuleius était probablement un partisan de Marius, une figure politique majeure de l’époque. En résumé, C. Egnatuleius C. f. est un exemple typique de magistrat monétaire républicain : il a laissé une trace dans l’histoire grâce à la monnaie qu’il a émise, mais son rôle dans la vie publique romaine après sa questure est resté obscur. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille plébéienne est peu connue et nous ne pouvons mentionner que deux de ses représentants. L’un, L. Egnatuleius, plusieurs fois cité par Cicéron, était questeur en 710 (44 av. J.-C.), et il commandait la quatrième légion qui déserta le camp de Marc Antoine pour passer dans l’armée d’Octave. L’autre, C. Egnatuleius, qui vivait à une époque plus ancienne, n’est connu que par le quinaire qui porte son nom et auquel Cavedoni assigne la date de 653, (101 av. J.- C.) C. Egnatuleius a dû être triumvir monétaire avec T. Cloulius et P. Vettius Sabinus qui ont frappé des quinaires comme lui. Ces quinaires se rapprochent du type du victoriat, mais ils portent l’indication de leur valeur Quinarius, et ils appartiennent à l’époque de transition que nous avons caractérisée dans notre Introduction. Le casque du trophée, orné de cornes de taureau, et le carnyx qui est aux pieds, paraissent faire allusion à des succès militaires remportés sur les Gaulois ; mais, en l’absence de textes, nous ne pouvons formuler à ce sujet que des conjectures. On a interprété par quaestor la lettre Q. qui figure au droit du quinaire ; mais cette lecture nous paraît devoir être repoussée. Lieux de découverte (420 exemplaires)

1169CL – Quinaire Cloulia – Titus Cloulius

1169CL – Quinaire Cloulia – Titus Cloulius Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite, avec marque de contrôle soit derrière, soit dessous ou soit devant. Revers : T. CLO(VL)I // Q (Titus Cloulius// questeur) Victoire drapée debout à gauche, tournée à droite, tenant une palme de la main gauche et couronnant de la main droite un trophée d’armes placé dans le champ à droite à ses pieds un captif assis, tourné à gauche, derrière un carnyx. British Museum 1.85g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 98 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cloulia Référence : RRC 332/1 🏛️ Titus Cloelius, le Monétaire (vers 98 av. J.-C.) Fonction et Date : Titus Cloelius a exercé la fonction de triumvir monetalis (l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome) autour de l’année 98 av. J.-C. Allusion Politique : Comme mentionné précédemment, le revers de son quinaire, avec la Victoire couronnant un trophée, un captif et le carnyx (trompe gauloise), est très fortement interprété comme une référence aux victoires décisives de Caius Marius sur les Teutons (102 av. J.-C.) et les Cimbres (101 av. J.-C.). Cela place Titus Cloelius clairement dans le camp des partisans et des alliés politiques de Marius, l’une des figures majeures de la fin de la République. Autres mentions : Il est possible que ce monétaire ait été le fils d’un autre Titus Cloelius, qui fut lui-même triumvir monetalis vers 110 av. J.-C. et qui aurait été assassiné. Le monétaire de 98 av. J.-C. aurait été accusé du meurtre de son père, puis acquitté, avant de devenir questeur vers 95 av. J.-C. Cependant, ces identifications et détails biographiques, bien que mentionnés dans certaines sources, sont basés sur des recoupements et restent prudents.   📜 La Gens Cloelia (Famille Cloelia) Origine : La gens Cloelia (ou Cluilia) était une famille romaine d’origine patricienne, prétendument originaire d’Albe-la-Longue et intégrée à Rome sous le règne du roi Tullus Hostilius. Héroïne Célèbre : La figure la plus célèbre des débuts de cette gens est Clélie (Cloelia), une héroïne semi-légendaire du début de la République (vers 508 av. J.-C.) qui s’échappa de l’étreinte des Étrusques en traversant le Tibre à la nage. Autres Membres : Plusieurs autres membres de la famille ont atteint des magistratures, principalement sous le cognomen Siculus (comme Quintus Cloelius Siculus, consul en 498 av. J.-C.), mais les informations biographiques détaillées pour les membres plus tardifs, comme le monétaire Titus Cloelius, restent limitées en dehors de leurs émissions monétaires. En résumé, Titus Cloelius est connu principalement par cette émission de quinaire, dont le type célèbre la victoire de Marius, un indice fort de ses affiliations politiques à la fin du IIe siècle av. J.-C. Variante 1 : Lettre de contrôle accompagnée ou non de globules sous le buste de Jupiter au droit Références : RRC 332/1b – Syd.586a  British Museum 1.83g Variante 2 : Lettre de contrôle accompagnée ou non de globules sous le menton de Jupiter au droit. Références : RRC 332/1c – Syd.586b British Museum 1.85g Variante 3 : Lettre de contrôle accompagnée ou non de globules derrière la tête de Jupiter au droit. Références : RRC 332/1a – Syd.586 British Museum 1.91g Etude sur les marques de contrôle à venir. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Cloulius. Monétaire vers 6,3 (101 av. J. C.) Ce magistrat qu’on a confondu avec le précédent qui était peut-être son père, eut pour collègues C. Egnatuleius et P. Vettius Sabinus. Il était de Terracine et il fut tué par ses propres fils peu avant l’année 674 (80 av. J.-C.). Cicéron et Valère Maxime parlent du procès célèbre qui s’ensuivit . On doit interpréter par quinarius et non par quaestor la lettre Q. qui figure au revers des quinaires de T. Cloulius et de ses collègues. Lieux de découverte (318 exemplaires)

1168VE – Quinaire Vettia – Publius Vettius Sabinus

1168VE – Quinaire Vettia – Publius Vettius Sabinus Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite, derrière lettre de contrôle. Revers : P. SABIN // Q (Publius Sabinus // Quæstor, Publius Sabinus questeur) Victoire drapée debout à gauche, tournée à droite, tenant une palme de la main gauche et couronnant de la main droite un trophée d’armes placé dans le champ à droite ; dans le champ inférieur à droite, lettre de contrôle identique à celle du droit. British Museum 1.93g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 99 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vettia Références : RRC 331/1 – B.1 (Vettia) – Syd.587 Le monétaire qui a frappé ce quinaire en 99 av. J.-C. est P. Sabinus. Voici les informations disponibles à son sujet, telles qu’elles sont documentées en numismatique :   🏛️ Identité et Contexte Nom Complet : L’inscription sur la monnaie est P. SABIN (pour Publius Sabinus). La référence numismatique complète le désigne parfois comme Publius Vettius Sabinus ou simplement P. Sabinus. Fonction : Il était l’un des trois magistrats monétaires (tresviri monetales) en fonction à Rome pour l’année 99 av. J.-C. Magistrature : L’initiale Q ou la mention P. SABIN Q que l’on trouve parfois sur les monnaies associées à cette émission suggère qu’il était probablement un Questeur (Quaestor). Les Questeurs étaient les magistrats les plus bas du cursus honorum (la carrière politique romaine) et étaient traditionnellement responsables du trésor de l’État (aerarium Saturni), ce qui les liait souvent à la frappe monétaire.   🪙 Le Thème de sa Monnaie Le revers de son quinaire montre la Victoire avançant à gauche, tenant une couronne et une palme, avec la légende P. SABIN en exergue. Interprétation : Les types de Victoire étaient très courants sur les quinaires de cette époque, mais leur usage est souvent interprété comme une célébration des succès militaires récents de la République. Certaines analyses numismatiques suggèrent que cette émission pourrait célébrer les victoires de Caius Marius sur les Cimbres et les Teutons (notamment en 102 et 101 av. J.-C.), car Marius était une figure politique majeure et l’oncle de Jules César, et l’émission a lieu juste après la fin de ces guerres. Comme pour la plupart des monétaires républicains, les détails précis sur la carrière politique ultérieure de P. Sabinus sont rares et difficiles à tracer avec certitude. Son rôle principal connu est celui de magistrat monétaire. Etude sur les marques de contrôle à venir. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Vettius Sabinus. Monétaire vers 653 (101 av. J.-C.) La médaille attribuée à ce personnage est un quinaire dont la légende ne porte que P. Sabinus. Aussi, cette attribution est-elle fort conjecturale, d’autant plus qu’un P. Vettius Sabinus est inconnu historiquement à l’époque où le quinaire en question a dû être frappé : on peut toutefois supposer que ce monétaire fut le père de P. Vettius. questeur en Sicile de 681 à 683 (73 à 71 av. J.-C.). Autrefois, on classait plus généralement ce quinaire à la famille Tituria. C ‘est Borghesi qui a proposé de le donner à un Vettius, pour cette seule raison qu’on ne connaît pas d’autre famille dans laquelle le prénom Publius et le cognomen Sabinus aient été aussi souvent portés. On a souvent interprété la lettre Q qui est à l’exergue du revers, par quaestor , mais il faut la traduire par Quinarius, comme sur les autres quinaires de la même époque. Il existe une grande analogie de fabrication entre le quinaire de P. Sabinus et ceux de Cloulius et d’Egnatuleius : ces trois magistrats ont dû faire partie du même collège monétaire . Lieux de découverte (168 exemplaires)

1161FU – Quinaire Fundania – Caius Fundanius

1161FU – Quinaire Fundania – Caius Fundanius Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite; marque de contrôle derrière la tête. (lettre latine accompagnée ou non de globule). Revers : C. FV(ND)AN // Q (Caius Fundanius, Questeur) Victoria (la Victoire) debout à droite, tenant une palme de la main gauche et couronnant de la main droite un trophée au pied duquel se trouve un captif agenouillé nu tourné à gauche. Bibliothèque nationale de France 1.92g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 101 avant J.C. Matière : Argent Gens : Fundania Références : RRC 326/2 – B.2 (Fundania) – Syd.584 Le monétaire responsable de l’émission de ce quinaire était Caius Fundanius (C. Fundan.). Voici les informations clés le concernant et sur son monnayage :   👤 Identité et Mandat Détail Description Nom Caius Fundanius (C. FVNDAN) Date d’activité 101 av. J.-C. Magistrature Questeur (Quaestor), comme l’indique la lettre Q figurant au revers de la monnaie. Gens Il appartenait à la gens Fundania, une famille plébéienne. Ce quinaire est très important historiquement et numismatiquement :   1. Commémoration des Victoires L’iconographie du revers est une référence claire aux victoires de Gaius Marius sur les tribus germaniques (Teutons et Cimbres) en 102 et 101 av. J.-C. : Le Trophée et le Captif symbolisent la défaite et la capture de l’ennemi. Le captif nu et agenouillé représente un soldat vaincu. Les trophées représentés sur ces pièces incluent parfois des éléments celtes caractéristiques, comme un carnyx (trompette de guerre gauloise). La Victoire couronnant le trophée confirme l’approbation divine pour le triomphe de Marius.   2. La Réapparition du Quinaire La frappe d’un quinaire à cette époque est notable. Cette dénomination, dont la production avait pratiquement cessé vers 170 av. J.-C., reprend l’iconographie de l’ancien Victoriat (une pièce similaire frappée au IIIe siècle av. J.-C.). Il est probable que C. Fundanius ait réintroduit ce type monétaire « sur mesure » pour l’occasion, peut-être pour une distribution au peuple lors du grand triomphe conjoint de Marius et Catulus en 101 av. J.-C. Ainsi, le denier (RRC 326/1) célèbre le Triumphator (Marius) lui-même, tandis que le quinaire (RRC 326/2) célèbre la Victoire et la soumission des captifs. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon On commence à voir paraître cette famille dans l’histoire romaine au milieu du troisième siècle avant notre ère ; mais elle n’eut toujours qu’un rôle médiocre et un seul de ses membres parvint au consulat, c’est C. Fundanius Fundulus, d’abord édile plébéien en 503(246 av. J.-C.) avec Ti. Sempronius Gracchus, puis consul en 511 (243 av. J.-C.) et envoyé en Sicile pour combattre Hamilcar Barcas qui s’était emparé de la ville d’Eryx. Un M. Fundanius fut tribun du peuple en 559 (195 av. J.-C.) ; il proposa avec son collègue L. Valeriusl’abrogation de la loi somptuaire Oppia.Le seul monétaire de la famille Fundania est C. Fundanius qui fit battre monnaie pendant sa questure. On peut identifier ce personnage avec C. Fundanius dont la fille épousa M. Terentius Varro. Ce C. Fundanius figure dans le premier dialogue de Varron de Re Rustiea. Il fut tribun du peuple en 682 (72 av. J.-C.). On peut admettre qu’il fut questeur en 653 (101 av. J.-C.), date de ses monnaies. C’est par Quaestor en effet, qu’il faut interpréter la lettre Q. qui figure sur le denier aussi bien que sur le quinaire . Quant au type du revers du denier, on pense qu’il représente C. Marius qui triompha en 653 (101 av. J.-C.) au retour de son expédition contre les Cimbres et les Teutons. L’enfant qui paraît sur un des chevaux du quadrige, est le fils de Marius, qui avait alors une dizaine d’années. Ce n’est pas le seul exemple que l’on ait sur les monnaies romaines du fils associé au triomphe de son père ; nous citerons un denier de Pompée, où l’on voit de même Sextus Pompée sur un des chevaux du quadrige de son père. Le quinaire de C. Fundanius peut donc faire allusion à un fait du même genre ; le personnage agenouillé aux pieds du trophée, sur le quinaire, est le roi des Teutons, Teutobodus qui fut fait prisonnier par Marius, à la bataille d’Aquae Sextiae. Lieux de découverte (75 exemplaires)

311AN – Quinaire Anonyme

311AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, fer de lance pointé vers le haut. British Museum 2.25g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 83/3 – Syd. 153 Sur les monnaies romaines, le fer de lance (ou « spearhead » en anglais) qui apparaît parfois en symbolique, notamment sur cette monnaie, a une signification très spécifique et est directement lié à la représentation de la Victoire. Voici ce qu’il faut en retenir : Symbole de victoire militaire : Le fer de lance est un attribut guerrier par excellence. Sa présence, en particulier sur le revers d’une monnaie qui représente la déesse Victoire couronnant un trophée, est une confirmation du thème central de la pièce : la victoire de Rome sur ses ennemis. Contexte de la Seconde Guerre Punique : L’émission de cette monnaie date d’une période critique de la guerre contre Hannibal. Dans ce contexte, chaque victoire, même minime, était un signe d’espoir et une preuve du courage romain. La monnaie servait de propagande, rappelant au peuple et à l’armée la valeur et la force de la République romaine. Marque d’atelier ou de série : Sur ces monnaies républicaines anonymes, de petits symboles ou des monogrammes étaient souvent utilisés pour différencier les émissions provenant de différents ateliers ou pour identifier une série spécifique de frappe. Le fer de lance pourrait donc également servir de marque d’atelier, bien que sa signification symbolique de victoire reste la plus forte et la plus cohérente avec le motif de la Victoire et du trophée. Lieu de découverte (1 exemplaire)