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399AN – Victoriat Anonyme

399AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : (TL) / ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée, au milieu le lettres T et L ligaturées. British Museum 3.35g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 98A/1b – Syd. 137 Lieux de découverte (25 exemplaires) La lettre « L » que l’on trouve sur ces monnaies romaines de cette série est la marque de l’atelier monétaire de Luceria. Cette lettre est une abréviation de la ville de Luceria (aujourd’hui Lucera, en Italie du Sud), où ces pièces ont été frappées durant la deuxième guerre punique. L’utilisation de ces marques d’atelier était courante pour les monnaies émises en dehors de Rome pour financer l’effort de guerre. Le « L » identifiait donc le lieu de production de la pièce. Quant à lettre T est une marque d’atelier, ou « marque de la monnaie », qui permettait d’identifier l’atelier de frappe ou le magistrat monétaire responsable de l’émission.

425VA – Victoriat Valeria – M. Valerius Laevinus

425VA – Victoriat Valeria – M. Valerius Laevinus Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : (KOP) (VAL) // ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 2.78g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Corcyra Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 101/1 – Syd. 118 Marcus Valerius Laevinus (vers 260–200 av. J.-C.) était un homme politique et général romain de premier plan pendant la Deuxième Guerre punique (218–201 av. J.-C.) et la Première Guerre macédonienne. Sa carrière inclut des rôles clés tels que : Préteur en Sicile (227 av. J.-C., bien que cette information manque de référence définitive). Consul (220 av. J.-C., probablement comme consul suffect, avec un débat sur les circonstances exactes de son élection). Préteur peregrinus (215 av. J.-C.), chargé de gérer les litiges impliquant des non-Romains et de commander des forces en Apulie. Propréteur en Macédoine (214–210 av. J.-C.), où il mena des opérations contre Philippe V de Macédoine. Consul (210 av. J.-C.), période durant laquelle il géra des campagnes en Italie et en Sicile. En 211-210 av. J.-C., Laevinus était profondément impliqué dans des efforts militaires et diplomatiques en Adriatique, notamment contre la Macédoine. Il négocia des alliances avec la Ligue étolienne et Attale Ier de Pergame, captura des villes comme Zakynthos, Oeniadae et Nasos, et passa l’hiver à Corcyre (actuelle Corfou). Il assiégea également Anticyre début 210 av. J.-C. avant de rentrer à Rome après avoir appris son élection au consulat. Ses actions furent cruciales pour contrer l’influence macédonienne et sécuriser les intérêts romains dans la région.

274AN – Victoriat Anonyme

274AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée, au milieu, au milieu un épi de blé pointé vers le haut. British Museum 3.61g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 72/1 – Syd. 194 Lieux de découverte (6 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès.

664AN – Victoriat Anonyme

664AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée, entre un casque. British Museum 3.21g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 168/1 – Syd.271 Sur le revers, le petit dessin de casque n’est pas un simple ornement, mais une marque de contrôle (ou symbole de série). Durant la République romaine, notamment avant l’apparition des noms de monétaires sur les deniers, les émissions de monnaies étaient distinguées par un système complexe de lettres, chiffres, et symboles. Fonction Administrative : Ce casque (ou tout autre symbole comme une ancre, une proue, une épée, etc.) servait à identifier la série de frappe et le magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) responsable de cette émission. Il s’agissait d’un outil de comptabilité et de contrôle de la qualité du monnayage. Les chercheurs se réfèrent d’ailleurs à cette monnaie comme faisant partie de la « série au casque ». Lieux de découverte (2 exemplaires)

661AN – Victoriat Anonyme

661AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 2.9g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 166/1 – Syd.313 Lieux de découverte (70 exemplaires) Ce Victoriat est un marqueur chronologique : il représente la fin de l’ère du victoriat en tant que monnaie d’argent à bas titre distincte, juste avant qu’elle ne soit remplacée par le quinaire (qui en a conservé le type) dans le système républicain.

652MA – Victoriat Matiena – Matienus

652MA – Victoriat Matiena – Matienus Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : (MAT) // ROMA  (Matienus. Rome) Victoire debout tournée à droite et couronnant un trophée. British Museum 2.91g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Matiena Références : RRC 162/1a – B.3 (Matiena)- Syd. 321 Variante : Légende (MT) au revers Référence : RRC 162/1b Department of Numismatics and Monetary History at the University of Vienna 2.21g Department of Numismatics and Monetary History at the University of Vienna 2.21g Le magistrat monétaire (ou triumvir monetalis) qui a émis cette monnaie est connu sous le nom de Matienus. Voici ce que l’on sait à son sujet et sur sa fonction : Titre : Il a exercé la fonction de magistrat monétaire à Rome. À cette époque (179-170 av. J.-C.), ces magistrats étaient chargés de superviser la frappe de la monnaie à la Monnaie de Rome. Période : Ses émissions sont datées par Crawford (RRC) de 179 à 170 av. J.-C., une période où les magistrats commençaient à apposer leur nom ou une abréviation sur les monnaies pour marquer leur autorité sur la production. Le Magistrat Matienus et sa Gens Identité : Le nom Matienus indique qu’il appartenait à la Gens Matiena. Notoriété : En dehors de cette émission monétaire, le magistrat Matienus lui-même est très peu connu par les sources historiques. Gens Matiena : La gens Matiena était une famille plébéienne de Rome. Les premiers membres de cette famille apparaissent dans l’histoire romaine à l’époque de la Seconde Guerre Punique (fin du IIIe siècle av. J.-C.). Lieux de découverte (10 exemplaires)

634AN – Victoriat Anonyme

634AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée, entre une mouche. British Museum 2.9g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 159/1 – Syd. 323 Pendant cette période de la République (environ 179-170 avant J.-C.), l’émission des monnaies était un processus complexe géré par les magistrats monétaires (souvent les tresviri monetales). La petite mouche servait à : Identifier l’atelier ou le lot de production : Ces marques permettaient de distinguer les pièces frappées par un même responsable, ou au sein d’un même atelier monétaire, sur une période donnée. Assurer la qualité et la responsabilité : L’usage de ces symboles, lettres ou monogrammes permettait de retracer l’origine d’un lot de monnaies. Si des pièces présentaient un titre d’argent (pureté) insuffisant ou un poids incorrect, le responsable (le magistrat ou l’équipe d’atelier associée à ce symbole) pouvait être identifié et tenu pour responsable. Séparer les émissions : Le RRC 159 est une série d’émissions anonymes (sans le nom du magistrat monétaire). C’est le petit symbole dans le champ (comme la mouche) qui permet de diviser la série en sous-groupes (159/1, 159/2, 159/3, etc.). Lieux de découverte (18 exemplaires)

537BA – Victoriat Baebia – Cnaeus Baebius Tampilus

537BA – Victoriat Baebia – Cnaeus Baebius Tampilus Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : (TAMP) // ROMA (Tampilus. Rome) Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 2.99g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Baebia Références : RRC 133/1 – Syd. 336 La gens Baebia, bien que plébéienne, comptait des consuls et des figures notables ; Tampilus est mentionné comme un monétaire actif sous la République. Les Dioscures étaient des protecteurs traditionnels des cavaliers romains, symbolisant la victoire militaire. Aucune note historique spécifique n’est attachée à cette variante, mais elle illustre le rôle croissant des monétaires dans la propagande familiale via les monnaies. Lieux de découverte (18 exemplaires)

530CA – Victoriat Caecilia – Caecilius Metellus

530CA – Victoriat Caecilia – Caecilius Metellus Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : (ME) // ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 3.6g INDICE DE RARETE : 80 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Caecilia Références : RRC 132/1 – B.2 (Caecilia) – Syd. 318 La famille Caecilia Metella était l’une des plus puissantes et des plus influentes familles plébéiennes de la République romaine. À partir du IIe siècle av. J.-C., ses membres ont atteint les plus hautes magistratures (consul, préteur, censeur) de manière quasi-systématique, jouant un rôle majeur dans la politique et les affaires militaires de Rome. Leur richesse et leur influence leur ont permis de tisser un vaste réseau de clients et d’alliances. Concernant le « Caecilius Metellus » spécifiquement responsable de l’émission de cette monnaie, il est important de noter que Michael Crawford (l’auteur de « Roman Republican Coinage ») ne l’identifie pas avec certitude à un personnage historique connu par d’autres sources. L’émission de cette monnaie est datée d’environ 206-200 av. J.-C., une période complexe et troublée à Rome. Il a été suggéré que le monétaire pourrait être un des membres suivants de la famille, mais cela reste une hypothèse : Lucius Caecilius Metellus : un homme politique de la République romaine qui a été consul à deux reprises pendant la première guerre punique (251 et 247 av. J.-C.). Il est célèbre pour avoir sauvé les images sacrées du temple de Vesta lors d’un incendie. Quintus Caecilius Metellus : un homme politique et général qui a remporté des victoires importantes et a reçu des surnoms honorifiques comme « Macedonicus » (pour sa victoire en Macédoine) ou « Numidicus » (pour sa guerre contre Jugurtha en Numidie). Il est très probable que le monétaire en question était un jeune homme de cette puissante famille, à une époque où le rôle de monétaire était une étape courante dans le cursus honorum, c’est-à-dire la carrière politique d’un jeune noble romain. L’émission de monnaies servait à la fois à financer les opérations de l’État et à promouvoir la renommée de sa famille, en inscrivant son nom et en affichant des symboles qui lui étaient associés. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Caecilius Metellus. Monétaire vers 537 (217 av. J.-C.) Les monnaies qui suivent et qui portent le monogramme (ME), ont la plus grande analogie de fabrique avec les pièces attribuées à L. Furius Purpureo, Q. Lutatius Catulus et C. Terentius Varo. Le magistrat qui les a fait frapper était sans doute un fils de L. Caecilius Metellus, consul en 503 (251 av. J.-C.), pendant la première guerre Punique, plus tard pontifex maximus, et enfin dictateur en 530 (224 av. J.-C.). On les a même attribuées conjecturalement à L. CaeciliusMetellus lui-même, en leur assignant une date qui nous semble trop reculée . Mommsen a cru que ces monnaies portaient le monogramme (ME) qui n’existe pas. Les pièces en bronze décrites par Cohen, avec un bouclier macédonien et ce prétendu monogramme sont des pièces refaites ou mal lues . M. Bahrfeldt, qui l’a démontré, admet cependant l’authenticité d’un quadrans de sa collection qui le porterait réellement, sans le bouclier macédonien. Je ne crois pas plus à l’authenticité du monogramme sur la pièce de M. Barhrfeldt que sur celles que cet auteur a récusées lui-même. Les prétendus bronzes avec (ME), ou bien portent une légende refaite, ou bien sont mal lus et doivent rentrer dans la catégorie des pièces au monogramme ME (Moenius) ou M, ou (ME). Lieux de découverte (19 exemplaires)

516AN – Victoriat Anonyme

516AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée, entre une Meta. Bibliothèque nationale de France 2.2g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 124/1 –  Syd. 259 Signification de la « Meta » sur une monnaie romaine La « Meta » n’est pas un simple détail architectural, mais un symbole fort qui évoque : Les jeux du Cirque : La meta est l’élément le plus reconnaissable du Cirque Maximus. Sa représentation sur une monnaie est une référence directe aux courses de chars, qui étaient les jeux les plus populaires et un élément essentiel de la vie sociale et politique de Rome. La victoire et le triomphe : La course de chars était une métaphore de la victoire et du triomphe. L’équipage qui franchissait la meta en tête célébrait une victoire, un concept central dans l’idéologie impériale romaine. Un empereur représentant la meta sur sa monnaie s’associait ainsi aux succès militaires et à la gloire de Rome. Le passage du temps et le destin : La course autour des sept metae représentait le parcours du soleil ou les sept jours de la semaine. Ainsi, la meta pouvait aussi symboliser la fin d’un parcours, la conclusion ou l’accomplissement d’une entreprise. Lieux de découverte (14 exemplaires)