LesDioscures.com

1662CO – Aureus Cornuficia – Quintus Cornuficius

1662CO – Aureus Cornuficia – Quintus Cornuficius Avers : Anépigraphe  Tête drapée d’Africa, portant une peau d’éléphant. Derrière le buste, deux lances. Revers : Q. CORNVFICI. AVGVR. IMP (Quintus Cornuficius, Augur, Imperator) Cornuficius debout à gauche, portant un voile et portant un lituus de la main droite. Junon Sospita debout à droite avec une corneille sur l’épaule, tenant une lance et un bouclier dans la main gauche et couronne Cornuficius. Gemini, LLC Auction X 3.86g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Afrique Datation : 42 avant J.C. Matière : Or Gens : Cornuficia Référence : RRC 509/3 Cette pièce est bien plus qu’une simple pièce de monnaie ; c’est un outil de propagande sophistiqué utilisé par un membre de l’élite romaine luttant pour sa survie politique et physique. 1. Le Contexte Historique : La résistance d’un Républicain Nous sommes en 42 av. J.-C., une période de chaos après l’assassinat de Jules César. L’affrontement : Le Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine, Lépide) a été formé et a lancé les proscriptions. Quintus Cornuficius, alors gouverneur de l’Afrique Proconsulaire, est proscrit. La légitimité : Contrairement à d’autres qui fuient vers l’Orient pour rejoindre Brutus et Cassius, Cornuficius décide de tenir l’Afrique au nom du Sénat. Il refuse de remettre sa province à Titus Sextius (gouverneur de l’Africa Nova et partisan des triumvirs). Le but de l’émission : Cet aureus servait à payer les troupes (légions et auxiliaires) levées pour défendre la province. Le titre IMP (Imperator) au revers indique que ses soldats l’avaient acclamé général victorieux après ses premiers succès contre Sextius. 2. Le Symbolisme de l’Avers : La personnification de l’Afrique La coiffe d’éléphant : C’est l’élément le plus frappant. L’Afrique est représentée sous les traits d’une femme portant une dépouille d’éléphant. Signification : Cela revendique la possession territoriale. Cornuficius affirme : « Je suis le maître légitime de cette terre ». C’est aussi un rappel des conquêtes passées de Rome sur ce continent. La légende Q. CORNVFICI AVGVR : Cornuficius met en avant son titre d’augure (prêtre chargé d’interpréter la volonté des dieux). Signification : En pleine guerre civile, il souligne que les dieux sont de son côté. Il ne se présente pas comme un rebelle, mais comme un magistrat romain pieux et légaliste. 3. Le Symbolisme du Revers : L’investiture divine Le revers montre Cornuficius en toge, voilé (en tenue de sacrifice), tenant le lituus (le bâton recourbé de l’augure). Il est couronné par une figure féminine. L’identité de la divinité : On l’identifie généralement à Junon Sospita (la protectrice) ou à une personnification de la Victoire. Elle porte une lance et un bouclier. Le message politique : L’Approbation Divine : Le fait qu’une déesse couronne Cornuficius suggère que son commandement (son imperium) est sanctionné par le ciel. Le Lituus : C’est un symbole de paix religieuse et d’autorité. Il s’oppose à l’image guerrière brute des triumvirs en montrant un homme d’État respectueux des traditions républicaines. Le contraste : Alors qu’Octave et Antoine se présentent souvent comme des héritiers de la puissance militaire de César, Cornuficius mise sur la tradition sénatoriale et la légitimité religieuse. Conclusion : Une monnaie de la « Dernière Chance » Cet monnaie est le témoignage ultime d’un monde qui disparaît. Cornuficius sera vaincu et tué peu après par Titus Sextius. La rareté extrême de cette pièce s’explique par le fait que, sitôt la victoire des triumvirs assurée, ces monnaies ont probablement été fondues pour effacer la mémoire de l’adversaire (une forme de damnatio memoriae monétaire). L’autorité émettrice derrière cette monnaie est Quintus Cornificius, une figure fascinante de la fin de la République, à la fois général, magistrat et intellectuel. Voici les informations clés sur ce personnage en tant que responsable monétaire : 1. Identité et Profil Nom complet : Quintus Cornificius (le Jeune). Statut : Membre de la gens Cornificia, une famille plébéienne montante. Il est le fils de Quintus Cornificius (l’Ancien), qui fut préteur en 66 av. J.-C. et juge au procès de Verrès. Carrière politique : Il gravit les échelons du cursus honorum : Questeur en 48 av. J.-C. sous Jules César. Préteur et Augure en 47 av. J.-C. (titre dont il est très fier et qu’il affiche sur ses monnaies : AVGVR). Gouverneur (proconsul) de l’Afrique Proconsulaire (Africa Vetus) à partir de 44 av. J.-C. 2. Un « Monétaire » de circonstance Contrairement aux triumviri monetales qui frappaient monnaie à Rome en début de carrière, Cornificius frappe cette monnaie en tant que gouverneur militaire (Imperator). Atelier itinérant : La monnaie n’est pas frappée à Rome, mais en Afrique (probablement à Utique ou Carthage) vers 42 av. J.-C. * But de l’émission : Ces pièces d’or servaient principalement à financer ses légions et à payer ses troupes dans sa lutte contre les forces du Second Triumvirat. Le titre d’Imperator : L’inscription IMP sur la pièce confirme qu’il a été acclamé par ses soldats, signe d’une légitimité militaire acquise sur le terrain. 3. L’Homme de Lettres Cornificius n’était pas qu’un soldat ; il était au cœur de l’élite intellectuelle romaine : Ami de Cicéron : Leur correspondance montre un respect mutuel. Cicéron le considérait comme un homme « intègre et pieux » (vir sobrius ac sanctus). Poète néotérique : Proche de Catulle (qui lui a dédié un poème), il écrivait lui-même de la poésie. Sa sœur, Cornificia, était également une poétesse célèbre, l’une des rares voix féminines reconnues de l’époque. 4. Sa Fin Sa carrière s’achève tragiquement en 42 av. J.-C. Après avoir résisté avec succès pendant un temps, il est finalement vaincu par Titus Sextius. Refusant de se rendre, il meurt au combat ou se donne la mort, marquant la fin de l’une des dernières poches de résistance républicaine en Afrique. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille plébéienne était, au dire de Cicéron, originaire de Rhegium. Elle n’apparaît pas dans les fastes de la république le dernier siècle avant qui a précédé notre ère. On connaît un Cornuficius qui était secrétaire (scriba) de Verrès pendant sa préture, l’an 680 (74 av. J.-C.); un Q. Cornuficius fut préteur en 688 (66 av. J.-C.) et brigua le consulat en même temps que Cicéron, l’an 690 (64 av. J.-C.). C’est de

1663CO – Denier Cornuficia – Quintus Cornuficius

1663CO – Denier Cornuficia – Quintus Cornuficius Avers : Anépigraphe  Tête drapée d’Africa, portant une peau d’éléphant. Derrière le buste, deux lances. Revers : Q. CORNVFICI. AVGVR. IMP (Quintus Cornuficius, Augur, Imperator) Cornuficius debout à gauche, portant un voile et portant un lituus de la main droite. Junon Sospita debout à droite avec une corneille sur l’épaule, tenant une lance et un bouclier dans la main gauche et couronne Cornuficius. INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Afrique Datation : 42 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cornuficia Références : RRC 509/4 – B.3 (Cornuficia) Cette pièce est bien plus qu’une simple pièce de monnaie ; c’est un outil de propagande sophistiqué utilisé par un membre de l’élite romaine luttant pour sa survie politique et physique. 1. Le Contexte Historique : La résistance d’un Républicain Nous sommes en 42 av. J.-C., une période de chaos après l’assassinat de Jules César. L’affrontement : Le Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine, Lépide) a été formé et a lancé les proscriptions. Quintus Cornuficius, alors gouverneur de l’Afrique Proconsulaire, est proscrit. La légitimité : Contrairement à d’autres qui fuient vers l’Orient pour rejoindre Brutus et Cassius, Cornuficius décide de tenir l’Afrique au nom du Sénat. Il refuse de remettre sa province à Titus Sextius (gouverneur de l’Africa Nova et partisan des triumvirs). Le but de l’émission : Cet aureus servait à payer les troupes (légions et auxiliaires) levées pour défendre la province. Le titre IMP (Imperator) au revers indique que ses soldats l’avaient acclamé général victorieux après ses premiers succès contre Sextius. 2. Le Symbolisme de l’Avers : La personnification de l’Afrique La coiffe d’éléphant : C’est l’élément le plus frappant. L’Afrique est représentée sous les traits d’une femme portant une dépouille d’éléphant. Signification : Cela revendique la possession territoriale. Cornuficius affirme : « Je suis le maître légitime de cette terre ». C’est aussi un rappel des conquêtes passées de Rome sur ce continent. La légende Q. CORNVFICI AVGVR : Cornuficius met en avant son titre d’augure (prêtre chargé d’interpréter la volonté des dieux). Signification : En pleine guerre civile, il souligne que les dieux sont de son côté. Il ne se présente pas comme un rebelle, mais comme un magistrat romain pieux et légaliste. 3. Le Symbolisme du Revers : L’investiture divine Le revers montre Cornuficius en toge, voilé (en tenue de sacrifice), tenant le lituus (le bâton recourbé de l’augure). Il est couronné par une figure féminine. L’identité de la divinité : On l’identifie généralement à Junon Sospita (la protectrice) ou à une personnification de la Victoire. Elle porte une lance et un bouclier. Le message politique : L’Approbation Divine : Le fait qu’une déesse couronne Cornuficius suggère que son commandement (son imperium) est sanctionné par le ciel. Le Lituus : C’est un symbole de paix religieuse et d’autorité. Il s’oppose à l’image guerrière brute des triumvirs en montrant un homme d’État respectueux des traditions républicaines. Le contraste : Alors qu’Octave et Antoine se présentent souvent comme des héritiers de la puissance militaire de César, Cornuficius mise sur la tradition sénatoriale et la légitimité religieuse. Conclusion : Une monnaie de la « Dernière Chance » Cet monnaie est le témoignage ultime d’un monde qui disparaît. Cornuficius sera vaincu et tué peu après par Titus Sextius. La rareté extrême de cette pièce s’explique par le fait que, sitôt la victoire des triumvirs assurée, ces monnaies ont probablement été fondues pour effacer la mémoire de l’adversaire (une forme de damnatio memoriae monétaire). L’autorité émettrice derrière cette monnaie est Quintus Cornificius, une figure fascinante de la fin de la République, à la fois général, magistrat et intellectuel. Voici les informations clés sur ce personnage en tant que responsable monétaire : 1. Identité et Profil Nom complet : Quintus Cornificius (le Jeune). Statut : Membre de la gens Cornificia, une famille plébéienne montante. Il est le fils de Quintus Cornificius (l’Ancien), qui fut préteur en 66 av. J.-C. et juge au procès de Verrès. Carrière politique : Il gravit les échelons du cursus honorum : Questeur en 48 av. J.-C. sous Jules César. Préteur et Augure en 47 av. J.-C. (titre dont il est très fier et qu’il affiche sur ses monnaies : AVGVR). Gouverneur (proconsul) de l’Afrique Proconsulaire (Africa Vetus) à partir de 44 av. J.-C. 2. Un « Monétaire » de circonstance Contrairement aux triumviri monetales qui frappaient monnaie à Rome en début de carrière, Cornificius frappe cette monnaie en tant que gouverneur militaire (Imperator). Atelier itinérant : La monnaie n’est pas frappée à Rome, mais en Afrique (probablement à Utique ou Carthage) vers 42 av. J.-C. * But de l’émission : Ces pièces d’or servaient principalement à financer ses légions et à payer ses troupes dans sa lutte contre les forces du Second Triumvirat. Le titre d’Imperator : L’inscription IMP sur la pièce confirme qu’il a été acclamé par ses soldats, signe d’une légitimité militaire acquise sur le terrain. 3. L’Homme de Lettres Cornificius n’était pas qu’un soldat ; il était au cœur de l’élite intellectuelle romaine : Ami de Cicéron : Leur correspondance montre un respect mutuel. Cicéron le considérait comme un homme « intègre et pieux » (vir sobrius ac sanctus). Poète néotérique : Proche de Catulle (qui lui a dédié un poème), il écrivait lui-même de la poésie. Sa sœur, Cornificia, était également une poétesse célèbre, l’une des rares voix féminines reconnues de l’époque. 4. Sa Fin Sa carrière s’achève tragiquement en 42 av. J.-C. Après avoir résisté avec succès pendant un temps, il est finalement vaincu par Titus Sextius. Refusant de se rendre, il meurt au combat ou se donne la mort, marquant la fin de l’une des dernières poches de résistance républicaine en Afrique. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille plébéienne était, au dire de Cicéron, originaire de Rhegium. Elle n’apparaît pas dans les fastes de la république le dernier siècle avant qui a précédé notre ère. On connaît un Cornuficius qui était secrétaire (scriba) de Verrès pendant sa préture, l’an 680 (74 av. J.-C.); un Q. Cornuficius fut préteur en 688 (66 av. J.-C.) et brigua le consulat en même temps que Cicéron, l’an 690 (64 av. J.-C.). C’est de son fils, le plus illustre de toute la famille, que nous avons des monnaies. Le monétaire Q. Cornuficius eut une part active dans la guerre civile qui commença l’an 706

1467EP – Denier Scipion – Eppius

1467EP – Denier Scipion – Eppius Avers : Q. METELL / SCIPIO. IMP (Quintus Metellus Scipio imperator) Tête de l’Afrique à droite, coiffée de la dépouille d’éléphant avec un épi de blé placé devant le visage et un araire sous le buste. Revers : EPPIVS/ LEG. F. C (Eppius Legatus Fisci Castrensis, Eppius légat du trésor des camps) Hercule nu debout de face, la léonté sur le bras, appuyé sur sa massue reposant sur un rocher. British Museum 3.88g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Afrique Datation : 47-46 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Eppia et Caecilia Références : RRC 461/1 – B.50 (Caecilia) – Syd.1051 Ce denier ne se contente pas d’être une unité monétaire ; c’est un véritable manifeste politique et religieux frappé par les derniers défenseurs de la République romaine en exil. 1. Symbolisme de l’Avers : L’Afrique nourricière Le droit de la pièce est dominé par la personnification de l’Afrique. La dépouille d’éléphant : Ce couvre-chef (exuvie) identifie immédiatement le continent. C’est un rappel de la souveraineté de Scipion sur cette terre où il s’est réfugié. Les attributs agricoles (Épi de blé et Araire) : Avant la conquête de l’Égypte, l’Afrique (autour de Carthage) était le principal grenier à blé de Rome. En plaçant ces symboles, Scipion affirme qu’il contrôle l’approvisionnement vital de la Ville, menaçant ainsi indirectement César d’une famine à Rome. La Légende : Q·METELL SCIPIO·IMP. Scipion revendique son titre d’Imperator, soulignant son autorité militaire légitime face à l’usurpation qu’il attribue à César. 2. Symbolisme du Revers : La Force Divine (Hercule-Melqart) Le revers présente un Hercule musclé, appuyé sur sa massue. Identité double : Si pour un Romain il s’agit d’Hercule, pour les populations locales (et pour l’allié de Scipion, le roi Juba Ier de Numidie), il s’agit de Melqart, la divinité tutélaire phénicienne. Ce choix iconographique vise à rallier les forces locales à la cause pompéienne. Référence artistique : La posture d’Hercule, appuyé sur sa massue recouverte de la peau du lion de Némée, évoque le style de la célèbre statue de l’Hercule Farnèse (une copie de Lysippe). Elle symbolise la persévérance et la force brute après l’effort, une métaphore de la résistance républicaine. Le magistrat Eppius : La mention EPPIVS LEG·F·C indique que Marcus Eppius était le légat chargé du trésor militaire (Fiscus Castrensis). 3. Contexte Historique : L’ultime résistance (47-46 av. J.-C.) La pièce est frappée dans un atelier militaire itinérant en Afrique du Nord, durant l’une des phases les plus sombres de la guerre civile. Le refuge des « Optimates » : Après la défaite de Pompée à Pharsale (48 av. J.-C.), les chefs républicains (Scipion, Caton d’Utique) se regroupent en Afrique. Ils forment une coalition puissante avec le roi Juba Ier, disposant d’une armée imposante incluant des éléphants de guerre. Légitimité dynastique : Quintus Caecilius Metellus Pius Scipio cumule les noms de deux des plus grandes familles de Rome (les Metelli et les Scipions). En tant que descendant (par adoption) du vainqueur de Carthage, sa présence en Afrique possède une charge symbolique immense : « un Scipion ne peut être vaincu en Afrique ». La fin d’un monde : Ce denier sert à payer les légions juste avant la bataille de Thapsus (février 46 av. J.-C.). La victoire écrasante de César marquera la fin de cette résistance. Scipion se donnera la mort peu après, pour ne pas survivre à la chute de la République. Note numismatique : Ce denier est particulièrement apprécié pour la finesse de ses détails, notamment le rendu de la trompe de l’éléphant sur l’avers. L’information monétaire sur ce denier se concentre principalement sur le magistrat responsable de l’émission : Marcus Eppius. 1. Le Magistrat : Marcus Eppius Marcus Eppius n’est pas un « magistrat monétaire » classique (tresvir monetalis) travaillant à Rome. C’est un légat (officier supérieur) du parti pompéien. Identité : Membre de la gens Eppia (famille plébéienne), il est l’un des lieutenants fidèles de Quintus Metellus Scipion. Carrière : Après la défaite en Afrique (Thapsus, 46 av. J.-C.), il fait partie des rares officiers graciés par Jules César. Cependant, il choisit de reprendre les armes en rejoignant Sextus Pompée (le fils de Pompée le Grand) en Espagne pour poursuivre la lutte. 2. Sa fonction monétaire : LEG·F·C La légende au revers de la pièce est capitale pour comprendre son rôle technique. L’abréviation signifie : LEG(atus) F(isci) C(astrensis) — Légat du Trésor Militaire (ou du Fisc du Camp). Le Fiscus Castrensis : Contrairement à l’argent public géré par le Sénat à Rome (Aerarium), le fiscus castrensis était le trésor personnel d’un général en campagne. Rôle : Eppius était le responsable comptable et logistique. Il gérait les stocks de métal précieux (souvent issus de réquisitions ou de dons d’alliés comme le roi Juba Ier) et supervisait la frappe des monnaies pour payer la solde des soldats. 3. L’Atelier Monétaire Ce denier est ce qu’on appelle une émission militaire itinérante. Localisation : On estime généralement que l’atelier était situé à Utique (en actuelle Tunisie), qui servait de quartier général aux partisans de la République, ou qu’il suivait directement les déplacements de l’armée de Scipion à travers la province d’Afrique. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Eppia. Le seul membre de cette famille qui soit historiquement connu et qui fit frapper monnaie, est M. Eppius qui prit une part active dans les troubles de la fin de la république et figura parmi les principaux chefs du parti pompéien. Il se distingua d’abord comme lieutenant de Q. Metellus Scipion dans la guerre que celui-ci soutint en Afrique contre Jules César ; après Pharsale, il se rangea sous les étendards de Cn. Pompée ; mais à la suite de la bataille de Thapsus en 708 (46 av. J.-C.), il obtint son pardon de César, et l’histoire le perd de vue. Toutes ses monnaies ont été frappées pendant qu’il était lieutenant de Q. Metellus Scipion, de Jules César et de Sextus Pompée, dont elles portent les noms en même temps que