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1082CU – Once Curtia – Quintus Curtius

1082CU – Once Curtia – Quintus Curtius Avers : CN. DOMI Tête d’Apollon à droite, derrière un point. Revers : M. SILA. Q. CVRTI (Marcus Silanus. Quintus Curtius) Lyre. Bibliothèque nationale de France 3.07g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 116-115 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gentes : Sergia, Domitia et Curtia Références : RRC 285/7 – B.7 (Curtia) – Syd.538d  Les Monétaires   Le collège monétaire de cette période était composé de trois individus. Le denier RRC 285/2 porte le nom de deux d’entre eux : Q. Curtius (Quintus Curtius), dont le nom est inscrit sur l’avers (Q•CVRT). Il appartenait à la gens Curtia. M. Silanus (Marcus Silanus), dont le nom est inscrit au revers (M•SILA). Il est généralement identifié comme Marcus Junius Silanus (il appartenait à la gens Junia). Le troisième monétaire de ce collège, qui a frappé d’autres types de monnaie en même temps, était Cn. Domitius Ahenobarbus.    Contexte historique et symbolisme   Les monétaires de la République romaine utilisaient souvent les types monétaires (les images et légendes) pour honorer leur famille (gens) ou pour se référer à des événements historiques ou mythologiques qui leur étaient liés. Q. Curtius : La gens Curtia était une famille d’origine patricienne ou plébéienne. Le nom de Curtius sur l’avers est une simple désignation du magistrat. On suppose que ce Quintus Curtius pourrait être le père d’un homonyme mentionné par Cicéron. M. Silanus (Marcus Junius Silanus) : Le revers, qui représente Jupiter dans un quadrige, fait probablement allusion à un ancêtre illustre de la gens Junia (la famille de Silanus). La présence du lituus (le bâton recourbé de l’augure) au-dessus du quadrige est une allusion claire au rôle religieux qu’un ancêtre de Marcus Silanus a pu jouer en tant qu’augure. Marcus Junius Silanus est peut-être le fils de Marcus Junius Silanus, qui fut consul en 109 av. J.-C. Il est à noter que l’émission de ce collège monétaire (incluant le RRC 285/1) est parfois suggérée par certains spécialistes (comme Eckhel) pour avoir été frappée en dehors de Rome (en Italie du Nord par exemple), peut-être par des triumvirs chargés d’établir une colonie, bien que l’atelier de Rome soit l’hypothèse la plus courante pour l’atelier principal. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Bien que d’origine patricienne, la gens Curtia qui compte dans ses rangs le célèbre chef des Sabins au temps de Romulus, Metius Curtius, est restée assez obscure ; un seul de ses membres parvint consulat: au c est C. Curtius Philo, consul en 309 (445 av. J.-C). Cicéron parle d’un Q. Curtius, ami de Verrès, qui avait le titre de judex quaestionis en 683 (71 av. J.-C.) ; citons encore C. Curtius Peducaeanus, tribun du peuple en 697 (57 av. J.-C.). Un seul membre de cette famille occupa la charge de monétaire. C’est Q. Curtius qui fut triumvir vers 640 (114 av. J.-C.) avec M. Junius Silanus et Cn. Domitius Ahenobarbus. C’est probablement le père de Q. Curtius mentionné par Cicéron. Eckhel conjecture que Q. Curtius, M. Silanus et Cn. Domitius furent des triumvirs chargés d’établir dans quelque province une colonie où ils auraient frappé leurs médailles. Ce qui confirme cette opinion, ce sont les types des pièces de bronze qui sont étrangers à l’atelier du Capitole, et paraissent appartenir à des villes d’Asie-Mineure; en outre la fabrique des deniers est souvent barbare. (Cf. Domilia et Junia.)

411AN – Quinconce Anonyme

411AN – Quincux Anonyme Avers : Γ Tête laurée d’Apollon à droite, derrière la lettre Γ. Revers : ROMA Les Dioscures galopant à droite, au-dessous marque de valeur composée de cinq globules. British Museum 7.48g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 99/4 – Syd. 309 Il est difficile de déterminer avec certitude la signification de la lettre « Γ » (gamma) sur cette monnaie. Cependant, les recherches en numismatique romaine offrent plusieurs pistes de réflexion : Marque d’atelier ou de série : Les lettres et symboles sur les monnaies romaines, notamment celles de la période républicaine, servaient souvent de « marques de contrôle ». Ces marques aidaient à identifier l’atelier monétaire, l’officine de frappe (une équipe de production au sein de l’atelier) ou le magistrat monétaire responsable de l’émission. Cette monnaie est associée à l’atelier de Luceria, et il est possible que le gamma soit une marque spécifique de cet atelier ou d’une de ses officines. Symbole politique ou religieux : Les motifs et symboles sur les monnaies républicaines avaient souvent une signification politique ou religieuse forte, liée aux familles des magistrats monétaires. Le gamma pourrait être lié à l’histoire d’une famille ou à une victoire spécifique.

377AN – Quinconce Anonyme

377AN – Quincux Anonyme Avers : L Tête laurée d’Apollon à droite, derrière la lettre L. Revers : ROMA Les Dioscures galopant à droite, au-dessous marque de valeur composée de cinq globules. Bibliothèque nationale de France 16.39g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 97/11 – Syd. 179 Le quincunx ou quinconce en français vaut 5/12e d’un as, soit 5 onces. Le nom « quincunx » vient du latin « quinque unciae » qui signifie « cinq onces ». La lettre « L » que l’on trouve sur ces monnaies romaines de cette série est la marque de l’atelier monétaire de Luceria. Cette lettre est une abréviation de la ville de Luceria (aujourd’hui Lucera, en Italie du Sud), où ces pièces ont été frappées durant la deuxième guerre punique. L’utilisation de ces marques d’atelier était courante pour les monnaies émises en dehors de Rome pour financer l’effort de guerre. Le « L » identifiait donc le lieu de production de la pièce.

070AN – Litra Anonyme

070AN – Litra Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée d’Apollon à droite, les cheveux longs. Revers : ROMA Cheval bridé bondissant à gauche. British Museum 3.95g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 234 – 231 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 26/3 – Syd. 29 L’association d’Apollon, une divinité grecque importante adoptée par les Romains, avec le symbole romain du cheval bondissant et l’inscription « ROMA » suggère une affirmation de l’identité romaine tout en intégrant des éléments de la culture hellénistique. Cette iconographie pourrait refléter une période de transition et d’expansion pour Rome, où elle commençait à s’affirmer sur la scène italienne. La combinaison de la divinité protectrice et du symbole de puissance militaire visait probablement à inspirer confiance et à projeter une image de force et de prospérité.

069AN – Drachme Anonyme

069AN – Drachme Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée d’Apollon à droite, les cheveux longs. Revers : ROMA Cheval libre bondissant à gauche. British Museum 3.29g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 234 – 231 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 26/2 – Syd. 28 L’association d’Apollon, une divinité grecque importante adoptée par les Romains, avec le symbole romain du cheval bondissant et l’inscription « ROMA » suggère une affirmation de l’identité romaine tout en intégrant des éléments de la culture hellénistique. Cette iconographie pourrait refléter une période de transition et d’expansion pour Rome, où elle commençait à s’affirmer sur la scène italienne. La combinaison de la divinité protectrice et du symbole de puissance militaire visait probablement à inspirer confiance et à projeter une image de force et de prospérité.

068AN – Didrachme Anonyme

068AN – Didrachme Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée d’Apollon à droite, les cheveux longs. Revers : ROMA Cheval libre bondissant à gauche. British Museum 6.43g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 234 – 231 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 26/1 – Syd. 27 L’association d’Apollon, une divinité grecque importante adoptée par les Romains, avec le symbole romain du cheval bondissant et l’inscription « ROMA » suggère une affirmation de l’identité romaine tout en intégrant des éléments de la culture hellénistique. Cette iconographie pourrait refléter une période de transition et d’expansion pour Rome, où elle commençait à s’affirmer sur la scène italienne. La combinaison de la divinité protectrice et du symbole de puissance militaire visait probablement à inspirer confiance et à projeter une image de force et de prospérité.

034AN – Aes grave Anonyme

034AN – Aes grave Anonyme Avers : Anépigraphe Tête d’Apollon à gauche, au-dessus marque de valeur I. Revers : Anépigraphe Tête d’Apollon à droite, au-dessus marque de valeur I. Bibliothèque nationale de France 341.3g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 275 – 270 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux coulé Gens : Anonyme Références : RRC 18/1 – Syd. 15 Bien que théoriquement d’une livre romaine (environ 327 grammes), le poids réel des exemplaires de cet aes varie considérablement en raison du processus de frappe par fonte et des standards pondéraux qui ont pu évoluer légèrement sur cette période. On peut trouver des exemplaires allant de 250 à 350 grammes, voire plus dans certains cas. L’iconographie de l’aes grave RRC 18/1 est simple mais significative. La double représentation d’Apollon met en évidence l’importance de cette divinité pour la jeune République romaine. L’absence d’attributs spécifiques concentre l’attention sur le portrait divin, tandis que le « I » répété affirme clairement la valeur de l’unité monétaire. La signification précise de cette double tête reste sujette à interprétation, mais elle témoigne assurément des croyances religieuses et des pratiques monétaires de Rome au début du IIIe siècle avant J.-C.

024AN – Double-litra Anonyme

024AN – Double-litra Anonyme Avers : Anépigraphe Tête féminine à gauche, les cheveux longs tombant sur la nuque. Revers : ROMANO (Aux romains) Lion passant à droite, la tête de face, tenant dans sa gueule une lance brisée. British Museum 7.62g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sud Italie Datation : 275 – 270 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 16/1b – Syd. 5a La période de frappe (275-270 avant J.-C.) : Cette période se situe pendant les guerres samnites et peu de temps après la guerre contre Pyrrhus. Rome était en pleine expansion et consolidation de son pouvoir en Italie centrale et méridionale. Ces conflits ont probablement nécessité une organisation administrative et financière plus structurée, ce qui pourrait expliquer l’émergence d’une frappe monétaire plus régulière. Les relations avec les cités grecques du sud de l’Italie, qui avaient déjà des traditions monétaires établies, ont pu influencer les premières frappes romaines. Le système monétaire romain naissant : Au début de la République, les échanges se faisaient principalement par troc ou par l’utilisation de lingots de bronze non marqués (aes rude). L’introduction de l’aes signatum (lingots de bronze portant des motifs) a précédé la frappe des premières pièces de monnaie coulées, comme l’aes grave. Cette monnaie appartient à une phase de transition où l’on voit apparaître des pièces plus petites et frappées, probablement sous l’influence des systèmes monétaires grecs. La litra était une unité de poids, et initialement, les pièces de bronze avaient une valeur intrinsèque liée à leur poids. La double litra valait donc deux litras de bronze. L’économie de l’époque : L’économie romaine était principalement agricole, mais avec l’expansion territoriale, les échanges commerciaux se développaient. La monnaie facilitait ces échanges, permettait le paiement des armées et la collecte des impôts. L’apparition de dénominations comme la double litra suggère une volonté de standardisation des échanges et une reconnaissance de la nécessité d’unités de valeur divisibles et reconnaissables.   La tête féminine : L’identification précise de cette figure reste débattue. Plusieurs hypothèses ont été avancées : Minerve (Athéna) : Déesse de la sagesse, de la guerre stratégique et des arts, elle était une divinité importante pour les Romains. Son association avec la force et la protection pourrait correspondre au contexte militaire de l’époque. Roma : La personnification de la ville de Rome commençait à apparaître sur les monnaies. Cette figure féminine pourrait être une représentation précoce de Roma, symbolisant l’identité et la puissance romaine. Une nymphe ou une divinité locale : Étant donné que l’atelier monétaire précis est incertain (mais situé en Italie du Sud), il pourrait s’agir d’une divinité vénérée dans cette région. Le ruban dans les cheveux est un motif courant dans l’iconographie féminine antique et ne permet pas à lui seul une identification définitive. Le lion avec la lance : Ce motif est particulièrement intéressant et a suscité diverses interprétations : Symbole de force et de courage : Le lion est un animal puissant associé à la royauté et à la bravoure. Son apparition sur une monnaie romaine pourrait symboliser la puissance militaire et l’ambition de Rome. Référence mythologique : Le lion pourrait être lié à des mythes ou des héros, bien qu’aucun lien direct évident ne soit établi pour cette période. Emblème d’une cité ou d’une région : Certains animaux étaient associés à des cités ou des peuples spécifiques. La présence du lion pourrait indiquer une influence ou une affiliation avec une région particulière d’Italie du Sud. La lance : La lance est un symbole de guerre et de conquête. Le lion tenant ou touchant la lance pourrait représenter la victoire militaire ou la domination romaine. L’image du lion blessé par une lance a également été suggérée, symbolisant peut-être la défaite d’un ennemi. L’inscription « ROMANO » : Cette inscription est d’une importance capitale. C’est l’une des premières occurrences du nom « Romains » sur leur propre monnaie. Elle marque une affirmation croissante de l’identité romaine et de l’autorité de Rome sur le territoire où cette monnaie circulait. L’utilisation du latin sur une monnaie en bronze, potentiellement destinée à une circulation régionale incluant des populations non latines, est également significative.

023AN – Double litra Anonyme

023AN – Double litra Anonyme Avers : Anépigraphe Tête féminine à droite, les cheveux longs tombant sur la nuque. Revers : ROMANO (Aux romains) Lion passant à droite, la tête de face, tenant dans sa gueule une lance brisée. Bibliothèque nationale de France 6.85g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Sud Italie Datation : 275 – 270 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 16/1a – Syd. 5 La période de frappe (275-270 avant J.-C.) : Cette période se situe pendant les guerres samnites et peu de temps après la guerre contre Pyrrhus. Rome était en pleine expansion et consolidation de son pouvoir en Italie centrale et méridionale. Ces conflits ont probablement nécessité une organisation administrative et financière plus structurée, ce qui pourrait expliquer l’émergence d’une frappe monétaire plus régulière. Les relations avec les cités grecques du sud de l’Italie, qui avaient déjà des traditions monétaires établies, ont pu influencer les premières frappes romaines. Le système monétaire romain naissant : Au début de la République, les échanges se faisaient principalement par troc ou par l’utilisation de lingots de bronze non marqués (aes rude). L’introduction de l’aes signatum (lingots de bronze portant des motifs) a précédé la frappe des premières pièces de monnaie coulées, comme l’aes grave. Cette monnaie appartient à une phase de transition où l’on voit apparaître des pièces plus petites et frappées, probablement sous l’influence des systèmes monétaires grecs. La litra était une unité de poids, et initialement, les pièces de bronze avaient une valeur intrinsèque liée à leur poids. La double litra valait donc deux litras de bronze. L’économie de l’époque : L’économie romaine était principalement agricole, mais avec l’expansion territoriale, les échanges commerciaux se développaient. La monnaie facilitait ces échanges, permettait le paiement des armées et la collecte des impôts. L’apparition de dénominations comme la double litra suggère une volonté de standardisation des échanges et une reconnaissance de la nécessité d’unités de valeur divisibles et reconnaissables.   La tête féminine : L’identification précise de cette figure reste débattue. Plusieurs hypothèses ont été avancées : Minerve (Athéna) : Déesse de la sagesse, de la guerre stratégique et des arts, elle était une divinité importante pour les Romains. Son association avec la force et la protection pourrait correspondre au contexte militaire de l’époque. Roma : La personnification de la ville de Rome commençait à apparaître sur les monnaies. Cette figure féminine pourrait être une représentation précoce de Roma, symbolisant l’identité et la puissance romaine. Une nymphe ou une divinité locale : Étant donné que l’atelier monétaire précis est incertain (mais situé en Italie du Sud), il pourrait s’agir d’une divinité vénérée dans cette région. Le ruban dans les cheveux est un motif courant dans l’iconographie féminine antique et ne permet pas à lui seul une identification définitive. Le lion avec la lance : Ce motif est particulièrement intéressant et a suscité diverses interprétations : Symbole de force et de courage : Le lion est un animal puissant associé à la royauté et à la bravoure. Son apparition sur une monnaie romaine pourrait symboliser la puissance militaire et l’ambition de Rome. Référence mythologique : Le lion pourrait être lié à des mythes ou des héros, bien qu’aucun lien direct évident ne soit établi pour cette période. Emblème d’une cité ou d’une région : Certains animaux étaient associés à des cités ou des peuples spécifiques. La présence du lion pourrait indiquer une influence ou une affiliation avec une région particulière d’Italie du Sud. La lance : La lance est un symbole de guerre et de conquête. Le lion tenant ou touchant la lance pourrait représenter la victoire militaire ou la domination romaine. L’image du lion blessé par une lance a également été suggérée, symbolisant peut-être la défaite d’un ennemi. L’inscription « ROMANO » : Cette inscription est d’une importance capitale. C’est l’une des premières occurrences du nom « Romains » sur leur propre monnaie. Elle marque une affirmation croissante de l’identité romaine et de l’autorité de Rome sur le territoire où cette monnaie circulait. L’utilisation du latin sur une monnaie en bronze, potentiellement destinée à une circulation régionale incluant des populations non latines, est également significative.

022AN – Didrachme Anonyme

022AN – Didrachme Anonyme Avers : ROMANO (Aux romains) Tête laurée d’Apollon à gauche, les cheveux longs tombant sur la nuque. Revers : Anépigraphe Cheval libre bondissant à droite; au-dessus de la croupe, astre rayonnant à seize rais. BM 6.81g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 275 – 270 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 15/1b – Syd. 4 L’émission de ce didrachme, autour de 275-270 avant J.-C., se situe dans une période charnière pour la République romaine. Après les guerres samnites, Rome affirmait son contrôle sur une grande partie de l’Italie centrale et méridionale. Cette période est marquée par une expansion territoriale et une consolidation du pouvoir romain. L’adoption d’un monnayage en argent à cette époque reflète probablement les besoins d’une économie en croissance et les contacts commerciaux et militaires accrus avec les cités grecques du sud de l’Italie, qui utilisaient déjà des monnaies d’argent. Le didrachme, en tant que dénomination, était courant dans le monde grec. L’influence grecque est d’ailleurs évidente dans les motifs de la pièce (Apollon). Le cheval est un symbole puissant dans de nombreuses cultures antiques, souvent associé à la force, à la vitesse, à la guerre et au prestige. Dans le contexte romain, il pouvait évoquer la cavalerie romaine, un élément important de leur puissance militaire. Le mouvement du galop pourrait symboliser le progrès et l’expansion de Rome. La signification exacte de l’étoile à seize rayons est incertaine et fait l’objet de débats parmi les numismates. Elle apparaît fréquemment sur les premières monnaies républicaines romaines. Certaines interprétations suggèrent une possible association avec des constellations, des divinités astrales, ou peut-être même des marques d’ateliers ou des magistrats monétaires (bien que l’identification des magistrats soit plus tardive dans le monnayage romain).