1376SC – Denier Scribonia – Lucius Scribonius Libo

1376SC – Denier Scribonia – Lucius Scribonius Libo Avers : BON EVENT / LIBO (Bonus Eventus/ Libo, Bonne Fortune/ Libo) Tête diadémée de Bonus Eventus à droite. Revers : PVTEAL // SCRIBON (Puteal // Scribonianum, puits Scribonien) Le puit scribonien orné de deux lyres et de deux branches de laurier; en bas à gauche un marteau. British Museum 3.89g INDICE DE RARETE : 3 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 62 avant J.C. Matière : Argent Gens : Scribonia Références : RRC 416/1a – B.8 (Scribonia) – Syd.928 👤 Lucius Scribonius Libo : Carrière et Famille Rôle Détail Période Fonction Monétaire Triumvir Monetalis (Monétaire) Vers 62 av. J.-C. (date d’émission du denier RRC 416/1) Carrière Politique Il a progressé dans le cursus honorum : il aurait été tribun de la plèbe (vers 56 av. J.-C.), puis possiblement préteur (vers 50 av. J.-C.). Tardive République Consulat Il a finalement atteint le poste de consul en 34 av. J.-C., avec Marc Antoine. Alliances C’était un fidèle partisan de Pompée le Grand. Guerre civile (49 av. J.-C.) Famille Sa sœur, Scribonia, est devenue la deuxième épouse d’Octave (futur empereur Auguste) et la mère de sa seule fille naturelle, Julia l’Aînée. Alliances Maritales Il était le beau-père de Sextus Pompée (le fils de Pompée), ayant marié sa propre fille à ce dernier. 💰 Signification de la Monnaie Le denier qu’il a émis en 62 av. J.-C. met en avant l’héritage et la gloire de sa famille, la gens Scribonia : Avers : Tête de Bonus Eventus (Bonne Fortune/Succès). Revers : Le Puteal Scribonianum, un lieu sacré dans le Forum romain, un puits censé avoir été purifié par un ancêtre de la famille après qu’il y ait été frappé par la foudre. C’est un symbole fort de l’ancienneté et de la piété de sa lignée. L’émission de cette monnaie sert à la fois à remplir sa fonction de magistrat et à promouvoir son nom et sa famille au moment où il commence sa carrière politique, en se présentant comme un digne héritier. Variante 1 avec une enclume en bas du puit au revers à la place du marteau. Références : RRC 416/1c – B.8 (Scribonia) – Syd.928 British Museum 4.01g Variante 2 avec une pince en bas du puit au revers à la place du marteau. Références : RRC 416/1b – B.8 (Scribonia) – Syd.928 British Museum 3.88g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Scribonius Libo. Monétaire en l’an 700 (54 av. J.-C.) Ce personnage, collègue de Paullus ^milius Lepidus, fut beaupère de Pompée. Il est mentionné pour la première fois en 698 (56 av. J.-C.), à propos de l’intervention de Pompée en Egypte sous le règne de Ptolémée Aulètes. On voit qu’il jouait déjà à cette époque un rôle important au sénat, où il soutint la politique de Pompée. Pendant la guerre civile, il reçut le commandement de l’armée cantonnée en Etrurie; mais obligé de s’enfuir à l’approche de César, il se retira en Campanie d’abord, puis s’embarqua à Brundisium avec l’armée pompéienne . Libo accompagna Pompée en Grèce, et servit sur sa flotte comme lieutenant de Bibulus, jusqu’au jour où il obtint, après la mort de ce dernier, le commandement de toutes les forces navales. Après le meurtre de César en 710 (44 av. J.-C.), il passa en Espagne avec Sex. Pompée et continua à guerroyer jusqu’en 719 (35 av. J.-C.), époque où il fit défection. Pour prix de sa trahison il fut créé consul l’année suivante, en 720 (34 av. J.-C.), avec Marc Antoine.Nous avons expliqué, à la famille Æmilia, tout ce qui, sur les pièces suivantes, se rapporte au monétaire Paullus Æmilius Lepidus; nous ne donnerons ici que ce qui concerne Scribonius Libo. La tête de la divinité appelée Bonus Eventus pourrait bien faire allusion au nom de Beneventum, probablement patrie originaire de la famille Scribonia, car on a trouvé à Bénévent des inscriptions qui la concernent. Le Bonus Eventus, l’Agathodémon des Grecs, génie de la bonne fortune, avait un temple à Rome, dans le voisinage du Panthéon; on le voit notamment sur des monnaies de Galba et de Titus, avec la légende BON. EVENT. Quant au revers, il représente la margelle d’un puits ornée, sur son pourtour, de trois lyres et de trois guirlandes; mais la figure ne peut nécessairement donner qu’un seul côté ; au-dessous, sont les instruments qui servaient à frapper les monnaies. Voici à quels événements ce puits fait allusion. Une légende, rapportée par Festus et d’autres auteurs, raconte qu’un certain Scribonius fut chargé par le sénat de rechercher les lieux sacrés qui avaient été frappés par la foudre ; or, l’atrium du temple de Minerve avait été atteint par le feu du ciel, et comme une superstition populaire croyait qu’il était défendu par les dieux de couvrir les endroits atteints de la foudre, Scribonius fit construire dans l’emplacement de l’atrium un puit, le puteal Scribonianum, avec une margelle pour empêcher qu’on vînt jamais à élever quelque édifice recouvert à cet endroit. On ignore de quel personnage du nom de Scribonius parle Festus, mais c’était certainement un ancêtre du monétaire.
1353PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus

1353PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus Avers : Anépigraphe Tête masculine juvénile (Bonus Eventus) à droite, les cheveux longs; derrière, marque de contrôle. Revers : M. PLAETORI/ CEST. EX. S. C (Marcus Plætorius / Cestianus Ex Senatus Consulto, Marcus Plaetorius / Cestianus par décret du Sénat) Caducée ailé. British Museum 4.03g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 69 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plaetoria Références : RRC 405/5 – B.5 (Plaetoria) – Syd.807 Marcus Plaetorius Cestianus : Aperçu Catégorie Détails Nom Complet Marcus Plaetorius M.f. Cestianus (Marcus Plaetorius, fils de Marcus, Cestianus) Gens Gens Plaetoria (une famille plébéienne, probablement originaire de la région Sabine). Période de Monétaire 69 av. J.-C. Autres Magistratures Il a exercé des magistratures importantes dans le cursus honorum (la carrière des honneurs), notamment : * Édile curule (vers 67 av. J.-C.) * Préteur (vers 66 av. J.-C.) Carrière Politique Bien que le surnom (cognomen) Cestianus n’apparaisse pas dans les écrits historiques de l’Antiquité, nous pouvons retracer sa carrière grâce à Cicéron et à ses monnaies : Monétaire (69 av. J.-C.) : C’est à cette époque qu’il frappe le Denarius RRC 405/2, faisant allusion à Fortuna et au Sort (SORS), probablement en lien avec le sanctuaire de la Fortuna Primigenia à Préneste. Accusateur (70 av. J.-C.) : Il est possible qu’il soit le même Marcus Plaetorius qui accusa M. Fonteius, contre lequel Cicéron prononça le célèbre discours Pro Fonteio. Édile Curule (67 av. J.-C.) : Une autre série de ses monnaies (RRC 409/1), frappée quelques années après, porte l’inscription AED. CVR. (Aedilis Curulis). Les Égiles Curules étaient responsables des jeux publics et des cultes majeurs à Rome. Ceci explique pourquoi ses monnaies d’édile représentent la déesse Cybèle (la Grande Mère), dont le culte était célébré lors des Ludi Megalesiaci (les Jeux Mégalésiens) que les édiles présidaient. Préteur (66 av. J.-C.) : Il accède à la préture l’année suivant son édilité. Il est rapporté par Cicéron qu’il fut condamné pour un chef d’accusation inconnu vers 51 av. J.-C., ce qui mit fin à sa carrière politique. Marques de contrôle : Retrouvez dans cet article, les différentes marques de contrôle que j’ai pu répertorier sur ce denier, soit 45 symboles différents : Lien Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Plaetorius Cestianus. Edile curule en 685 (69 av. J.-C.) Le surnom de Cestianus qui paraît sur les monnaies de M. Plaetorius n’est mentionné dans aucun historien de l’antiquité. Il est probable que M. Plaetorius Cestianus est le même que M. Plaetorius qui se porta comme accusateur de M. Fonteius en 684 (70 av. J.-C.) et contre lequel Cicéron prononça son pro Fonteio. L’année suivante, M. Plaetorius fut édile curule avec C. Flaminius, et c’est en cette qualité qu’il fit frapper monnaie. En 688 (66 av. J.-C.), il fut préteur avec le même collègue. Cicéron nous apprend qu’en l’an 703 (51 av. J.-C.) il fut condamné, mais il ne nous dit point à quelle peine, ni sur quel chef d’accusation. Son père pourrait être M. Plaetorius, que Sylla fit mettre à mort en 672 (82 av. J.-C.).Les monnaies de M. Plaetorius Cestianus offrent des types variés et intéressants qu’on peut rapprocher de ceux des deniers de M. Volteius. La tête de Cybèle qu’on voit sur le n. 3, rappelle les fètes Mégalésiennes qu’on célébrait en l’honneur de cette divinité appelée la Bonne Déesse, Mater magna. Ces fêtes avaient été instituées en 550 (204 av. J.-C.), et les édiles curules étaient chargés de les présider . C’est pour ce motif qu’on voit la tête de Cybèle sur les deniers frappés par des édiles curules, comme M. Plaetorius Cestianus, P. Furius Crassipes, et A. Plautius. Le denier n. 4 a toujours été mal interprété. Au droit, nous croyons qu ‘il faut reconnaître la déesse sabine Vacuna qui réunissait les attributs de Diane, de Cérès, de Vénus, de la Victoire et de Minerve : ce sont bien en effet les attributs de ces divinités que porte le buste féminin de la médaille : Vacuna était encore très honorée du temps même de l’empire et elle avait à Reate un temple célèbre qui fut restauré par Vespasien La tête jeune et imberbe du denier n. 5 paraît être celle de Bonus Eventus; du moins elle ressemble beaucoup à celle qui figure sur un denier de Q. Cassius Longinus et que nous avons appelée de ce nom. Ces deux têtes, il est vrai, n’ont point de rapport avec celle de Bonus Eventus qui figure, avec son nom, sur le denier de Scibonius Libo; mais nous pourrions citer de nombreux exemples d’une pareille anomalie ; d’ailleurs, les têtes en question nous ont paru se rapprocher de la tête du même dieu qu’on voit sur des monnaies de Galba, de Titus, et des autres représentations qu’on connaît de Bonus Eventus . Les figures qui paraissent sur les deniers suivants sont encore plus obscures. Ce sont probablement, comme Vacuna et comme la Bona Dea, des divinités dont le culte, à Rome, était mystérieux, et qui rendaient des oracles ou jetaient des sorts, comme Faunus et Fauna, Pales, la nymphe Egérie ou quelques autres. On pourrait croire aussi bien, qu’il s’agit de la représentation de diverses variétés de la déesse Fortune, comme la Fortuna muliebris, la Fortuna virilis, la Fortuna brevis, la Fortuna respiciens, etc., ou quelques autres divinités de même nature comme Nortia, Fatum, Fata, qui avaient des sanctuaires nombreux à Rome et dans l’Italie centrale . Dans tous les cas, au revers des deniers 8 et 9, on voit le fronton du temple de Préneste où la Fortuna publica primigenia était particulièrement honorée . Le buste de la déesse Sors, au revers du n. 10, justifie les conjectures que nous avons formulées tout à l’heure, et rappelle les bustes des Forlunae Antiates, sur les deniers de Q. Rustius. Au-dessous, est placé non point, comme on l’a cru, un socle de statue sur lequel serait inscrit le mot sors, mais un cartouche terminé en queue d’aronde et qui est l’image de l’un de ces sortes que les fouilles archéologiques ont mis au jour, à Pompéï notamment, et à l’aide desquels on jetait des sorts et on prédisait l’avenir . Lieux