1443JU – Aureus César – Caius Julius Cæsar

1443JU – Aureus César – Caius Julius Cæsar Avers : LII (52) Tête de Vénus ou de (Clementia) la Clémence laurée et diadémée à droite avec boucle d’oreille et collier. Revers : CAE – SAR Trophée gaulois composé d’un grand bouclier ovale, d’un casque, d’une cuirasse, d’un carnyx et d’une hache à sacrifice surmontée d’une tête d’animal. British Museum 8.48g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Or Gens : Julia Références : RRC 452/1 – B.25 (Julia) – Syd.1008 L’étude de cet aureus révèle un programme iconographique soigneusement élaboré, où chaque symbole sert la légitimité de Jules César dans un moment de basculement historique. 1. Le Contexte Historique : L’Ombre de Pharsale (48-47 av. J.-C.) Ce denier est frappé par un atelier militaire itinérant qui suit César dans l’Orient méditerranéen. Nous sommes au cœur de la Guerre Civile contre Pompée : Légitimation par la victoire : Après la bataille de Pharsale (août 48 av. J.-C.), César doit affirmer son autorité. Plutôt que de célébrer une victoire sur des citoyens romains (ce qui serait mal perçu), il choisit de rappeler ses exploits en Gaule. Le financement de l’effort de guerre : La monnaie sert à payer les légions qui lui sont fidèles. En voyant ce denier, le soldat se rappelle qu’il sert le conquérant des Gaules, l’homme à qui la fortune sourit. 2. Le Symbolisme de l’Avers : La Vertu et l’Âge L’avers présente une tête féminine (souvent identifiée comme la Piété ou la Clémence) couronnée de chêne. La Couronne de Chêne : Traditionnellement associée à la corona civica, elle symbolise le salut des citoyens. C’est un message fort de César : il se présente non comme un tyran, mais comme le protecteur de Rome. Le chiffre LII (52) : C’est l’un des points les plus célèbres de cette série. Ce nombre représente l’âge de César au moment de la frappe. C’est une innovation majeure : pour la première fois, un dirigeant romain fait référence à sa propre personne de manière aussi directe sur une monnaie, soulignant sa maturité et son droit à diriger. 3. Le Symbolisme du Revers : Le Triomphe Gaulois Le revers est un condensé de la gloire militaire césarienne : Le Trophée (Tropaeum) : Constitué de dépouilles ennemies (cuirasse, bouclier gaulois et casque), il symbolise la victoire totale. Le Carnyx : Cette trompe de guerre gauloise à tête de dragon est un attribut spécifique des peuples celtes. Sa présence ne laisse aucun doute sur l’identité des vaincus. La Hache : Placée à droite, elle évoque le pouvoir de commandement (imperium) et la justice. 4. Pourquoi l’or ? L’émission de cet aureus est un acte politique fort. Sous la République, l’or était rarement utilisé. En frappant de l’or avec son seul nom et son âge, César : Démontre qu’il dispose de ressources immenses (le butin des Gaules). S’approprie un privilège monétaire quasi-royal. Prépare son retour triomphal à Rome en tant que maître absolu. Remarque : Moins de dix exemplaires observés de cet aureus. A noter, que leurs poids est supérieur à 8.50 grammes. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie :
1446JU – Denier César – Caius Julius Cæsar

1446JU – Denier César – Caius Julius Cæsar Avers : LII (52) Tête de Vénus ou de (Clementia) la Clémence laurée et diadémée à droite avec boucle d’oreille et collier. Revers : CAE – SAR Trophée gaulois composé d’un grand bouclier rond, d’un casque, d’une cuirasse, d’un carnyx entre une couronne et un bouclier. Devant un captif barbu (Vercingétorix) assis les mains attachées dans le dos. British Museum 3.37g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gens : Julia Références : RRC 452/4 – B.27 (Julia) – Syd.1010 Ce denier est une pièce majeure de la propagande césarienne, frappée vers 48-47 av. J.-C. dans un contexte de guerre civile totale. Elle ne sert pas seulement de monnaie d’échange pour payer les légions, mais d’outil de communication politique pour affirmer la légitimité de César face au Sénat et à Pompée. 1. Le Contexte Historique : La Guerre Civile En 48 av. J.-C., Rome est déchirée. César vient de remporter la bataille de Pharsale contre Pompée. Bien que maître de l’Italie, il doit encore pacifier les provinces et financer ses troupes. Atelier itinérant : Cette monnaie a été frappée par un atelier militaire qui suivait César dans ses déplacements (probablement en Grèce ou en Espagne). Objectif : Rappeler aux soldats et aux citoyens que César est le véritable garant de la gloire de Rome. En pleine lutte contre d’autres Romains, il choisit de ne pas représenter la guerre civile, mais de magnifier sa plus grande réussite : la conquête de la Gaule. 2. Symbolisme de l’Avers : L’autorité et l’âge L’avers présente une tête féminine laurée et diadémée. Son identité fait l’objet de deux interprétations majeures : Clementia (la Clémence) : César a bâti sa réputation sur sa Clementia, sa propension à pardonner à ses ennemis romains vaincus. La représenter ici est un message direct aux partisans de Pompée : rejoignez-moi et vous serez épargnés. Pietas (la Piété) : Une autre lecture y voit la Piété envers la patrie et les dieux, renforçant l’image d’un homme agissant pour le bien de Rome. Le nombre LII (52) : C’est l’élément le plus fascinant. Il indique l’âge de César au moment de la frappe. C’est un acte d’affirmation personnelle sans précédent : César n’est pas un jeune aventurier, mais un homme mûr, d’expérience, dont la vie entière a servi la République. 3. Symbolisme du Revers : Le triomphe gaulois Le revers est une mise en scène de la victoire totale de Rome sur les peuples celtes : Le Trophée : Composé d’une cuirasse, d’un casque et d’un bouclier ovale, il est flanqué d’un carnyx (trompette de guerre gauloise). C’est le symbole classique du butin pris à l’ennemi. Le Captif : Un homme barbu, les mains liées derrière le dos, est assis au pied du trophée. Son attitude de soumission complète souligne la puissance irrésistible de César. Certains numismates y voient une évocation de Vercingétorix, capturé après Alésia en 52 av. J.-C. (une date qui résonne avec le chiffre LII de l’avers). La légende CAE–SAR : Placée de part et d’autre du trophée, elle lie indissociablement le nom du général à l’acte de conquête. Variante : La tête de Vercingétorix est tournée vers le haut. Références : RRC 452/5 – Syd.1011 Moins de dix exemplaires observés de ce denier. Bibliothèque nationale de France 3.87g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Lieux de découverte (4 exemplaires)
1444JU – Denier César – Caius Julius Cæsar

1444JU – Denier César – Caius Julius Cæsar Avers : LII (52) Tête de Vénus ou de (Clementia) la Clémence laurée et diadémée à droite avec boucle d’oreille et collier. Revers : CAE – SAR Trophée gaulois composé d’un grand bouclier ovale, d’un casque, d’une cuirasse, d’un carnyx et d’une hache à sacrifice surmontée d’une tête d’animal. British Museum 3.91g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gens : Julia Références : RRC 452/2 – B.26 (Julia) – Syd.1009 L’étude de ce denier révèle un programme iconographique soigneusement élaboré, où chaque symbole sert la légitimité de Jules César dans un moment de basculement historique. 1. Le Contexte Historique : L’Ombre de Pharsale (48-47 av. J.-C.) Ce denier est frappé par un atelier militaire itinérant qui suit César dans l’Orient méditerranéen. Nous sommes au cœur de la Guerre Civile contre Pompée : Légitimation par la victoire : Après la bataille de Pharsale (août 48 av. J.-C.), César doit affirmer son autorité. Plutôt que de célébrer une victoire sur des citoyens romains (ce qui serait mal perçu), il choisit de rappeler ses exploits en Gaule. Le financement de l’effort de guerre : La monnaie sert à payer les légions qui lui sont fidèles. En voyant ce denier, le soldat se rappelle qu’il sert le conquérant des Gaules, l’homme à qui la fortune sourit. 2. Le Symbolisme de l’Avers : La Vertu et l’Âge L’avers présente une tête féminine (souvent identifiée comme la Piété ou la Clémence) couronnée de chêne. La Couronne de Chêne : Traditionnellement associée à la corona civica, elle symbolise le salut des citoyens. C’est un message fort de César : il se présente non comme un tyran, mais comme le protecteur de Rome. Le chiffre LII (52) : C’est l’un des points les plus célèbres de cette série. Ce nombre représente l’âge de César au moment de la frappe. C’est une innovation majeure : pour la première fois, un dirigeant romain fait référence à sa propre personne de manière aussi directe sur une monnaie, soulignant sa maturité et son droit à diriger. 3. Le Symbolisme du Revers : Le Triomphe Gaulois Le revers est un condensé de la gloire militaire césarienne : Le Trophée (Tropaeum) : Constitué de dépouilles ennemies (cuirasse, bouclier gaulois et casque), il symbolise la victoire totale. Le Carnyx : Cette trompe de guerre gauloise à tête de dragon est un attribut spécifique des peuples celtes. Sa présence ne laisse aucun doute sur l’identité des vaincus. La Hache : Placée à droite, elle évoque le pouvoir de commandement (imperium) et la justice. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Lieux de découverte (97 exemplaires)
1431HO – Denier Hostilia – Lucius Hostilius Saserna

1431HO – Denier Hostilia – Lucius Hostilius Saserna Avers : Anépigraphe Tête féminine, “Clementia”, (la Clémence) à droite, coiffée d’une couronne de chêne, “corona civica”. Revers : L. HOSTILIVS / SASERNA (Lucius Hostilius Saserna) Victoria (la Victoire) marchant à droite, tenant un trophée de la main gauche et de la main droite, un caducée. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gens : Hostilia Références : RRC 448/1a – B.5 (Hostilia) – Syd.951 L’émission de ce denier de Lucius Hostilius Saserna s’inscrit dans l’une des périodes les plus tendues de l’histoire romaine. En 48 av. J.-C., Jules César est en pleine guerre civile contre Pompée. Le symbolisme de cette pièce n’est donc pas seulement décoratif ; c’est un outil de communication politique (propagande) essentiel. Voici l’analyse détaillée du symbolisme et du contexte : 1. Le Symbolisme : La Paix par la Victoire Le message central de cette monnaie est que la guerre menée par César (en Gaule comme contre ses opposants) n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’apporter la stabilité à Rome. L’Avers (Clementia ou Pietas) : La tête féminine couronnée de chêne symbolise les vertus césariennes par excellence. La Clementia (Clémence) : C’est le maître-mot de César durant la guerre civile. Contrairement à Sylla qui avait pratiqué des massacres (proscriptions), César pardonne à ses ennemis romains. La Pietas (Piété/Devoir) : Elle souligne le respect de César envers les dieux et la patrie, justifiant son action militaire comme une nécessité pour sauver l’État. Le Revers (La Victoire et le Caducée) : * La Victoire portant un trophée gaulois : Elle rappelle au peuple romain que César est le conquérant de la Gaule. Le trophée (bouclier et carnyx) est un rappel visuel de la richesse et des terres ajoutées à l’Empire. Le Caducée (attribut de Mercure) : C’est le symbole de la négociation, de la diplomatie et de la prospérité commerciale. Son association avec la Victoire signifie : « La victoire militaire de César ramène la paix et la richesse économique. » 2. Le Contexte Historique : Légitimer l’Illégitime En 48 av. J.-C., la situation de César est complexe : Le rappel de la gloire passée : Alors que César combat des citoyens romains (les partisans de Pompée), Saserna utilise les monnaies pour détourner l’attention vers la Guerre des Gaules. En montrant des trophées gaulois, il rappelle que César est un héros national qui a éloigné la menace barbare, et non un simple rebelle franchissant le Rubicon. L’année de Pharsale : Cette monnaie est frappée alors que se prépare la bataille décisive de Pharsale. Il est crucial pour le camp césarien de maintenir la confiance de la population à Rome et de financer les légions. Le contrôle de l’opinion à Rome : En tant que magistrat monétaire, Saserna utilise son droit de frappe pour saturer le marché financier avec une iconographie pro-césarienne, noyant ainsi les arguments des partisans de Pompée. 3. Conclusion Ce denier est une synthèse brillante de la stratégie de César : utiliser ses succès militaires passés (le trophée gaulois) pour justifier son autorité actuelle, tout en promettant aux Romains un avenir fait de pardon (Clementia) et de prospérité (Caducée). Le monétaire Lucius Hostilius Saserna est une figure fascinante de la fin de la République romaine, principalement connue grâce à sa production monétaire de 48 av. J.-C., qui constitue l’un des témoignages visuels les plus marquants de la conquête de la Gaule. Voici les informations clés sur ce personnage et son contexte : 1. Un fidèle de Jules César Lucius Hostilius Saserna appartenait à une branche de la gens Hostilia qui était fermement alliée à Jules César. Sa nomination au poste de triumvir monetalis (magistrat monétaire) en 48 av. J.-C. intervient à un moment critique : César est en pleine guerre civile contre Pompée. Engagement militaire : Il n’était pas seulement un administrateur ; il a activement servi César. Il est mentionné comme ayant participé au siège de Marseille en 49 av. J.-C. Liens familiaux : Il avait deux frères, Caius et Publius Hostilius Saserna, qui ont tous deux servi comme lieutenants (legati) de César lors de la campagne d’Afrique en 46 av. J.-C. 2. Son rôle de communicant (Propagande) À travers ses monnaies, Saserna agit comme un véritable agent de propagande pour César. Alors que César est perçu par certains comme un tyran déclenchant une guerre civile, les monnaies de Saserna rappellent aux Romains les exploits de César en Gaule. Le choix de représenter des symboles gaulois (boucliers, carnyx) et des figures comme la Victoire ou la clémence visait à légitimer le pouvoir de César en le présentant comme le conquérant héroïque et le pacificateur de la République. 3. Après César Après l’assassinat de César en 44 av. J.-C., les sources historiques (notamment Cicéron) indiquent que Lucius Saserna est resté proche des héritiers du parti césarien, devenant un ami de Marc Antoine et du jeune Octave (futur Auguste). Variante : Légende du revers L·HOSTILIVS SASERN Références : RRC 448/1b – Syd.951a Variante quatre fois moins observée. British Museum 3.91g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Hostilius Saserna. Monétaire vers 708 (46av. J.-C.) On trouve mentionnés dans les auteurs plusieurs personnages du nom de Saserna ; mais c’est la numismatique seule qui nous apprend que ce cognomen était commun dans la gens Hostilia. Du temps de Caton et de Varron, vivaient deux écrivains du nom de Saserna, le père et le fils, qui ont écrit sur l’agriculture. Deux autres personnages de ce nom, un Saserna dont on ne connaît pas le prénom, et P. Saserna étaient lieutenants de Jules César pendant la guerre d’Afrique en 708 (46 av. J.-C.). Les monnaies portent le nom de L. Hostilius Saserna, et il est probable qu’il s’agit du frère de P. Saserna dont les historiens taisent le prénom. Cicéron nous apprend qu’il devint ami d’Antoine et d’Octave après la mort de César, auquel il était demeuré toujours très attaché. Les monnaies