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368AN – Quadrans Anonyme

368AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe, au-dessous trois globules. Revers : L / ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessous marque de valeur composée de trois globules, à droite la lettre L. Bibliothèque nationale de France 16.37g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 97/5a – Syd. 126 Variante 1 : Marque de valeur derrière et au-dessous de la tête d’Hercule et  la lettre L située en bas à gauche de la proue au revers. Référence : RRC 97/5b  Bertolami 18.49g Ce quadrans s’inscrit dans le système monétaire républicain basé sur l’as, où les quadrans étaient des sous-multiples utilisés pour les petites transactions. À cette époque, les pièces en bronze étaient coulées ou frappées, et les trois globules servaient à identifier leur valeur (trois unciae).

353AN – Quadrans Anonyme

353AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessus une massue couchée, à droite marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 5.94g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 89/6 – Syd. 148c La présence d’une massue sur cette monnaie romaine n’est pas qu’une simple décoration. Ce type de symbole, ainsi que d’autres comme le croissant de lune ou l’épi de blé, avait une signification précise. Les symboles sur les monnaies romaines, particulièrement pendant la République, servaient principalement de marques de contrôle. Ils permettaient de lier une émission de monnaie anonyme à une série spécifique, parfois en relation avec un magistrat monétaire ou un atelier de frappe. La massue est un attribut bien connu d’Hercule. Bien que la monnaie en elle-même soit « anonyme » (sans le nom d’un monétaire), la massue pourrait symboliser une famille patricienne, la gens Fabia, qui revendiquait Hercule comme divinité protectrice. En résumé, la massue sur cette monnaie est un symbole de contrôle permettant d’identifier la série de frappe, potentiellement liée à une famille aristocratique (la gens Fabia) qui assurait l’émission de la monnaie à Rome.

345AN – Quadrans Anonyme

345AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée d trois globules posés verticalement. Bibliothèque nationale de France 5.07g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 209 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 88/6 Sur les monnaies romaines, le fer de lance (ou « spearhead » en anglais) qui apparaît parfois en symbolique, notamment sur cette monnaie, a une signification très spécifique et est directement lié à la représentation de la Victoire. Voici ce qu’il faut en retenir : Symbole de victoire militaire : Le fer de lance est un attribut guerrier par excellence. Sa présence, en particulier sur le revers d’une monnaie qui représente la déesse Victoire couronnant un trophée, est une confirmation du thème central de la pièce : la victoire de Rome sur ses ennemis. Contexte de la Seconde Guerre Punique : L’émission de cette monnaie date d’une période critique de la guerre contre Hannibal. Dans ce contexte, chaque victoire, même minime, était un signe d’espoir et une preuve du courage romain. La monnaie servait de propagande, rappelant au peuple et à l’armée la valeur et la force de la République romaine. Marque d’atelier ou de série : Sur ces monnaies républicaines anonymes, de petits symboles ou des monogrammes étaient souvent utilisés pour différencier les émissions provenant de différents ateliers ou pour identifier une série spécifique de frappe. Le fer de lance pourrait donc également servir de marque d’atelier, bien que sa signification symbolique de victoire reste la plus forte et la plus cohérente avec le motif de la Victoire et du trophée.

338AN – Quadrans Anonyme

338AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : V / ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessous marque de valeur composée de trois globules, à droite la lettre V. Bibliothèque nationale de France 8.82g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 87/4 – Syd. 186c Dans le contexte des monnaies romaines républicaines, comme cette monnaie, la lettre « V » est ce que l’on appelle une marque de contrôle ou une marque d’atelier. Marque de contrôle ou de série À cette époque, la frappe des monnaies n’était pas centralisée et le travail était souvent réparti entre différents ateliers au sein d’une même ville (Rome) ou de différentes villes. Pour organiser et suivre la production, les Romains utilisaient des lettres, des symboles ou des chiffres sur les monnaies. La lettre « V » sur cette monnaie ne représente pas un lieu précis ou un personnage historique. Elle fait partie d’un système séquentiel de marques. Chaque marque correspondait à une série de coins (les matrices utilisées pour frapper les monnaies) et à une quantité spécifique de métal. Ce système permettait de : Gérer la production : Les marques aidaient les responsables de la monnaie à suivre la quantité de pièces frappées et à s’assurer que chaque lot de métal était correctement utilisé. Identifier les ateliers : Bien que non spécifiques à un lieu, ces marques pouvaient être assignées à différents ateliers de frappe, permettant de les distinguer les uns des autres. Contrôler la qualité : En cas de problème de poids ou de pureté du métal, la marque de contrôle permettait de remonter à la série de coins concernée et d’identifier le lot défectueux. En résumé, la lettre « V » n’a pas de signification symbolique particulière. C’est une simple lettre de classement ou de suivi qui s’inscrit dans un système logistique complexe et bien organisé, reflétant la gestion rigoureuse de la frappe monétaire à Rome.

330AN – Quadrans Anonyme

330AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : Q / ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessous trois globules, à droite la lettre Q. British Museum 9.71g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 86A/3 – Syd. 182b Dans le contexte des monnaies romaines républicaines, comme cette monnaie, la lettre « Q » est ce que l’on appelle une marque de contrôle ou une marque d’atelier. Marque de contrôle ou de série À cette époque, la frappe des monnaies n’était pas centralisée et le travail était souvent réparti entre différents ateliers au sein d’une même ville (Rome) ou de différentes villes. Pour organiser et suivre la production, les Romains utilisaient des lettres, des symboles ou des chiffres sur les monnaies. La lettre « Q » sur cette monnaie ne représente pas un lieu précis ou un personnage historique. Elle fait partie d’un système séquentiel de marques. Chaque marque correspondait à une série de coins (les matrices utilisées pour frapper les monnaies) et à une quantité spécifique de métal. Ce système permettait de : Gérer la production : Les marques aidaient les responsables de la monnaie à suivre la quantité de pièces frappées et à s’assurer que chaque lot de métal était correctement utilisé. Identifier les ateliers : Bien que non spécifiques à un lieu, ces marques pouvaient être assignées à différents ateliers de frappe, permettant de les distinguer les uns des autres. Contrôler la qualité : En cas de problème de poids ou de pureté du métal, la marque de contrôle permettait de remonter à la série de coins concernée et d’identifier le lot défectueux. En résumé, la lettre « Q » n’a pas de signification symbolique particulière. C’est une simple lettre de classement ou de suivi qui s’inscrit dans un système logistique complexe et bien organisé, reflétant la gestion rigoureuse de la frappe monétaire à Rome.

325AN – Quadrans Anonyme

325AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : H / ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessous trois globules, à droite la lettre H. Bibliothèque nationale de France 8.82g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 85/5 – Syd. 175c Dans le contexte des monnaies romaines républicaines, comme cette monnaie, la lettre « H » est ce que l’on appelle une marque de contrôle ou une marque d’atelier. Marque de contrôle ou de série À cette époque, la frappe des monnaies n’était pas centralisée et le travail était souvent réparti entre différents ateliers au sein d’une même ville (Rome) ou de différentes villes. Pour organiser et suivre la production, les Romains utilisaient des lettres, des symboles ou des chiffres sur les monnaies. La lettre « H » sur le quinaire RRC 85/1a ne représente pas un lieu précis ou un personnage historique. Elle fait partie d’un système séquentiel de marques. Chaque marque correspondait à une série de coins (les matrices utilisées pour frapper les monnaies) et à une quantité spécifique de métal. Ce système permettait de : Gérer la production : Les marques aidaient les responsables de la monnaie à suivre la quantité de pièces frappées et à s’assurer que chaque lot de métal était correctement utilisé. Identifier les ateliers : Bien que non spécifiques à un lieu, ces marques pouvaient être assignées à différents ateliers de frappe, permettant de les distinguer les uns des autres. Contrôler la qualité : En cas de problème de poids ou de pureté du métal, la marque de contrôle permettait de remonter à la série de coins concernée et d’identifier le lot défectueux. En résumé, la lettre « H » n’a pas de signification symbolique particulière. C’est une simple lettre de classement ou de suivi qui s’inscrit dans un système logistique complexe et bien organisé, reflétant la gestion rigoureuse de la frappe monétaire à Rome.

317AN – Quadrans Anonyme

317AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : (ROMA) / ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessous trois globules, à droite le monogramme de ROMA. Bibliothèque nationale de France 11.12g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 84/6 – Syd. 190b Le monogramme de ROMA est une ligature de plusieurs lettres, qui combine généralement les lettres R, O, M et A en un seul symbole compact. Cette forme d’écriture était un moyen efficace d’inscrire le nom de la ville de Rome dans un espace restreint, notamment sur les petites surfaces des monnaies. Caractéristiques du monogramme de ROMA : Aspect : Il est généralement composé des lettres R et O entrelacées, avec le M et le A ajoutés. L’apparence exacte peut varier légèrement en fonction du magistrat monétaire et de l’époque de la frappe. Emplacement sur la monnaie : Le monogramme de ROMA se trouve souvent au revers de la pièce, sous la scène principale (par exemple, un char, un cavalier, une divinité). Il peut aussi être placé dans le champ, à côté de l’image. Raison d’être : Il servait à identifier la monnaie comme une émission de la République romaine. À une époque où les ateliers monétaires étaient parfois décentralisés, cette inscription assurait l’authenticité et la légitimité de la pièce.

306AN – Quadrans Anonyme

306AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de galère à droite (rostre) ; au-dessous trois globules, à droite un dauphin. Bibliothèque nationale de France 8.87g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 80/4 – Syd. 215b Hypothèses quant à la présence d’un dauphin sur cette monnaie : Signification Numismatique Anonyme : Sur certaines monnaies anonymes comme celle-ci, le dauphin est identifié par les numismates comme un « symbole d’atelier » ou un « symbole de l’émetteur ». Ces symboles permettaient de distinguer les productions des différents ateliers monétaires, notamment lorsque le nom du magistrat n’était pas inscrit sur la pièce. Symbolisme Mythologique : Dans la mythologie gréco-romaine, le dauphin est associé à plusieurs divinités et mythes : Messager de Poséidon/Neptune : Il est souvent considéré comme l’animal messager du dieu de la mer Poséidon (Neptune chez les Romains), représentant la navigation, la protection en mer et la bienveillance. Sauveur : Le dauphin est également un symbole de sauvetage et de secours en mer, une image de l’amitié entre l’homme et l’animal. Symbole de bonheur : Il est souvent un symbole de chance et de prospérité, et apparaît sur des objets décoratifs comme des pendentifs et des mosaïques.

298AN – Quadrans Anonyme

298AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de galère à droite (rostre) ; à droite trois globules, au-dessus une branche de laurier. Bibliothèque nationale de France 9.49g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 76/5 Dans la Rome antique, le laurier était un symbole de victoire, d’honneur et de triomphe. La présence de ce symbole sur cette monnaie n’est pas fortuite. Cette monnaie a été frappée vers 209-208 av. J.-C., une période décisive de la Seconde Guerre punique, où Rome se battait pour sa survie et son hégémonie contre Carthage. En plaçant la branche de laurier sur la monnaie, l’État romain renforçait plusieurs messages importants : Victoire militaire : Le laurier célèbre les succès de l’armée romaine. Gloire et honneur : Il rend hommage aux commandants et aux soldats. Propagande : C’est une affirmation de la puissance et de la légitimité de Rome, destinée à inspirer confiance et loyauté chez les citoyens et les alliés. La branche de laurier, en tant que marque sur le denier, contribue donc à l’iconographie de la monnaie, transformant un simple objet de transaction en un puissant symbole de la grandeur et du succès de la République romaine en temps de guerre.

287AN – Quadrans Anonyme

287AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de galère à droite (rostre) ; à droite trois globules, au-dessus un épi de blé. Bibliothèque nationale de France 7.59g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 72/14 – Syd. 195c L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République.