1162SE – Denier Servilia – M. Servilius

1162SE – Denier Servilia – M. Servilius Avers : Anépigraphe Tête de Rome à droite, coiffée du casque ailé; derrière, lettre greque de contrôle. Revers : M. SERVILI. C. F. (Marcus Servilius Marci Filius, Marcus Servilius fils de Marcus) Deux soldats engageant le combat. Le premier, à gauche, est à pied, son cheval sur sa gauche, le second est en selle à droite. A l’exergue, lettre latine de contrôle. British Museum 4.03g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 100 avant J.C. Matière : Argent Gens : Servilia Références : RRC 327/1 – B.13 (Servilia) 🧑⚖️ Le Monétaire M. Servilius C.f. (vers 100 av. J.-C.) Le monétaire M. Servilius C.f. (Marcus Servilius, fils de Gaius) a frappé ce denier vers 100 av. J.-C. à Rome. Bien que sa carrière politique personnelle ne soit pas abondamment documentée en dehors de son rôle de monétaire, il est un membre important de la prestigieuse gens Servilia et son monnayage est un acte de propagande familiale clair. 🏛️ Ascendance et Famille Père : Il est très probablement le fils de C. Servilius Vatia, un autre monétaire (vers 127 av. J.-C., RRC 264/1) qui a également émis des pièces illustrant les exploits militaires de leur ancêtre. Frère probable : Il serait le frère de P. Servilius C.f. M.n. Vatia Isauricus, une figure politique majeure de la fin de la République romaine, qui fut consul en 79 av. J.-C. et se distingua par sa victoire contre les pirates isauriens. ⚔️ L’Héritage Célébré sur la Pièce Le type de revers, montrant deux soldats désarmés se battant à pied (avec leurs chevaux en arrière-plan), est une référence directe à un illustre aïeul de la famille : L’Ancêtre : Marcus Servilius Pulex Geminus (consul en 202 av. J.-C.). L’Exploit : Selon Tite-Live, ce Marcus Servilius était un héros militaire qui aurait vaincu 23 ennemis en combat singulier (duels) au cours de la Seconde Guerre Punique et des guerres macédoniennes, sortant toujours vainqueur et couvert de blessures. La Signification : En représentant cet exploit, le monétaire M. Servilius C.f. cherchait à rappeler la vertu militaire (la virtus) de sa famille, renforçant ainsi le prestige de la gens Servilia à une époque de forte compétition politique. C’est un excellent exemple de la façon dont les magistrats monétaires de la République romaine utilisaient l’émission de monnaie pour diffuser le cursus honorum et les légendes de leur famille. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Servilius C. f. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) Ce magistrat est le fils de C. Servilius M. f. Augur, dont nous avons donné plus haut les médailles; il était par conséquent le frère de P. Servilius Vatia Isauricus. Velleius Paterculus nous apprend qu’il combattait à côté de son frère en 672 (82 av. J.-C.) dans l’armée des optimates. On ne sait pas autre chose sur sa carrière. Son denier fait, comme ceux de C. Serveilius, allusion au courage extraordinaire de M. Servilius Pulex Geminus, consul en 552 (202 av. J.-C.). C’est évidemment un des combats héroïques de ce personnage qui se trouve représenté ici. M. Serveilius fut peut-être magistrat monétaire en même temps que L. Thorius Balbus. Lieux de découverte (126 exemplaires)
1160FU – Denier Fundania – Caius Fundanius

1160FU – Denier Fundania – Caius Fundanius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, avec une lettre de contrôle derrière. Revers : Q // C FVNDAN (Quæstor // Caius Fundanius, Questeur // Caius Fundanius) Marius en triomphateur dans un quadrige au pas à droite, tenant un carnyx de la main droite et un bâton de la main gauche; devant lui, un petit personnage, tenant les rênes de la main gauche et un carnyx de la main droite. British Museum 3.98g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 101 avant J.C. Matière : Argent Gens : Fundania Références : RRC 326/1 – B.1 (Fundania) – Syd.583 Le monétaire responsable de l’émission de ce denier était Caius Fundanius (C. Fundan.). Voici les informations clés le concernant et sur son monnayage : 👤 Identité et Mandat Détail Description Nom Caius Fundanius (C. FVNDAN) Date d’activité 101 av. J.-C. Magistrature Questeur (Quaestor), comme l’indique la lettre Q figurant au revers de la monnaie (au-dessus du char). Gens Il appartenait à la gens Fundania, une famille plébéienne. 🏅 La Signification de son Monnayage L’émission de Caius Fundanius est particulièrement célèbre et significative pour deux raisons principales : Soutien à Marius : Le revers de son denier commémore le triomphe obtenu par Caius Marius et Quintus Lutatius Catulus après leurs victoires décisives sur les Teutons et les Cimbres en 102 et 101 av. J.-C. Le « Triumphator » conduisant le quadrige est identifié comme étant Marius. Représentation d’un vivant : Caius Fundanius est souvent considéré comme l’un des premiers monétaires de la République romaine à avoir représenté une personnalité romaine vivante (Gaius Marius) sur une pièce de monnaie. Jusqu’alors, les monnaies républicaines mettaient en avant des divinités ou des ancêtres décédés. C’est un signe précoce de l’influence croissante des grands généraux à la fin de la République. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon On commence à voir paraître cette famille dans l’histoire romaine au milieu du troisième siècle avant notre ère ; mais elle n’eut toujours qu’un rôle médiocre et un seul de ses membres parvint au consulat, c’est C. Fundanius Fundulus, d’abord édile plébéien en 503(246 av. J.-C.) avec Ti. Sempronius Gracchus, puis consul en 511 (243 av. J.-C.) et envoyé en Sicile pour combattre Hamilcar Barcas qui s’était emparé de la ville d’Eryx. Un M. Fundanius fut tribun du peuple en 559 (195 av. J.-C.) ; il proposa avec son collègue L. Valeriusl’abrogation de la loi somptuaire Oppia.Le seul monétaire de la famille Fundania est C. Fundanius qui fit battre monnaie pendant sa questure. On peut identifier ce personnage avec C. Fundanius dont la fille épousa M. Terentius Varro. Ce C. Fundanius figure dans le premier dialogue de Varron de Re Rustiea. Il fut tribun du peuple en 682 (72 av. J.-C.). On peut admettre qu’il fut questeur en 653 (101 av. J.-C.), date de ses monnaies. C’est par Quaestor en effet, qu’il faut interpréter la lettre Q. qui figure sur le denier aussi bien que sur le quinaire . Quant au type du revers du denier, on pense qu’il représente C. Marius qui triompha en 653 (101 av. J.-C.) au retour de son expédition contre les Cimbres et les Teutons. L’enfant qui paraît sur un des chevaux du quadrige, est le fils de Marius, qui avait alors une dizaine d’années. Ce n’est pas le seul exemple que l’on ait sur les monnaies romaines du fils associé au triomphe de son père ; nous citerons un denier de Pompée, où l’on voit de même Sextus Pompée sur un des chevaux du quadrige de son père. Le quinaire de C. Fundanius peut donc faire allusion à un fait du même genre ; le personnage agenouillé aux pieds du trophée, sur le quinaire, est le roi des Teutons, Teutobodus qui fut fait prisonnier par Marius, à la bataille d’Aquae Sextiae. Lieux de découverte (129 exemplaires)
1159SE – Denier Sentia – Lucius Sentius

1159SE – Denier Sentia – Lucius Sentius Avers : (AR)G. PVB (Ex Argento Publico, de l’Argent Public) Tête casquée de Rome à droite. Revers : L. SENTI. C. F (Lucius Sentius Caii Filius, Lucius Sentius Fils de Caius) Jupiter dans un quadrige à droite, tenant un sceptre de la main droite et un foudre de la gauche. Lettre de contrôle soit sous les chevaux, soit au-dessus. British Museum 3.98g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 101 avant J.C. Matière : Argent Gens : Sentia Références : RRC 325/1 – B.1 (Sentia) 👤 Le Monétaire : L. Sentius C. f. Période d’activité : Il a frappé ce denier en 101 av. J.-C., pendant la République romaine. Fonction : Il était un des triumviri monetales (triumvirs monétaires), les magistrats chargés par le Sénat de superviser la frappe de la monnaie à l’atelier de Rome. Famille (Gens) : Il appartenait à la Gens Sentia, une famille plébéienne (roturière) qui commence à apparaître dans les registres historiques vers la fin de la République. Carrière (Postérieure) : Bien qu’il soit « inconnu dans l’histoire » pour des faits marquants en tant que consul ou général, les numismates s’accordent à penser que ce L. Sentius C. f. est probablement le même individu qui devint préteur (un magistrat judiciaire important) à une date située entre 93 et 89 av. J.-C. Il est également considéré comme le frère de Caius Sentius, qui fut préteur en 94 av. J.-C. 🪙 Le Contexte Spécifique de la Frappe La monnaie qu’il a émise est particulièrement intéressante pour deux raisons : ARG•PVB (Ex Argento Publico) : La mention sur l’avers, signifiant « issu de l’argent public », est une caractéristique rare. Elle indique que le métal (l’argent) utilisé pour frapper ces deniers provenait d’une réserve de l’État. Ces émissions étaient généralement ordonnées par le Sénat et réalisées en cas de nécessité impérieuse (guerres, crises économiques), ce qui souligne l’importance de cette émission en 101 av. J.-C., probablement liée aux guerres contre les Cimbres et les Teutons. Le type du Revers : Le motif de Jupiter dans un quadrige (char à quatre chevaux) est traditionnel, mais il renforce le message de la puissance et de la protection divine de Rome, un thème approprié pour une émission d’urgence. Il est à noter que le diamètre du denier Sentia est bien souvent supérieur à 20mm. Variante 1 avec lettre de contrôle au-dessus des chevaux au revers. Références : RRC 325/1a – B.1 (Sentia) – Syd.600a British Museum 3.99g Variante 2 avec lettre de contrôle au-dessous des chevaux au revers. Références : RRC 325/1b – B.1 (Sentia) – Syd.600 British Museum 3.88g Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille n’est mentionnée qu’à partir du dernier siècle de la république ; une de ses branches principales porte le nom de Saturninus. Le premier des Sentii qu’on rencontre est C. Sentius qui fut propréteur en Macédoine pendant la guerre Sociale, de 665 à 667 (89-87 av. J.-C.). On ne sait s’il portait déjà le surnom de Saturninus. C’est probablement son fils, nommé L. Sentius C. f., qui fit frapper les pièces décrites plus loin ; mais il est inconnu dans l’histoire. Ses monnaies ont été émises vers l’an 665 (89 av. J.-C.) en vertu de la loi Papiria-Plautia promulguée cette année-là, et qui ordonna une émission extraordinairement abondante de numéraire, pour subvenir aux frais de la guerre Sociale. La formule argento publico indique que les lingots avec lesquels on frappa ces deniers, étaient pris sur la réserve métallique conservée dans l’aerarium de l’Etat. Nous citerons parmi les autres membres de la famille du monétaire, C. Sentius Saturninus C. f. C. n. qui déserta l’armée de Sex. Pompée pour passer dans le camp d’Octave, et dont la trahison fut récompensée par le consulat en 735 (19 av. J.-C.) ; devenu plus tard gouverneur de Syrie, il est fréquemment mentionné par Josèphe. Son fils fut consul l’an 4 de notre ère et donna son nom à la loi Sentia. Lieux de découverte (238 exemplaires)
1158LU – Denier Lucilia – Marcus Lucilius Rufus

1158LU – Denier Lucilia – Marcus Lucilius Rufus Avers : PV (Publico, avec l’argent public) Tête casquée de Rome à droite dans une couronne de laurier fermée. Revers : RVF // M·LVCILI (Marc Lucilius Rufus) Victoria (la Victoire) dans un bige galopant à droite, brandissant un fouet de la main droite et tenant les rênes de la main gauche. British Museum 3.95g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 101 avant J.C. Matière : Argent Gens : Lucilia Référence : RRC 324/1 – B(1)-Lucilia – Syd.599 👤 Le Magistrat Monétaire Nom Complet : Marcus Lucilius Rufus. Gens (Famille) : Il appartenait à la Gens Lucilia, une famille plébéienne (roturière) de la République romaine. Période d’Activité : Il exerça la magistrature de triumvir monetalis (membre du collège chargé de la frappe des monnaies) vers 101 avant J.-C. 📜 Contexte Historique et Signification La frappe de ce denier est particulièrement intéressante pour son contexte : Une Figure Peu Documentée : Marcus Lucilius Rufus est une figure dont la postérité se limite presque exclusivement à ses monnaies. Contrairement à d’autres monétaires, son rôle politique ou militaire en dehors de la Monnaie de Rome n’est pas clairement documenté. L’Argent Public (Publico) : La monnaie porte l’inscription PV (derrière la tête de Roma), une abréviation qui est généralement interprétée comme PVBLICO (sous-entendu Ex argento publico), signifiant « avec l’argent public ». Cette mention indique que l’argent utilisé pour la frappe provenait directement du trésor public (aerarium). Cette pratique était courante pendant les périodes de crise ou de grandes dépenses militaires. Lien Possible avec les Guerres : L’année 101 av. J.-C. est cruciale, marquant les victoires décisives de Marius sur les Cimbres et les Teutons. Il est souvent suggéré que les émissions de cette période, y compris celle de M. Lucilius Rufus, ont pu être frappées pour financer ces grandes campagnes militaires. Iconographie : L’émission de M. Lucilius Rufus avec la Victoire dans un bige (chariot à deux chevaux) sur le revers est un thème qui célèbre directement les succès militaires et la gloire de Rome. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon La famille Lucilia qui n’a jamais eu une grande célébrité, a pourtant fourni le poète Lucilius dont il nous reste quelques fragments. On cite dans la période républicaine, Sextus Lucilius, tribun du peuple en 672 (82 av. J.-C.) et partisan de Sylla; L. Lucilius, qui commanda la flotte de Dolabella en Cilicie, en 711 (43 av. J.-C.). Les Lucilii ont les surnoms de Balbus, Bassus, Capito, Longus et Rufus. Ce dernier cognomen n’est porté que par le monétaire M. Lucilius Rufus qui exerçait sa charge vers l’an 665 (89 av. J.-C.) avec L. Sentius C. f. et P. Servilius Rullus. Il n’est pas connu autrement que par les médailles ; il est permis de supposer qu’il était le frère de Sex. Lucilius, le tribun de l’an 672. Le mot publice qui figure sur ses monnaies, indique, comme la formule argento publico, qu’on voit sur les deniers de ses collègues, que le métal avec lequel M. Lucilius Rufus a battu monnaie, était pris sur le trésor public, en vertu de la loi Plautia-Papiria. Lieux de découverte (400 exemplaires)
1157JU – Denier Julia – Lucius Julius

1157JU – Denier Julia – Lucius Julius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; un épi de blé derrière la tête. Revers : L. IVLI (Lucius Julius, Lucius Jules) Victoria (la Victoire) dans un bige galopant à droite, tenant les rênes des deux mains. British Museum 3.83g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 101 avant J.C. Matière : Argent Gens : Julia Références : RRC 323/1 – B.3 (Julia) – Syd.585 Le magistrat monétaire du denier est Lucius Iulius (inscrit sous la forme L. IVLI sur le revers de la monnaie). Voici les informations disponibles à son sujet : Nom : Lucius Iulius (L. IVLI). Fonction : Tresvir Monetalis (l’un des trois magistrats responsables de la frappe des monnaies). Période : 101 av. J.-C. Famille : Il appartenait à la célèbre gens Iulia (famille Julienne), une des plus anciennes et importantes familles patriciennes de Rome, qui donnera naissance plus tard à Jules César. Informations Biographiques Spécifiques : Comme c’est souvent le cas pour de nombreux monétaires de la République romaine, la vie personnelle et la carrière politique de ce Lucius Iulius en particulier nous sont largement inconnues au-delà du fait qu’il a exercé cette magistrature en 101 av. J.-C. Son importance réside principalement dans son lien familial (la gens Iulia) et dans le témoignage de la monnaie qu’il a frappée. Le type de monnaie qu’il a émis – avec la tête de Roma au droit et la Victoire dans un bige (char à deux chevaux) au revers, avec un épi de maïs comme symbole de contrôle – est un exemple classique de la production monétaire de la fin de la République. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Julius Caesar. Monétaire vers 648 (106 av. J.-C.) Ce magistrat est probablement le fils du premier Lucius dont nous avons examiné plus haut les monnaies. Plus connu sous le nom de Lucius Caesar, il fut monétaire avec C. Claudius Pulcher, et il devint consul en 664 (90 av. J.-C.) avec P. Rutilius Lupus, quand éclata la guerre Sociale. Avec ses lieutenants Sylla, Crassus, P. Lentulus, T. Didius et M. Marcellus, il attaqua les Samnites et fut battu dans une première campagne par Vettius Cato. Il se releva, un peu plus tard, en infligeant à Papius Metellus une perte de six mille hommes, mais il fut défait une seconde fois par Marius Egnatius . Lucius Caesar est l’auteur de la lex Jalia de civilale qui consacrait, en présence des dangers communs, l’alliance des cités latines sous la suprématie romaine. En l’an 665 (89 av. J.-C.), après une grande victoire, il assiégea Asculum ; la même année il fut censeur avec P. Licinius Crassus. A la fin de la guerre, en 667 (87 av. J.-C.), Lucius Caesar, opposé à Marius et à Cinna, fut exilé . Le denier attribué à ce personnage porte pour type le bige ordinaire de la Victoire. Lieux de découverte (135 exemplaires)
1150CO – Denier Coelia – Caius Cœlius Caldus

1150CO – Denier Coelia – Caius Cœlius Caldus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à gauche. Revers : CALD (Caius Coelius Caldus) Victoria (la Victoire) dans un bige galopant à gauche, tenant les rênes des deux mains. Marque de contrôle à l’exergue. British Museum 3.89g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 104 avant J.C. Matière : Argent Gens : Coelia Références : RRC 318/1b – B.3 (Coelia) – Syd.582a 👤 Caius Coelius Caldus (C. Coelius Caldus) Période d’activité : Fin de la République romaine (IIe et Ier siècles av. J.-C.). Affiliation politique : Il est associé au parti des Populares, un courant politique qui soutenait les intérêts de la plèbe et s’opposait à l’oligarchie du Sénat. Il a notamment soutenu Marius dans sa quête pour son premier consulat. Statut social : Il était un Homo Novus (homme nouveau), c’est-à-dire le premier de sa famille à atteindre le rang de consul (ce qui était une grande réussite). 🏛️ Sa Carrière de Magistrat Magistrat Monétaire (Triumvir Monetalis) : Date : 104 av. J.-C. Rôle : C’est à ce titre qu’il a frappé ce denier. La frappe de monnaies était l’une des premières étapes de la carrière politique des jeunes nobles romains. Tribun de la Plèbe : Date : 107 av. J.-C. Action notable : Il a fait voter la Lex Coelia tabellaria (Loi Cœlia sur les tablettes), qui instaurait le vote à bulletin secret (écrit sur une tablette de cire) dans les procès de haute trahison (perduellio). Cette loi visait à protéger les votants de l’influence des puissants et était un signe de son orientation popularis. Consul : Date : 94 av. J.-C. Il fut élu consul aux côtés de Lucius Domitius Ahenobarbus, malgré la concurrence de candidats plus nobles, prouvant l’influence croissante des populares. Proconsul/Propréteur : Après son consulat, il obtint le gouvernement de la province d’Hispanie Citérieure, où il remporta des victoires militaires, faisant de lui un Imperator (commandant victorieux). Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Coilius Caldus. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) Les deniers décrits plus bas n’ont pu être frappés, comme l’a cru d’abord Mommsen, parC. Coelius C. f. Caldus que Cicéron appelle dédaigneusement un homme nouveau, homo novus, et qui, orateur de grand talent, fut élu tribun du peuple en 647 (107 av. J.-C). Rappelons cependant ici que ce personnage signala son passage au tribunat par la lex tabellaria qui, dirigée contre le légat C. Popillius, ordonnait que les votes des juges fussent secrets et écrits sur des tablettes, dans les cas de haute trahison ; son petit-fils fait allusion à cette loi sur ses monnaies. Il devint consul en 660 (94 av. J.-C.) avec L. Domitius Ahenobarbus; à sa sortie de charge, il obtint l’Espagne citérieure comme gouvernement ; il y remporta des succès militaires auxquels il est fait allusion sur des monnaies de ses successeurs. Le tribun de l’an 647 est trop ancien, comme l’ont prouvé les trouvailles, pour avoir pu frapper les deniers qui suivent. Mais on peut les attribuer à son fils. La ressemblance du denier de C. Coilius Caldus avec celui de L. Appuleius Saturninus permet de croire que ces deux personnages ont fait partie du même collège monétaire. Lieux de découverte (189 exemplaires)
1149CO – Denier Coelia – Caius Cœlius Caldus

1149CO – Denier Coelia – Caius Cœlius Caldus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à gauche. Revers : C. COIL // CALD (Caius Coelius Caldus) Victoria (la Victoire) dans un bige galopant à gauche, tenant les rênes des deux mains. Au dessus, marque de contrôle. British Museum 3.91g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 104 avant J.C. Matière : Argent Gens : Coelia Références : RRC 318/1a – B.2 (Coelia) – Syd.582 👤 Caius Coelius Caldus (C. Coelius Caldus) Période d’activité : Fin de la République romaine (IIe et Ier siècles av. J.-C.). Affiliation politique : Il est associé au parti des Populares, un courant politique qui soutenait les intérêts de la plèbe et s’opposait à l’oligarchie du Sénat. Il a notamment soutenu Marius dans sa quête pour son premier consulat. Statut social : Il était un Homo Novus (homme nouveau), c’est-à-dire le premier de sa famille à atteindre le rang de consul (ce qui était une grande réussite). 🏛️ Sa Carrière de Magistrat Magistrat Monétaire (Triumvir Monetalis) : Date : 104 av. J.-C. Rôle : C’est à ce titre qu’il a frappé ce denier. La frappe de monnaies était l’une des premières étapes de la carrière politique des jeunes nobles romains. Tribun de la Plèbe : Date : 107 av. J.-C. Action notable : Il a fait voter la Lex Coelia tabellaria (Loi Cœlia sur les tablettes), qui instaurait le vote à bulletin secret (écrit sur une tablette de cire) dans les procès de haute trahison (perduellio). Cette loi visait à protéger les votants de l’influence des puissants et était un signe de son orientation popularis. Consul : Date : 94 av. J.-C. Il fut élu consul aux côtés de Lucius Domitius Ahenobarbus, malgré la concurrence de candidats plus nobles, prouvant l’influence croissante des populares. Proconsul/Propréteur : Après son consulat, il obtint le gouvernement de la province d’Hispanie Citérieure, où il remporta des victoires militaires, faisant de lui un Imperator (commandant victorieux). Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Coilius Caldus. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) Les deniers décrits plus bas n’ont pu être frappés, comme l’a cru d’abord Mommsen, parC. Coelius C. f. Caldus que Cicéron appelle dédaigneusement un homme nouveau, homo novus, et qui, orateur de grand talent, fut élu tribun du peuple en 647 (107 av. J.-C). Rappelons cependant ici que ce personnage signala son passage au tribunat par la lex tabellaria qui, dirigée contre le légat C. Popillius, ordonnait que les votes des juges fussent secrets et écrits sur des tablettes, dans les cas de haute trahison ; son petit-fils fait allusion à cette loi sur ses monnaies. Il devint consul en 660 (94 av. J.-C.) avec L. Domitius Ahenobarbus; à sa sortie de charge, il obtint l’Espagne citérieure comme gouvernement ; il y remporta des succès militaires auxquels il est fait allusion sur des monnaies de ses successeurs. Le tribun de l’an 647 est trop ancien, comme l’ont prouvé les trouvailles, pour avoir pu frapper les deniers qui suivent. Mais on peut les attribuer à son fils. La ressemblance du denier de C. Coilius Caldus avec celui de L. Appuleius Saturninus permet de croire que ces deux personnages ont fait partie du même collège monétaire. Lieux de découverte (274 exemplaires)
1148AP – Denier Appuleia – Lucius Appuleius Saturninus

1148AP – Denier Appuleia – Lucius Appuleius Saturninus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à gauche. Revers : L. SATVRN (Lucius Appuleius Saturninus) Saturne dans un quadrige galopant à gauche, brandissant une harpe de la main droite et les rênes de la main gauche. Au dessous ou au dessus des chevaux, marque de contrôle. British Museum 3.88g INDICE DE RARETE : 3 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 104 avant J.C. Matière : Argent Gens : Appuleia Références : RRC 317/3 – B.1 (Appuleia) Le monétaire de ce denier est Lucius Appuleius Saturninus. C’était une figure politique majeure de la République romaine à la fin du IIe siècle av. J.-C. Voici les informations principales sur lui : Détail Description Période République romaine tardive (IIe siècle av. J.-C.) Carrière Questeur en 104 av. J.-C. Tribun de la plèbe deux fois, en 103 et en 100 av. J.-C. Politique Partisan de Caius Marius (son allié politique) et un démagogue. Il était connu pour sa lutte contre les patriciens et pour avoir fait passer d’importantes lois agraires. Fin de vie Il fut assassiné en 100 av. J.-C. par ses adversaires politiques (les patriciens) après s’être barricadé dans la Curie, dont le toit fut effondré sur lui. Monnaie Ce revers représente Saturne dans un quadrige, une allusion à son cognomen, Saturninus. Contexte Politique Saturninus était un représentant des Populares, le parti populaire à Rome, et un allié essentiel du général Caius Marius, l’homme qui avait réorganisé l’armée romaine et remporté d’importantes victoires militaires. Saturninus utilisait la tribune de la plèbe (un poste qu’il a occupé deux fois, en 103 et 100 av. J.-C.) pour faire avancer des lois progressistes en faveur des classes populaires et des vétérans de Marius, souvent en contournant ou en s’opposant violemment au Sénat. Lois Principales (Tribunat de 100 av. J.-C.) Loi Agraire (Lex Appuleia agraria) : Elle prévoyait l’attribution de terres en Gaule Cisalpine (actuelle plaine du Pô) et dans d’autres territoires conquis aux vétérans de Marius. Elle incluait une clause exigeant des sénateurs qu’ils prêtent serment d’appliquer la loi sous peine d’exclusion du Sénat. Quintus Caecilius Metellus Numidicus fut le seul à refuser et fut contraint à l’exil. Loi Frumentaire (Lex Appuleia frumentaria) : Elle rétablissait la distribution de blé à prix très réduit (voire gratuit) à la plèbe de Rome, une mesure très populaire mais coûteuse pour le Trésor public. Loi coloniale (Lex Appuleia de coloniis deducendis): Elle visait à créer de nouvelles colonies en Sicile et dans d’autres régions pour les citoyens romains pauvres. Chute et Mort L’audace et la violence des méthodes de Saturninus (y compris le recours à l’intimidation et à l’émeute politique) ont fini par provoquer la rupture avec son ancien allié, Marius, et une réaction violente du Sénat. Le Senatus Consultum Ultimum (SCU) : En 100 av. J.-C., après que Saturninus ait été impliqué dans la mort de son rival pour le consulat, le Sénat a décrété le Senatus Consultum Ultimum (un état d’urgence), donnant à Marius l’ordre de défendre la République et de rétablir l’ordre. L’Assaut : Marius, contraint d’agir contre son allié, assiège Saturninus et ses partisans sur le Capitole. Saturninus et ses hommes se rendent, espérant être protégés par Marius. L’Assassinat : Saturninus et ses partisans sont enfermés dans la Curie (le lieu de réunion du Sénat) pour être interrogés. Cependant, une foule hostile de jeunes nobles et de leurs clients envahit le bâtiment, monte sur le toit et le démolit. Saturninus et plusieurs de ses partisans sont lapidés à mort par les tuiles qui s’effondrent. Son histoire est un exemple frappant des tensions politiques croissantes qui ont conduit aux guerres civiles de la fin de la République romaine. Variante 1 avec lettre de contrôle au-dessus des chevaux au revers. Références : RRC 317/3a – Syd.578 British Museum 3.85g Variante 2 avec lettre de contrôle au-dessous des chevaux au revers. Références : RRC 317/3b – Syd.578a British Museum 3.91g Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon La gens Appuleia, d’origine plébéienne, est fort ancienne; ses membres ont porté les noms de Decianus, Pansa et Saturninus. Le premier d’entre eux qui fut investi de la dignité consulaire est Q. Appuleius Pansa, consul en 454 (3oo avant notre ère). Les monnaies qu’on donne aux Appuleii sont d’attribution douteuse. Cohen a classé à cette famille les pièces en bronze qui portent le monogramme (AP) qu’il a interprété par Lucius Appuleius, sans spécifier d ailleurs à quel membre de la gens Appuleia ces monnaies pouvaient se rapporter. Mommsen les a données avec plus de vraisemblance à la famille Aemilia, en interprétant le monogramme par Lucius Aemilius Papus ou Paullus ; nous nous sommes rangés à son opinion . Il est enfin une série de deniers, frappés vers 660 (94 av. J.-C.), qui portent en légende Lucius Saturninus. Eckhel a attribué ces pièces à la famille Sentia, et il suppose que le monétaire s’appelait L. Sentius Saturninus. Mais ce personnage n’est mentionné dans aucun texte; il est vrai, toutefois, que le nom Saturninus est commun dans la famille Sentia. Cohen a, sans hésiter, donné ces deniers à Appuleius Saturninus, attribution proposée d’ailleurs par Borghesi, qui a justement remarqué que le cognomen ne se voit seul, sur les médailles, que lorsqu’il est suffisant pour identifier le monétaire; or, à l’époque où nous sommes, le nom de Saturninus était encore exclusivement porté par les Appuleii . L. Appuleius Saturninus petit-fils probablement d’Appuleius Saturninus préteur en 588 (166 av. J.-C.), est le fameux tribun des années 651 et 654 (103 et 100 av. J.-C.); questeur l’an 6$0 (104 av. J.-C), il devint bientôt l’ami intime de Marius qui le fit élire tribun du peuple, et il se rendit célèbre par son éloquence et sa lutte contre Metellus et les patriciens. L’attribution à ce personnage des deniers extrêmement abondants, qui lui sont contemporains et qui portent son nom, ne peut plus être soutenue depuis que Mommsen a prouvé, par l’examen des dépôts, que ces pièces n’ont pu être frappées que dans une période comprise entre 6so et 660 (104-94 av. J.-C.). On pourrait peut-être les attribuer à L. Appuleius Saturninus qui fut préteur en Macédoine en 696
1146AP – Denier Appuleia – Lucius Appuleius Saturninus

1146AP – Denier Appuleia – Lucius Appuleius Saturninus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à gauche. Marque de contrôle derrière la tête. Revers : L·S(AT) (Lucius Saturninus) Tête casquée de Rome à gauche. British Museum 3.96g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 104 avant J.C. Matière : Argent Gens : Appuleia Références : RRC 317/1 – B.2 (Appuleia) – Syd. 579 Le monétaire de ce denier est Lucius Appuleius Saturninus. C’était une figure politique majeure de la République romaine à la fin du IIe siècle av. J.-C. Voici les informations principales sur lui : Détail Description Période République romaine tardive (IIe siècle av. J.-C.) Carrière Questeur en 104 av. J.-C. Tribun de la plèbe deux fois, en 103 et en 100 av. J.-C. Politique Partisan de Caius Marius (son allié politique) et un démagogue. Il était connu pour sa lutte contre les patriciens et pour avoir fait passer d’importantes lois agraires. Fin de vie Il fut assassiné en 100 av. J.-C. par ses adversaires politiques (les patriciens) après s’être barricadé dans la Curie, dont le toit fut effondré sur lui. Monnaie Le revers le plus courant de sa série (RRC 317/3, différent du 317/1) représente Saturne dans un quadrige, une allusion à son cognomen, Saturninus. Contexte Politique Saturninus était un représentant des Populares, le parti populaire à Rome, et un allié essentiel du général Caius Marius, l’homme qui avait réorganisé l’armée romaine et remporté d’importantes victoires militaires. Saturninus utilisait la tribune de la plèbe (un poste qu’il a occupé deux fois, en 103 et 100 av. J.-C.) pour faire avancer des lois progressistes en faveur des classes populaires et des vétérans de Marius, souvent en contournant ou en s’opposant violemment au Sénat. Lois Principales (Tribunat de 100 av. J.-C.) Loi Agraire (Lex Appuleia agraria) : Elle prévoyait l’attribution de terres en Gaule Cisalpine (actuelle plaine du Pô) et dans d’autres territoires conquis aux vétérans de Marius. Elle incluait une clause exigeant des sénateurs qu’ils prêtent serment d’appliquer la loi sous peine d’exclusion du Sénat. Quintus Caecilius Metellus Numidicus fut le seul à refuser et fut contraint à l’exil. Loi Frumentaire (Lex Appuleia frumentaria) : Elle rétablissait la distribution de blé à prix très réduit (voire gratuit) à la plèbe de Rome, une mesure très populaire mais coûteuse pour le Trésor public. Loi coloniale (Lex Appuleia de coloniis deducendis): Elle visait à créer de nouvelles colonies en Sicile et dans d’autres régions pour les citoyens romains pauvres. Chute et Mort L’audace et la violence des méthodes de Saturninus (y compris le recours à l’intimidation et à l’émeute politique) ont fini par provoquer la rupture avec son ancien allié, Marius, et une réaction violente du Sénat. Le Senatus Consultum Ultimum (SCU) : En 100 av. J.-C., après que Saturninus ait été impliqué dans la mort de son rival pour le consulat, le Sénat a décrété le Senatus Consultum Ultimum (un état d’urgence), donnant à Marius l’ordre de défendre la République et de rétablir l’ordre. L’Assaut : Marius, contraint d’agir contre son allié, assiège Saturninus et ses partisans sur le Capitole. Saturninus et ses hommes se rendent, espérant être protégés par Marius. L’Assassinat : Saturninus et ses partisans sont enfermés dans la Curie (le lieu de réunion du Sénat) pour être interrogés. Cependant, une foule hostile de jeunes nobles et de leurs clients envahit le bâtiment, monte sur le toit et le démolit. Saturninus et plusieurs de ses partisans sont lapidés à mort par les tuiles qui s’effondrent. Son histoire est un exemple frappant des tensions politiques croissantes qui ont conduit aux guerres civiles de la fin de la République romaine. Galerie d’image : Deniers classés par ordre alphabétique des lettres de contrôle classées à l’avers. Les lettres sont latines et allant de A à H. Référence: Spring Sale 2020 Collection Numismatica Ars Classica Lettre de contrôle A Poids 3.8g Référence: REP-5665 Collection Bibliothèque nationale de France Lettre de contrôle B Poids 3.88g Référence: 1950,1006.305 Collection British Museum Lettre de contrôle C Poids 3.83g Référence: REP-5670 Collection Bibliothèque nationale de France Lettre de contrôle D Poids 3.79g Référence: 2002,0102.1468 Collection British Museum Lettre de contrôle E Poids 3.88g Référence: 2002,0102.1469 Collection British Museum Lettre de contrôle F Poids 4g Référence: E-Sale 96 Collection Roma Numismatics Limited Lettre de contrôle G Poids 3.83g Référence: 2002,0102.1470 Collection British Museum Lettre de contrôle H Poids 3.83g Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon La gens Appuleia, d’origine plébéienne, est fort ancienne; ses membres ont porté les noms de Decianus, Pansa et Saturninus. Le premier d’entre eux qui fut investi de la dignité consulaire est Q. Appuleius Pansa, consul en 454 (3oo avant notre ère). Les monnaies qu’on donne aux Appuleii sont d’attribution douteuse. Cohen a classé à cette famille les pièces en bronze qui portent le monogramme (AP) qu’il a interprété par Lucius Appuleius, sans spécifier d ailleurs à quel membre de la gens Appuleia ces monnaies pouvaient se rapporter. Mommsen les a données avec plus de vraisemblance à la famille Aemilia, en interprétant le monogramme par Lucius Aemilius Papus ou Paullus ; nous nous sommes rangés à son opinion . Il est enfin une série de deniers, frappés vers 660 (94 av. J.-C.), qui portent en légende Lucius Saturninus. Eckhel a attribué ces pièces à la famille Sentia, et il suppose que le monétaire s’appelait L. Sentius Saturninus. Mais ce personnage n’est mentionné dans aucun texte; il est vrai, toutefois, que le nom Saturninus est commun dans la famille Sentia. Cohen a, sans hésiter, donné ces deniers à Appuleius Saturninus, attribution proposée d’ailleurs par Borghesi, qui a justement remarqué que le cognomen ne se voit seul, sur les médailles, que lorsqu’il est suffisant pour identifier le monétaire; or, à l’époque où nous sommes, le nom de Saturninus était encore exclusivement porté par les Appuleii . L. Appuleius Saturninus petit-fils probablement d’Appuleius Saturninus préteur en 588 (166 av. J.-C.), est le fameux tribun des années 651 et 654 (103
1131CO – Denier Cornelia – Cneius Cornelius Sisena

1131CO – Denier Cornelia – Cneius Cornelius Sisena Avers : SISENA / ROMA Tête casquée de Rome à droite, marque de valeur X sous le menton. Revers : CN·CORNEL·L·F (Cnaeus Cornelius Lucii Filius) Jupiter dans un quadrige galopant à droite, tenant un sceptre et les rênes de la main gauche et brandissant un foudre de la main droite; au-dessus, tête radiée de Sol à gauche et croissant de lune; monstre anguipède, géant (Typhon) sous le quadrige, transpercé par un foudre. British Museum 3.8g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 118-107 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cornelia Références : RRC 310/1 – B.17 (Cornelia) – Syd.542 👤 Le Monétaire : Cn. Cornelius Sisenna Nom Complet sur la monnaie : CN·CORNEL·L·F SISENA C’est l’abréviation de Cneius Cornelius Lucii Filius Sisenna (Cneius Cornelius Sisenna, fils de Lucius). Fonction : Monetalis (Magistrat monétaire), l’un des trois responsables de la frappe des monnaies à Rome. Période d’activité : Il a frappé cette monnaie entre 118 et 107 av. J.-C. Distinction : On le distingue d’un autre Cn. Cornelius Sisenna qui fut préteur vers 119 av. J.-C. Les historiens pensent qu’il s’agit de deux personnes différentes. 🏛️ La Gens Cornelia Le monétaire appartient à la célèbre Gens Cornelia, l’une des familles patriciennes (et plus tard plébéiennes) les plus importantes et les plus puissantes de l’histoire de la République romaine. Importance de la famille : Les Cornelii ont fourni plus de magistrats (consuls, censeurs, etc.) que toute autre gens à Rome, et ils comptent des figures majeures comme Scipion l’Africain et Sylla. 🎨 Le Message de la Monnaie Ce denier est particulièrement éloquent en matière de propagande familiale. Vénération de Jupiter : La représentation au revers de Jupiter dans son quadrige, lançant la foudre sur un Géant anguipède (serpent-jambes) fait allusion à la Gigantomachie. Cette scène de victoire des dieux sur les Géants peut être interprétée de deux manières : Lien familial : Elle pourrait souligner un lien spirituel particulier ou une dévotion spéciale de la Gens Cornelia envers Jupiter, le roi des dieux, dont les membres affirmaient souvent descendre ou être sous sa protection. Gloire passée : Certains y voient une allusion à la victoire de Scipion l’Africain sur Antiochus III le Grand à Magnésie en 190 av. J.-C. En résumé, ce denier est un exemple frappant de la façon dont les monétaires de la République romaine utilisaient la monnaie pour faire la publicité de l’histoire, des mythes et des gloires de leur propre famille. La scène du combat contre le Géant anguipède au revers de ce denier est une référence directe à la Gigantomachie et porte une signification complexe pour la République romaine et la famille Cornelia. ⚡ La Scène : Jupiter Foudroyant le Géant Le revers représente : Jupiter (Zeus), le dieu suprême de Rome, dans son quadrige. Il brandit le foudre, son arme la plus puissante, signe de sa souveraineté. Sous le quadrige, un Géant anguipède (créature mythologique dont le corps se termine par des queues de serpent au lieu de jambes) est frappé ou sur le point de l’être. 💡 Le Symbolisme de la Gigantomachie La Gigantomachie (la bataille entre les dieux de l’Olympe et les Géants) est un mythe puissant qui symbolise le triomphe de l’ordre cosmique sur le chaos. Le Triomphe de l’Ordre et de la Civilisation : Le combat représente la victoire des forces divines et civilisées (les dieux) contre les forces brutes et primordiales (les Géants, nés de la Terre). Pour Rome : Ce thème est souvent utilisé pour illustrer la victoire de Rome (l’ordre) sur ses ennemis barbares et chaotiques (le désordre). L’Affirmation de la Gens Cornelia : Le choix de ce type par le monétaire, Cn. Cornelius Sisenna, n’est pas anodin. Il sert de propagande familiale. La Gens Cornelia revendiquait une relation privilégiée avec Jupiter, et la représentation du dieu suprême en pleine action renforce l’idée que la famille est sous sa protection ou qu’elle est elle-même une force d’ordre. Une Possible Allusion Historique (L’hypothèse de la Victoire) : Certains numismates, dont Ernest Babelon, suggèrent que ce type pourrait être une référence à un triomphe militaire spécifique, souvent celui de Scipion l’Asiatique sur Antiochus III le Grand lors de la bataille de Magnésie du Sipyle en 190 av. J.-C. Cette victoire a consolidé la domination romaine en Asie Mineure, et son symbolisme (la victoire de la République sur un « géant » oriental) est très pertinent pour la famille de Cn. Cornelius Sisenna. 🌟 Autres Éléments Symboliques Notez également les autres éléments de la scène, qui complètent le symbolisme cosmique : Sol (Soleil) et Crescent (Lune) : Ces deux éléments au-dessus de la scène soulignent que le triomphe de Jupiter (et, par extension, de Rome/la Gens Cornelia) est un événement cosmique et éternel, s’étendant sur le jour et la nuit. Les Étoiles : Elles renforcent l’aspect céleste et le caractère divin de la victoire. En bref, en frappant cette monnaie, Cn. Cornelius Sisenna a immortalisé un mythe puissant pour lier l’histoire de sa famille au rôle de Rome comme puissance garante de l’ordre mondial, sous l’égide de Jupiter. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cn. Cornelius L. f. Sisenna. Monétaire vers l’an 619 (135 av. J.-C.) Les Cornelii Sisenna sont fréquemment cités dans les textes. On connait notamment P. Cornelius Sisenna, préteur urbain en 571 (183 av. J.-C.) et L. Cornclius Sisenna, annaliste romain du second siècle avant notre ère. Mais nulle part on ne trouve mentionné un Cn. Cornelius Sisenna, nom de notre monétaire, ni même son père qui s’appelait, suivant les médailles, Lucius Sisenna. Cn. Cornelius Sisenna fit partie du même collège monétaire que A. Manlius Q. f. Sergia et M. Tullius : les deniers de ces trois personnages ont entre eux une analogie frappante. Le revers du denier de Cn. Sisenna qui représente Jupiter foudroyant un géant anguipède est fort intéressant et difficile à interpréter. Rappelons d’abord que le monstre est représenté sous une forme à peu près identique à celle du