
1769AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius
Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République)
Trirème voguant à droite avec l’acrostolium.
Revers : LEG VI (de la sixième Légion)
Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”.
INDICE DE RARETE : 6
1
10+
ATELIER : Patras
Datation : 32 – 31 avant J.C.
Matière : Argent
Gens : Antonia
Références : RRC 544/19 – B.111 (Antonia) – CRR.1223
Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie.
Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) :
Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.
De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.
Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames.
La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.
La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical.
Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins.
La Legio VI Ferrata (la « Légion de Fer ») est l’une des unités les plus prestigieuses de l’histoire romaine. Cette monnaie a été frappée spécifiquement pour payer les soldats de cette légion alors qu’ils servaient sous les ordres de Marc Antoine.
1. Origines et Surnom
Fondation : Elle a été levée par Jules César en 52 av. J.-C. pour sa campagne en Gaule. Elle a participé à des moments décisifs comme le siège d’Alésia.
Le nom « Ferrata » : Son surnom signifie « cuirassée » ou « de fer ». On pense qu’il provient de la qualité exceptionnelle de son armure ou de la ténacité dont elle faisait preuve au combat.
Emblème : Son symbole principal était le Taureau, un emblème commun aux légions créées par César. Elle utilisait aussi parfois la Louve capitoline avec Romulus et Rémus.
2. Au service de Marc Antoine
Après l’assassinat de César, la légion passe sous le contrôle du second triumvirat.
Bataille de Philippes (42 av. J.-C.) : Elle combat aux côtés de Marc Antoine et Octave contre les assassins de César (Brutus et Cassius).
Campagnes d’Orient : Elle suit Antoine en Orient et participe à sa campagne difficile contre les Parthes (36 av. J.-C.). Elle est alors stationnée en Judée et aide Hérode le Grand à s’emparer de Jérusalem.
Actium (31 av. J.-C.) : C’est à la veille de cette bataille décisive contre Octave que cette monnaie est frappée. Bien que l’issue fut fatale pour Antoine, la légion ne fut pas dissoute mais intégrée à l’armée d’Octave (le futur Auguste).
3. Une légion de l’Orient (Empire)
Sous l’Empire, la VI Ferrata devient une pièce maîtresse de la défense des frontières orientales :
Garnison en Syrie et Judée : Elle passe la majeure partie de son histoire dans ces provinces.
Révoltes juives : Elle joue un rôle clé dans la répression de la révolte de Bar-Kokhba sous Hadrien (132-136 apr. J.-C.).
Disparition : On perd sa trace au IIIe ou au début du IVe siècle, probablement après avoir subi de lourdes pertes lors des guerres contre les Sassanides (Perses).
Lieux de découverte (85 exemplaires)