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1770AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République)

Trirème voguant à droite avec l’acrostolium.

Revers : LEG VII (de la septième Légion)

Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”.

Bibliothèque nationale de France 3.95g

1

10+

ATELIER : Patras

Datation 32 – 31 avant J.C.

Matière Argent

Gens : Antonia

Références : RRC 544/20 – B.113 (Antonia) – CRR.1224

Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie.

Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) :

Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.
De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.
Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames.

La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.
La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical.

Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins.

Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie :

LEGIO VII

La Legio VII (septième légion), honorée sur ce denier, est l’une des unités les plus prestigieuses ayant servi sous Jules César, puis sous Marc Antoine. Elle possède une histoire riche qui s’étend sur plusieurs siècles.

Voici les informations clés sur cette légion dans le contexte des émissions de Marc Antoine :

1. Origine et lien avec Jules César

La Legio VII est l’une des quatre légions les plus anciennes de l’armée romaine impériale. Elle a été levée par Jules César en 59 av. J.-C. pour ses campagnes en Gaule.

  • Guerre des Gaules : Elle s’est illustrée dans presque toutes les grandes batailles de César, notamment lors de l’invasion de la Bretagne et au siège d’Alésia.

  • Guerre Civile : Elle est restée fidèle à César contre Pompée, combattant à Pharsale. Après la mort de César, ses vétérans ont été installés en Italie, mais beaucoup ont repris les armes pour Marc Antoine.

2. Sous le commandement de Marc Antoine (32-31 av. J.-C.)

Au moment de la frappe du denier RRC 544/20, la légion fait partie du noyau dur de l’armée d’Antoine en Orient.

  • Le titre « Claudia » : Bien que ce titre ne figure pas sur la monnaie, elle deviendra plus tard la Legio VII Claudia. Sous Antoine, elle était simplement désignée par son numéro, symbolisant la continuité de l’héritage césarien qu’Antoine revendiquait face à Octave.

  • Actium : Elle était présente lors de la campagne d’Actium. Comme elle était une unité d’infanterie de marine ou de terre, elle attendait sur les côtes grecques pendant que la bataille navale faisait rage.

3. Devenir sous l’Empire (Legio VII Claudia)

Après la défaite de Marc Antoine en 31 av. J.-C., Octave (Auguste) ne dissout pas la légion en raison de son immense prestige.

  • Elle est intégrée à l’armée impériale et stationnée dans les Balkans (Dalmatie, puis Mésie).

  • Elle reçoit son titre définitif, Claudia Pia Fidelis, en 42 apr. J.-C., après être restée fidèle à l’empereur Claude lors d’une tentative de révolte.

Lieux de découverte (83 exemplaires)

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