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371AN – Sextans Anonyme

371AN – Sextans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Mercure à droite, coiffée du pétase, au-dessus marque de valeur composée de deux globules. Revers : L / ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessous marque de valeur composée de deux globules et la lettre L. Bibliothèque nationale de France 10.18g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 97/6b – Syd. 128 La lettre « L » que l’on trouve sur ces monnaies romaines de cette série est la marque de l’atelier monétaire de Luceria. Cette lettre est une abréviation de la ville de Luceria (aujourd’hui Lucera, en Italie du Sud), où ces pièces ont été frappées durant la deuxième guerre punique. L’utilisation de ces marques d’atelier était courante pour les monnaies émises en dehors de Rome pour financer l’effort de guerre. Le « L » identifiait donc le lieu de production de la pièce.

369AN – Quadrans Anonyme

369AN – Quadrans Anonyme Avers : L Tête de Mercure à droite, coiffée du pétase; au-dessus marque de valeur composée de trois globules et au-dessous lettre L. Revers : ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessous marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 15.05g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 97/5c – Syd. 127 Ce quadrans s’inscrit dans le système monétaire républicain basé sur l’as, où les quadrans étaient des sous-multiples utilisés pour les petites transactions. À cette époque, les pièces en bronze étaient coulées ou frappées, et les trois globules servaient à identifier leur valeur (trois unciae).

366AN – Quinconce Anonyme

366AN – Quincussis Anonyme Avers : L Tête laurée d’Apollon à droite, derrière L. Revers : ROMA Les Dioscures galopant à droite, au-dessous marque de valeur composée de cinq globules Bibliothèque nationale de France 28.5g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 97/3 Le quincunx ou quinconce (en français) est une monnaie de bronze romaine de la République, valant cinq onces (cinq douzièmes d’un as). Il est identifiable par cinq globules sur la monnaie. Le monnayage de Luceria, incluant cette monnaie, est significatif car il témoigne de la décentralisation de la production monétaire durant les périodes de crise de la République romaine, notamment pendant la Seconde Guerre Punique. Ces émissions locales étaient essentielles pour financer les opérations militaires et les besoins économiques régionaux. Le quincunx, avec sa valeur de cinq onces, représente une subdivision particulière du système monétaire de l’époque.

321AN – Quinaire Anonyme

321AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : H / ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline, derrière les chevaux la lettre H. British Museum 2.15g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 85/1b – Syd. 174a Lieux de découverte (3 exemplaires) Dans le contexte des monnaies romaines républicaines, comme cette monnaie, la lettre « H » est ce que l’on appelle une marque de contrôle ou une marque d’atelier. Marque de contrôle ou de série À cette époque, la frappe des monnaies n’était pas centralisée et le travail était souvent réparti entre différents ateliers au sein d’une même ville (Rome) ou de différentes villes. Pour organiser et suivre la production, les Romains utilisaient des lettres, des symboles ou des chiffres sur les monnaies. La lettre « H » sur ce quinaire ne représente pas un lieu précis ou un personnage historique. Elle fait partie d’un système séquentiel de marques. Chaque marque correspondait à une série de coins (les matrices utilisées pour frapper les monnaies) et à une quantité spécifique de métal. Ce système permettait de : Gérer la production : Les marques aidaient les responsables de la monnaie à suivre la quantité de pièces frappées et à s’assurer que chaque lot de métal était correctement utilisé. Identifier les ateliers : Bien que non spécifiques à un lieu, ces marques pouvaient être assignées à différents ateliers de frappe, permettant de les distinguer les uns des autres. Contrôler la qualité : En cas de problème de poids ou de pureté du métal, la marque de contrôle permettait de remonter à la série de coins concernée et d’identifier le lot défectueux. En résumé, la lettre « H » n’a pas de signification symbolique particulière. C’est une simple lettre de classement ou de suivi qui s’inscrit dans un système logistique complexe et bien organisé, reflétant la gestion rigoureuse de la frappe monétaire à Rome.

275AN – Aureus de 20 As Anonyme

275AN – Aureus de 20 As Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Mars à droite, derrière marque de valeur XX. Revers : ROMA Aigle sur une foudre, au-dessous un épi de blé. Münzkabinett Wien 1.05g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Or Gens : Anonyme Référence : RRC 72/2 Contexte de frappe et lieu de production Crawford (Michael H. Crawford, auteur du catalogue « Roman Republican Coinage ») attribue les monnaies de la série RRC 72, y compris les pièces d’or, d’argent et de bronze, à un atelier monétaire en Sicile. La présence d’un épi de blé sur certaines pièces de la série renforce cette attribution à la Sicile, qui était alors un important grenier pour Rome. Ces frappes sont considérées comme des émissions militaires, produites en dehors de Rome pour financer les opérations de la Seconde Guerre Punique. C’est pourquoi elles sont qualifiées de « monnaies d’urgence » ou « provinciales ».

269AN – Triens Anonyme

269AN – Triens Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Minerve à droite, coiffée du casque corinthien à cimier et triple aigrette ; au-dessus, quatre globules. Revers : IC / ROMA Proue de navire à droite, au-dessus un épi de blé et à droite légende IC. Bibliothèque nationale de France 7.84g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 69/4b – Syd. 310c L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République.

267AN – Semis Anonyme

267AN – Semis Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Saturne à droite, derrière marque de valeur S. Revers : C / ROMA Proue de galère tournée à droite, au-dessus un épi de blé et marque de valeur S. Bibliothèque nationale de France 14.69g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 69/3b – Syd. 310b L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République.

263AN – Sesterce Anonyme

263AN – Sesterce Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur IIS. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 68/3 Signification de la marque « IIS » : La marque « IIS » sur l’avers est une abréviation de duo et semis, signifiant « deux et demi » as, ce qui était la valeur initiale du sesterce. Contexte de frappe : Ce sesterce fait partie d’une série de frappes anonymes réalisées en Sicile pendant la Seconde Guerre Punique.

225AN – As Anonyme

225AN – As Anonyme Avers : Anépigraphe Tête barbue de Janus, au-dessus marque de valeur I. Revers : ROMA Proue de navire à droite, à droite marque de valeur I et au-dessus un caducée debout. Bibliothèque nationale de France 48.97g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Italie centrale Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : Variante du RRC 60/2, inédit. À l’époque de la République Romaine, les monétaires (souvent des magistrats appelés tresviri monetales) étaient responsables de la production des pièces et avaient la possibilité de faire figurer des symboles ou des initiales sur les monnaies pour indiquer leur autorité ou pour commémorer des événements ou des ancêtres de leur famille. Le caducée, en tant qu’attribut de Mercure, pouvait également symboliser la prospérité ou le commerce, des concepts que le monétaire souhaitait peut-être associer à son émission.

213AN – Sextans Anonyme

213AN – Sextans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Mercure à droite, coiffée du pétase, au-dessus marque de valeur composée de deux globules. Revers : ROMA Proue de navire à droite, à droite marque de valeur composée de deux globules et au-dessus une corne d’abondance. Bibliothèque nationale de France 4.48g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 207 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 58/7a  La corne d’abondance (cornu copiae en latin) est un objet mythologique en forme de corne de ruminant ou de coquille de triton utilisé par Ploutos, le dieu grec de la richesse et de l’abondance. La Corne d’Abondance est un symbole bien connu de l’abondance, de la fécondité, de la fertilité et de la joie. Les Cornes d’Abondance sont très fréquemment représentées sur les monnaies antiques en général et sur les monnaies romaines en particulier. Certains auteurs de l’antiquité ont identifié la corne d’abondance comme étant la corne d’Amalthée, la chèvre nourricière de Jupiter enfant. D’autres auteurs antiques prétendent que la corne d’abondance est celle que Hercule prit sur la tête d’Acheloüs lors de sa rencontre avec ce monstre protéen, et que les nymphes prirent pour la convertir en corne d’abondance.   Corne d’Abondance