1673AR – Aureus Arria – Marcus Arrius Secundus

1673AR – Aureus Arria – Marcus Arrius Secundus Avers : M. ARRIVS SECVNDVS (Marcus Arrius Secundus) Buste diadémé de la Fortune à droite; au-dessus F.P.R (Fortuna Populi Romani) Revers : Anépigraphe Bouclier vertical. Couronne et phalère rectangulaire. British Museum 8.05g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 41 avant J.C. Matière : Or Gens : Arria Références : RRC 513/1 – B.1 (Arria) – Syd.1083 Cet aureus est une émission d’une importance capitale pour comprendre la transition entre la République mourante et l’avènement du Principat. Frappé par le monétaire Marcus Arrius Secundus, il illustre parfaitement l’utilisation de la monnaie comme vecteur de légitimation familiale et de propagande politique. 1. Le Symbolisme de l’Avers : Fortuna Populi Romani L’avers présente le buste de Fortuna Populi Romani (la Fortune du Peuple Romain), identifiée par la légende F·P·R. Légitimation du Pouvoir : En 41 av. J.-C., Rome sort de la bataille de Philippes (42 av. J.-C.). Le choix de Fortuna n’est pas anodin : il suggère que la victoire des triumvirs (Octave et Marc Antoine) et la survie de l’État sont dues à la faveur divine. Stabilité et Destin : Fortuna incarne ici le destin de Rome. En l’associant à son propre nom, le monétaire place son action sous la protection d’une divinité garante de la prospérité publique dans une période de guerres civiles intenses. 2. Le Symbolisme du Revers : Les Dona Militaria Le revers montre une hasta pura (lance honorifique sans fer), flanquée d’une couronne (corona) à gauche et d’une phalère (phalera) à droite. Cet ensemble représente les récompenses militaires (dona militaria). L’Honneur de la Gens Arria : Ce revers est une référence directe aux exploits de Quintus Arrius, le père (ou ancêtre proche) du monétaire. En tant que préteur en 73 av. J.-C., Quintus Arrius s’était illustré lors de la Guerre de Spartacus en battant Crixus, l’un des lieutenants du célèbre gladiateur. Détails des récompenses : La Hasta Pura : Symbole de souveraineté et de mérite militaire exceptionnel, souvent décernée à un soldat ayant sauvé la vie d’un citoyen ou s’étant distingué par sa bravoure. La Couronne et la Phalère : Représentent les plus hautes distinctions honorifiques romaines. Selon les recherches publiées sur LesDioscures.com, Quintus Arrius aurait reçu ces honneurs pour avoir « sauvé la République » lors de cette révolte servile. 3. Contexte Historique : Entre Tradition et Allégeance L’année 41 av. J.-C. est marquée par des tensions croissantes entre les partisans d’Octave et ceux de Marc Antoine (menés par son frère Lucius Antonius), aboutissant à la Guerre de Pérouse. Propagande Octavienne : Bien que Marcus Arrius Secundus célèbre ses ancêtres, le portrait sur les deniers correspondants (RRC 513/2 et 513/3) présente souvent des traits rappelant ceux du jeune Octave. Cette ambiguïté délibérée permettait au monétaire de prêter allégeance au nouveau maître de Rome tout en respectant la tradition républicaine de commémoration familiale. Rareté Numismatique : Comme souligné par l’indice de rareté (Rarity Index 10+), cet aureus était destiné au paiement des légions. L’utilisation de l’or témoigne de l’urgence financière des triumvirs pour s’assurer la loyauté des troupes après Philippes. Nota : Cette pièce forme un ensemble cohérent avec les deniers de la même série, illustrant la manière dont les familles plébéiennes montantes, comme la Gens Arria, utilisaient le monnayage pour transformer leurs mérites militaires passés en capital politique présent. Marcus Arrius Secundus était un magistrat monétaire de la République romaine, actif vers 41 av. J.-C. (certaines sources comme Woytek suggèrent un début d’activité dès 43 av. J.-C. au sein d’un collège de quatre magistrats ou quatuorviri). 1. Origines et Famille (Gens Arria) Il appartient à la Gens Arria, une famille plébéienne qui émerge sur la scène politique romaine au Ier siècle av. J.-C. Filiation : Il est identifié comme le fils de Quintus Arrius, un personnage influent de l’époque de Cicéron. L’héritage paternel : Son père, Quintus Arrius, fut préteur en 73 av. J.-C. Il s’illustra durant la Troisième Guerre Servile (révolte de Spartacus). Bien que la guerre ait été finalement remportée par Crassus, Quintus Arrius remporta une victoire décisive contre Crixus, l’un des lieutenants de Spartacus, au Mont Gargano, où périrent 20 000 rebelles. C’est cet exploit qui justifie les récompenses militaires (dona militaria) figurant sur l’aureus RRC 513/1. 2. Carrière et Contexte Politique Marcus Arrius Secundus exerce ses fonctions durant la période troublée du Second Triumvirat. Collège Monétaire : Il aurait fait partie d’un collège de quatuorviri (quatre magistrats) aux côtés de C. Clodius Pulcher, C. Numonius Vaala et L. Servius Rufus. Ce groupe de monétaires est célèbre pour avoir frappé des monnaies aux types très personnalisés, mêlant l’histoire de leurs familles respectives à des allusions politiques contemporaines. Positionnement : Le portrait présent sur certains de ses deniers (RRC 513/3) présente une ressemblance frappante avec le jeune Octave (le futur Auguste). Cela suggère que Secundus était un partisan du camp césarien, utilisant l’ambiguïté du portrait (ancêtre vs leader vivant) pour naviguer dans le climat politique dangereux de l’époque. 3. Rôle de « Quatuorvir » du Sénat Selon Ernest Babelon, Marcus Arrius Secundus était l’un des monétaires désignés par le Sénat pour frapper de l’or après le meurtre de Jules César. Cette mission visait à réaffirmer le pouvoir souverain de l’État en matière monétaire face aux émissions purement militaires des généraux en campagne. Synthèse « Fils du préteur Quintus Arrius, Marcus Arrius Secundus utilise son mandat monétaire en 41 av. J.-C. pour glorifier les succès de son père contre les esclaves révoltés de Spartacus. Son monnayage, d’une grande rareté, témoigne de la transition iconographique où l’hommage aux ancêtres commence à se confondre avec le culte des nouveaux chefs de guerre, comme Octave. » Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Borghesi a consacré à l’histoire de la gens Arria une étude fort développée, et nous n’avons ici qu’à résumer les recherches de ce savant en ce qui concerne la numismatique. Le nom de Arria ou Aria dérive comme les noms Arruncia, Arrenia, Arrucia, et le cognomen Arruntanus, du prénom étrusque Arunte, qui
1675AR – Denier Arria – Marcus Arrius Secundus

1675AR – Denier Arria – Marcus Arrius Secundus Avers : M. ARRIVS (Marcus Arrius) Tête nue et barbue du préteur Quintus Arrius, à droite. Revers : SECVNDVS Deux légionnaires marchant à droite ; l’un tient de la main gauche une haste, et saisit de la main droite une des deux enseignes militaires que porte son compagnon. Roma Numismatics 3.99gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 41 avant J.C. Matière : Argent Gens : Arria Références : RRC 513/3 – B.3 (Arria) – Syd.1085 Le Triomphe sur la Révolte de Spartacus Frappé en 41 av. J.-C., ce denier s’inscrit dans une période de transition majeure entre la fin de la République et l’avènement d’Auguste. Il est l’œuvre du monétaire Marcus Arrius Secundus, qui choisit de glorifier les exploits militaires de son ancêtre, le préteur Quintus Arrius. 1. Symbolisme de l’Avers : Le Portrait de l’Ancêtre Identification : Le portrait barbu n’est pas celui d’un dieu, mais celui de Quintus Arrius, préteur en 73 av. J.-C. La Barbe (Barbatulus) : À cette époque, porter la barbe sur une monnaie est un choix délibéré. Elle symbolise la virtus (le courage viril) et renvoie à une époque de deuil ou de crise nationale surmontée. Elle souligne le caractère solennel et archaïque du personnage, renforçant son autorité morale. Légende : M·ARRIVS. Le nom du monétaire sert ici de signature familiale, liant sa légitimité politique actuelle aux succès passés de sa lignée. 2. Le Revers : Un Épisode Clé de la Troisième Guerre Servile Le revers dépeint une scène militaire dynamique : un soldat saisit ou reçoit une enseigne (signum) d’un second soldat. Le Contexte : La scène fait référence à la victoire de Quintus Arrius sur Crixus, le bras droit de Spartacus, lors de la bataille du Mont Gargano (72 av. J.-C.). Le Geste Héroïque : Selon les récits historiques (et les travaux de numismates comme Crawford ou Sear), Quintus Arrius aurait utilisé une tactique désespérée pour galvaniser ses troupes : il aurait lancé une enseigne militaire au cœur des rangs ennemis. Signification : À Rome, perdre une enseigne était le déshonneur suprême. En la jetant chez l’adversaire, Arrius forçait ses légionnaires à charger avec une fureur renouvelée pour la récupérer. Symbolisme des Enseignes : Les deux enseignes visibles sur le revers soulignent l’importance de la cohésion légionnaire et le rétablissement de l’ordre face à la « menace servile » qui avait fait trembler Rome. 3. Contexte Historique : 41 av. J.-C. L’émission de cette monnaie en 41 av. J.-C. n’est pas anodine. Rome est alors en pleine guerre civile (guerre de Pérouse). Propagande Familiale : En rappelant la victoire de son père contre une armée d’esclaves révoltés, Marcus Arrius Secundus projette une image de stabilité et de loyauté envers les institutions républicaines. Rareté : Ce denier est classé comme très rare (Indice 10+ sur votre catalogue). Sa frappe limitée suggère une émission liée à des besoins militaires spécifiques de l’époque, peut-être pour financer les légions d’Octave ou d’Antoine. Nota : Cette monnaie forme un diptyque intéressant avec le denier RRC 513/2 (Arria 2), qui montre les récompenses honorifiques reçues par Arrius (couronne d’or, haste et phalères), confirmant son statut de sauveur de la République. Marcus Arrius Secundus était un magistrat monétaire de la République romaine, actif vers 41 av. J.-C. (certaines sources comme Woytek suggèrent un début d’activité dès 43 av. J.-C. au sein d’un collège de quatre magistrats ou quatuorviri). 1. Origines et Famille (Gens Arria) Il appartient à la Gens Arria, une famille plébéienne qui émerge sur la scène politique romaine au Ier siècle av. J.-C. Filiation : Il est identifié comme le fils de Quintus Arrius, un personnage influent de l’époque de Cicéron. L’héritage paternel : Son père, Quintus Arrius, fut préteur en 73 av. J.-C. Il s’illustra durant la Troisième Guerre Servile (révolte de Spartacus). Bien que la guerre ait été finalement remportée par Crassus, Quintus Arrius remporta une victoire décisive contre Crixus, l’un des lieutenants de Spartacus, au Mont Gargano, où périrent 20 000 rebelles. C’est cet exploit qui justifie les récompenses militaires (dona militaria) figurant sur l’aureus RRC 513/1. 2. Carrière et Contexte Politique Marcus Arrius Secundus exerce ses fonctions durant la période troublée du Second Triumvirat. Collège Monétaire : Il aurait fait partie d’un collège de quatuorviri (quatre magistrats) aux côtés de C. Clodius Pulcher, C. Numonius Vaala et L. Servius Rufus. Ce groupe de monétaires est célèbre pour avoir frappé des monnaies aux types très personnalisés, mêlant l’histoire de leurs familles respectives à des allusions politiques contemporaines. Positionnement : Le portrait présent sur certains de ses deniers (RRC 513/3) présente une ressemblance frappante avec le jeune Octave (le futur Auguste). Cela suggère que Secundus était un partisan du camp césarien, utilisant l’ambiguïté du portrait (ancêtre vs leader vivant) pour naviguer dans le climat politique dangereux de l’époque. 3. Rôle de « Quatuorvir » du Sénat Selon Ernest Babelon, Marcus Arrius Secundus était l’un des monétaires désignés par le Sénat pour frapper de l’or après le meurtre de Jules César. Cette mission visait à réaffirmer le pouvoir souverain de l’État en matière monétaire face aux émissions purement militaires des généraux en campagne. Synthèse « Fils du préteur Quintus Arrius, Marcus Arrius Secundus utilise son mandat monétaire en 41 av. J.-C. pour glorifier les succès de son père contre les esclaves révoltés de Spartacus. Son monnayage, d’une grande rareté, témoigne de la transition iconographique où l’hommage aux ancêtres commence à se confondre avec le culte des nouveaux chefs de guerre, comme Octave. » Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Borghesi a consacré à l’histoire de la gens Arria une étude fort développée, et nous n’avons ici qu’à résumer les recherches de ce savant en ce qui concerne la numismatique. Le nom de Arria ou Aria dérive comme les noms Arruncia, Arrenia, Arrucia, et le cognomen Arruntanus, du prénom étrusque Arunte, qui lui-même vient du grec, nom du dieu Mars. L’existence, à l’époque de la république, de personnages du nom d’Arrius, en Campanie, à Rome, à Aquillée et dans la Gaule Cisalpine, est prouvée par de nombreuses inscriptions. Un des membres de la gens Arria, Q.
1674AR – Denier Arria – Marcus Arrius Secundus

1674AR – Denier Arria – Marcus Arrius Secundus Avers : M. ARRIVS SECVNDVS (Marcus Arrius Secundus) Tête nue de Quintus Arrius à droite légèrement barbue. Revers : Anépigraphe Bouclier vertical. Couronne et phalère rectangulaire. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 41 avant J.C. Matière : Argent Gens : Arria Références : RRC 513/2 – B.2 (Arria) – Syd.1084 Ce denier, frappé en 41 av. J.-C., est l’un des témoignages les plus fascinants de la transition entre la République et le Principat. À cette époque, le collège des monétaires tente de maintenir ses privilèges traditionnels tout en naviguant dans les eaux troubles des guerres civiles. 1. Un Symbolisme de Valeur Militaire (Le Revers) Le revers de cette pièce est un hommage direct aux dona militaria (récompenses militaires) obtenues par le père du monétaire, Quintus Arrius. La Hasta Pura : Placée au centre, cette lance sans pointe de fer était une décoration honorifique décernée pour un acte de bravoure exceptionnel. La Couronne de Laurier et la Phalère : Flanquant la lance, ces éléments soulignent le prestige de la Gens Arria. Selon les sources historiques, ces honneurs auraient été acquis lors de la lutte contre l’insurrection de Spartacus, notamment lors de l’engagement contre Crixus. Signification : Le monétaire utilise le revers pour légitimer sa position sociale par le rappel de la virtus (vertu guerrière) de ses ancêtres. 2. L’Ambigüité du Portrait (L’Avers) Le portrait à l’avers constitue le point le plus débattu par les numismates (notamment Alföldi et Woytek) : L’Ancêtre ou le Triumvir ? Officiellement, le portrait représente Quintus Arrius. Cependant, les traits juvéniles et le profil sont étrangement proches de ceux du jeune Octave (futur Auguste). Une Stratégie de « Double Jeu » : En 41 av. J.-C., Rome est déchirée entre les partisans d’Octave et ceux de Marc Antoine. En proposant un portrait « hybride » — qui ressemble à un chef contemporain tout en étant légalement identifié comme un ancêtre — Marcus Arrius Secundus pratique une forme de prudence politique. Si Octave triomphe, le monétaire peut revendiquer son allégeance ; s’il échoue, il peut plaider la simple piété familiale. 3. Le Contexte Historique : L’Année de la Guerre de Pérouse L’année 41 av. J.-C. est marquée par la Guerre de Pérouse, un conflit fratricide au sein même du camp césarien. Le monnayage de cette année est le dernier souffle de l’indépendance des monétaires romains. Peu après cette émission, Octave et Marc Antoine prendront un contrôle quasi total sur l’iconographie monétaire, remplaçant les gloires familiales des anciennes lignées par leur propre image et leurs propres réalisations. Cette pièce est donc l’une des dernières monnaies où la petite noblesse romaine tente encore d’exister face à l’émergence des figures providentielles. Marcus Arrius Secundus était un magistrat monétaire de la République romaine, actif vers 41 av. J.-C. (certaines sources comme Woytek suggèrent un début d’activité dès 43 av. J.-C. au sein d’un collège de quatre magistrats ou quatuorviri). 1. Origines et Famille (Gens Arria) Il appartient à la Gens Arria, une famille plébéienne qui émerge sur la scène politique romaine au Ier siècle av. J.-C. Filiation : Il est identifié comme le fils de Quintus Arrius, un personnage influent de l’époque de Cicéron. L’héritage paternel : Son père, Quintus Arrius, fut préteur en 73 av. J.-C. Il s’illustra durant la Troisième Guerre Servile (révolte de Spartacus). Bien que la guerre ait été finalement remportée par Crassus, Quintus Arrius remporta une victoire décisive contre Crixus, l’un des lieutenants de Spartacus, au Mont Gargano, où périrent 20 000 rebelles. C’est cet exploit qui justifie les récompenses militaires (dona militaria) figurant sur l’aureus RRC 513/1. 2. Carrière et Contexte Politique Marcus Arrius Secundus exerce ses fonctions durant la période troublée du Second Triumvirat. Collège Monétaire : Il aurait fait partie d’un collège de quatuorviri (quatre magistrats) aux côtés de C. Clodius Pulcher, C. Numonius Vaala et L. Servius Rufus. Ce groupe de monétaires est célèbre pour avoir frappé des monnaies aux types très personnalisés, mêlant l’histoire de leurs familles respectives à des allusions politiques contemporaines. Positionnement : Le portrait présent sur certains de ses deniers (RRC 513/3) présente une ressemblance frappante avec le jeune Octave (le futur Auguste). Cela suggère que Secundus était un partisan du camp césarien, utilisant l’ambiguïté du portrait (ancêtre vs leader vivant) pour naviguer dans le climat politique dangereux de l’époque. 3. Rôle de « Quatuorvir » du Sénat Selon Ernest Babelon, Marcus Arrius Secundus était l’un des monétaires désignés par le Sénat pour frapper de l’or après le meurtre de Jules César. Cette mission visait à réaffirmer le pouvoir souverain de l’État en matière monétaire face aux émissions purement militaires des généraux en campagne. Synthèse « Fils du préteur Quintus Arrius, Marcus Arrius Secundus utilise son mandat monétaire en 41 av. J.-C. pour glorifier les succès de son père contre les esclaves révoltés de Spartacus. Son monnayage, d’une grande rareté, témoigne de la transition iconographique où l’hommage aux ancêtres commence à se confondre avec le culte des nouveaux chefs de guerre, comme Octave. » Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Borghesi a consacré à l’histoire de la gens Arria une étude fort développée, et nous n’avons ici qu’à résumer les recherches de ce savant en ce qui concerne la numismatique. Le nom de Arria ou Aria dérive comme les noms Arruncia, Arrenia, Arrucia, et le cognomen Arruntanus, du prénom étrusque Arunte, qui lui-même vient du grec, nom du dieu Mars. L’existence, à l’époque de la république, de personnages du nom d’Arrius, en Campanie, à Rome, à Aquillée et dans la Gaule Cisalpine, est prouvée par de nombreuses inscriptions. Un des membres de la gens Arria, Q. Arrius, préteur en 681 (73 av. J.-C.), battit Crixus, un des lieutenants de Spartacus pendant la guerre Sociale ; il fit personnellement des prodiges de valeur, détruisit plus de trente mille ennemis, et obtint en récompense de ses exploits qui avaient sauvé la République, une couronne d’or, une haste et une phalère. Candidat malheureux au consulat pour l’année 695 (59 av. J.-C.) il est considéré comme la souche de la gens Arria à Rome.Son fils, M. Arrius Secundus, est le seul des