1044PO – Denier Porcia – Marcus Porcius Læca

1044PO – Denier Porcia – Marcus Porcius Læca Avers : LAECA Tête casquée de Rome à droite, sous le menton marque de valeur (XVI). Revers : M PORC // ROMA (Marcus Porcius // Roma) Libertas (la Liberté) dans un quadrige galopant à gauche, tenant un bonnet de liberté de la main droite et un bâton et les rênes de la main gauche, couronnée par la Victoire volant à gauche. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 3 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 125 avant J.C. Matière : Argent Gens : Porcia Références : RRC 270/1 – B.3 (Porcia) – Syd.513 👤 Identité du Monétaire Nom Complet : M. Porcius Laeca (Marcus Porcius Laeca). Fonction : Triumvir Monetalis (l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome). Période d’activité : 125 avant J.-C. Gens : Il appartenait à la gens Porcia, une famille plébéienne bien connue, dont le membre le plus célèbre est Caton l’Ancien. 🏛 Contexte Politique et Allusion de la Monnaie Le monétaire M. Porcius Laeca est peu ou pas mentionné dans les textes littéraires romains, comme c’est souvent le cas pour les triumviri monetales qui exerçaient une magistrature mineure. On le connaît presque uniquement grâce à sa monnaie. Cependant, le choix du motif de son denier est très éloquent : Type au Revers : La déesse Libertas (la Liberté) conduisant un quadrige et couronnée par la Victoire, tenant le pileus (bonnet de liberté) et la vindicta (baguette d’affranchissement). Signification : Le type de la Libertas est une claire allusion à l’histoire familiale (la gens Porcia) et aux célèbres lois Porciae de Provocatione (Lois Porcia sur le droit d’appel). Ces lois, votées par des membres précédents de la gens Porcia (comme P. Porcius Laeca), visaient à protéger les citoyens romains contre la violence arbitraire des magistrats (en particulier, l’interdiction des châtiments corporels pour les citoyens). En plaçant la Liberté sur sa monnaie, M. Porcius Laeca célébrait son héritage familial en tant que défenseur des droits des citoyens romains. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Porcius Laeca. Triumvir monétaire vers 625 (129 av. J.-C.) Ce monétaire n’est pas mentionné dans les auteurs. Il était évidemment un descendant de P. Porcius Laeca, préteur en 559 (195 av. J.-C.), dont nous parlerons plus loin. Le type du revers de son denier qui représente la Liberté couronnée par la Victoire, est une allusion, comme l’a démontré Eckhel , aux trois lois qui portent le nom de Porcia, sur le droit de provocation. Nous en parlerons plus longuement lorsque nous décrirons le denier de P. Porcius Laeca. (V. ci-après, p. 369). Le type du denier de M. Porcius Laeca nous permet de conjecturer que ce personnage fut triumvir monétaire avec Caius et Marcus Aburius. Lieux de découverte (562 exemplaires)
1028FA – Denier Fabia – Quintus Fabius Maximus

1028FA – Denier Fabia – Quintus Fabius Maximus Avers : ROMA / Q. MAX (Roma / Quintus Maximus) Tête casquée de Rome à droite; sous le menton, marque de valeur (XVI) en monogramme; le casque est orné d’une minuscule étoile à six rais. Revers : Anépigraphe Corne d’abondance verticale posée sur un foudre; le tout dans une couronne. British Museum 3.91g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 127 avant J.C. Matière : Argent Gens : Fabia Références : RRC 265/1 – B.5 (Fabia) – Syd.478 Le monétaire Q. Fabius Maximus qui a frappé cette monnaie en 127 av. J.-C. est très probablement Quintus Fabius Maximus Eburnus. 👤 Identité du Monétaire Caractéristique Détail Nom Complet Quintus Fabius Maximus Eburnus Période de Frappe Triumvir Monetalis (magistrat monétaire) vers 127 av. J.-C. Famille (Gens) Fabia, une des plus anciennes et puissantes familles patriciennes de Rome. Père Quintus Fabius Maximus Servilianus (consul en 142 av. J.-C.) L’origine du surnom Eburnus : Ce surnom lui aurait été donné en référence à la couleur blanche de sa peau, comparée à la blancheur de l’ivoire. Les cognomina romains étaient souvent des descriptions physiques, des références à un exploit, ou des noms d’animaux, et celui-ci entrait dans la catégorie descriptive. 🏛️ Carrière Politique (Cursus Honorum) Le poste de monétaire (tresviri monetales) était souvent l’une des premières étapes de la carrière politique (le cursus honorum) d’un jeune noble romain. Après avoir frappé ce denier, Q. Fabius Maximus Eburnus a continué son ascension politique : Préteur (Praetor) : 118 av. J.-C. Consul (Consul) : 116 av. J.-C. (avec Caius Licinius Geta). Censeur (Censor) : Peut-être en 108 av. J.-C. (ce point est moins certain). 💔 L’Épisode Tragique Sa carrière s’est terminée de manière dramatique, ce qui est l’aspect le plus mémorable de sa biographie : Condamnation de son fils : En tant que détenteur de la patria potestas (autorité paternelle), il a fait preuve d’une grande sévérité en condamnant à mort son propre fils pour cause d’immoralité (probablement à cause d’une conduite jugée indigne de sa famille et de son rang). Accusation et Exil : Suite à cet acte de cruauté qui a choqué ses contemporains, il a été accusé (notamment par Cn. Pompeius Strabo) d’avoir outrepassé les limites de son autorité. Il a été chassé de Rome et a fini sa vie en exil, probablement à Nuceria. 🪙 Le Type Monétaire La présence de la cornucopia sur le foudre au revers du denier est parfois interprétée comme une allusion aux victoires de son père, Quintus Fabius Maximus Servilianus, qui avait été proconsul en Lusitanie (Espagne) et avait combattu Viriathe près de la ville de Valentia (Valence), dont le type monétaire était la corne d’abondance. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Fabius Maximus Eburnus. Monétaire vers 630 (124 av. J.-C.) Ce magistrat était probablement fils de Q. Fabius Maximus Servilianus qui entra par adoption dans la gens Servilia, et fut consul en 612 (142 av. J.-C.). On sait peu de choses sur Eburnus : préteur en 636 (118 av. J.-C.), il fut consul deux ans plus tard, en 638 (116 av. J.-C.). Il eut la cruauté de condamner à mort l’un de ses fils pour cause d’immoralité ; mais, accusé bientôt par Cn. Pompeius Strabo d’avoir excédé les limites de la patria potestas, il fut chassé de Rome et mourut en exil, probablement à Nuceria. Il fut triumvir monetalis quelques années avant sa préture et eut probablement pour collègues M. Caecilius Metellus, Q. et C. Serveilius. La corne d’abondance qui occupe le revers de ses deniers est le type des monnaies de Valence, en Espagne. C’est une allusion aux victoires remportées par son père, Q. Fabius Maximus Servilianus, sur Viriathe, auprès de cette ville. Après son consulat de l’an 612 (142 av. J.-C.), Fabius Servilianus avait, en effet, été nommé proconsul en Lusitanie où il eut à lutter contre l’insurrection espagnole. Lieux de découverte (80 exemplaires)
836CO – Semis Cornelia – Publius Cornelius Sulla

836CO – Semis Cornelia – Publius Cornelius Sulla Avers : Anépigraphe Tête laurée de Saturne à droite; derrière marque de valeur S. Revers : P.SVLA. ROMA (Publius Sula. Rome) Proue de navire; à droite marque de valeur S. British Museum 11.78g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 151 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Cornelia Références : RRC 205/3 – B.3 (Cornelia) – Syd. 387a Le monétaire qui a émis cette monnaie est P. Cornelius Sulla (Publius Cornelius Sulla). 1. Identification Nom : P. Cornelius Sulla (Publius Cornelius Sulla). Fonction : Tresvir Monetalis (ou monétaire), un des trois magistrats junior responsables de la frappe des monnaies à Rome. Gens (Famille) : Il appartenait à l’illustre Gens Cornelia, l’une des familles patriciennes les plus importantes de Rome. 2. Lien Familial (Hypothèses Numismatiques) L’identité exacte de ce P. Cornelius Sulla n’est pas certaine, mais il est une figure importante dans la généalogie de l’une des personnalités les plus célèbres de la République romaine : Selon Michael H. Crawford, il est très probable que ce monétaire soit l’oncle ou le grand-père du futur dictateur, le célèbre Lucius Cornelius Sulla (Sylla), né en 138 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Cornelius Sula. Monétaire vers 554 (200 av. J.-C.) Le premier des Cornelii qui porta le surnom de Sula ou Sylla est P. Cornelius Rufinus qui était flamen Dialis et préteur à l’époque de la seconde guerre Punique. Quelques auteurs pensent que le nom de Sylla a la même signification que le nom de Rufus ou Rufinus, mais Macrobe donne de ce mot une autre étymologie. Cet auteur raconte que P. Cornelius Rufinus, pendant sa préture, ayant consulté les livres sibyllins, crut y lire l’ordre d’établir à Rome des jeux en l’honneur d’Apollon; il décida en effet le Sénat à instituer les ludi Apollinares, qui furent célébrés pour la première fois dans le circus Maximus en 542 (212 av. J.-C.). C’est de là qu’il aurait été surnommé Sibylla et par contraction Sylla. Si cette étymologie est exacte, il faut renoncera attribuer à ce personnage les monnaies décrites plus bas et qui datent de l’an 554 environ (200 av. J.-C.). En effet, P. Cornelius Sylla n’a pu être monétaire qu’avant sa préture et il ne portait pas encore alors le surnom de Sylla qui figure sur les monnaies. Il faut donc plutôt attribuer ces pièces à son fils, du même nom que lui, qui fut préteur en 568 (186 av. J.-C.) et qui gouverna la Sicile. On a remarqué que l’orthographe Sula, avec une seule L, empêche de songer à un monétaire qui serait postérieur à l’an 600, car à partir de cette date, on trouve toujours Sulla. Le denier de P. Sula ressemble à ceux de Pinarius Nata de Sp. Afranius et de L. Saufeius, ce qui nous autorise à faire un collège monétaire de ces quatre personnages.
507AN – Denier Anonyme

507AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, un chien. British Museum 3.93g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 122/2 – Syd. 249 La signification exacte du « chien » sur cette monnaie est un sujet qui a fait l’objet de débats chez les numismates. Contrairement aux symboles plus tardifs qui sont clairement liés à des familles monétaires, ces marques de contrôle sur les premières émissions anonymes sont souvent plus mystérieuses. Voici quelques pistes pour comprendre la présence de ce chien : Marque d’atelier ou de série : Pendant la République romaine, la production monétaire était immense. Pour organiser et suivre les frappes, les responsables des ateliers (les monetales) utilisaient des marques de contrôle. Ces symboles (animaux, objets, lettres) permettaient d’identifier un lot de pièces, un graveur ou une série spécifique. Dans ce contexte, le chien serait une simple marque administrative sans signification symbolique profonde pour le public. Symbole de la gens (famille) : Bien que les émissions de monnaies de cette période soient anonymes, il est possible que les marques de contrôle préfigurent les symboles des familles qui seront plus tard explicitement représentées sur les monnaies. Le chien est un animal qui apparaîtra plus tard sur des monnaies de la famille Antestia. Il est donc possible que cette marque fasse un lien avec un magistrat monétaire de cette famille, même si son nom n’est pas encore inscrit sur la pièce. Symbole mythologique ou religieux : Le chien, dans la mythologie romaine, est associé à plusieurs divinités. Il peut être lié à Minerve, à Diane (déesse de la chasse), ou même être une allusion à l’un des « gardiens » du monde souterrain comme Cerbère. Dans ce cas, la présence du chien pourrait avoir une signification religieuse ou honorifique, même si le lien direct avec la Victoire ou le trophée sur la pièce reste une interprétation. Allusion à un événement historique : Plus rarement, un animal sur une monnaie peut faire référence à un événement ou à une victoire militaire. Par exemple, le cochon sur une autre monnaie (RRC 122/10) a été interprété comme une allusion à la déroute des éléphants de Pyrrhus, effrayés par l’odeur des cochons. Dans le cas du chien, un tel lien n’est pas clairement établi, mais l’interprétation reste ouverte. En résumé, la théorie la plus communément admise par les numismates est que le chien est une marque de contrôle destinée à la gestion de la production monétaire, peut-être en lien avec la famille du magistrat responsable. Lieux de découverte (16 exemplaires)
1687AN – Denier Marc Antoine et Lucius Antoine – Marcus Antonius

1687AN — Denier Marc Antoine et Lucius Antoine · RRC 517/3 · LesDioscures × cliquer pour zoomer ↗ Voir la fiche ← →
513AN – Denier Anonyme

513AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, un veau. British Museum 3.57g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 123/1 Sur cette monnaie, l’identification de l’animal représenté sous les Dioscures a fait l’objet de débats chez les numismates, certains le décrivant comme un bélier, d’autres comme un veau ou une génisse. La symbolique générale des bovins sur les monnaies romaines est la suivante : Richesse et monnaie : L’une des significations les plus directes est liée à la richesse. Le mot latin pour monnaie, pecunia, dérive de pecus qui signifie « bétail ». Cela souligne l’importance du bétail comme unité de richesse et de commerce dans la Rome archaïque. Des bœufs et des vaches étaient d’ailleurs représentés sur les premiers lingots de bronze non-circulaires (aes signatum) utilisés comme monnaie, bien avant l’introduction des pièces frappées. Connexion avec Junon : La génisse (en latin iunix) est étymologiquement liée à Junon, la reine des dieux. Junon était aussi la déesse protectrice des femmes, du mariage et, par son temple sur le Capitole, de l’atelier monétaire romain. Sa présence sur des monnaies, ou celle d’animaux qui lui sont associés, renforce l’autorité divine de la République sur la frappe de ses pièces. La présence du veau (vitulus en latin) sur cette monnaie n’est pas une simple coïncidence : elle est un canting coin type, c’est-à-dire un type monétaire qui est une représentation figurée du nom de famille du monétaire. Dans ce cas précis, le nom Vitulus, un cognomen de la famille Voconii, est directement illustré par un veau.
517AN – Denier Anonyme

517AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au dessous des chevaux, une Meta. Bibliothèque nationale de France 4.02g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 206-195 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 124/2 Signification de la « Meta » sur une monnaie romaine La « Meta » n’est pas un simple détail architectural, mais un symbole fort qui évoque : Les jeux du Cirque : La meta est l’élément le plus reconnaissable du Cirque Maximus. Sa représentation sur une monnaie est une référence directe aux courses de chars, qui étaient les jeux les plus populaires et un élément essentiel de la vie sociale et politique de Rome. La victoire et le triomphe : La course de chars était une métaphore de la victoire et du triomphe. L’équipage qui franchissait la meta en tête célébrait une victoire, un concept central dans l’idéologie impériale romaine. Un empereur représentant la meta sur sa monnaie s’associait ainsi aux succès militaires et à la gloire de Rome. Le passage du temps et le destin : La course autour des sept metae représentait le parcours du soleil ou les sept jours de la semaine. Ainsi, la meta pouvait aussi symboliser la fin d’un parcours, la conclusion ou l’accomplissement d’une entreprise.
1266JU – Denier Julia – Lucius Julius Bursio

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1205CA – Denier Calpurnia – Lucius Calpurnius Piso Frugi

1205CA – Denier Calpurnia – Lucius Calpurnius Piso Frugi Avers : Anépigraphe Tête laurée d’Apollon à droite; avec ou sans marque de contrôle. Revers : L PISO FRVGI / ROMA en monogramme ou non (Lucius Piso Lucio filio Frugi, Lucius Piso fils de Lucius Frugi) Cavalier nu, galopant à droite ou à gauche, tenant une palme; avec ou sans marque de contrôle. Bibliothèque nationale de France 3.97g INDICE DE RARETE : 1 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 90 avant J.C. Matière : Argent Gens : Calpurnia Références : RRC 340/1 – B.12 (Calpurnia) Voir ci-dessous, un article sur les différents revers de ce denier : Les différents revers du denier de Lucius Calpurnius Piso Frugi 👤 Le Monétaire : L. Calpurnius Piso Frugi Il est identifié comme Lucius Calpurnius Piso (fils de Lucius, petit-fils de Lucius) Frugi (L. Calpurnius L.f. L.n. Frugi), dont le nom est abrégé en L. PISO FRVGI sur le revers de la monnaie. Date et Contexte : Il fut magistrat monétaire (Triumvir Monétaire) vers 90 av. J.-C., pendant l’époque critique de la Guerre Sociale (91-88 av. J.-C.). Cette guerre nécessita un financement massif, ce qui explique l’énorme volume de l’émission RRC 340/1, l’une des plus importantes de l’histoire républicaine. Carrière Postérieure : Les magistrats monétaires poursuivaient généralement des carrières politiques au sein du cursus honorum. Cependant, l’identité précise et les autres magistratures occupées par ce Lucius Calpurnius Piso Frugi particulier ne sont pas bien documentées après son monnayage. Il est possible qu’il soit mort au combat durant la Guerre Sociale. 🌳 L’Héritage Familial (Gens Calpurnia) Le choix des types monétaires (Apollon et le Cavalier) est un hommage direct à l’histoire de sa famille : Ludi Apollinares : Le type monétaire (Apollon et le cavalier de course) fait référence à l’institution des Jeux Apolliniens (Ludi Apollinares). Ces jeux furent institués par un ancêtre de la famille, le préteur Lucius Calpurnius Piso, en 212 av. J.-C. Surnom Frugi : Le surnom Frugi (qui signifie littéralement « frugal », « honnête », ou « homme de bien ») fut d’abord donné à un autre ancêtre, Lucius Calpurnius Piso Frugi (consul en 133 av. J.-C.). Cet ancêtre était célèbre pour son intégrité et était un historien et annaliste romain. Le monétaire de 90 av. J.-C. porte le même nom en hommage à cet illustre ancêtre. La Loi Calpurnia : La Gens Calpurnia est également associée à d’importantes lois, notamment la Lex Calpurnia de repetundis de 149 av. J.-C., qui a créé le premier tribunal permanent pour juger les cas de concussion des gouverneurs provinciaux. ➡️ Le Fils : Caius Calpurnius Piso Frugi (RRC 408/1) Il est intéressant de noter que le fils de ce monétaire, Caius Calpurnius Piso Frugi, frappa également des deniers à Rome une génération plus tard, vers 67 av. J.-C. (référence RRC 408/1). Son fils reprit exactement les mêmes types monétaires (Apollon / Cavalier), soulignant la fierté familiale pour cet héritage. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Calpurnius Piso Frugi. Triumvir monétaire vers 665 (89 av. J.-C.) Ce monétaire était fils d’un personnage du. même nom qui servit avec distinction en Sicile en 621 (133 av. J.-C.) et mourut en Espagne où il remplissait les fonctions de propréteur vers 642 (112 av. J.-C.). Le magistrat monétaire, mentionné à plusieurs reprises par Cicéron, était, comme ses ancêtres, un homme de la plus grande honorabilité. Il se porta comme accusateur de P. Gabinius en 667 (87 av. J.-C.) et il fut avec Verrès en Sicile comme propréteur, en 680 (74 av. J.-C.). Il exerça les fonctions d’officier monétaire vers l’an 665 (89 av. J.-C.), comme Borghesi l’a induit des pièces qui portent E. L. P. (Ex lege Papiria). La loi Plaulia Papiria qui contenait, entre autres, des dispositions relatives aux monnaies, fut promulguée, en effet, en 665 . La grande quantité des monnaies de L. Piso Frugi peut être attribuée aux frais occasionnés par la guerre Sociale. On a dû convertir en numéraire les lingots de la réserve métallique de l’ærarium. C’est à cette circonstance que nous devons de savoir que cette réserve, en 665, montait à 17.410 livres d’or, 22.070 livres d’argent en lingot,et 6.135.400 sesterces (= 18.230 livres) en argent monnayé On monnaya ces lingots, et L. Piso Frugi fut chargé avec D. Junius Silanus de diriger cette émission extraordinaire. Les marques monétaires si nombreuses, que l’on trouve sur les pièces, n’avaient pas d’autre but, que de distinguer les coins, pour les ouvriers de l’atelier, et de permettre la vérification et le contrôle de cette abondance inusitée. Le chiffre ((|)) (10,000) relevé par Cavedoni montre la quantité énorme de deniers qui ont dû être frappés. La tête d’Apollon qui figure au droit de toutes les pièces ainsi que le cavalier au galop qui tient dans la main une palme, un fouet ou une torche, font allusion aux jeux célébrés en l’honneur d’Apollon, et dont l’institution avait eu lieu en vertu d’un oracle du devin Marcius Nous avons déjà dit que ce fut un membre de la gens Calpurnia, le préteur C. Calpurnius Piso, qui, en 543 (211 av. J.-C.), régularisa les ludi Apollinares et en rendit la célébration périodique. Il y avait des courses de chars, et des courses de desultores, cavaliers qui conduisaient deux chevaux, et qui pendant la course sautaient de l’un sur l’autre. C’est à ces jeux que se rapporte le type des pièces de L. Piso ainsi que de C. Piso, son fils, que nous décrirons plus loin. Lieux de découverte (2082 exemplaires)
623FU – Denier Furia – Furius Purpureo

623FU – Denier Furia – Lucius Furius Purpureo Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : (PVR ) // ROMA) (Purpureo // Rome) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 3.87g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Furia Références : RRC 155/1 – B 7 (Furia) – Syd. 330 Le monétaire associé à ce denier est Purpurio, un membre de l’illustre gens Furia. Identité et Contexte Nom : Le monétaire est généralement identifié comme un Furius Purpurio. Gens : Il appartient à la gens Furia, une des plus anciennes et importantes familles patriciennes de Rome, qui a donné de nombreux magistrats à la République (dont le célèbre Marcus Furius Camillus). Période d’activité monétaire : Ses émissions monétaires, y compris ce denier, sont datées d’une période allant approximativement de 179 à 170 av. J.-C. Lien Historique (Attention aux Homonymes) Les historiens de la numismatique, comme Ernest Babelon, établissent un lien possible entre ce monétaire et une figure politique et militaire plus célèbre de la même famille, bien que les dates ne correspondent pas toujours parfaitement à une seule personne : Lucius Furius Purpureo (Consul de 196 av. J.-C.) : Un personnage du nom de L. Furius Purpureo fut un général et homme politique romain de premier plan. Il fut tribun militaire en 210 av. J.-C. (pendant la Seconde Guerre Punique). Il fut préteur en 200 av. J.-C., où il remporta une victoire notable contre les Gaulois et Hamilcar à Crémone, en Gaule Cisalpine, ce qui lui valut l’honneur d’un triomphe. Il fut consul en 196 av. J.-C. Il est fréquent dans la numismatique républicaine de voir des monétaires choisir des types monétaires (motifs) faisant allusion aux gloires de leurs ancêtres ou à l’histoire de leur famille (gens). Signification du Nom et des Motifs Le cognomen (surnom) Purpurio est particulièrement intéressant car il dérive de purpura, la pourpre. Dénomination : La famille Furia a pu tirer ce nom des vêtements de pourpre portés lors des honneurs et des triomphes, ou de toute autre association symbolique avec cette couleur prestigieuse. Symbole monétaire : Bien que non présent sur ce denier (qui a les Dioscures), d’autres émissions de Furius Purpurio (comme le RRC 187/1, daté plus tard par certains catalogues) comportent un coquillage murex (utilisé pour la teinture pourpre) au revers, ce qui constitue une référence parlante à son nom. Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine. E. Babelon Un personnage du nom de L. Furius Purpureo fut tribun militaire en 144 (210 av. J.- C.), préteur en 554 (200 av. J.-C.), gouverneur de la Gaule Cisalpine où il repoussa, à Cremona, les Carthaginois commandés par Hamilcar, enfin consul en 558 (196 av. J.-C.) avec M. Claudius Marcellus. Il remporta encore une grande victoire sur les Boii, et en mémoire de ses succès il fit bâtir trois temples à Jupiter qui furent consacrés en’ 560 et en 562 (194 et 192 av. J.-C.). Plus tard il fut mêlé aux événements d’Asie après la défaite d’Antiochus III le Grand, par L. Scipion Asiagenus. C’est là tout ce qu’on sait sur ce personnage qui a pu frapper les pièces suivantes vers l’an (217 av. J.-C.) et faire partie du même collège monétaire que Caecilius Metellus, Q. Lutatius Catulus et C. Terentius Varo, dont les pièces ont le même style. Lieux de découverte (8 exemplaires)