856JU – Once Junia – Caius Junius

856JU – Once Junia – Caius Junius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Roma à droite, derrière marque de valeur d’un globule. Revers : C. IVNI. ROMA (Caius Junius. Rome) Proue de navire à droite, devant la proue, marque de valeur d’un globule. Andrew McCabe 3.84g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 149 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Junia Référence : RRC 210/7 Le monétaire qui a émis cette monnaie est C. Junius C.f. Nom : Caius Junius Caii Filius (Caius Junius, fils de Caius). Période d’activité : Il a été magistrat monétaire (IIIvir monetalis) vers 149 av. J.-C., pendant la période de la République romaine. Famille (Gens) : Il appartenait à la Gens Junia, une des plus anciennes et importantes familles plébéiennes de Rome. Rôle du magistrat monétaire : À cette époque, les magistrats monétaires étaient des jeunes hommes issus de familles sénatoriales qui occupaient souvent l’une des premières marches de leur carrière politique (cursus honorum). Ils étaient chargés de la frappe des monnaies et avaient le droit de faire figurer leur nom et des types monétaires honorant leur famille sur les pièces. Concernant la personne elle-même : Identification historique : Au-delà de son rôle de monétaire, ce C. Junius C.f. spécifique est peu documenté dans les sources historiques et n’est pas célèbre pour d’autres actions politiques ou militaires. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Junius C. f. Monétaire vers l’an 550 (204 av. J.-C.) Ce personnage est inconnu dans l’histoire ; il était fils d’un autre Caius, et il a pu être le petit-fils de Q. Junius, tribun du peuple en 439 (315 av. J.-C.), connu pour avoir excité le peuple contre les meurtriers de Sp. Maelius Les types et le style de ses monnaies sont identiques à ceux des monnaies de C. Scribonius Curio et de L. Itius qui ont dû faire partie du même collège monétaire.
1815JU – Aureus Brutus – L. Plaetorius Cestianus

1815JU – Aureus Brutus – L. Plaetorius Cestianus Avers : BRVT IMP L. PLAET. CEST (Brutus imperator. Lucius Plaetorius Cestanius) Tête nue de Brutus à droite. Revers : EID MAR (Eidibus Martis) Bonnet de la liberté entre deux poignards. Roma Numismatics 8.06g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Nord de la Grèce Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Or Gentes : Plaetoria et Junia Référence : Non référencé par les ouvrages de référence Le symbolisme et le contexte historique de l’aureus (EID MAR) en font l’un des objets les plus fascinants de l’Antiquité. Comme le soulignent souvent les analyses spécialisées, cette pièce n’est pas seulement une monnaie, mais un manifeste politique violent et assumé. Voici une analyse détaillée de sa portée : 1. Un Symbolisme de la « Libération » Le revers de la pièce est un chef-d’œuvre de communication politique : Le Pileus (bonnet de la liberté) : Placé au centre, ce bonnet de feutre était traditionnellement porté par les esclaves affranchis lors de leur libération. Le message est sans équivoque : sous Jules César, le peuple romain était devenu « esclave », et sa mort a rendu à Rome sa liberté. Les deux Poignards : Ils encadrent le bonnet. Contrairement à la plupart des monnaies romaines qui utilisent des symboles abstraits (faisceaux, divinités), Brutus affiche ici les armes du crime. Ils représentent les deux principaux conspirateurs, Brutus et Cassius, transformant un assassinat de sang-froid en un acte de vertu patriotique. L’inscription EID MAR : L’abréviation de Eidibus Martiis (les Ides de Mars) ancre la pièce dans un événement temporel précis. C’est l’un des rares exemples dans l’Antiquité où une pièce célèbre une date spécifique, transformant le jour du meurtre en une fête de la liberté. 2. Le Paradoxe du Portrait (L’Avers) C’est ici que réside la plus grande ironie historique de cette monnaie : L’effigie de Brutus : Les républicains reprochaient à César de se comporter en roi, notamment parce qu’il avait été le premier à faire figurer son propre portrait de son vivant sur les monnaies romaines (une pratique jugée tyrannique). La contradiction : En faisant graver son propre portrait sur l’avers, Brutus utilise les mêmes codes que l’homme qu’il a tué. Pour ses partisans, c’était une nécessité pour être reconnu comme chef de guerre (Imperator) par ses légions, mais pour ses ennemis, c’était la preuve de son hypocrisie et de ses propres ambitions de pouvoir. 3. Le Contexte de Guerre Civile (42 av. J.-C.) La pièce a été frappée deux ans après la mort de César, alors que Brutus et Cassius étaient en campagne en Grèce et en Asie Mineure pour affronter Marc Antoine et Octave. Un outil de paye et de propagande : La pièce servait avant tout à payer les soldats. En recevant leur solde avec ce motif, les légionnaires étaient constamment rappelés à la « juste cause » pour laquelle ils se battaient. La Damnatio Memoriae : Après la défaite de Brutus à la bataille de Philippi, la quasi-totalité de ces pièces ont été refondues par les vainqueurs pour effacer le souvenir de cet affront. Cela explique pourquoi, sur les centaines de milliers probablement frappées, il n’en reste aujourd’hui qu’une centaine d’exemplaires authentiques. En résumé, cet aureus est l’ultime témoignage de la fin de la République romaine : un objet où l’idéal de liberté s’exprime à travers l’image d’un meurtre, tout en adoptant les codes visuels du pouvoir personnel qu’il prétendait combattre. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Plaetorius Cestianus. Ce personnage qui fut lieutenant de Q. Caepio Brutus durant la guerre civile qui suivit la mort de César, est inconnu dans l ‘histoire ses médailles dont les types se rapportent à Brutus, ont été frappées en Orient, avant la bataille de Philippes. Le buste de femme sur le n. II, paraît être celui de la Fortune que Brutus avait particulièrement besoin d’invoquer, tout autant, au moins, que la Liberté. Les ides de Mars inscrites sur le n. 13 avec le bonnet de la Liberté et deux poignards rappellent cyniquement le meurtre de Jules César.
1194JU – Sesterce Junia – Decimus Junius Silanus

1194JU – Sesterce Junia – Decimus Junius Silanus Avers : E L P (très probablement une abréviation pour E L[EGE] P[APIRIA], faisant allusion à la Loi Papiria, ou Ex Lege Papiria) Tête casquée de Rome à droite. Revers : D·SILANVS·L·F / ROMA (Decimus [Iunius] Silanus Lucii Filius” Decimus Junius Silanus fils de Lucius) Victoria (la Victoire) dans un bige galopant à droite, tenant les rênes des deux mains. British Museum 0.86g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 91 avant J.C. Matière : Argent Gens : Junia Référence : RRC 337/4 Outre les informations que nous tirons de ses monnaies en tant que magistrat monétaire en 91 av. J.-C., voici ce que nous savons sur Decimus Junius Silanus: Appartenance familiale : Il fait partie de la prestigieuse gens Junia, une famille noble plébéienne avec une longue histoire politique à Rome. Ascendance : Il est le fils de Lucius (comme l’indique « L. F. » sur ses monnaies). Descendance : Il est le beau-père de Marcus Junius Brutus (l’un des assassins de César), ayant épousé la mère de Brutus, Servilia Caepionis. De ce mariage, il eut un fils (Marcus Junius Silanus) et trois filles (Junia Prima, Junia Secunda, et Junia Tertia). Carrière politique : Il fut édile en 70 av. J.-C. Il a tenté d’obtenir le consulat pour l’année 63 av. J.-C., mais a échoué. Il fut consul en 62 av. J.-C. avec Lucius Licinius Murena. En tant que consul désigné en 63 av. J.-C., lors du débat au Sénat sur la conjuration de Catilina, Cicéron (consul en exercice) le consulta en premier sur le sort des conjurés arrêtés. Silanus s’est initialement prononcé en faveur de leur exécution. Cependant, lorsque Jules César suggéra l’emprisonnement à vie, Silanus insista sur le fait que c’était ce qu’il avait réellement voulu dire. C’est finalement Caton le Jeune qui imposa la décision de les exécuter. Avec son collègue consul Lucius Licinius Murena, il proposa la lex Junia Licinia, qui stipulait qu’une rogatio (une proposition de loi) devait être promulguée trois jours de marché (nundinae) avant que le peuple ne vote. Cette loi confirmait également la lex Caecilia Didia. Traducteur : Un Decimus Junius Silanus, qui pourrait être le même ou un parent proche du IIe siècle av. J.-C., était un érudit réputé pour sa connaissance de la langue et de la littérature puniques. Après la destruction de Carthage en 146 av. J.-C., le Sénat romain lui confia la traduction en latin du grand traité agricole de Magon de Carthage, un ouvrage en 28 livres. Bien que cette traduction soit perdue, elle a influencé les auteurs romains ultérieurs sur l’agriculture. Il est important de noter qu’il existe plusieurs Decimus Junius Silanus dans l’histoire romaine, et les sources peuvent parfois prêter à confusion. Cependant, la convergence des dates et des fonctions (monétaire en 91 av. J.-C., puis édile et consul) suggère fortement qu’il s’agit bien de la même personne pour les informations concernant sa carrière politique mentionnée ci-dessus. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon D. Junius Silanus L. f. Monétaire vers 665 (89 av. J.-C.). Ce magistrat ne peut être Decimus Silanus qui fut édile en 684 (70 av. J.-C.) et consul en 692 (62 av. J.-C.), car le père de ce dernier portait le prénom de Marcus et non de Lucius, comme le veulent les monuments numismatiques. Le nom de L. Silanus ne se rencontre pas dans les historiens du temps de la république . Quant aux types des monnaies de D. Silanus, ils sont assez faciles à expliquer. Le masque de Silène, analogue à celui de Pan sur les monnaies de C. Vibius Pansa, est une allusion directe au surnom de Silanus, et la charrue qu’on voit parfois (n° 19) sous ce masque, est une arme parlante pour le nom de Bubulcus, bouvier, qu’ont porté les ancêtres du monétaire. La tête de la Santé ou Salus (n. 17 et 18), rappelle le temple consacré à cette divinité, pendant les guerres du Samnium, en 452 (302 av. J.-C.), par le dictateur C. Junius Bubulcus Brutus. Salus était d’origine sabine, et c’est pour ce motif que le temple dont nous parlons fut bâti près du Quirinal, sur la collis Salularis ; Fabius Pictor y avait exécuté des peintures murales célèbres dans l’antiquité ; la fête de la déesse se célébrait le 8 août . Le torques qui figure autour de cette tête de Salus, comme sur les pièces des Manlii, symbolise la parenté des Junii Silani avec les Manlii Torquati : le jurisconsulte T. Manlius Torquatus avait été adopté par D. Junius Silanus vers l’an 552 (202 av. J.-C.). Le bige de la Victoire, type des plus ordinaires sur les monnaies de la république, pourrait être en même temps une réminiscence des succès de M. Junius Silanus pendant la seconde guerre Punique. Les sesterces mentionnent la loi Plaulia-Papiria, en vertu de laquelle ils furent frappés : cette loi est de l’an 665 (89 av. J.-C.), ce qui nous donne la date de la charge de D. Junius Silanus comme magistrat monétaire; un de ses collègues paraît avoir été L. Calpurnius Piso Frugi.
1651JU – Denier Brutus – Marcus Servilius

1651JU – Denier Brutus – Marcus Servilius Avers : M SERVILIVS LEG (Marcus Servilius Legatus) Tête laurée à droite de Libertas. Revers : Q·CAEPIO BRVTVS·IMP Trophée militaire composé d’une cuirasse, de deux lances et d’un bouclier en forme de huit. British Museum 3.93g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sardes? Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Junia, Cassia et Servilia Références : RRC 505/5 – B.48 (Junia) Le symbolisme et le contexte historique de cette monnaie sont indissociables de la fin tragique de la République romaine. Cette monnaie n’est pas qu’un simple moyen de paiement ; c’est un outil de propagande de guerre pour Brutus. 1. Le Symbolisme : L’idéologie de la « Libertas » Chaque élément visuel est choisi pour légitimer l’assassinat de Jules César (survenu en 44 av. J.-C.) : Libertas (Avers) : La déesse de la Liberté est le symbole central des Républicains (les Liberatores). En plaçant sa tête sur la monnaie, Brutus affirme que son combat n’est pas une quête de pouvoir personnelle, mais une mission sacrée pour libérer le peuple romain du « tyran ». Le Trophée (Revers) : Le trophée d’armes symbolise une victoire militaire déjà acquise ou imminente. Il sert à asseoir l’autorité de Brutus en tant qu’Imperator (titre figurant dans la légende BRVTVS IMP). Cela montre que Brutus possède le « commandement » (l’imperium) et la faveur des dieux. Les Légendes : Le nom M·SERVILIVS LEG (Marcus Servilius, légat) souligne la structure légale de son armée. Bien qu’ils soient techniquement des rebelles aux yeux d’Octave et Marc Antoine, Brutus et Cassius utilisent les titres officiels de la République pour prouver leur légitimité. 2. Le Contexte Historique : L’argent de la dernière chance La frappe de cet aureus intervient dans une période de tension extrême (fin 43 – début 42 av. J.-C.) : La Levée de fonds en Orient : Brutus et Cassius parcourent l’Asie Mineure (actuelle Turquie) pour lever des impôts massifs auprès des cités grecques et lyciennes. L’or utilisé pour ces aurei provient souvent du pillage ou des contributions forcées des villes locales (comme Xanthe ou Rhodes). L’Atelier Itinérant : Contrairement aux monnaies frappées à Rome, celle-ci provient d’un atelier monétaire qui suivait l’armée. Cela explique la rareté de ces pièces, produites en fonction des besoins immédiats de la solde. Payer les Légions : Un aureus représentait une somme considérable (25 deniers d’argent). Frapper de l’or était crucial pour garantir la fidélité des vétérans et des mercenaires avant la confrontation finale contre les troupes du Second Triumvirat (Octave, Antoine et Lépide). La bataille de Philippes : Cette monnaie est le témoin direct des mois précédant la double bataille de Philippes (octobre 42 av. J.-C.). Après sa défaite, Brutus se suicidera, marquant la fin effective de la République et le début de la transition vers l’Empire. Le magistrat monétaire mentionné sur cette monnaie est Marcus Servilius, un personnage clé de l’état-major des « Libérateurs » (Brutus et Cassius). Contrairement aux magistrats monétaires habituels de Rome (triumviri monetales), son rôle est ici celui d’un officier de haut rang doté de pouvoirs financiers en période de guerre. Voici les informations essentielles sur ce personnage : 1. Son Identité et son Titre Nom complet : Marcus Servilius. Il appartient à la gens Servilia, l’une des familles les plus anciennes et les plus illustres de Rome. Titre : LEG (Legatus). Il ne frappe pas monnaie en tant que magistrat civil, mais en tant que Légat. Cela signifie qu’il était un adjoint direct de Cassius (et parfois de Brutus), agissant avec l’autorité déléguée de son général. Famille : Il descend probablement de Marcus Servilius Pulex Geminus (consul en 202 av. J.-C.), un héros de la deuxième guerre punique célèbre pour ses 23 cicatrices de duels victorieux. Cette lignée explique l’importance de Marcus Servilius au sein du camp républicain : il représente la vieille aristocratie romaine opposée à la dictature. 2. Son Rôle sous Cassius et Brutus Pendant les guerres civiles de 43-42 av. J.-C., Servilius occupe une position de confiance absolue : Commandement militaire : Il a activement participé aux campagnes en Orient. Selon les sources historiques, il a été personnellement impliqué dans les opérations militaires en Lycie (au sud de l’actuelle Turquie) pour soumettre les cités locales et lever des fonds. Responsabilité financière : Sa signature sur l’aureus indique qu’il était responsable de la transformation du butin de guerre (or et argent pillés à Rhodes et en Lycie) en numéraire pour payer les soldats avant la bataille de Philippes. En résumé : Marcus Servilius n’est pas un simple fabricant de monnaie, mais un aristocrate soldat qui met son nom et son prestige au service de la « Liberté » contre les héritiers de César. Son nom sur ces pièces est une garantie de la valeur du métal et de la légitimité de la cause. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Servilius. En 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce personnage fut tribun du peuple en 710 (44 av. J.-C.) et Cicéron le qualifie de vir fortissimus . On sait peu de chose sur sa carrière; les médailles seules nous apprennent qu’il fut légat de Brutus et de Cassius en Orient, avant la bataille de Philippes, livrée en septembre 712.
1195JU – As Junia – Decimus Junius Silanus

1195JU – As Junia – Decimus Junius Silanus Avers : Anépigraphe Tête laurée de Janus, au-dessus marque de valeur I. Revers : D. SILANVS L. F. (Décimus Silanus, Lucii filius) Proue de navire à droite. British Museum 10.01g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 91 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Junia Références : RRC 337/5 – Syd.649 Outre les informations que nous tirons de ses monnaies en tant que magistrat monétaire en 91 av. J.-C., voici ce que nous savons sur Decimus Junius Silanus: Appartenance familiale : Il fait partie de la prestigieuse gens Junia, une famille noble plébéienne avec une longue histoire politique à Rome. Ascendance : Il est le fils de Lucius (comme l’indique « L. F. » sur ses monnaies). Descendance : Il est le beau-père de Marcus Junius Brutus (l’un des assassins de César), ayant épousé la mère de Brutus, Servilia Caepionis. De ce mariage, il eut un fils (Marcus Junius Silanus) et trois filles (Junia Prima, Junia Secunda, et Junia Tertia). Carrière politique : Il fut édile en 70 av. J.-C. Il a tenté d’obtenir le consulat pour l’année 63 av. J.-C., mais a échoué. Il fut consul en 62 av. J.-C. avec Lucius Licinius Murena. En tant que consul désigné en 63 av. J.-C., lors du débat au Sénat sur la conjuration de Catilina, Cicéron (consul en exercice) le consulta en premier sur le sort des conjurés arrêtés. Silanus s’est initialement prononcé en faveur de leur exécution. Cependant, lorsque Jules César suggéra l’emprisonnement à vie, Silanus insista sur le fait que c’était ce qu’il avait réellement voulu dire. C’est finalement Caton le Jeune qui imposa la décision de les exécuter. Avec son collègue consul Lucius Licinius Murena, il proposa la lex Junia Licinia, qui stipulait qu’une rogatio (une proposition de loi) devait être promulguée trois jours de marché (nundinae) avant que le peuple ne vote. Cette loi confirmait également la lex Caecilia Didia. Traducteur : Un Decimus Junius Silanus, qui pourrait être le même ou un parent proche du IIe siècle av. J.-C., était un érudit réputé pour sa connaissance de la langue et de la littérature puniques. Après la destruction de Carthage en 146 av. J.-C., le Sénat romain lui confia la traduction en latin du grand traité agricole de Magon de Carthage, un ouvrage en 28 livres. Bien que cette traduction soit perdue, elle a influencé les auteurs romains ultérieurs sur l’agriculture. Il est important de noter qu’il existe plusieurs Decimus Junius Silanus dans l’histoire romaine, et les sources peuvent parfois prêter à confusion. Cependant, la convergence des dates et des fonctions (monétaire en 91 av. J.-C., puis édile et consul) suggère fortement qu’il s’agit bien de la même personne pour les informations concernant sa carrière politique mentionnée ci-dessus. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon D. Junius Silanus L. f. Monétaire vers 665 (89 av. J.-C.). Ce magistrat ne peut être Decimus Silanus qui fut édile en 684 (70 av. J.-C.) et consul en 692 (62 av. J.-C.), car le père de ce dernier portait le prénom de Marcus et non de Lucius, comme le veulent les monuments numismatiques. Le nom de L. Silanus ne se rencontre pas dans les historiens du temps de la république . Quant aux types des monnaies de D. Silanus, ils sont assez faciles à expliquer. Le masque de Silène, analogue à celui de Pan sur les monnaies de C. Vibius Pansa, est une allusion directe au surnom de Silanus, et la charrue qu’on voit parfois (n° 19) sous ce masque, est une arme parlante pour le nom de Bubulcus, bouvier, qu’ont porté les ancêtres du monétaire. La tête de la Santé ou Salus (n. 17 et 18), rappelle le temple consacré à cette divinité, pendant les guerres du Samnium, en 452 (302 av. J.-C.), par le dictateur C. Junius Bubulcus Brutus. Salus était d’origine sabine, et c’est pour ce motif que le temple dont nous parlons fut bâti près du Quirinal, sur la collis Salularis ; Fabius Pictor y avait exécuté des peintures murales célèbres dans l’antiquité ; la fête de la déesse se célébrait le 8 août . Le torques qui figure autour de cette tête de Salus, comme sur les pièces des Manlii, symbolise la parenté des Junii Silani avec les Manlii Torquati : le jurisconsulte T. Manlius Torquatus avait été adopté par D. Junius Silanus vers l’an 552 (202 av. J.-C.). Le bige de la Victoire, type des plus ordinaires sur les monnaies de la république, pourrait être en même temps une réminiscence des succès de M. Junius Silanus pendant la seconde guerre Punique. Les sesterces mentionnent la loi Plaulia-Papiria, en vertu de laquelle ils furent frappés : cette loi est de l’an 665 (89 av. J.-C.), ce qui nous donne la date de la charge de D. Junius Silanus comme magistrat monétaire; un de ses collègues paraît avoir été L. Calpurnius Piso Frugi.
855JU – Sextans Junia – Caius Junius

855JU – Sextans Junia – Caius Junius Avers : Anépigraphe Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé; en haut marque de valeur composée de deux globules. Revers : C. IVNI. ROMA (Caius Junius. Rome) Proue de navire à droite, devant la proue marque de valeur composée de deux globules. Bibliothèque nationale de France 4.13g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 149 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Junia Références : RRC 210/6 – B.6 (Junia) – Syd.393d Le monétaire qui a émis cette monnaie est C. Junius C.f. Nom : Caius Junius Caii Filius (Caius Junius, fils de Caius). Période d’activité : Il a été magistrat monétaire (IIIvir monetalis) vers 149 av. J.-C., pendant la période de la République romaine. Famille (Gens) : Il appartenait à la Gens Junia, une des plus anciennes et importantes familles plébéiennes de Rome. Rôle du magistrat monétaire : À cette époque, les magistrats monétaires étaient des jeunes hommes issus de familles sénatoriales qui occupaient souvent l’une des premières marches de leur carrière politique (cursus honorum). Ils étaient chargés de la frappe des monnaies et avaient le droit de faire figurer leur nom et des types monétaires honorant leur famille sur les pièces. Concernant la personne elle-même : Identification historique : Au-delà de son rôle de monétaire, ce C. Junius C.f. spécifique est peu documenté dans les sources historiques et n’est pas célèbre pour d’autres actions politiques ou militaires. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Junius C. f. Monétaire vers l’an 550 (204 av. J.-C.) Ce personnage est inconnu dans l’histoire ; il était fils d’un autre Caius, et il a pu être le petit-fils de Q. Junius, tribun du peuple en 439 (315 av. J.-C.), connu pour avoir excité le peuple contre les meurtriers de Sp. Maelius Les types et le style de ses monnaies sont identiques à ceux des monnaies de C. Scribonius Curio et de L. Itius qui ont dû faire partie du même collège monétaire.
854JU – Quadrans Junia – Caius Junius

854JU – Quadrans Junia – Caius Junius Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : C. IVNI. ROMA (Caius Junius. Rome) Proue de navire à droite, devant la proue marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 6.68g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 149 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Junia Références : RRC 210/5 – B.5 (Junia) – Syd.393c Le monétaire qui a émis cette monnaie est C. Junius C.f. Nom : Caius Junius Caii Filius (Caius Junius, fils de Caius). Période d’activité : Il a été magistrat monétaire (IIIvir monetalis) vers 149 av. J.-C., pendant la période de la République romaine. Famille (Gens) : Il appartenait à la Gens Junia, une des plus anciennes et importantes familles plébéiennes de Rome. Rôle du magistrat monétaire : À cette époque, les magistrats monétaires étaient des jeunes hommes issus de familles sénatoriales qui occupaient souvent l’une des premières marches de leur carrière politique (cursus honorum). Ils étaient chargés de la frappe des monnaies et avaient le droit de faire figurer leur nom et des types monétaires honorant leur famille sur les pièces. Concernant la personne elle-même : Identification historique : Au-delà de son rôle de monétaire, ce C. Junius C.f. spécifique est peu documenté dans les sources historiques et n’est pas célèbre pour d’autres actions politiques ou militaires. En résumé, C. Junius C.f. est surtout connu par ce denier, qui le place dans les premières étapes de la hiérarchie politique romaine de l’année 149 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Junius C. f. Monétaire vers l’an 550 (204 av. J.-C.) Ce personnage est inconnu dans l’histoire ; il était fils d’un autre Caius, et il a pu être le petit-fils de Q. Junius, tribun du peuple en 439 (315 av. J.-C.), connu pour avoir excité le peuple contre les meurtriers de Sp. Maelius Les types et le style de ses monnaies sont identiques à ceux des monnaies de C. Scribonius Curio et de L. Itius qui ont dû faire partie du même collège monétaire.
853JU – Triens Junia – Caius Junius

853JU – Triens Junia – Caius Junius Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite; au-dessus marque de valeur composée de quatre globules. Revers : C. IVNI. ROMA (Caius Junius. Rome) Proue de navire à droite, devant la proue marque de valeur composée de quatre globules. British Museum 11.38g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 149 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Junia Références : RRC 210/4 – B.4 (Junia) – Syd.393b Le monétaire qui a émis cette monnaie est C. Junius C.f. Nom : Caius Junius Caii Filius (Caius Junius, fils de Caius). Période d’activité : Il a été magistrat monétaire (IIIvir monetalis) vers 149 av. J.-C., pendant la période de la République romaine. Famille (Gens) : Il appartenait à la Gens Junia, une des plus anciennes et importantes familles plébéiennes de Rome. Rôle du magistrat monétaire : À cette époque, les magistrats monétaires étaient des jeunes hommes issus de familles sénatoriales qui occupaient souvent l’une des premières marches de leur carrière politique (cursus honorum). Ils étaient chargés de la frappe des monnaies et avaient le droit de faire figurer leur nom et des types monétaires honorant leur famille sur les pièces. Concernant la personne elle-même : Identification historique : Au-delà de son rôle de monétaire, ce C. Junius C.f. spécifique est peu documenté dans les sources historiques et n’est pas célèbre pour d’autres actions politiques ou militaires. Types monétaires : La présence des Dioscures (Castor et Pollux) sur le revers, un type très courant au début du monnayage denier, est une référence religieuse et symbolique de bon augure pour Rome. Son nom sur la monnaie est sa principale trace historique. En résumé, C. Junius C.f. est surtout connu par ce denier, qui le place dans les premières étapes de la hiérarchie politique romaine de l’année 149 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Junius C. f. Monétaire vers l’an 550 (204 av. J.-C.) Ce personnage est inconnu dans l’histoire ; il était fils d’un autre Caius, et il a pu être le petit-fils de Q. Junius, tribun du peuple en 439 (315 av. J.-C.), connu pour avoir excité le peuple contre les meurtriers de Sp. Maelius Les types et le style de ses monnaies sont identiques à ceux des monnaies de C. Scribonius Curio et de L. Itius qui ont dû faire partie du même collège monétaire.
852JU – Semis Junia – Caius Junius

852JU – Semis Junia – Caius Junius Avers : Anépigraphe Tête laurée de Saturne à droite; derrière marque de valeur S. Revers : C. IVNI. ROMA (Caius Junius. Rome) Proue de navire à droite, devant la proue marque de valeur S. Bibliothèque nationale de France 12.77g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 149 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Junia Références : RRC 210/3 – B.3 (Junia) – Syd.393a Le monétaire qui a émis cette monnaie est C. Junius C.f. Nom : Caius Junius Caii Filius (Caius Junius, fils de Caius). Période d’activité : Il a été magistrat monétaire (IIIvir monetalis) vers 149 av. J.-C., pendant la période de la République romaine. Famille (Gens) : Il appartenait à la Gens Junia, une des plus anciennes et importantes familles plébéiennes de Rome. Rôle du magistrat monétaire : À cette époque, les magistrats monétaires étaient des jeunes hommes issus de familles sénatoriales qui occupaient souvent l’une des premières marches de leur carrière politique (cursus honorum). Ils étaient chargés de la frappe des monnaies et avaient le droit de faire figurer leur nom et des types monétaires honorant leur famille sur les pièces. Concernant la personne elle-même : Identification historique : Au-delà de son rôle de monétaire, ce C. Junius C.f. spécifique est peu documenté dans les sources historiques et n’est pas célèbre pour d’autres actions politiques ou militaires. Types monétaires : La présence des Dioscures (Castor et Pollux) sur le revers, un type très courant au début du monnayage denier, est une référence religieuse et symbolique de bon augure pour Rome. Son nom sur la monnaie est sa principale trace historique. En résumé, C. Junius C.f. est surtout connu par ce denier, qui le place dans les premières étapes de la hiérarchie politique romaine de l’année 149 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Junius C. f. Monétaire vers l’an 550 (204 av. J.-C.) Ce personnage est inconnu dans l’histoire ; il était fils d’un autre Caius, et il a pu être le petit-fils de Q. Junius, tribun du peuple en 439 (315 av. J.-C.), connu pour avoir excité le peuple contre les meurtriers de Sp. Maelius Les types et le style de ses monnaies sont identiques à ceux des monnaies de C. Scribonius Curio et de L. Itius qui ont dû faire partie du même collège monétaire.
851JU – As Junia – Caius Junius

851JU – As Junia – Caius Junius Avers : Anépigraphe Tête laurée de Janus; au-dessus marque de valeur I. Revers : C. IVNI. ROMA (Caius Junius. Rome) Proue de navire; à droite marque de valeur I. Bibliothèque nationale de France 23.63g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 149 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Junia Références : RRC 210/2 – B.2 (Junia) – Syd.393 Le monétaire qui a émis cette monnaie est C. Junius C.f. Nom : Caius Junius Caii Filius (Caius Junius, fils de Caius). Période d’activité : Il a été magistrat monétaire (IIIvir monetalis) vers 149 av. J.-C., pendant la période de la République romaine. Famille (Gens) : Il appartenait à la Gens Junia, une des plus anciennes et importantes familles plébéiennes de Rome. Rôle du magistrat monétaire : À cette époque, les magistrats monétaires étaient des jeunes hommes issus de familles sénatoriales qui occupaient souvent l’une des premières marches de leur carrière politique (cursus honorum). Ils étaient chargés de la frappe des monnaies et avaient le droit de faire figurer leur nom et des types monétaires honorant leur famille sur les pièces. Concernant la personne elle-même : Identification historique : Au-delà de son rôle de monétaire, ce C. Junius C.f. spécifique est peu documenté dans les sources historiques et n’est pas célèbre pour d’autres actions politiques ou militaires. Types monétaires : La présence des Dioscures (Castor et Pollux) sur le revers, un type très courant au début du monnayage denier, est une référence religieuse et symbolique de bon augure pour Rome. Son nom sur la monnaie est sa principale trace historique. En résumé, C. Junius C.f. est surtout connu par ce denier, qui le place dans les premières étapes de la hiérarchie politique romaine de l’année 149 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Junius C. f. Monétaire vers l’an 550 (204 av. J.-C.) Ce personnage est inconnu dans l’histoire ; il était fils d’un autre Caius, et il a pu être le petit-fils de Q. Junius, tribun du peuple en 439 (315 av. J.-C.), connu pour avoir excité le peuple contre les meurtriers de Sp. Maelius Les types et le style de ses monnaies sont identiques à ceux des monnaies de C. Scribonius Curio et de L. Itius qui ont dû faire partie du même collège monétaire. Lieux de découverte (8 exemplaires)