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1282MA – Denier Marcia – Lucius Marcius Censorinus

1282MA – Denier Marcia – Lucius Marcius Censorinus Avers : L. CENSORIN (Lucius Censorinus) Buste diadémé, voilé et drapé de Vénus à droite avec boucles d’oreille d’oreille et collier. Revers : P·CREPVS / C·LIMETAN ou P·CREPVSI / C·LIMETA (Publius Crepusius, Caius Limetanus) Vénus dans un bige galopant à droite, drapée, tenant les rênes des deux mains. Marque de contrôle au dessus des chevaux (Chiffre I, II, III ou IIII). Bibliothèque nationale de France 3.78g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 82 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Marcia, Crepusia et Mamilia Références : RRC 360/1a – B.25 (Marcia) – Syd.736 Ce denier a été frappé vers 82 av. J.-C. (une période de guerre civile entre les factions de Marius et de Sylla) par un collège de trois monétaires : L. Marcius Censorinus C. Mamilius Limetanus P. Crepusius Les noms des trois magistrats sont inscrits sur la monnaie : celui de L. Marcius Censorinus apparaît à l’avers (L·CENSORIN), et ceux de C. Mamilius Limetanus et P. Crepusius (C·LIMETA / P·CREPVSI) figurent au revers.   Contexte et biographie Le rôle de ces magistrats, appelés tres viri aere argento auro flando feriundo (les « trois hommes chargés de fondre et de frapper le bronze, l’argent et l’or »), était de superviser l’atelier monétaire de Rome. Malheureusement, comme le confirment les études numismatiques, très peu de choses sont connues sur ces hommes en dehors de leurs monnaies. P. Crepusius : Il est le plus souvent désigné comme l’émetteur principal pour ses propres séries (RRC 361), qui se distinguent par un système de marques de contrôle particulièrement complexe (avec lettres, symboles et numéros de série). L. Marcius Censorinus et C. Mamilius Limetanus : Ils ont également frappé leurs propres deniers individuels la même année (RRC 362 et RRC 363), en plus de cette émission commune. Le fait que cette monnaie soit signée par les trois monétaires atteste d’une émission extrêmement importante, probablement rendue nécessaire par les besoins financiers urgents de l’État romain en pleine guerre civile. C’est le seul exemple de l’histoire de la République où les trois monétaires ont émis à la fois des pièces individuelles et une pièce conjointe. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Marcius Censorinus. Monétaire vers 670 (84 av. J.-C.) Ce personnage fut triumvir monétaire avec P. Crepusius et C. Mamilius Limetanus . La date des deniers que ce collège fit frapper a été à peu près fixée par l’examen des trouvailles dans lesquelles on les a rencontrés; mais on sait fort peu de chose sur chacun des monétaires. Mommsen pense que L. Censorinus est probablement le frère du monétaire C. Marcius Censorinus dont nous venons de voir les monnaies. On le regarde comme le père de L. Marcius L. f. Censorinus, un des plus ardents partisans de Marc Antoine, qui fut préteur en 711 (43 av. J.-C.) et consul en 715 (39 av. J.-C.). Sur le denier n. 24, le satyre Marsyas rappelle le nom de Marcius3 Eckhel croit, non sans raison, que c’est la statue de Marsyas érigée au forum ; Marsyas, fils de Liber, est le symbole de la liberté dans les colonies du jus ilalicum, et son image sur les monnaies coloniales symbolise la possession du jus Latii. Sa statue se trouvait non seulement à Rome, sur le forum, comme symbole de la Liberté, mais dans plusieurs villes d’Asie Mineure et d’Afrique!. Quant à la colonne qu’on voit derrière la statue de Marsyas sur le denier de L. Censorinus, Cavedoni suppose que c’est celle dont parle Festus comme ayant été élevée à un comédien sur le Vulcanal. Lieux de découverte 

1072MA – Denier Marcia – Quintus Marcius

1072MA – Denier Marcia – Quintus Marcius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière la tête marque de valeur (XVI en monogramme). Revers : ROMA // Q. (MAR). C. F. L. R (Rome // Quintus Marcius Caius Fabius Lucius Roscius) Victoria (La Victoire) dans un quadrige galopant à droite, brandissant une couronne de la main droite et tenant les rênes du quadrige de la gauche. British Museum 3.92g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 118-117 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Marcia, Fabia et Roscia Références : RRC 283/1a – B. 16 (Marcia) – Syd.541 🏛️ Informations sur le Monétaire Q. Marcius Bien que nous n’ayons pas de biographie détaillée de cet individu en particulier, son rôle et son nom nous permettent de faire les observations suivantes : Magistrat Monétaire (Triumvir Monetalis) : À l’époque républicaine, les pièces de monnaie étaient frappées sous la supervision de magistrats appelés les tresviri aere argento auro flando feriundo (les « trois hommes pour fondre et frapper le bronze, l’argent et l’or »), souvent abrégés en triumviri monetales. Ce rôle était généralement l’une des premières étapes du cursus honorum (la carrière politique romaine) et était occupé par de jeunes hommes ambitieux de familles sénatoriales. La Gens Marcia : Quintus Marcius appartenait à la prestigieuse Gens Marcia, une des plus anciennes et des plus influentes familles de Rome, qui se réclamait d’être descendante du roi semi-légendaire Ancus Marcius. D’autres membres célèbres de cette famille incluent Quintus Marcius Rex (consul en 118 av. J.-C.) et Quintus Marcius Philippus (consul en 186 et 169 av. J.-C.). Contexte de l’Émission : Le type du revers, représentant Victoire dans un quadrige, est une allusion fréquente aux victoires et aux triomphes de la famille du monétaire. Il est parfois suggéré que ce monétaire pourrait être un parent du Quintus Marcius Rex qui fut consul en 118 av. J.-C. (l’une des dates de frappe de cette monnaie), lequel fut célèbre pour la construction de l’Aqua Marcia (l’aqueduc) et pour ses victoires en Ligurie. En résumé, Q. Marcius était un jeune magistrat issu d’une puissante famille sénatoriale. Son denier a servi à marquer une étape dans sa carrière politique et à glorifier la renommée de sa gens (famille).   🏛️C. FABIUS (Caius Fabius) L’initiale C F (pour Caius Fabius) correspondrait au deuxième monétaire de la commission. La Gens Fabia : C’était une des familles patriciennes les plus anciennes et les plus illustres de Rome. Le membre le plus célèbre est sans doute Quintus Fabius Maximus Verrucosus (surnommé Cunctator — le temporisateur), le grand général qui a développé la stratégie d’attrition contre Hannibal pendant la Deuxième Guerre Punique (fin du IIIe siècle av. J.-C.).   🏛️L. ROSCIUS (Lucius Roscius) L’initiale L $cdot$ R (pour Lucius Roscius) correspondrait au troisième monétaire. La Gens Roscia : Cette famille (d’origine plébéienne) est également bien établie. Le nom Roscius est plus tard associé à d’autres émissions importantes. Un descendant ou parent célèbre est Lucius Roscius Fabatus, qui fut monétaire vers 64 av. J.-C. (RRC 412) et un officier militaire de Jules César en Gaule. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Marcius. Monétaire vers 646 (148 av. J.-C.) Ce personnage fut officier monétaire avec deux autres dont le nom n’est représenté sur les espèces que par les initiales L. R. et C. F. qu’on interprète généralement par Caius Fabius et Lucius Roscius. Le nom de Q. Marcius paraît seul certain; mais on ne sait rien sur l’histoire de ce magistrat. On connaît un Q. Marcius qui fut tribun militaire dans la guerre contre les Boii en 561 (193 av. J.-C.): le monétaire pourrait être son fils. Lieux de découverte (115 exemplaires)

1246MA – Denier Marcia – Caius Marcius Censorinus

1246MA – Denier Marcia – Caius Marcius Censorinus Avers : Anépigraphe Tête diadémée d’Apollon à droite avec les cheveux longs, avec de grandes mèches tombant sur le cou. Revers : C. CENSORI ou C. CENSORI (Caius Marcius Censorinus) Cheval bridé galopant à droite. Dans le champ, un symbole, un chiffre ou une lettre variable. British Museum 4.06g INDICE DE RARETE :  1 10+ ATELIER : Rome Datation : 88 avant J.C. Matière : Argent Gens : Marcia Références : RRC 346/2 – B.19 (Marcia) – Syd.714 C. Marcius Censorinus (Caius Marcius Censorinus) est une figure importante des troubles politiques de la fin de la République romaine. Voici les informations sur sa carrière et les raisons probables de son choix de motifs monétaires :   👤 Identité et Affiliation Politique Nom : Caius Marcius Censorinus. Fonction : Triumvir Monetalis (l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies) vers 88 av. J.-C. Gens (Famille) : Faisait partie de la gens Marcia, une famille plébéienne très influente, souvent liée au parti des Populares. Allégeance : Il était un fervent partisan de Caius Marius et un adversaire de Sylla (Lucius Cornelius Sulla). Il a eu un commandement dans l’armée de Marius. Il fut d’ailleurs l’un des officiers qui fit un ultime effort pour briser les lignes de Sylla lors de la bataille de la Porte Colline en 82 av. J.-C.   🪙 Contexte de la Frappe (88 av. J.-C.) L’année 88 av. J.-C. est une période de grande crise à Rome, marquée par la fin de la Guerre Sociale et le début de la première Guerre Civile entre Marius et Sylla. La frappe de monnaies par C. Marcius Censorinus se déroule dans ce contexte de tension extrême.   🖼️ Symbolisme de la Monnaie  Le monétaire utilisait souvent les motifs des pièces pour faire référence à sa famille (gens) ou pour exprimer des messages politiques. Élément Signification Avers (Tête d’Apollon) Fait référence aux Ludi Apollinares (Jeux d’Apollon), créés en 212 av. J.-C. par un ancêtre de la gens Marcia. Cela souligne l’ancienneté et la légitimité de sa famille. Revers (Cheval Galopant / Desultor) Le cheval galopant ou le desultor (cavalier-acrobate) rappellent les courses de chevaux des Jeux d’Apollon. Ce motif met en évidence le prestige des jeux établis par sa famille. Inscription (C. CENSORI) L’abréviation de son nom, C. CENSORINVS, est clairement affichée, marquant sa responsabilité et son autorité dans la frappe. En résumé, Caius Marcius Censorinus était un magistrat monétaire de haut rang qui a utilisé ses pièces en 88 av. J.-C. pour magnifier l’histoire de sa puissante famille, la gens Marcia, dans un contexte de guerre civile et de grande instabilité politique à Rome. Variante 1 : marque de contrôle à l’avers + deux autres au revers. Référence : RRC 346/2a British Museum 4.05g Variante 2 : deux marques de contrôle au revers. Référence : RRC 346/2b British Museum 4g Variante 2 : sans marque de contrôle sur les deux faces. Référence : RRC 346/2c British Museum 4.05g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Marcius Censorinus. Monétaire vers 670 (84 av. J.-C.) On connaît C. Marcius Censorinus qui fut un des plus ardents partisans de Marius; il se posa en adversaire de Sylla dès 663 (91 av. J.-C.), et eut un commandement important dans l’armée de Marius; après la chute de ce grand homme, il fut envoyé par le consul Papirius Carbo, avec huit légions, au secours du fils de Marius assiégé dans Préneste. Pompée le battit et, après la défaite de Brutus Damasippus et de Carrinas, il fut, jeune encore, mis à mort par ordre de Sylla en 673 (81 av. J.-C.).Ses deniers présentent deux types différents. Sur les uns, on voit la tête d’Apollon et un cheval en course, ou deux chevaux montés par un seul cavalier, types qui font allusion aux ludi Apollinares dont l’institution avait eu lieu en vertu d’un oracle du devin Marcius et que C. Calpurnius Piso avait rétablis en 543 (211 av. J.-C.) : ces jeux en l’honneur d’Apollon consistaient principalement en courses de chars et en courses de cavaliers ou desultores qui conduisaient deux chevaux, et qui, pendant la course, sautaient de l’un sur l’autre. D’autres deniers ainsi que l’as, présentent les têtes des rois Numa Pompilius et Ancus Marcius dont les Marcii se prétendaient descendus.  Lieux de découverte (158 exemplaires)

1245MA – Denier Marcia – Caius Marcius Censorinus

1245MA – Denier Marcia – Caius Marcius Censorinus Avers : Anépigraphe Têtes diadémées et accolées à droite des Rois Numa Pompilius et Ancus Marcius. Quelquefois sous les têtes une marques de contrôle. Revers : C. CENSO. (Caius Marcius Censorinus) Desultor galopant à droite, tenant un fouet; à ses côtés, un second cheval galopant à droite; en dessous, marque de contrôle. British Museum 3.93g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 88 avant J.C. Matière : Argent Gens : Marcia Références : RRC 346/1 – B.18 (Marcia) – Syd.713 Le monétaire à l’origine de ce denier était Caius Marcius Censorinus (C. Marcius Censorinus), qui a exercé sa fonction à Rome en 88 av. J.-C. Voici les informations clés sur ce personnage, principalement déduites de sa monnaie et du contexte politique de l’époque : 👤 Identité et Gens Nom : Caius Marcius Censorinus. Gens : Il appartenait à la prestigieuse gens Marcia, une famille plébéienne très influente qui jouissait d’un grand prestige, presque équivalent à celui des patriciens. Ascendance : La monnaie qu’il a frappée (le RRC 346/1) insiste fortement sur le prestige familial en représentant au droit les têtes accolées de deux rois légendaires de Rome : Numa Pompilius et son petit-fils Ancus Marcius. La gens Marcia prétendait descendre directement de ces rois. 🏛 Contexte Politique (88 av. J.-C.) L’année 88 av. J.-C. était une période de grande agitation et de guerre civile à Rome : Affiliation : Les Marcii Censorini étaient de fervents partisans de la faction des Populares, dirigée notamment par Caius Marius, contre les Optimates de Sylla. Rôle : Caius Marcius Censorinus lui-même était un ardent partisan de Marius et un ennemi déclaré de Sylla. Il a probablement détenu un commandement important dans l’armée marianiste durant les guerres civiles des années 80 av. J.-C. 🪙 Le Message de la Monnaie Les choix iconographiques de sa monnaie sont un véritable manifeste politique et personnel : Le Droit (Rois) : Affirmer son ascendance royale (Numa Pompilius et Ancus Marcius) était une manière d’afficher l’ancienneté, la noblesse et l’autorité de sa famille dans un contexte où les factions se disputaient la légitimité. Le Revers (Desultor) : La représentation du desultor (cavalier acrobate) fait probablement allusion aux Ludi Apollinares (Jeux Apollinaires), qui étaient traditionnellement associés à un ancêtre des Marcii. Les jeux publics étaient un moyen essentiel pour les familles aristocratiques d’afficher leur générosité et d’obtenir le soutien populaire (les Populares). En frappant cette monnaie, Caius Marcius Censorinus utilisait sa fonction de monétaire pour soutenir sa faction politique (les Populares) et pour promouvoir l’importance de sa famille. Variante 1 : marque de contrôle à l’avers + chiffre latin sous les chevaux au revers. Référence : RRC 346/1a British Museum 4.01g Variante 2 : chiffre latin sous les chevaux au revers. Référence : RRC 346/1b British Museum 3.83g Variante 3 : marque de contrôle à l’avers et symbole sous les chevaux au revers. Référence : RRC 346/1c British Museum 3.85g Variante 4 : symbole sous les chevaux au revers. Référence : RRC 346/1d British Museum 3.79g Variante 5 : marque de contrôle à l’avers et lettre grecque sous les chevaux au revers. Référence : RRC 346/1e Bibliothèque nationale de France 3.33g Bibliothèque nationale de France 3.33g Variante 6 : lettre grecque sous les chevaux au revers. Référence : RRC 346/1f British Museum 4.5g Variante 7 : lettre latine sous les chevaux au revers. Référence : RRC 346/1g British Museum 4.07g Variante 8 : chiffre latin sous les chevaux au revers. Référence : RRC 346/1h British Museum 3.7g Variante 9 : sans marque de contrôle sur les deux faces. Référence : RRC 346/1i British Museum 3.96g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Marcius Censorinus. Monétaire vers 670 (84 av. J.-C.) On connaît C. Marcius Censorinus qui fut un des plus ardents partisans de Marius; il se posa en adversaire de Sylla dès 663 (91 av. J.-C.), et eut un commandement important dans l’armée de Marius; après la chute de ce grand homme, il fut envoyé par le consul Papirius Carbo, avec huit légions, au secours du fils de Marius assiégé dans Préneste. Pompée le battit et, après la défaite de Brutus Damasippus et de Carrinas, il fut, jeune encore, mis à mort par ordre de Sylla en 673 (81 av. J.-C.).Ses deniers présentent deux types différents. Sur les uns, on voit la tête d’Apollon et un cheval en course, ou deux chevaux montés par un seul cavalier, types qui font allusion aux ludi Apollinares dont l’institution avait eu lieu en vertu d’un oracle du devin Marcius et que C. Calpurnius Piso avait rétablis en 543 (211 av. J.-C.) : ces jeux en l’honneur d’Apollon consistaient principalement en courses de chars et en courses de cavaliers ou desultores qui conduisaient deux chevaux, et qui, pendant la course, sautaient de l’un sur l’autre. D’autres deniers ainsi que l’as, présentent les têtes des rois Numa Pompilius et Ancus Marcius dont les Marcii se prétendaient descendus.  Lieux de découverte (241 exemplaires)

1102MA – Denier Marcia – Lucius Marcius Philippus

1102MA – Denier Marcia – Lucius Marcius Philippus Avers : RO(MA) en monogramme. Tête de Philippe V de Macédoine diadémée et casquée à droite et surmontée d’une paire de cornes de chèvre, Φ sous le menton. Revers : L. PHILIPPVS (Lucius Philippus) Statue équestre; le cavalier tient une branche de laurier; sous le cheval, une fleur, au-dessous marque de valeur (XVI). British Museum 3.9g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 113-112 avant J.C. Matière : Argent Gens : Marcia Références : RRC 293/1 – B.12 (Marcia) – Syd.551 🏛️ Le Monétaire : L. Marcius Philippus Information Détail Nom Lucius Marcius Philippus Période d’activité Vers 113-112 av. J.-C. (date de la frappe du RRC 293/1) Gens (Famille) La gens Marcia, une ancienne famille romaine qui prétendait descendre du quatrième roi de Rome, Ancus Marcius. Importance On suppose qu’il s’agit de l’homme qui devint plus tard un homme politique important de la fin de la République, notamment consul en 91 av. J.-C., puis censeur en 86 av. J.-C. 🖼️ Le Symbolisme de la Pièce Les monétaires républicains utilisaient souvent les types monétaires (les images sur la pièce) pour faire de la propagande familiale, rappelant les exploits ou les liens illustres de leurs ancêtres. Avers (Tête de Philippe V de Macédoine) : La tête représentée est celle du roi Philippe V de Macédoine (238-179 av. J.-C.), portant un casque orné de cornes de bouc et d’un diadème. Ceci fait allusion à la victoire militaire de son ancêtre, Quintus Marcius Philippus (consul en 186 et 169 av. J.-C.), qui avait mené une guerre contre le fils de Philippe V, Persée. Le cognomen (Philippus) aurait été adopté par la famille Marcius pour commémorer leur succès en Macédoine. La lettre grecque Φ (Phi) visible sur la pièce renforce l’allusion à Philippe (Φιλίππος). Revers (Statue Équestre sur Tablette) : La statue équestre sur une tablette portant la légende L $cdot$ PHILIPPVS est une référence directe à l’identité du monétaire et potentiellement à une statue érigée en l’honneur de son ancêtre victorieux. En frappant cette pièce, L. Marcius Philippus mettait en avant l’héritage militaire et la gloire de sa famille, un moyen courant pour les jeunes aristocrates de se positionner pour leur future carrière politique. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Marcius Philippus. Monétaire vers 642 (112 av. J.-C.) Fils du monétaire précédent, L. Marcius Philippus naquit vers 619(135 av. J.-C.); il devint monétaire vers 642(112 av. J.-C.), probablement avec Man. Aemilius Lepidus et T. Deidius. Plus tard il fut tribun du peuple en 650 (104 av. J.-C.), consul en 663 (91 av. J.-C.) avec Sex. Julius César; enfin censeur en 668 (86 av. J.-C.). Son denier représente au droit la tête de Philippe V, comme le prouvent la lettre grecque au droit, le portrait du roi qui se rapproche visiblement de celui qui figure sur les monnaies macédoniennes, et enfin le casque dont il est couvert et qui est bien le casque royal macédonien orné de deux cornes de bouc. Le monétaire L. Marcius Philippus a ainsi voulu rappeler l’ambassade dont un de ses aïeux, L. Marcius Q. f. Philippus, fut chargé auprès de Philippe V; il conclut avec le roi de Macédoine un traité d’hospitalité, paternum hospitium, qui profita à son fils Q. Philippus, lorsque, dans la suite, celui-ci eut été à son tour envoyé en mission auprès de Persée en 583 (171 av. J.-C.). Mommsen pense que la statue équestre qui est au revers de la médaille, pourrait être celle de Q. Marcius Tremulus, consul en 448 (306 av. J.-C.), qui lui fut érigée sur le forum après sa victoire sur les Herniques. Il s’agit plutôt d’un monument du même genre élevé à Q. Marcius Philippus, ancêtre du monétaire et vainqueur de Persée. Lieux de découverte (143 exemplaires)

1008MA – Denier Marcia – Quintus Marcius Philippus

1008MA – Denier Marcia – Quintus Marcius Philippus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, derrière marque de valeur (XVI). Revers : Q. PILIPVS // ROMA (Quintus Philipus // Rome) Cavalier (Philippe V de Macédoine) galopant à droite, portant un casque avec cimier, tenant une lance de la main droite et les rênes dans la gauche; derrière, le casque royal macédonien orné de cornes de bouc. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 129 avant J.C. Matière : Argent Gens : Marcia Références : RRC 259/1 – B.11 (Marcia) – Syd.477 Le monétaire responsable de ce denier est Quintus Marcius Philippus (inscrit Q. PILIPVS sur la pièce). 👤 Le Monétaire : Q. Marcius Philippus Période d’activité : Il a frappé ce denier en 129 av. J.-C. Fonction : Il était l’un des triumviri monetales (triumvirs monétaires), un collège de trois magistrats juniors responsables de la frappe des monnaies à Rome. C’est le début d’une carrière politique. Filiation probable : Il est très probablement le petit-fils de Quintus Marcius Philippus, qui fut consul en 186 et 169 av. J.-C.   🏛️ L’Allusion Familiale sur la Monnaie Le revers de la pièce est une allusion directe et fière aux exploits de sa famille, la gens Marcia, et en particulier de son grand-père : Casque Macédonien à Cornes de Bouc : Ce casque est le symbole le plus parlant. Il fait référence aux victoires romaines en Macédoine. Lien avec la Macédoine : L’ancêtre (très probablement le grand-père du monétaire) Quintus Marcius Philippus fut impliqué dans les campagnes contre la Macédoine, notamment en tant que consul en 169 av. J.-C., où il mena des actions contre le roi Persée de Macédoine. La pièce célèbre donc la gloire militaire de la famille dans les guerres macédoniennes. Philippe V de Macédoine : Certains numismates suggèrent que le cavalier au revers pourrait même être une représentation de Philippe V de Macédoine (l’un des rois Antigonides), avec qui un ancêtre du monétaire avait noué des liens diplomatiques. L’utilisation du cognomen « Philippus » (qui pourrait faire allusion au roi) par la famille est ainsi célébrée. Ce denier n’est pas seulement une monnaie, c’est un outil de propagande familiale pour un jeune homme lançant sa carrière politique, visant à rappeler au peuple de Rome la gloire et l’importance de la gens Marcia. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Marcius Pilipus. Monétaire vers 635 (139 av. J.-C.) Cet officier monétaire est le père de L. Marcius Q. f. Q. n. Philippus, consul en 663 (91 av. J.-C.) dont nous donnerons plus loin les monnaies. Il est en même temps le fils de Q. Marcius qui, en 585 (169 av. J.-C.), triompha de Persée, roi de Macédoine. C’est pour perpétuer le souvenir des exploits de son père qu’on voit, au revers du denier, un casque royal macédonien orné de cornes de bouc. Borghesi a démontré, d’autre part, que le guerrier à cheval qui figure sur cette même pièce, est un des Philippes, rois de Macédoine, dont les Marcii Philippi prétendaient tirer leur origine. Mais nous ignorons comment cette branche de la gens Marcia se rattachait ainsi aux rois de Macédoine; le plus ancien Marcius Philippus connu historiquement, est Q. Marcius Philippus, consul en 473 (281 av. J.-C.). Lieux de découverte (313 exemplaires)

962MA – Denier Marcia – Marcus Marcius

962MA – Denier Marcia – Marcus Marcius Avers : Anépigraphe Tête de Rome à droite, coiffée d’un casque ailé; derrière la tête, un modius; sous le cou, marque de valeur (XVI). Revers : M-(MAR)-C // ROMA (Manius Marcius // Roma) Victoire dans un bige galopant à droite, tenant une couronne et les rênes; sous les chevaux, deux épis de blé. British Museum 3.82g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 134 avant J.C. Matière : Argent Gens : Marcia Références : RRC 245/1 – B.8 (Marcia) – Syd.500 👤 Le Monétaire : M. Marcius Mn. f. Nom Complet : Manius Marcius, fils de Manius. Période d’activité : Il a exercé sa fonction de monétaire vers 134 av. J.-C., pendant la période de la République romaine. Gens (Famille) : Il appartenait à la Gens Marcia, une famille romaine ancienne et distinguée, qui prétendait descendre d’Ancus Marcius, le quatrième roi légendaire de Rome. 🌾 L’Allusion au Père La monnaie émise par M. Marcius Mn. f. est particulièrement remarquable pour son symbolisme, qui est un hommage clair à l’action de son père : Le Père : Son père, également nommé Manius Marcius, est mentionné par l’historien Pline l’Ancien. Il fut Édile Plébéien et se rendit populaire en étant le premier à distribuer du blé (frumentum) au peuple à un prix très bas (un as le boisseau). Symboles sur la Monnaie : Avers (Droit) : Le modius (une mesure sèche de grain, correspondant à un décalitre romain) placé derrière la tête de Roma. Revers : Les deux épis de blé sous les chevaux de la Victoire. Signification : Ces symboles sont une forme de propagande politique, rappelant la générosité et le service public rendus par la famille Marcia au peuple de Rome par le biais de la distribution de blé. En résumé, M. Marcius Mn. f. était un magistrat monétaire qui a utilisé l’émission de ses pièces pour célébrer la tradition familiale de générosité envers le peuple, en particulier en matière d’approvisionnement en grain. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Marcius M. f. Monétaire vers 635 (119 av. J.-C.) Pline mentionne un Manius Marcius, édile du peuple, qui se rendit populaire par la distribution de blé qu’il fit faire au prix minime d’un as par boisseau : M’.Marcius aedilis plebis primus frumentum populo in modios assibus datavit. C’est le père de notre monétaire qui s’appelle Manii filius, et sur les monnaies duquel on voit un boisseau et deux épis, symboles de la libéralité de son père. L’édile vivait par conséquent vers l’an 600(154 av. J.-C.), car son fils exerça sa charge de monétaire environ quarante ans plus tard, et fut probablement collègue de Cn. Domitius Ahenobarbus. Il n’est pas possible d’accepter l’opinion de Borghesi qui donne ces pièces à M. Marcius Ralla, tribun militaire tué dans la guerre contre les Boii en 561 (193 av. J.-C.); ce personnage était fils d’un Marcus Ralla et non d’un Manius . Ce qui a induit Borghesi en erreur, c’est que ces pièces ont été généralement lues à tort Marcus Marcius Marci filius; cette lecture, encore donnée par Cohen, est erronée. Sur tous les exemplaires du triens et du quadrans qui nous sont passés sous les yeux (il y en a quinze dans la collection d’Ailly), nous avons toujours lu Marcus Marcius Manii filius. Au surplus, la présence du boisseau et des épis, sur le denier, confirme cette lecture. Lieux de découverte (439 exemplaires)

871MA – Denier Marcia – Quintus Marcius Libo

871MA – Denier Marcia – Quintus Marcius Libo Avers : LIBO Tête casquée de Rome à droite; marque de valeur X sous le menton. Revers : Q. (MA)RC // ROMA (Quintus Marcius // Rome) Les Dioscures, Castor et Pollux, à cheval, galopant à droite; ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 148 avant J.C. Matière : Argent Gens : Marcia Références : RRC 215/1 – B.1 (Marcia) – Syd.396 Le monétaire qui a émis cette monnaie est Quintus Marcius Libo. Nom Complet : Quintus Marcius Libo. Fonction : Monétaire (ou tresvir monetalis), l’un des magistrats chargés de la frappe de la monnaie à Rome. Date d’émission : 148 av. J.-C. Atelier : Rome. Monnayage : Il a frappé la série complète des monnaies de bronze (as, semis, etc.) en plus du denier en argent (RRC 215/1). Signification des types monétaires : Le type des Dioscures (Castor et Pollux) au revers était un motif courant sur les premiers deniers républicains (RRC 44/5, par exemple), mais pour la gens Marcia, il est généralement considéré comme une allusion à l’origine ou aux traditions de la famille. La gens Marcia était une famille plébéienne qui prétendait descendre d’Ancus Marcius, l’un des sept rois légendaires de Rome. À noter : Q. Marcius Libo n’est pas un personnage très connu dans les sources historiques et littéraires de l’époque. Il est principalement connu des numismates par les monnaies qu’il a émises. Le cognomen (surnom) Libo était notamment porté par une autre famille illustre, la gens Scribonia, mais il était aussi utilisé par d’autres familles. Il pourrait être lié au mot libare (faire une libation), suggérant une possible fonction sacerdotale pour le premier membre de la famille à l’avoir porté. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Marcius Libo. Monétaire vers l’an 580 (174 av. J.-C.) Le personnage qui a fait frapper les pièces décrites ici, est inconnu historiquement; les auteurs anciens ne citent même aucun membre de la gens Marcia avec le surnom de Libo. Ce cognomen a été particulièrement porté dans la famille Scribonia, et venant du mot libare, il paraît indiquer que le premier personnage à qui on l’a donné, remplissait des fonctions sacerdotales. Les monnaies de Q. Marcius Libo sont d’un style analogue à celles de L. Sempronius Pitio et de M. Atilius Saranus. Lieux de découverte (287 exemplaires) < /p>