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1815JU – Aureus Brutus – L. Plaetorius Cestianus

1815JU – Aureus Brutus – L. Plaetorius Cestianus Avers : BRVT IMP L. PLAET. CEST (Brutus imperator. Lucius Plaetorius Cestanius) Tête nue de Brutus à droite. Revers : EID MAR (Eidibus Martis) Bonnet de la liberté entre deux poignards. Roma Numismatics 8.06g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Nord de la Grèce Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Or Gentes : Plaetoria et Junia Référence : Non référencé par les ouvrages de référence Le symbolisme et le contexte historique de l’aureus (EID MAR) en font l’un des objets les plus fascinants de l’Antiquité. Comme le soulignent souvent les analyses spécialisées,  cette pièce n’est pas seulement une monnaie, mais un manifeste politique violent et assumé. Voici une analyse détaillée de sa portée : 1. Un Symbolisme de la « Libération » Le revers de la pièce est un chef-d’œuvre de communication politique : Le Pileus (bonnet de la liberté) : Placé au centre, ce bonnet de feutre était traditionnellement porté par les esclaves affranchis lors de leur libération. Le message est sans équivoque : sous Jules César, le peuple romain était devenu « esclave », et sa mort a rendu à Rome sa liberté. Les deux Poignards : Ils encadrent le bonnet. Contrairement à la plupart des monnaies romaines qui utilisent des symboles abstraits (faisceaux, divinités), Brutus affiche ici les armes du crime. Ils représentent les deux principaux conspirateurs, Brutus et Cassius, transformant un assassinat de sang-froid en un acte de vertu patriotique. L’inscription EID MAR : L’abréviation de Eidibus Martiis (les Ides de Mars) ancre la pièce dans un événement temporel précis. C’est l’un des rares exemples dans l’Antiquité où une pièce célèbre une date spécifique, transformant le jour du meurtre en une fête de la liberté. 2. Le Paradoxe du Portrait (L’Avers) C’est ici que réside la plus grande ironie historique de cette monnaie : L’effigie de Brutus : Les républicains reprochaient à César de se comporter en roi, notamment parce qu’il avait été le premier à faire figurer son propre portrait de son vivant sur les monnaies romaines (une pratique jugée tyrannique). La contradiction : En faisant graver son propre portrait sur l’avers, Brutus utilise les mêmes codes que l’homme qu’il a tué. Pour ses partisans, c’était une nécessité pour être reconnu comme chef de guerre (Imperator) par ses légions, mais pour ses ennemis, c’était la preuve de son hypocrisie et de ses propres ambitions de pouvoir. 3. Le Contexte de Guerre Civile (42 av. J.-C.) La pièce a été frappée deux ans après la mort de César, alors que Brutus et Cassius étaient en campagne en Grèce et en Asie Mineure pour affronter Marc Antoine et Octave. Un outil de paye et de propagande : La pièce servait avant tout à payer les soldats. En recevant leur solde avec ce motif, les légionnaires étaient constamment rappelés à la « juste cause » pour laquelle ils se battaient. La Damnatio Memoriae : Après la défaite de Brutus à la bataille de Philippi, la quasi-totalité de ces pièces ont été refondues par les vainqueurs pour effacer le souvenir de cet affront. Cela explique pourquoi, sur les centaines de milliers probablement frappées, il n’en reste aujourd’hui qu’une centaine d’exemplaires authentiques. En résumé, cet aureus est l’ultime témoignage de la fin de la République romaine : un objet où l’idéal de liberté s’exprime à travers l’image d’un meurtre, tout en adoptant les codes visuels du pouvoir personnel qu’il prétendait combattre. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Plaetorius Cestianus. Ce personnage qui fut lieutenant de Q. Caepio Brutus durant la guerre civile qui suivit la mort de César, est inconnu dans l ‘histoire ses médailles dont les types se rapportent à Brutus, ont été frappées en Orient, avant la bataille de Philippes. Le buste de femme sur le n. II, paraît être celui de la Fortune que Brutus avait particulièrement besoin d’invoquer, tout autant, au moins, que la Liberté. Les ides de Mars inscrites sur le n. 13 avec le bonnet de la Liberté et deux poignards rappellent cyniquement le meurtre de Jules César.

1657JU – Aureus Brutus _ L. Plaetorius Cestianus

1657JU – Aureus Brutus _ L. Plaetorius Cestianus Avers : L·PLAET.CEST (Lucius Plaetorius Cestianus) Buste féminin drapé et voilé à droite surmonté d’une couronne (possiblement Artémis). Revers : BRVT·IMP (Brutus Imperator) Hache et coupe. British Museum 7.59g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Nord de la Grèce ou Asie mineure Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Or Gentes : Plaetoria et Junia Références : RRC 508/1 – B.51 (Junia) Cette monnaie ne se limite pas à sa valeur matérielle ; il est un outil de communication politique crucial durant l’une des périodes les plus instables de l’histoire romaine : la guerre civile des Libérateurs (43-42 av. J.-C.). Ce monnayage est une preuve directe de la tentative de Brutus de légitimer son action après l’assassinat de Jules César. 1. Contexte Historique : La légitimation d’un « Tyrannicide » Après le meurtre de César aux Ides de Mars en 44 av. J.-C., Brutus et Cassius fuient vers l’Orient pour lever une armée. L’aureus 508/1 est frappé par un atelier monétaire mobile qui suivait les troupes de Brutus, probablement en Macédoine ou en Asie Mineure. Le titre d’Imperator : La légende BRVT IMP est fondamentale. Brutus a été acclamé Imperator par ses soldats après ses succès militaires en Thrace. En affichant ce titre sur l’or, il affirme qu’il n’est pas un simple exilé ou un meurtrier, mais un chef de guerre légitime, reconnu par ses hommes et investi de l’autorité suprême. Le financement de la guerre : L’or (aureus) servait principalement à payer les légions. Dans un contexte de guerre civile, la fidélité des soldats dépendait de la capacité du général à frapper monnaie à son propre nom. 2. Symbolisme de l’Avers : La piété et la protection divine L’avers présente un buste féminin voilé portant un polos (couronne haute). Identification : On y voit souvent Artémis (ou Diane), divinité protectrice particulièrement honorée en Orient où se trouvait Brutus, ou parfois une personnification de la Liberté ou de la Fortune. Message : L’utilisation d’une divinité voilée et digne souligne la Pietas (la piété, le respect du devoir) de Brutus. Il cherche à montrer que sa cause est juste et soutenue par les dieux, s’opposant à l’image de « tyran » que ses ennemis (Antoine et Octave) tentaient de lui coller. 3. Symbolisme du Revers : L’autorité religieuse Le revers montre une hache sacrificielle (securis) et un vase rituel (culullus). Le Pontificat : Ces objets sont les insignes du Pontificat. Brutus avait été coopté au sein du collège des Pontifes. Tradition républicaine : Contrairement à César qui s’affichait comme Pontifex Maximus (Grand Pontife) pour souligner son pouvoir absolu, Brutus utilise ces symboles pour rappeler son attachement aux institutions religieuses traditionnelles de la République. C’est un rappel de la hiérarchie romaine classique où le pouvoir est partagé et codifié par le rite. Synthèse du message politique L’ensemble de la pièce crie la « Restauration de la République ». Alors que l’avers invoque la protection divine et la dignité, le revers appuie sur la légitimité religieuse et militaire. C’est un contraste frappant avec le célèbre denier « EID MAR » (plus radical avec ses poignards). L’aureus 508/1 est plus subtil : il présente Brutus comme un magistrat et un général romain exemplaire, luttant pour maintenir l’ordre ancien face à ce qu’il considérait comme l’usurpation césarienne. Après la défaite de Brutus à Philippes en 42 av. J.-C., la quasi-totalité de ces monnaies ont été fondues par les vainqueurs, ce qui explique leur rareté exceptionnelle aujourd’hui. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Plaetorius Cestianus. Monétaire entre 710 et 712 (44-42 av. J.-C.) Ce personnage qui fut lieutenant de Q. Caepio Brutus durant la guerre civile qui suivit la mort de César, est inconnu dans l’histoire ses médailles dont les types se rapportent à Brutus, ont été frappées en Orient, avant la bataille de Philippes. Le buste de femme sur le n. II, paraît être celui de la Fortune que Brutus avait particulièrement besoin d’invoquer, tout autant, au moins, que la Liberté. Les ides de Mars inscrites sur le n. 13 avec le bonnet de la Liberté et deux poignards rappellent cyniquement le meurtre de Jules César.

1659JU – Denier Brutus – L. Plaetorius Cestianus

1659JU – Denier Brutus – L. Plaetorius Cestianus Avers : BRVT IMP L. PLAET. CEST (Brutus imperator. Lucius Plaetorius Cestanius) Tête nue de Brutus à droite. Revers : EID MAR (Eidibus Martis) Bonnet de la liberté entre deux poignards. British Museum 3.69g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Nord de la Grèce? Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Plaetoria et Junia Référence : RRC 508/3 – B.51 (Junia) – Syd.1301 Le symbolisme et le contexte historique du denier (EID MAR) en font l’un des objets les plus fascinants de l’Antiquité. Comme le soulignent souvent les analyses spécialisées,  cette pièce n’est pas seulement une monnaie, mais un manifeste politique violent et assumé. Voici une analyse détaillée de sa portée : 1. Un Symbolisme de la « Libération » Le revers de la pièce est un chef-d’œuvre de communication politique : Le Pileus (bonnet de la liberté) : Placé au centre, ce bonnet de feutre était traditionnellement porté par les esclaves affranchis lors de leur libération. Le message est sans équivoque : sous Jules César, le peuple romain était devenu « esclave », et sa mort a rendu à Rome sa liberté. Les deux Poignards : Ils encadrent le bonnet. Contrairement à la plupart des monnaies romaines qui utilisent des symboles abstraits (faisceaux, divinités), Brutus affiche ici les armes du crime. Ils représentent les deux principaux conspirateurs, Brutus et Cassius, transformant un assassinat de sang-froid en un acte de vertu patriotique. L’inscription EID MAR : L’abréviation de Eidibus Martiis (les Ides de Mars) ancre la pièce dans un événement temporel précis. C’est l’un des rares exemples dans l’Antiquité où une pièce célèbre une date spécifique, transformant le jour du meurtre en une fête de la liberté. 2. Le Paradoxe du Portrait (L’Avers) C’est ici que réside la plus grande ironie historique de ce denier : L’effigie de Brutus : Les républicains reprochaient à César de se comporter en roi, notamment parce qu’il avait été le premier à faire figurer son propre portrait de son vivant sur les monnaies romaines (une pratique jugée tyrannique). La contradiction : En faisant graver son propre portrait sur l’avers, Brutus utilise les mêmes codes que l’homme qu’il a tué. Pour ses partisans, c’était une nécessité pour être reconnu comme chef de guerre (Imperator) par ses légions, mais pour ses ennemis, c’était la preuve de son hypocrisie et de ses propres ambitions de pouvoir. 3. Le Contexte de Guerre Civile (42 av. J.-C.) La pièce a été frappée deux ans après la mort de César, alors que Brutus et Cassius étaient en campagne en Grèce et en Asie Mineure pour affronter Marc Antoine et Octave. Un outil de paye et de propagande : La pièce servait avant tout à payer les soldats. En recevant leur solde avec ce motif, les légionnaires étaient constamment rappelés à la « juste cause » pour laquelle ils se battaient. La Damnatio Memoriae : Après la défaite de Brutus à la bataille de Philippi, la quasi-totalité de ces pièces ont été refondues par les vainqueurs pour effacer le souvenir de cet affront. Cela explique pourquoi, sur les centaines de milliers probablement frappées, il n’en reste aujourd’hui qu’une centaine d’exemplaires authentiques. En résumé, ce denier est l’ultime témoignage de la fin de la République romaine : un objet où l’idéal de liberté s’exprime à travers l’image d’un meurtre, tout en adoptant les codes visuels du pouvoir personnel qu’il prétendait combattre. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Plaetorius Cestianus. Ce personnage qui fut lieutenant de Q. Caepio Brutus durant la guerre civile qui suivit la mort de César, est inconnu dans l ‘histoire ses médailles dont les types se rapportent à Brutus, ont été frappées en Orient, avant la bataille de Philippes. Le buste de femme sur le n. II, paraît être celui de la Fortune que Brutus avait particulièrement besoin d’invoquer, tout autant, au moins, que la Liberté. Les ides de Mars inscrites sur le n. 13 avec le bonnet de la Liberté et deux poignards rappellent cyniquement le meurtre de Jules César. Lieux de découverte (2 exemplaires)

1658JU – Denier Brutus _ L. Plaetorius Cestianus

1658JU – Denier Brutus _ L. Plaetorius Cestianus Avers : L·PLAET.CEST (Lucius Plaetorius Cestianus) Buste féminin drapé et voilé à droite surmonté d’une couronne (possiblement Artémis). Revers : BRVT·IMP (Brutus Imperator) Hache et coupe. Bibliothèque nationale de France 3.8g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Nord de la Grèce ou Asie mineure Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Plaetoria et Junia Références : RRC 508/2 – B.51 (Junia) – Syd.1300 Cette monnaie ne se limite pas à sa valeur matérielle ; il est un outil de communication politique crucial durant l’une des périodes les plus instables de l’histoire romaine : la guerre civile des Libérateurs (43-42 av. J.-C.). Ce monnayage est une preuve directe de la tentative de Brutus de légitimer son action après l’assassinat de Jules César. 1. Contexte Historique : La légitimation d’un « Tyrannicide » Après le meurtre de César aux Ides de Mars en 44 av. J.-C., Brutus et Cassius fuient vers l’Orient pour lever une armée. L’aureus 508/1 est frappé par un atelier monétaire mobile qui suivait les troupes de Brutus, probablement en Macédoine ou en Asie Mineure. Le titre d’Imperator : La légende BRVT IMP est fondamentale. Brutus a été acclamé Imperator par ses soldats après ses succès militaires en Thrace. En affichant ce titre sur l’or, il affirme qu’il n’est pas un simple exilé ou un meurtrier, mais un chef de guerre légitime, reconnu par ses hommes et investi de l’autorité suprême. Le financement de la guerre : L’or (aureus) servait principalement à payer les légions. Dans un contexte de guerre civile, la fidélité des soldats dépendait de la capacité du général à frapper monnaie à son propre nom. 2. Symbolisme de l’Avers : La piété et la protection divine L’avers présente un buste féminin voilé portant un polos (couronne haute). Identification : On y voit souvent Artémis (ou Diane), divinité protectrice particulièrement honorée en Orient où se trouvait Brutus, ou parfois une personnification de la Liberté ou de la Fortune. Message : L’utilisation d’une divinité voilée et digne souligne la Pietas (la piété, le respect du devoir) de Brutus. Il cherche à montrer que sa cause est juste et soutenue par les dieux, s’opposant à l’image de « tyran » que ses ennemis (Antoine et Octave) tentaient de lui coller. 3. Symbolisme du Revers : L’autorité religieuse Le revers montre une hache sacrificielle (securis) et un vase rituel (culullus). Le Pontificat : Ces objets sont les insignes du Pontificat. Brutus avait été coopté au sein du collège des Pontifes. Tradition républicaine : Contrairement à César qui s’affichait comme Pontifex Maximus (Grand Pontife) pour souligner son pouvoir absolu, Brutus utilise ces symboles pour rappeler son attachement aux institutions religieuses traditionnelles de la République. C’est un rappel de la hiérarchie romaine classique où le pouvoir est partagé et codifié par le rite. Synthèse du message politique L’ensemble de la pièce crie la « Restauration de la République ». Alors que l’avers invoque la protection divine et la dignité, le revers appuie sur la légitimité religieuse et militaire. C’est un contraste frappant avec le célèbre denier « EID MAR » (plus radical avec ses poignards). Cette monnaie est plus subtile : il présente Brutus comme un magistrat et un général romain exemplaire, luttant pour maintenir l’ordre ancien face à ce qu’il considérait comme l’usurpation césarienne. Après la défaite de Brutus à Philippes en 42 av. J.-C., la quasi-totalité de ces monnaies ont été fondues par les vainqueurs, ce qui explique leur rareté exceptionnelle aujourd’hui. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Plaetorius Cestianus. Monétaire entre 710 et 712 (44-42 av. J.-C.) Ce personnage qui fut lieutenant de Q. Caepio Brutus durant la guerre civile qui suivit la mort de César, est inconnu dans l’histoire ses médailles dont les types se rapportent à Brutus, ont été frappées en Orient, avant la bataille de Philippes. Le buste de femme sur le n. II, paraît être celui de la Fortune que Brutus avait particulièrement besoin d’invoquer, tout autant, au moins, que la Liberté. Les ides de Mars inscrites sur le n. 13 avec le bonnet de la Liberté et deux poignards rappellent cyniquement le meurtre de Jules César. Lieux de découverte (6 exemplaires)

1360PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus

1360PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus Avers : CESTIANVS  Tête tourelée de Cybèle à droite avec la dépouille d’un lion sur l’épaule (griffe) un globe sous le menton; le tout dans une couronne. Revers : M PLAETORIVS AED CVR EX SC (Marcus Plætorius Ædilis Curilis ex Senatus Consulto, Marcus Plætorius Édile curule avec l’accord du Sénat) Chaise curule dans une couronne; une « marque de contrôle » dans le champ à gauche. British Museum 3.81g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 67 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plaetoria Références : RRC 409/2 – B.3 (Plaetoria) – Syd.808 Le monétaire à l’origine de ce denier est Marcus Plaetorius M.f. Cestianus (Marcus Plaetorius, fils de Marcus, Cestianus). Voici les informations clés concernant ce personnage de la fin de la République romaine :  Biographie et Carrière Période d’activité monétaire : M. Plaetorius Cestianus a émis des monnaies en tant que magistrat monétaire (triumvir monetalis) autour de 69 et 67 av. J.-C. Fonction en 67 av. J.-C. : La légende au revers de votre denier (RRC 409/1) l’identifie explicitement comme Aedile Curule (M•PLAETORIVS M•F AED•CVR) en 67 av. J.-C. Les édiles curules étaient responsables de l’organisation des jeux publics, de l’approvisionnement en blé de Rome, et de la police de la ville. Postérité politique : Il semble avoir continué son cursus honorum (carrière politique). On sait qu’il accède à la Préture vers 66 av. J.-C., après son édilité, et qu’il brigue le consulat. Condamnation : Des sources mentionnent qu’il fut condamné en 51 av. J.-C., sans que la charge exacte soit toujours précisée.  La Gens Plaetoria Les Plaetorii étaient une gens (famille) d’origine plébéienne, peut-être originaire de la Sabine. Le fait qu’il ait exercé l’édilité curule (normalement réservée aux patriciens ou aux plébéiens ayant obtenu cette charge) et son accès à la préture confirment son rang social élevé à la fin de la République. Le cognomen Cestianus est distinctif et figure sur plusieurs de ses émissions monétaires.  Iconographie Monétaire Les types monétaires qu’il a choisis sont variés et souvent liés aux jeux dont il avait la charge en tant qu’édile : RRC 409/2 (Cybele / Chaise Curule) : La tête de Cybele fait référence aux Jeux Mégalésiens (Ludi Megalesiaci) qui étaient célébrés en l’honneur de la Grande Mère (Mater Magna) et dont les Édiles Curules avaient la charge. Autres types : D’autres deniers qu’il a frappés représentent Vacuna (une déesse d’origine Sabine, assimilable à Cérès), ou des types relatifs à Bonus Eventus (la Bonne Fortune), illustrant la diversité de ses choix iconographiques. Vous trouverez dans l’article ci-dessous les différentes marques de contrôle que j’ai pu identifier pour ce denier, soit 47 variantes. Les-marques-de-controle-du-denier-de-marcus-plaetorius-cestianus Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Plaetorius Cestianus. Edile curule en 685 (69 av. J.-C.) Le surnom de Cestianus qui paraît sur les monnaies de M. Plaetorius n’est mentionné dans aucun historien de l’antiquité. Il est probable que M. Plaetorius Cestianus est le même que M. Plaetorius qui se porta comme accusateur de M. Fonteius en 684 (70 av. J.-C.) et contre lequel Cicéron prononça son pro Fonteio. L’année suivante, M. Plaetorius fut édile curule avec C. Flaminius, et c’est en cette qualité qu’il fit frapper monnaie. En 688 (66 av. J.-C.), il fut préteur avec le même collègue. Cicéron  nous apprend qu’en l’an 703 (51 av. J.-C.) il fut condamné, mais il ne nous dit point à quelle peine, ni sur quel chef d’accusation. Son père pourrait être M. Plaetorius, que Sylla fit mettre à mort en 672 (82 av. J.-C.).Les monnaies de M. Plaetorius Cestianus offrent des types variés et intéressants qu’on peut rapprocher de ceux des deniers de M. Volteius. La tête de Cybèle qu’on voit sur le n. 3, rappelle les fètes Mégalésiennes qu’on célébrait en l’honneur de cette divinité appelée la Bonne Déesse, Mater magna. Ces fêtes avaient été instituées en 550 (204 av. J.-C.), et les édiles curules étaient chargés de les présider . C’est pour ce motif qu’on voit la tête de Cybèle sur les deniers frappés par des édiles curules, comme M. Plaetorius Cestianus, P. Furius Crassipes, et A. Plautius. Le denier n. 4 a toujours été mal interprété. Au droit, nous croyons qu ‘il faut reconnaître la déesse sabine Vacuna qui réunissait les attributs de Diane, de Cérès, de Vénus, de la Victoire et de Minerve : ce sont bien en effet les attributs de ces divinités que porte le buste féminin de la médaille : Vacuna était encore très honorée du temps même de l’empire et elle avait à Reate un temple célèbre qui fut restauré par Vespasien La tête jeune et imberbe du denier n. 5 paraît être celle de Bonus Eventus; du moins elle ressemble beaucoup à celle qui figure sur un denier de Q. Cassius Longinus et que nous avons appelée de ce nom. Ces deux têtes, il est vrai, n’ont point de rapport avec celle de Bonus Eventus qui figure, avec son nom, sur le denier de Scibonius Libo; mais nous pourrions citer de nombreux exemples d’une pareille anomalie ; d’ailleurs, les têtes en question nous ont paru se rapprocher de la tête du même dieu qu’on voit sur des monnaies de Galba, de Titus, et des autres représentations qu’on connaît de Bonus Eventus . Les figures qui paraissent sur les deniers suivants sont encore plus obscures. Ce sont probablement, comme Vacuna et comme la Bona Dea, des divinités dont le culte, à Rome, était mystérieux, et qui rendaient des oracles ou jetaient des sorts, comme Faunus et Fauna, Pales, la nymphe Egérie ou quelques autres. On pourrait croire aussi bien, qu’il s’agit de la représentation de diverses variétés de la déesse Fortune, comme la Fortuna muliebris, la Fortuna virilis, la Fortuna brevis, la Fortuna respiciens, etc., ou quelques autres divinités de même nature comme Nortia, Fatum, Fata, qui avaient des sanctuaires nombreux à Rome et dans l’Italie centrale . Dans tous les cas, au revers des deniers 8 et 9, on voit le fronton du temple de Préneste où la Fortuna publica primigenia était particulièrement honorée . Le buste de la déesse

1359PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus

1359PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus Avers : CESTIANVS / S.C (Cestianus/ Senatus Consulto, Cestianus/ avec l’accord du Sénat) Buste ailé, casqué, lauré, couronné d’épis et drapé de Vacuna à droite avec une corne d’abondance; le tout entouré de la stemma, “corona infula”. Revers : M. PLAETORIVS. M. F. AED – CVR (Marcus Plætorius Marci Filius Ædilis Curilis, Marcus Plætorius fils de Marc Édile curule) Aigle debout à droite sur un foudre, détournant la tête à gauche; le tout entouré de la stemma “corona infula”, (bandelette de laine). Bibliothèque nationale de France 4.11g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 67 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plaetoria Références : RRC 409/1 – B.4 (Plaetoria) – Syd.809 Le monétaire à l’origine de ce denier est Marcus Plaetorius M.f. Cestianus (Marcus Plaetorius, fils de Marcus, Cestianus). Voici les informations clés concernant ce personnage de la fin de la République romaine : 🏛️ Biographie et Carrière Période d’activité monétaire : M. Plaetorius Cestianus a émis des monnaies en tant que magistrat monétaire (triumvir monetalis) autour de 69 et 67 av. J.-C. Fonction en 67 av. J.-C. : La légende au revers de votre denier (RRC 409/1) l’identifie explicitement comme Aedile Curule (M•PLAETORIVS M•F AED•CVR) en 67 av. J.-C. Les édiles curules étaient responsables de l’organisation des jeux publics, de l’approvisionnement en blé de Rome, et de la police de la ville. Postérité politique : Il semble avoir continué son cursus honorum (carrière politique). On sait qu’il accède à la Préture vers 66 av. J.-C., après son édilité, et qu’il brigue le consulat. Condamnation : Des sources mentionnent qu’il fut condamné en 51 av. J.-C., sans que la charge exacte soit toujours précisée. 👨‍👩‍👧‍👦 La Gens Plaetoria Les Plaetorii étaient une gens (famille) d’origine plébéienne, peut-être originaire de la Sabine. Le fait qu’il ait exercé l’édilité curule (normalement réservée aux patriciens ou aux plébéiens ayant obtenu cette charge) et son accès à la préture confirment son rang social élevé à la fin de la République. Le cognomen Cestianus est distinctif et figure sur plusieurs de ses émissions monétaires. 🎨 Iconographie Monétaire M. Plaetorius Cestianus est connu pour avoir émis une variété de types monétaires très intéressants, allant au-delà de la RRC 409/1, avec des références à : Vacuna (RRC 409/1) : Une déesse d’origine Sabine, souvent associée à l’agriculture et au repos. Cybèle : Représentée sur un autre de ses deniers, rappelant les Fêtes Mégalésiennes. Bust of Bonus Eventus (le Bon Succès) : Sur une autre émission. Un caducée ailé : Symbole commercial et de messagerie. Ces types variées peuvent commémorer des événements ou des jeux publics qu’il a eu la charge d’organiser en tant qu’édile. Datation : 67 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plaetoria Références : RRC 409/1 – B.4 (Plaetoria) – Syd.809 Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Plaetorius Cestianus. Edile curule en 685 (69 av. J.-C.) Le surnom de Cestianus qui paraît sur les monnaies de M. Plaetorius n’est mentionné dans aucun historien de l’antiquité. Il est probable que M. Plaetorius Cestianus est le même que M. Plaetorius qui se porta comme accusateur de M. Fonteius en 684 (70 av. J.-C.) et contre lequel Cicéron prononça son pro Fonteio. L’année suivante, M. Plaetorius fut édile curule avec C. Flaminius, et c’est en cette qualité qu’il fit frapper monnaie. En 688 (66 av. J.-C.), il fut préteur avec le même collègue. Cicéron  nous apprend qu’en l’an 703 (51 av. J.-C.) il fut condamné, mais il ne nous dit point à quelle peine, ni sur quel chef d’accusation. Son père pourrait être M. Plaetorius, que Sylla fit mettre à mort en 672 (82 av. J.-C.).Les monnaies de M. Plaetorius Cestianus offrent des types variés et intéressants qu’on peut rapprocher de ceux des deniers de M. Volteius. La tête de Cybèle qu’on voit sur le n. 3, rappelle les fètes Mégalésiennes qu’on célébrait en l’honneur de cette divinité appelée la Bonne Déesse, Mater magna. Ces fêtes avaient été instituées en 550 (204 av. J.-C.), et les édiles curules étaient chargés de les présider . C’est pour ce motif qu’on voit la tête de Cybèle sur les deniers frappés par des édiles curules, comme M. Plaetorius Cestianus, P. Furius Crassipes, et A. Plautius. Le denier n. 4 a toujours été mal interprété. Au droit, nous croyons qu ‘il faut reconnaître la déesse sabine Vacuna qui réunissait les attributs de Diane, de Cérès, de Vénus, de la Victoire et de Minerve : ce sont bien en effet les attributs de ces divinités que porte le buste féminin de la médaille : Vacuna était encore très honorée du temps même de l’empire et elle avait à Reate un temple célèbre qui fut restauré par Vespasien La tête jeune et imberbe du denier n. 5 paraît être celle de Bonus Eventus; du moins elle ressemble beaucoup à celle qui figure sur un denier de Q. Cassius Longinus et que nous avons appelée de ce nom. Ces deux têtes, il est vrai, n’ont point de rapport avec celle de Bonus Eventus qui figure, avec son nom, sur le denier de Scibonius Libo; mais nous pourrions citer de nombreux exemples d’une pareille anomalie ; d’ailleurs, les têtes en question nous ont paru se rapprocher de la tête du même dieu qu’on voit sur des monnaies de Galba, de Titus, et des autres représentations qu’on connaît de Bonus Eventus . Les figures qui paraissent sur les deniers suivants sont encore plus obscures. Ce sont probablement, comme Vacuna et comme la Bona Dea, des divinités dont le culte, à Rome, était mystérieux, et qui rendaient des oracles ou jetaient des sorts, comme Faunus et Fauna, Pales, la nymphe Egérie ou quelques autres. On pourrait croire aussi bien, qu’il s’agit de la représentation de diverses variétés de la déesse Fortune, comme la Fortuna muliebris, la Fortuna virilis, la Fortuna brevis, la Fortuna respiciens, etc., ou quelques autres divinités de même nature comme Nortia, Fatum, Fata, qui avaient des sanctuaires nombreux à Rome et dans l’Italie centrale . Dans tous les cas,

1353PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus

1353PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus Avers : Anépigraphe Tête masculine juvénile (Bonus Eventus) à droite, les cheveux longs; derrière, marque de contrôle. Revers : M. PLAETORI/ CEST. EX. S. C (Marcus Plætorius / Cestianus Ex Senatus Consulto, Marcus Plaetorius / Cestianus par décret du Sénat) Caducée ailé. British Museum 4.03g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 69 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plaetoria Références : RRC 405/5 – B.5 (Plaetoria) – Syd.807  Marcus Plaetorius Cestianus : Aperçu Catégorie Détails Nom Complet Marcus Plaetorius M.f. Cestianus (Marcus Plaetorius, fils de Marcus, Cestianus) Gens Gens Plaetoria (une famille plébéienne, probablement originaire de la région Sabine). Période de Monétaire 69 av. J.-C. Autres Magistratures Il a exercé des magistratures importantes dans le cursus honorum (la carrière des honneurs), notamment :   * Édile curule (vers 67 av. J.-C.)   * Préteur (vers 66 av. J.-C.)  Carrière Politique Bien que le surnom (cognomen) Cestianus n’apparaisse pas dans les écrits historiques de l’Antiquité, nous pouvons retracer sa carrière grâce à Cicéron et à ses monnaies : Monétaire (69 av. J.-C.) : C’est à cette époque qu’il frappe le Denarius RRC 405/2, faisant allusion à Fortuna et au Sort (SORS), probablement en lien avec le sanctuaire de la Fortuna Primigenia à Préneste. Accusateur (70 av. J.-C.) : Il est possible qu’il soit le même Marcus Plaetorius qui accusa M. Fonteius, contre lequel Cicéron prononça le célèbre discours Pro Fonteio. Édile Curule (67 av. J.-C.) : Une autre série de ses monnaies (RRC 409/1), frappée quelques années après, porte l’inscription AED. CVR. (Aedilis Curulis). Les Égiles Curules étaient responsables des jeux publics et des cultes majeurs à Rome. Ceci explique pourquoi ses monnaies d’édile représentent la déesse Cybèle (la Grande Mère), dont le culte était célébré lors des Ludi Megalesiaci (les Jeux Mégalésiens) que les édiles présidaient. Préteur (66 av. J.-C.) : Il accède à la préture l’année suivant son édilité. Il est rapporté par Cicéron qu’il fut condamné pour un chef d’accusation inconnu vers 51 av. J.-C., ce qui mit fin à sa carrière politique. Marques de contrôle : Retrouvez dans cet article, les différentes marques de contrôle que j’ai pu répertorier sur ce denier, soit 45 symboles différents : Lien Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Plaetorius Cestianus. Edile curule en 685 (69 av. J.-C.) Le surnom de Cestianus qui paraît sur les monnaies de M. Plaetorius n’est mentionné dans aucun historien de l’antiquité. Il est probable que M. Plaetorius Cestianus est le même que M. Plaetorius qui se porta comme accusateur de M. Fonteius en 684 (70 av. J.-C.) et contre lequel Cicéron prononça son pro Fonteio. L’année suivante, M. Plaetorius fut édile curule avec C. Flaminius, et c’est en cette qualité qu’il fit frapper monnaie. En 688 (66 av. J.-C.), il fut préteur avec le même collègue. Cicéron  nous apprend qu’en l’an 703 (51 av. J.-C.) il fut condamné, mais il ne nous dit point à quelle peine, ni sur quel chef d’accusation. Son père pourrait être M. Plaetorius, que Sylla fit mettre à mort en 672 (82 av. J.-C.).Les monnaies de M. Plaetorius Cestianus offrent des types variés et intéressants qu’on peut rapprocher de ceux des deniers de M. Volteius. La tête de Cybèle qu’on voit sur le n. 3, rappelle les fètes Mégalésiennes qu’on célébrait en l’honneur de cette divinité appelée la Bonne Déesse, Mater magna. Ces fêtes avaient été instituées en 550 (204 av. J.-C.), et les édiles curules étaient chargés de les présider . C’est pour ce motif qu’on voit la tête de Cybèle sur les deniers frappés par des édiles curules, comme M. Plaetorius Cestianus, P. Furius Crassipes, et A. Plautius. Le denier n. 4 a toujours été mal interprété. Au droit, nous croyons qu ‘il faut reconnaître la déesse sabine Vacuna qui réunissait les attributs de Diane, de Cérès, de Vénus, de la Victoire et de Minerve : ce sont bien en effet les attributs de ces divinités que porte le buste féminin de la médaille : Vacuna était encore très honorée du temps même de l’empire et elle avait à Reate un temple célèbre qui fut restauré par Vespasien La tête jeune et imberbe du denier n. 5 paraît être celle de Bonus Eventus; du moins elle ressemble beaucoup à celle qui figure sur un denier de Q. Cassius Longinus et que nous avons appelée de ce nom. Ces deux têtes, il est vrai, n’ont point de rapport avec celle de Bonus Eventus qui figure, avec son nom, sur le denier de Scibonius Libo; mais nous pourrions citer de nombreux exemples d’une pareille anomalie ; d’ailleurs, les têtes en question nous ont paru se rapprocher de la tête du même dieu qu’on voit sur des monnaies de Galba, de Titus, et des autres représentations qu’on connaît de Bonus Eventus . Les figures qui paraissent sur les deniers suivants sont encore plus obscures. Ce sont probablement, comme Vacuna et comme la Bona Dea, des divinités dont le culte, à Rome, était mystérieux, et qui rendaient des oracles ou jetaient des sorts, comme Faunus et Fauna, Pales, la nymphe Egérie ou quelques autres. On pourrait croire aussi bien, qu’il s’agit de la représentation de diverses variétés de la déesse Fortune, comme la Fortuna muliebris, la Fortuna virilis, la Fortuna brevis, la Fortuna respiciens, etc., ou quelques autres divinités de même nature comme Nortia, Fatum, Fata, qui avaient des sanctuaires nombreux à Rome et dans l’Italie centrale . Dans tous les cas, au revers des deniers 8 et 9, on voit le fronton du temple de Préneste où la Fortuna publica primigenia était particulièrement honorée . Le buste de la déesse Sors, au revers du n. 10, justifie les conjectures que nous avons formulées tout à l’heure, et rappelle les bustes des Forlunae Antiates, sur les deniers de Q. Rustius. Au-dessous, est placé non point, comme on l’a cru, un socle de statue sur lequel serait inscrit le mot sors, mais un cartouche terminé en queue d’aronde et qui est l’image de l’un de ces sortes que les fouilles archéologiques ont mis au jour, à Pompéï notamment, et à l’aide desquels on jetait des sorts et on prédisait l’avenir . Lieux

1352PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus

1352PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus Avers : Anépigraphe Buste de Prosperpine (déesse des saisons) diadémé et drapé à droite; derrière la tête une marque de contrôle.. Revers : M. PLAETORI/ CEST. EX. [S. C.] (Marcus Plætorius Cestianus ex Senatus Consulto, Marcus Plaetorius/ Cestianus par décret du Sénat) Vase à sacrifice (capis) et torche allumée. La légende peut-être disposée différemment. British Museum 4.14g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 69 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plaetoria Références : RRC 405/4b – B.7 (Plaetoria) – Syd.803  Marcus Plaetorius Cestianus : Aperçu Catégorie Détails Nom Complet Marcus Plaetorius M.f. Cestianus (Marcus Plaetorius, fils de Marcus, Cestianus) Gens Gens Plaetoria (une famille plébéienne, probablement originaire de la région Sabine). Période de Monétaire 69 av. J.-C. Autres Magistratures Il a exercé des magistratures importantes dans le cursus honorum (la carrière des honneurs), notamment :   * Édile curule (vers 67 av. J.-C.)   * Préteur (vers 66 av. J.-C.)  Carrière Politique Bien que le surnom (cognomen) Cestianus n’apparaisse pas dans les écrits historiques de l’Antiquité, nous pouvons retracer sa carrière grâce à Cicéron et à ses monnaies : Monétaire (69 av. J.-C.) : C’est à cette époque qu’il frappe le Denarius RRC 405/2, faisant allusion à Fortuna et au Sort (SORS), probablement en lien avec le sanctuaire de la Fortuna Primigenia à Préneste. Accusateur (70 av. J.-C.) : Il est possible qu’il soit le même Marcus Plaetorius qui accusa M. Fonteius, contre lequel Cicéron prononça le célèbre discours Pro Fonteio. Édile Curule (67 av. J.-C.) : Une autre série de ses monnaies (RRC 409/1), frappée quelques années après, porte l’inscription AED. CVR. (Aedilis Curulis). Les Égiles Curules étaient responsables des jeux publics et des cultes majeurs à Rome. Ceci explique pourquoi ses monnaies d’édile représentent la déesse Cybèle (la Grande Mère), dont le culte était célébré lors des Ludi Megalesiaci (les Jeux Mégalésiens) que les édiles présidaient. Préteur (66 av. J.-C.) : Il accède à la préture l’année suivant son édilité. Il est rapporté par Cicéron qu’il fut condamné pour un chef d’accusation inconnu vers 51 av. J.-C., ce qui mit fin à sa carrière politique. Variante 1 : Légende du revers M·PLAETORI CEST·S·C ; le symbole à l’avers est une coupe. Références : RRC 405/4a – Syd.804 British Museum 3.8g Variante 2 : Sans marque de contrôle à l’avers. Référence : RRC 405/4c British Museum 3.85g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Plaetorius Cestianus. Edile curule en 685 (69 av. J.-C.) Le surnom de Cestianus qui paraît sur les monnaies de M. Plaetorius n’est mentionné dans aucun historien de l’antiquité. Il est probable que M. Plaetorius Cestianus est le même que M. Plaetorius qui se porta comme accusateur de M. Fonteius en 684 (70 av. J.-C.) et contre lequel Cicéron prononça son pro Fonteio. L’année suivante, M. Plaetorius fut édile curule avec C. Flaminius, et c’est en cette qualité qu’il fit frapper monnaie. En 688 (66 av. J.-C.), il fut préteur avec le même collègue. Cicéron  nous apprend qu’en l’an 703 (51 av. J.-C.) il fut condamné, mais il ne nous dit point à quelle peine, ni sur quel chef d’accusation. Son père pourrait être M. Plaetorius, que Sylla fit mettre à mort en 672 (82 av. J.-C.).Les monnaies de M. Plaetorius Cestianus offrent des types variés et intéressants qu’on peut rapprocher de ceux des deniers de M. Volteius. La tête de Cybèle qu’on voit sur le n. 3, rappelle les fètes Mégalésiennes qu’on célébrait en l’honneur de cette divinité appelée la Bonne Déesse, Mater magna. Ces fêtes avaient été instituées en 550 (204 av. J.-C.), et les édiles curules étaient chargés de les présider . C’est pour ce motif qu’on voit la tête de Cybèle sur les deniers frappés par des édiles curules, comme M. Plaetorius Cestianus, P. Furius Crassipes, et A. Plautius. Le denier n. 4 a toujours été mal interprété. Au droit, nous croyons qu ‘il faut reconnaître la déesse sabine Vacuna qui réunissait les attributs de Diane, de Cérès, de Vénus, de la Victoire et de Minerve : ce sont bien en effet les attributs de ces divinités que porte le buste féminin de la médaille : Vacuna était encore très honorée du temps même de l’empire et elle avait à Reate un temple célèbre qui fut restauré par Vespasien La tête jeune et imberbe du denier n. 5 paraît être celle de Bonus Eventus; du moins elle ressemble beaucoup à celle qui figure sur un denier de Q. Cassius Longinus et que nous avons appelée de ce nom. Ces deux têtes, il est vrai, n’ont point de rapport avec celle de Bonus Eventus qui figure, avec son nom, sur le denier de Scibonius Libo; mais nous pourrions citer de nombreux exemples d’une pareille anomalie ; d’ailleurs, les têtes en question nous ont paru se rapprocher de la tête du même dieu qu’on voit sur des monnaies de Galba, de Titus, et des autres représentations qu’on connaît de Bonus Eventus . Les figures qui paraissent sur les deniers suivants sont encore plus obscures. Ce sont probablement, comme Vacuna et comme la Bona Dea, des divinités dont le culte, à Rome, était mystérieux, et qui rendaient des oracles ou jetaient des sorts, comme Faunus et Fauna, Pales, la nymphe Egérie ou quelques autres. On pourrait croire aussi bien, qu’il s’agit de la représentation de diverses variétés de la déesse Fortune, comme la Fortuna muliebris, la Fortuna virilis, la Fortuna brevis, la Fortuna respiciens, etc., ou quelques autres divinités de même nature comme Nortia, Fatum, Fata, qui avaient des sanctuaires nombreux à Rome et dans l’Italie centrale . Dans tous les cas, au revers des deniers 8 et 9, on voit le fronton du temple de Préneste où la Fortuna publica primigenia était particulièrement honorée . Le buste de la déesse Sors, au revers du n. 10, justifie les conjectures que nous avons formulées tout à l’heure, et rappelle les bustes des Forlunae Antiates, sur les deniers de Q. Rustius. Au-dessous, est placé non point, comme on l’a cru, un socle de statue sur lequel serait inscrit le mot sors, mais un cartouche terminé en queue d’aronde et qui est l’image de

1351PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus

1351PL – Denier Plaetoria – Marcus Plætorius Cestianus Avers : Anépigraphe Buste de Prosperpine (déesse des saisons) diadémé et drapé à droite; derrière la tête, avec ou sans marque de contrôle. Revers : M. PLAETORI / CEST. EX. S. C (Marcus Plætorius / Cestianus Ex Senatus Consulto, Marcus Plaetorius / Cestianus par décret du Sénat) Caducée ailé. British Museum 3.98g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 69 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plaetoria Références : RRC 405/3b – B.6 (Plaetoria) – Syd.806  Marcus Plaetorius Cestianus : Aperçu Catégorie Détails Nom Complet Marcus Plaetorius M.f. Cestianus (Marcus Plaetorius, fils de Marcus, Cestianus) Gens Gens Plaetoria (une famille plébéienne, probablement originaire de la région Sabine). Période de Monétaire 69 av. J.-C. Autres Magistratures Il a exercé des magistratures importantes dans le cursus honorum (la carrière des honneurs), notamment :   * Édile curule (vers 67 av. J.-C.)   * Préteur (vers 66 av. J.-C.)  Carrière Politique Bien que le surnom (cognomen) Cestianus n’apparaisse pas dans les écrits historiques de l’Antiquité, nous pouvons retracer sa carrière grâce à Cicéron et à ses monnaies : Monétaire (69 av. J.-C.) : C’est à cette époque qu’il frappe le Denarius RRC 405/2, faisant allusion à Fortuna et au Sort (SORS), probablement en lien avec le sanctuaire de la Fortuna Primigenia à Préneste. Accusateur (70 av. J.-C.) : Il est possible qu’il soit le même Marcus Plaetorius qui accusa M. Fonteius, contre lequel Cicéron prononça le célèbre discours Pro Fonteio. Édile Curule (67 av. J.-C.) : Une autre série de ses monnaies (RRC 409/1), frappée quelques années après, porte l’inscription AED. CVR. (Aedilis Curulis). Les Égiles Curules étaient responsables des jeux publics et des cultes majeurs à Rome. Ceci explique pourquoi ses monnaies d’édile représentent la déesse Cybèle (la Grande Mère), dont le culte était célébré lors des Ludi Megalesiaci (les Jeux Mégalésiens) que les édiles présidaient. Préteur (66 av. J.-C.) : Il accède à la préture l’année suivant son édilité. Il est rapporté par Cicéron qu’il fut condamné pour un chef d’accusation inconnu vers 51 av. J.-C., ce qui mit fin à sa carrière politique. Variante sans marque de contrôle et légende du revers M·PLAETORI CEST·S·C Références : RRC 405/3a – Syd.805 British Museum 3.95g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Plaetorius Cestianus. Edile curule en 685 (69 av. J.-C.) Le surnom de Cestianus qui paraît sur les monnaies de M. Plaetorius n’est mentionné dans aucun historien de l’antiquité. Il est probable que M. Plaetorius Cestianus est le même que M. Plaetorius qui se porta comme accusateur de M. Fonteius en 684 (70 av. J.-C.) et contre lequel Cicéron prononça son pro Fonteio. L’année suivante, M. Plaetorius fut édile curule avec C. Flaminius, et c’est en cette qualité qu’il fit frapper monnaie. En 688 (66 av. J.-C.), il fut préteur avec le même collègue. Cicéron  nous apprend qu’en l’an 703 (51 av. J.-C.) il fut condamné, mais il ne nous dit point à quelle peine, ni sur quel chef d’accusation. Son père pourrait être M. Plaetorius, que Sylla fit mettre à mort en 672 (82 av. J.-C.).Les monnaies de M. Plaetorius Cestianus offrent des types variés et intéressants qu’on peut rapprocher de ceux des deniers de M. Volteius. La tête de Cybèle qu’on voit sur le n. 3, rappelle les fètes Mégalésiennes qu’on célébrait en l’honneur de cette divinité appelée la Bonne Déesse, Mater magna. Ces fêtes avaient été instituées en 550 (204 av. J.-C.), et les édiles curules étaient chargés de les présider . C’est pour ce motif qu’on voit la tête de Cybèle sur les deniers frappés par des édiles curules, comme M. Plaetorius Cestianus, P. Furius Crassipes, et A. Plautius. Le denier n. 4 a toujours été mal interprété. Au droit, nous croyons qu ‘il faut reconnaître la déesse sabine Vacuna qui réunissait les attributs de Diane, de Cérès, de Vénus, de la Victoire et de Minerve : ce sont bien en effet les attributs de ces divinités que porte le buste féminin de la médaille : Vacuna était encore très honorée du temps même de l’empire et elle avait à Reate un temple célèbre qui fut restauré par Vespasien La tête jeune et imberbe du denier n. 5 paraît être celle de Bonus Eventus; du moins elle ressemble beaucoup à celle qui figure sur un denier de Q. Cassius Longinus et que nous avons appelée de ce nom. Ces deux têtes, il est vrai, n’ont point de rapport avec celle de Bonus Eventus qui figure, avec son nom, sur le denier de Scibonius Libo; mais nous pourrions citer de nombreux exemples d’une pareille anomalie ; d’ailleurs, les têtes en question nous ont paru se rapprocher de la tête du même dieu qu’on voit sur des monnaies de Galba, de Titus, et des autres représentations qu’on connaît de Bonus Eventus . Les figures qui paraissent sur les deniers suivants sont encore plus obscures. Ce sont probablement, comme Vacuna et comme la Bona Dea, des divinités dont le culte, à Rome, était mystérieux, et qui rendaient des oracles ou jetaient des sorts, comme Faunus et Fauna, Pales, la nymphe Egérie ou quelques autres. On pourrait croire aussi bien, qu’il s’agit de la représentation de diverses variétés de la déesse Fortune, comme la Fortuna muliebris, la Fortuna virilis, la Fortuna brevis, la Fortuna respiciens, etc., ou quelques autres divinités de même nature comme Nortia, Fatum, Fata, qui avaient des sanctuaires nombreux à Rome et dans l’Italie centrale . Dans tous les cas, au revers des deniers 8 et 9, on voit le fronton du temple de Préneste où la Fortuna publica primigenia était particulièrement honorée . Le buste de la déesse Sors, au revers du n. 10, justifie les conjectures que nous avons formulées tout à l’heure, et rappelle les bustes des Forlunae Antiates, sur les deniers de Q. Rustius. Au-dessous, est placé non point, comme on l’a cru, un socle de statue sur lequel serait inscrit le mot sors, mais un cartouche terminé en queue d’aronde et qui est l’image de l’un de ces sortes que les fouilles archéologiques ont mis au jour, à Pompéï notamment, et à l’aide desquels on jetait des

1350PL – Denier Plaetoria – Marcus Plaetorius Cestianus

1350PL – Denier Plaetoria – Marcus Plaetorius Cestianus Avers : Anépigraphe Buste drapé de Fortuna à droite; derrière la tête, marque de contrôle. Revers : M PLAETORI CEST S·C SORS (Marcus Plaetorius Cestianus, Senatus Consulto) Buste de Sors de face légèrement incliné à droite; tablette avec inscription Sors dessus. Bibliothèque nationale de France 4.02g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 69 avant J.C. Matière : Argent Gens : Plaetoria Références : RRC 405/2 – B.10 (Plaetoria) – Syd.801 👤 Marcus Plaetorius Cestianus : Aperçu Catégorie Détails Nom Complet Marcus Plaetorius M.f. Cestianus (Marcus Plaetorius, fils de Marcus, Cestianus) Gens Gens Plaetoria (une famille plébéienne, probablement originaire de la région Sabine). Période de Monétaire 69 av. J.-C. Autres Magistratures Il a exercé des magistratures importantes dans le cursus honorum (la carrière des honneurs), notamment :   * Édile curule (vers 67 av. J.-C.)   * Préteur (vers 66 av. J.-C.) 🏛️ Carrière Politique Bien que le surnom (cognomen) Cestianus n’apparaisse pas dans les écrits historiques de l’Antiquité, nous pouvons retracer sa carrière grâce à Cicéron et à ses monnaies : Monétaire (69 av. J.-C.) : C’est à cette époque qu’il frappe le Denarius RRC 405/2, faisant allusion à Fortuna et au Sort (SORS), probablement en lien avec le sanctuaire de la Fortuna Primigenia à Préneste. Accusateur (70 av. J.-C.) : Il est possible qu’il soit le même Marcus Plaetorius qui accusa M. Fonteius, contre lequel Cicéron prononça le célèbre discours Pro Fonteio. Édile Curule (67 av. J.-C.) : Une autre série de ses monnaies (RRC 409/1), frappée quelques années après, porte l’inscription AED. CVR. (Aedilis Curulis). Les Égiles Curules étaient responsables des jeux publics et des cultes majeurs à Rome. Ceci explique pourquoi ses monnaies d’édile représentent la déesse Cybèle (la Grande Mère), dont le culte était célébré lors des Ludi Megalesiaci (les Jeux Mégalésiens) que les édiles présidaient. Préteur (66 av. J.-C.) : Il accède à la préture l’année suivant son édilité. Il est rapporté par Cicéron qu’il fut condamné pour un chef d’accusation inconnu vers 51 av. J.-C., ce qui mit fin à sa carrière politique. 🖼️ Monnaies Variées M. Plaetorius Cestianus est connu pour la diversité de ses types monétaires, qui illustrent souvent des divinités ou des concepts liés aux fonctions des édiles ou à ses origines familiales, y compris : Fortuna/Sors (RRC 405/2) Cybèle (RRC 409/1) Vacuna (une déesse Sabine, RRC 409/1), honorant ses origines. 🌟 Le Message Principal : Fortuna et le Sort Le choix des symboles sur l’avers et le revers de cette monnaie n’est pas anodin ; il sert un objectif de communication politique et religieuse : 1. L’Avers : La Déesse Fortuna Symbole : Buste juvénile et drapé de la déesse Fortuna (ou Tyche), souvent associée à un symbole de contrôle variable derrière sa tête. Signification : Fortuna est la déesse de la Chance, de la Fortune, du Hasard et de la Destinée dans le panthéon romain. En la plaçant sur l’avers (la face principale), le monétaire associe son nom et sa carrière à la bonne fortune. C’est une manière d’assurer aux citoyens que son magistère est protégé et guidé par la Chance. 2. Le Revers : Le Sort (SORS) Symbole : Un jeune homme tenant une tablette inscrite du mot SORS. Signification : SORS signifie le Sort, le Destin ou la Loterie. Cela fait directement référence aux pratiques oraculaires par tirage au sort (appelées sortes) qui étaient très populaires à Rome. Le lien le plus fort est avec le célèbre Sanctuaire de la Fortuna Primigenia à Préneste (Praeneste), où des tablettes de chêne (les sortes) étaient tirées pour révéler l’oracle. En liant la Fortune (Fortuna) au Sort (Sors), M. Plaetorius Cestianus met en avant ses origines ou ses liens familiaux avec ce culte majeur de Préneste, se présentant comme un homme soutenu par la destinée divine et les anciennes traditions religieuses italiques. 📜 Message Politique Le message de cette monnaie sert les ambitions politiques du monétaire : Piété et Tradition : Il montre sa dévotion envers des cultes romains et italiques importants (comme celui de Préneste), rassurant l’aristocratie conservatrice. Approbation Divine : Il suggère que sa carrière et son action en tant que monétaire (et futur édile/préteur) sont soutenues par la Fortune, ce qui est un argument puissant dans une société superstitieuse. Légitimité : L’inscription S. C. (Senatus Consulto) confirme que la frappe a été autorisée par un décret du Sénat, renforçant l’idée de légalité et de respect des institutions. En résumé, ce denier est une déclaration visuelle de la protection divine dont bénéficie le monétaire M. Plaetorius Cestianus, en insistant sur le rôle central de la Fortune et du Destin dans la vie publique romaine. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Lieux de découverte (18 exemplaires)