2085AU – Dupondius Auguste – T.Quinctius Crispinus Sulpicianus

2085AU – Dupondius Auguste – T.Quinctius Crispinus Sulpicianus Avers : AVGVSTVS TRIBVNIC POTEST (Auguste revêtu de la Puissance Tribunitienne) Couronne de chêne. Revers : T CRISPINVS IIIVIR A A A F F (“Titus Crispinus, triumvir, auro argentum aeri flando feriundo, senatus consulto).”, (Titus Crispinus, magistrat en charge de la préparation des flans et de la frappe des monnaies de l’or, de l’argent et du bronze par décret du Sénat.)) Légende entourant S C. British Museum 10.67g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 18 avant J.C. Matière : Bronze Gentes : Julia et Quinctia Références : RIC 332, Quinctia 11, BMC 189-190, CMRBnF 259-61. Ce monétaire, fils de L. Marcius Censorinus consul en 39 av. J.-C., était déjà augure lorsqu’il fit frapper les monnaies qui portent son nom et sur lesquelles il prend cette qualification. Il fut lui-même consul en l’an 8av. J.-C. et obtint ensuite le gouvernement de la Syrie, où il mourut l’an 2 de notre ère. Il fit partie d’un collège composé de quatre magistrats; ses collègues sont A. Licinius Nerva Silianus, Sex. Nonius Quinctilianus et Maianius Gallus. (Sources : E. Babelon, Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine) Variante 1 Légende du revers : T CRISPINVS SVLPICIAN IIIVIR A A A F F Référence : RIC 333 British Museum 12.73g Variante 2 Légende du revers : T CRISPINVS SVLPICIANVS IIIVIR A A A F F Référence : RIC 334 British Museum 10.9g Variante 3 Légende du revers : T QVINCTIVS CRISPINV IIIVIR A A A F F Référence : RIC 335 British Museum 9.25g Variante 4 Légende du revers : T QVINCTIVS CRISPINVS IIIVIR A A A F F Référence : RIC 336 British Museum 8.98g
2084AU – Sesterce Auguste – T.Quinctius Crispinus Sulpicianus

2084AU – Sesterce Auguste – T.Quinctius Crispinus Sulpicianus Avers : OB CIVIS SERVATOS (pour la sauvegarde des citoyens) Couronne de chêne entre deux branches de laurier. Revers : T QVINCTIVS CRISPIN SVLPIC IIIVIR A A A F F (“Titus Quinctius Crispinus Sulpicianus, triumvir, auro argentum aeri flando feriundo, senatus consulto).”, (Titus Quinctius Crispinus Sulpicianus, magistrat en charge de la préparation des flans et de la frappe des monnaies de l’or, de l’argent et du bronze par décret du Sénat.)) Légende entourant S C. Bibliothèque nationale de France 26.3g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 18 avant J.C. Matière : Bronze Gentes : Julia et Quinctia Références : RIC 327, Quinctia 7, BMC 181, CMRBnF 246. Ce personnage qui faisait partie, comme son nom l’indique, de la gens Sulpicia, fut adopté par un descendant de T. Quinctius Pennus Capitolinus Crispinus, dictateur en 393 (361 av. J.-C.). On ne sait rien de son histoire. Son père adoptif pourrait être T. Quinctius T. f. Pennus Capitolinus Crispinus, consul en 9 av. J.-C. Toutes ses médailles sont en l’honneur d’Auguste, et leurs types sont les types usuels et banaux des pièces de bronze à cette époque. (Sources : E. Babelon, Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine) Variantes : Il existe de nombreuses variantes en fonction de la légende du revers : Variante 1 : Revers : T QVINCTIVS CRISPINVS SVLPIC IIIVIR A A A F F Référence : RIC 328 Münzkabinett Berlin 25.19g Münzkabinett Berlin 25.19g Variante 2 : Revers : T QVINCTIVS CRISPIN SVLPIC IIIVIR A A A F F Référence : RIC 329 British Museum 25.68g Variante 3 : Revers : T QVINCTI CRISPIN SVLP IIIVIR A A A F F Référence : RIC 330 British Museum 19.44g
1809QU – Statère Quinctia – Titus Quinctius Flamininus

1809QU – Statère Quinctia – Titus Quinctius Flamininus Avers : Anépigraphe Tête barbue de T. Quinctius Flamininus à droite. Revers : T·QVINCTI (Titus Quinctius Flamininus) Victoria (la Victoire) debout à gauche, tenant une couronne dans la main tendue à droite et une branche de palmier dans la main gauche. British Museum 8.44g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Grèce Datation : 196 avant J.C. Matière : Or Gens : Quinctia Référence : RRC 548/1a Variante : Légende du revers de bas en haut Référence : RRC 548/1b Numismatica Ars Classica 8.53g Un des témoignages les plus prégnant et prestigieux du passage et de l’oeuvre de Flamininus en Grèce est son monnayage d’or frappé à son effigie. Seuls 10 exemplaires de ces statères nous sont parvenus. Quatre conservés dans les cabinets des médailles de Paris, Londres, Berlin, Athènes, et six dans des collections privées. Ces émissions monétaires reprennent le calibre du statère attique avec un poids moyen de 8,53 grammes. Au droit, on trouve le portrait de Titus Quinctius Flamininus vers la droite, représenté barbu sur le mode du général en campagne, dans la force de l’âge. Les joues sont nettes et bien délimitées, le nez fort et aquilin, le menton fuyant, la pomme d’Adam saillante. Au revers, on trouve une représentation de la déesse Nikè, la Victoire, tenant dans la main une palme du vainqueur, et de l’autre une couronne qu’elle semble poser sur le nom du général inscrit au génitif sous la forme « T. QVINCTI ». Cinq coins différents ont été utilisés pour émettre ces monnaies. F. de Callataÿ suppose que loin d’être simplement une émission honorifique, il s’agissait d’une monnaie qui circulait en dehors des cercles des officiers et dignitaires de l’armée romaine en souvenir de la victoire de 197. Il estime qu’environ 100 000 de ces monnaies d’or furent frappées, mais ce chiffre semble largement exagéré au vu de l’utilité réelle de la monnaie d’or sur le marché de la consommation courante dans l’Antiquité. Ce monnayage fit couler beaucoup d’encre, car il s’agissait de la première représentation d’un général romain sur une monnaie de son vivant. Il faut en effet attendre par la suite l’époque d’activité de Jules César ou de Marc-Antoine pour retrouver une telle représentation personnalisée et portraiturée dans la monnaie romaine. L’influence hellénistique à l’oeuvre dans la conception de cette frappe exceptionnelle ne fait aucun doute chez les historiens modernes, tant et si bien qu’il ne s’agit d’ailleurs pas, selon plusieurs d’entre-eux, d’une monnaie strictement romaine. Ces frappes reprennent en effet beaucoup des canons de la monnaie macédonienne contemporaine, et notamment les émissions de Philippe V de Macédoine, à la différence près que Titus Quinctius ne porte aucun insigne royal, comme le diadème. J. M. C. Toynbee formule même l’hypothèse que les graveurs ayant réalisé le coin étaient en fait issus d’ateliers travaillant pour la dynastie antigonide : au-delà même des ressemblances avec les portraits de Philippe et de ceux – plus tardifs – de Persée, l’imagerie de la Nikè était de fait courante depuis le monnayage d’Alexandre le Grand. La maladresse de réalisation du « Q », ressemblant à un rhô grec, appuie par ailleurs cette interprétation. L’utilisation du type monétaire de la victoire ailée courante chez les souverains macédoniens renvoie selon les historiens à une signification multiple : affirmation et exaltation de ses exploits militaires à Cynoscéphales, affirmation de l’éthos guerrier aristocratique romain (reposant sur la virtus et la gloria), affirmation de sa propre individualité et personnalité grâce au portrait hellénistique dirigée à la fois vis-à-vis des Grecs qui doivent reconnaître son autorité, mais aussi vis-à-vis du Sénat, en tant que jeune imperator. Le proconsul s’inscrit donc dans la lignée des rois hellénistiques sur le plan idéologique, faisant de la victoire militaire la preuve de sa légitimité politique et de la faveur des dieux dans les paradigmes helléniques. (Source Wikipédia) Titus Quinctius Flamininus, (né en 229 av. J.-C.- vers 174 av. J.-C.) est un homme politique et général romain. Issu d’une ancienne famille patricienne de Rome, la gens Quinctia, il entre sur la scène politique au cours des guerres puniques et des guerres de Macédoine. Au cours de sa carrière fulgurante, obtenant le consulat avant 30 ans, il évince Philippe V de Macédoine de Grèce et fait de Rome un interlocuteur incontournable des relations inter-étatiques et géopolitiques en Méditerranée orientale. Du fait de sa victoire, il fut le premier Romain à proclamer, en 196 av. J.-C., la liberté des cités grecques. Il est passé dans la postérité et dans l’imagerie collective comme l’incarnation du général philhellène, cultivé, rationnel et connaisseur des enjeux locaux et des rapports de force qui traversaient le monde grec. Il est l’objet d’une des Vies Parallèles de Plutarque. Enregistrer Enregistrer Enregistrer
1038QU – Quadrans Quinctia – Titus Quinctius Flaminius

1038QU – Quadrans Quinctia – Titus Quinctius Flaminius Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : T. Q. ROMA (Titus Quinctius. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 3.9g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 126 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Quinctia Références : RRC 267/4 – B.5 (Quinctia) – Syd.506b Identité du Monétaire Le monétaire qui a frappé cette pièce est généralement considéré comme Titus Quinctius Flamininus, probablement le fils du consul de 150 av. J.-C. (également nommé Titus Quinctius Flamininus) ou le fils du consul de 123 av. J.-C., bien que les liens généalogiques précis ne soient pas toujours fermes pour les monétaires républicains. Son importance réside moins dans sa propre carrière (qui n’était probablement qu’au début de son cursus honorum au moment de la frappe) que dans sa volonté de célébrer un ancêtre beaucoup plus célèbre. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Quinctius Flamininus. Monétaire vers 620 (134 av. J.-C.) Ce magistrat est le petit-fils du conquérant de la Macédoine. T. Quinctius Flamininus, père du monétaire dont-il va être question est cité en l’an 580 (174 av. J.-C.) pour avoir fait célébrer de grandes fêtes à Rome, en l’honneur des victoires de son père sur Philippe de Macédoine; il fut consul en 604 (150 av. J.-C.). T. Quinctius Flamininus le monétaire, fut lui-même consul en 631 (123 av. J.-C.) avec Q. Metellus Balearicus. Sur son denier, nous voyons comme symboles l’apex, ou bonnet de flamine, allusion au nom de Flamininus, et le bouclier macédonien qui rappelle la conquête de la Macédoine. Les Dioscures sont aussi un souvenir du voeu fait par le conquérant de la Macédoine au temple de Delphes, après la victoire qu’il ne remporta qu’avec le secours de ses alliés divins. M. Caecilius Metellus fit de même, pour des souvenirs de famille, placer un bouclier macédonien sur ses espèces.
1037QU – Triens Quinctia – Titus Quinctius Flaminius

1037QU – Triens Quinctia – Titus Quinctius Flaminius Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite; derrière marque de valeur composée de quatre globules. Revers : T. Q. ROMA (Titus Quinctius. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur composée de quatre globules. Bibliothèque nationale de France 5.73g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 126 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Quinctia Références : RRC 267/3 – B.4 (Quinctia) – Syd.506a Identité du Monétaire Le monétaire qui a frappé cette pièce est généralement considéré comme Titus Quinctius Flamininus, probablement le fils du consul de 150 av. J.-C. (également nommé Titus Quinctius Flamininus) ou le fils du consul de 123 av. J.-C., bien que les liens généalogiques précis ne soient pas toujours fermes pour les monétaires républicains. Son importance réside moins dans sa propre carrière (qui n’était probablement qu’au début de son cursus honorum au moment de la frappe) que dans sa volonté de célébrer un ancêtre beaucoup plus célèbre. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Quinctius Flamininus. Monétaire vers 620 (134 av. J.-C.) Ce magistrat est le petit-fils du conquérant de la Macédoine. T. Quinctius Flamininus, père du monétaire dont-il va être question est cité en l’an 580 (174 av. J.-C.) pour avoir fait célébrer de grandes fêtes à Rome, en l’honneur des victoires de son père sur Philippe de Macédoine; il fut consul en 604 (150 av. J.-C.). T. Quinctius Flamininus le monétaire, fut lui-même consul en 631 (123 av. J.-C.) avec Q. Metellus Balearicus. Sur son denier, nous voyons comme symboles l’apex, ou bonnet de flamine, allusion au nom de Flamininus, et le bouclier macédonien qui rappelle la conquête de la Macédoine. Les Dioscures sont aussi un souvenir du voeu fait par le conquérant de la Macédoine au temple de Delphes, après la victoire qu’il ne remporta qu’avec le secours de ses alliés divins. M. Caecilius Metellus fit de même, pour des souvenirs de famille, placer un bouclier macédonien sur ses espèces.
1036QU – Semis Quinctia – Titus Quinctius Flaminius

1036QU – Semis Quinctia – Titus Quinctius Flaminius Avers : Anépigraphe Tête laurée de Saturne à droite, derrière marque de valeur S. Revers : T. Q. ROMA (Titus Quinctius. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur S. British Museum 9.64g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 126 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Quinctia Références : RRC 267/2 – B.3 (Quinctia) – Syd.506 Identité du Monétaire Le monétaire qui a frappé cette pièce est généralement considéré comme Titus Quinctius Flamininus, probablement le fils du consul de 150 av. J.-C. (également nommé Titus Quinctius Flamininus) ou le fils du consul de 123 av. J.-C., bien que les liens généalogiques précis ne soient pas toujours fermes pour les monétaires républicains. Son importance réside moins dans sa propre carrière (qui n’était probablement qu’au début de son cursus honorum au moment de la frappe) que dans sa volonté de célébrer un ancêtre beaucoup plus célèbre. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Quinctius Flamininus. Monétaire vers 620 (134 av. J.-C.) Ce magistrat est le petit-fils du conquérant de la Macédoine. T. Quinctius Flamininus, père du monétaire dont-il va être question est cité en l’an 580 (174 av. J.-C.) pour avoir fait célébrer de grandes fêtes à Rome, en l’honneur des victoires de son père sur Philippe de Macédoine; il fut consul en 604 (150 av. J.-C.). T. Quinctius Flamininus le monétaire, fut lui-même consul en 631 (123 av. J.-C.) avec Q. Metellus Balearicus. Sur son denier, nous voyons comme symboles l’apex, ou bonnet de flamine, allusion au nom de Flamininus, et le bouclier macédonien qui rappelle la conquête de la Macédoine. Les Dioscures sont aussi un souvenir du voeu fait par le conquérant de la Macédoine au temple de Delphes, après la victoire qu’il ne remporta qu’avec le secours de ses alliés divins. M. Caecilius Metellus fit de même, pour des souvenirs de famille, placer un bouclier macédonien sur ses espèces.
1111QU – Denier Quinctia – Tiberius Quinctius

1111QU – Denier Quinctia – Tiberius Quinctius Avers : Anépigraphe Buste héroïque et lauré d’Hercule à gauche, vu de trois quarts en arrière, vêtu de la léonté, tenant la massue levée sur l’épaule. Revers : TI – Q // D. S. S (Tiberius Quinctius// de Senatus Sententia, Tibère Quinctius// selon les vœux du Sénat) Desultor galopant à gauche, tenant un second cheval; un rat tourné à droite ou à gauche sous les chevaux; derrière le cavalier, une lettre de contrôle. British Museum 3.83g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 112-111 avant J.C. Matière : Argent Gens : Quinctia Références : RRC 297/1 – B.6 (Quinctia) Comme pour le denier de la gens Marcia, le revers de ce denier fait référence à la création des “ludi Apollinares” en 212 avant J.-C. Ces jeux, qui se déroulaient du 6 au 13 juillet, comportaient des courses de chevaux. Le desultor est un cavalier acrobate qui devait passer d’un cheval à l’autre pendant une course. Pour M. Crawford, avec ce type de représentation et la base inscrite en creux, nous pourrions avoir affaire à une statue qui se trouvait dans un temple. Cette opinion semble renforcée par la présence de l’inscription qui se rencontre couramment sur les monuments. Néanmoins ce type de monument n’est pas répertorié dans les principaux ouvrages consacrés aux monuments de Rome. Le monétaire Tiberius Quinctius ou Quinctilius pourrait avoir été questeur comme le laisse entrevoir la légende (Q). Au droit, le buste d’Hercule pourrait être celui de Reate, connu sous le nom d’Hercules Respiciens. La présence du rat sous l’attelage ne doit pas être rapprochée avec le cognomen supposé du monétaire, Tiberius Quinctius Trogus. En dernier lieu, nous devons faire remarquer les communautés stylistiques qui peuvent être remarquées au niveau du droit entre le denier de Tiberius Quinctius et celui de Lucius Cæsius, frappé la même année, mais avec le buste d’Apollon/Jupiter ou Véjovis, représenté de la même inhabituelle manière, vu de trois quarts en arrière. La présence du rat au revers de ce denier est un élément qui a suscité des interprétations diverses parmi les numismates. Initialement, il a été suggéré que le rat pourrait être une allusion au cognomen (surnom) du monétaire Tibère Quinctius, en particulier si son cognomen avait été « Trogus » (qui pourrait être lié au mot grec pour « rongeur »). Cependant, des études plus récentes indiquent que cette association n’est probablement pas correcte. En fait, la présence du rat sur cette monnaie est généralement considérée comme un différent du magistrat monétaire. Dans la numismatique romaine républicaine, les « différents » sont de petits symboles ou lettres ajoutés aux types principaux pour distinguer les émissions de différents ateliers, les séries de frappe, ou les magistrats monétaires responsables. Le rat, dans ce cas, servirait donc de marque de contrôle pour identifier spécifiquement cette émission de Tibère Quinctius. Bien que son symbolisme exact au-delà de sa fonction de marque de contrôle ne soit pas toujours clair, il est important de noter que de nombreux symboles animaux ou objets étaient utilisés de cette manière sur les monnaies romaines pour des raisons pratiques de gestion de la production monétaire. On sait que la gens Quinctia était une famille patricienne influente dans la République romaine, ayant souvent occupé de hautes fonctions. Bien qu’il y ait eu de nombreux membres notables de cette famille tout au long de l’histoire romaine, les informations spécifiques sur ce Tibère Quinctius, en tant que monétaire, sont principalement dérivées de ses émissions monétaires. Les choix iconographiques du denier, tels que le buste d’Hercule à l’avers et le desultor avec les chevaux au revers, reflètent probablement les traditions familiales de la gens Quinctia ou des références à des événements publics ou religieux importants de l’époque, comme les Ludi Apollinares (Jeux Apollinaires). Le rôle de Tibère Quinctius était donc crucial pour la production monétaire de son temps, et ses pièces nous fournissent des indices précieux sur les aspects économiques, politiques et culturels de la fin de la République romaine. Variante 1 du denier Quinctia avec le rat au revers tourné à gauche : Références : RRC 297/1a – B.6 (Quinctia) – Syd.563 British Museum 3.83g Ci-dessous un tableau des différentes combinaisons de cette variante, lettre latine associée ou non à un globule en périphérie, que j’ai pu observer (cliquez sur le X pour visualiser le cliché) : Variante 2 du denier Quinctia avec le rat au revers tourné à droite : Références : RRC 297/1b – B.6 (Quinctia) – Syd.563 British Museum 3.97g Ci-dessous un tableau des différentes combinaisons de cette variante, lettre latine associée ou non à un globule en périphérie, que j’ai pu observer (cliquez sur le X pour visualiser le cliché) : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Ti. Quinctius Trogus. Monétaire vers 650 (104 av. J.-C.) Le denier qui suit porte simplement TI. Q. Le prénom de Tiberius ne se trouve mentionné par les historiens ni dans la famille Quinctia ni dans la famille Quinctilia. Cavedoni a remarqué que le rat qui figure au revers, comme symbole, est une allusion au cognomen du monétaire; il s’agit donc d’un personnage surnommé Mus ou Trogus. Varron mentionne un Titus Quinctius Trogus qui fut accusé par M. Sergius; à moins d’admettre une faute dans le texte de Varron, ce n ‘est pas à ce personnage que se rapporte notre denier qui porte Tiberius et non Titus, mais ce pourrait être à un autre membre de sa famille inconnu dans l’histoire, et ces indices autorisent à attribuer le denier en question plutôt à un Quinctius qu’à un Quinctilius.L’inscription De senatus sententiâ indique que le denier a été frappé dans des conditions extraordinaires, en vertu d’un décret spécial du Sénat; le denier de Ti. Quinctius Trogus est peut-être le premier, chronologiquement, sur lequel il soit fait mention de l’autorité sénatoriale. On ne trouve sur aucune autre pièce cette mention en légende incuse qui rappelle les premiers deniers de Rome où le mot ROMA est également gravé en creux. Nous ne savons à quel fait se rapporte le buste d’Hercule et l’éphèbe qui conduit deux chevaux :
1035QU – Denier Quinctia – Titus Quinctius Flaminius

1035QU – Denier Quinctia – Titus Quinctius Flaminius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, coiffée du casque ailé; derrière la tête, apex (coiffe religieuse de flamine); sous le menton, marque de valeur (XVI). Revers : T Q // ROMA (Titus Quinctius // Rome) Les Dioscures, Castor et Pollux (les Gémeaux) à cheval, se séparant de chaque côté; ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline transversale; dans le champ au milieu, un bouclier macédonien. British Museum 4g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 126 avant J.C. Matière : Argent Gens : Quinctia Références : RRC 267/1 – B.2 (Quinctia) – Syd.505 👤 Identité du Monétaire Le monétaire qui a frappé cette pièce est généralement considéré comme Titus Quinctius Flamininus, probablement le fils du consul de 150 av. J.-C. (également nommé Titus Quinctius Flamininus) ou le fils du consul de 123 av. J.-C., bien que les liens généalogiques précis ne soient pas toujours fermes pour les monétaires républicains. Son importance réside moins dans sa propre carrière (qui n’était probablement qu’au début de son cursus honorum au moment de la frappe) que dans sa volonté de célébrer un ancêtre beaucoup plus célèbre. 🌟 L’Ancêtre Célébré Ce denier est un exemple de la manière dont les familles nobles romaines utilisaient la monnaie pour glorifier leurs ancêtres illustres. Le monétaire met en avant son illustre aïeul, le général Titus Quinctius Flamininus (vers 229 – vers 174 av. J.-C.), le grand héros de la famille. Élément du Monétaire (126 av. J.-C.) Référence à l’Ancêtre Célébré (Général) Inscription T Q (Titus Quinctius) Partage le même nom que le général victorieux. Apex (Bonnet de Flamine) sur l’avers Référence probable au cognomen Flamininus, qui dérive de flamen (prêtre romain). Bouclier Macédonien sur le revers Symbole direct de la victoire du général Titus Quinctius Flamininus sur Philippe V de Macédoine à la bataille de Cynoscéphales en 197 av. J.-C., qui mit fin à la deuxième guerre de Macédoine. Les Dioscures (Castor et Pollux) sur le revers Pourraient faire référence à une tradition selon laquelle le général fit un sacrifice aux Dioscures après sa victoire, ou à la symbolique générale de la protection divine et de la victoire. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Quinctius Flamininus. Monétaire vers 620 (134 av. J.-C.) Ce magistrat est le petit-fils du conquérant de la Macédoine. T. Quinctius Flamininus, père du monétaire dont-il va être question est cité en l’an 580 (174 av. J.-C.) pour avoir fait célébrer de grandes fêtes à Rome, en l’honneur des victoires de son père sur Philippe de Macédoine; il fut consul en 604 (150 av. J.-C.). T. Quinctius Flamininus le monétaire, fut lui-même consul en 631 (123 av. J.-C.) avec Q. Metellus Balearicus. Sur son denier, nous voyons comme symboles l’apex, ou bonnet de flamine, allusion au nom de Flamininus, et le bouclier macédonien qui rappelle la conquête de la Macédoine. Les Dioscures sont aussi un souvenir du voeu fait par le conquérant de la Macédoine au temple de Delphes, après la victoire qu’il ne remporta qu’avec le secours de ses alliés divins. M. Caecilius Metellus fit de même, pour des souvenirs de famille, placer un bouclier macédonien sur ses espèces. Lieux de découverte (215 exemplaires)