1640JU – Denier Brutus – Quintus Caepio Brutus

1640JU – Denier Brutus – Quintus Caepio Brutus Avers : LEIBERTAS (Libertas, La Liberté) Tête de Libertas (la Liberté) à droite. Revers : Q CAEPIO BRVTVS PR. COS (Quintus Caepio Brutus proconsul) Trépied delphien entre une hache à sacrifice et un simpulum. British Museum 3.92g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Lycie? Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Servilia et Junia Références : RRC 501/1 – B.34 (Junia) – Syd.1287 Ce denier est une monnaie chargée de symboles politiques et culturels, frappée dans un contexte de guerre civile totale. Voici une analyse détaillée de son symbolisme et du cadre historique de son émission. 1. Contexte Historique : La lutte pour la République (43-42 av. J.-C.) Après l’assassinat de Jules César aux Ides de Mars en 44 av. J.-C., Brutus et Cassius s’enfuient vers l’Orient. Ils y lèvent des armées et des fonds pour affronter les héritiers de César (Octave et Marc Antoine). Un atelier militaire itinérant : Cette monnaie n’est pas frappée à Rome, mais par un atelier monétaire suivant Brutus dans ses déplacements, probablement en Asie Mineure ou dans le nord de la Grèce (Macédoine). Le besoin de légitimité : Brutus doit payer ses légions, mais il veut aussi convaincre le monde romain que sa cause est juste. La monnaie devient alors son principal outil de propagande. 2. Analyse du Symbolisme L’Avers : Libertas (La Liberté) La tête de la déesse Libertas (avec la légende LEIBERTAS) est le symbole central de la cause des conjurés. Le message politique : Pour Brutus, l’assassinat de César n’était pas un crime, mais un acte de libération. En plaçant la Liberté sur ses pièces, il se présente comme le « Vindex Libertatis » (le vengeur de la liberté) contre la tyrannie. L’orthographe archaïque : L’utilisation de « LEIBERTAS » au lieu de « LIBERTAS » renvoie aux anciennes traditions de la République, soulignant le conservatisme idéologique de Brutus. Le Revers : La Lyre et l’Apollonisme Le revers montre une lyre entre un plectre et une branche de laurier. Ces attributs sont directement liés au dieu Apollon. Le cri de ralliement : Lors de la bataille de Philippes (42 av. J.-C.), le mot d’ordre donné par Brutus à ses troupes était « Apollon ». Le dieu était perçu comme le protecteur des arts, de la civilisation et de l’ordre face à ce que les Républicains considéraient comme la « barbarie » et l’arbitraire du Triumvirat. La Campagne Lycienne : Certains numismates suggèrent que la lyre fait référence à la Confédération Lycienne (en Turquie actuelle), que Brutus a soumise. Apollon était une divinité majeure dans cette région. La Légende : CAEPIO BRVTVS PRO COS Q. Caepio Brutus : Brutus avait été adopté par son oncle maternel, Quintus Servilius Caepio. Bien qu’il soit resté célèbre sous le nom de Marcus Junius Brutus, il utilise ici son nom officiel d’adoption. PRO COS (Proconsul) : Cette mention est cruciale. Elle affirme que Brutus exerce un commandement légal accordé par le Sénat, contrairement à ses adversaires qu’il considère comme des usurpateurs. 3. Synthèse idéologique Contrairement au célèbre denier EID MAR qui célèbre l’acte violent (les poignards), ce denier est plus subtil. Il cherche à ancrer l’action de Brutus dans la piété religieuse (Apollon), la légitimité institutionnelle (Proconsul) et les valeurs ancestrales de Rome (Libertas). Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Caepio Brutus Ce personnage célèbre était fils de M. Junius Brutus et de Servilia, soeur de Q. Servilius Caepio. Né dans l’automne de l’an 666 (8e av. J.-C.), il fut adopté par son oncle Q. Servilius Caepio, et c’est en raison de cette adoption qu’on voit figurer sur les monnaies de Brutus des souvenirs de la gens Servilia. Sur ses espèces, qu ‘il fit frapper, soit comme proconsul soit comme imperator, il prend simplement le nom de Brutus ou celui de Q. Caepio Brutus. En 705 (49 av. J.-C.), lorsqu’éclata la guerre civile entre César et Pompée, Brutus, bien que démocrate, se déclara pour le parti aristocratique; l’année suivante, il se distingua à Dyrrachium contre les troupes de César; après Pharsale il ne dut son salut qu’à la clémence du vainqueur. Réfugié à Larissa, il résolut de quitter le parti pompéien et il écrivit à César pour solliciter son pardon. Non seulement il l’obtint, mais dès l’an 708, il fut nommé gouverneur de la Gaule Cisalpine. Rentré à Rome l’année suivante, il répudia sa femme Claudia pour épouser Porcia, soeur de Caton. En 710 (44 av. J.-C.). Brutus était préteur urbain et César lui avait promis le gouvernement de la Macédoine ; il ne s’en joignit pas moins à C. Cassius pour conspirer contre la vie du dictateur qui tomba sous le poignard des assassins le 15 mars 710 (44 av. J.-C.). Le Sénat pardonna aux meurtriers, mais l’ attitude de Marc Antoine fit comprendre à Brutus que le futur triumvir se disposait à venger le dictateur. Brutus partit pour Athènes avec l ‘intention de prendre possession du gouvernement de la Macédoine dont il s ’empara grâce au secours en argent que lui fournit le questeur M. Appuleius. Maisle Sénat avait, dans l’intervalle, assigné la Macédoine à Marc Antoine qui y envoya son frère, C. Antonius, en qualité de préteur, mais avec les pouvoirs proconsulaires ; ce dernier tomba entre les mains de Brutus qui le fit mettre à mort. D’autre part, Octave, en août 711 (43 av. J.-C.), obtint du Sénat la condamnation des meurtriers de César. La guerre était devenue nécessaire : Brutus prit le titre d’ imperalor et fit, à Sardes, sa jonction avec Cassius. On se battit d’abord sur mer, et finalement, dans l’automne de 712 (42 av. J.-C.), à Philippes, où Brutus et Cassius furent vaincus. Brutus désespéré se perça de son poignard. Les emblèmes qui figurent sur les monnaies de Brutus rappellent que le tyrannicide se prétendait le restaurateur de la liberté du peuple romain. Tantôt son nom n’est suivi d’aucun titre ; tantôt il prend, comme C. Cassius, le titre de proconsul ; celles-ci ont été frappées
1411JU – Denier Brutus – Caius Servilius Ahala

1411JU – Denier Brutus – Caius Servilius Ahala Avers : BRVTVS Tête nue et barbue de Brutus l’ancien à droite. Revers : AHALA Tête nue et barbue d’Ahala à droite. Bibliothèque nationale de France 3.98g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 54 avant J.C. Matière : Argent Gens : Junia et Servilia Références : RRC 433/2 – B.30 (Junia) – Syd.907 Le message véhiculé par ce denier est l’un des plus puissants et des plus explicites de toute la numismatique romaine. En frappant cette monnaie en 54 av. J.-C., Marcus Junius Brutus ne se contente pas d’honorer ses ancêtres ; il délivre un véritable manifeste politique. Voici les trois axes principaux de son message : 1. La légitimité par le sang (L’héritage) Brutus rappelle à l’élite romaine et au peuple qu’il est l’héritier des deux plus grands « libérateurs » de l’histoire de Rome : Côté paternel : Lucius Junius Brutus, qui a chassé le roi Tarquin le Superbe et fondé la République. Côté maternel : Caius Servilius Ahala, qui a tué le tyran potentiel Spurius Maelius. Le message : « La protection de la liberté coule dans mes veines. » 2. Un avertissement contre l’autocratie En 54 av. J.-C., le Premier Triumvirat (César, Pompée et Crassus) domine la vie politique, menaçant l’équilibre républicain. En affichant ces visages, Brutus envoie un avertissement clair aux dirigeants de l’époque : Rome est une République née de l’expulsion des rois, et elle restera ainsi. C’est une déclaration de résistance face à l’ambition personnelle. 3. La défense de la Libertas Contrairement à d’autres monnaies qui célébraient des victoires militaires, celle-ci célèbre un idéal civil. Le message est que le meurtre d’un tyran n’est pas un crime, mais un acte de piété envers la patrie. C’est une justification idéologique du « tyrannicide » qui prendra tout son sens dix ans plus tard, lors de l’assassinat de Jules César. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Caepio Brutus. Ce personnage célèbre était fils de M. Junius Brutus et de Servilia, soeur de Q. Servilius Caepio. Né dans l’automne de l’an 666 (88 av. J.-C.), il fut adopté par son oncle Q. Servilius Caepio, et c’est en raison de cette adoption qu’on voit figurer sur les monnaies de Brutus des souvenirs de la gens Servilia. Sur ses espèces, qu ‘il fit frapper, soit comme proconsul soit comme imperator, il prend simplement le nom de Brutus ou celui de Q. Caepio Brutus.En 705 (49 av. J.-C.), lorsqu’éclata la guerre civile entre César et Pompée, Brutus, bien que démocrate, se déclara pour le parti aristocratique; l’année suivante, il se distingua à Dyrrachium contre les troupes de César ; après Pharsale il ne dut son salut qu’à la clémence du vainqueur. Réfugié à Larissa, il résolut de quitter le parti pompéien et il écrivit à César pour solliciter son pardon. Non seulement il l’obtint, mais dès l’an 708, il fut nommé gouverneur de la Gaule Cisalpine. Rentré à Rome l’année suivante, il répudia sa femme Claudia pour épouser Porcia, soeur de Caton. En 710 (44 av. J.-C). Brutus était préteur urbain et César lui avait promis le gouvernement de la Macédoine ; il ne s’en joignit pas moins à C. Cassius pour conspirer contre la vie du dictateur qui tomba sous le poignard des assassins le 15 mars 710 (44 av. J.-C.).Le Sénat pardonna aux meurtriers, mais l’ attitude de Marc Antoine fit comprendre à Brutus que le futur triumvir se disposait à venger le dictateur. Brutus partit pour Athènes avec l ‘intention de prendre possession du gouvernement de la Macédoine dont il s ’empara grâce au secours en argent que lui fournit le questeur M. Appuleius. Mais le Sénat avait, dans l’intervalle, assigné la Macédoine à Marc Antoine qui y envoya son frère, C. Antonius, en qualité de préteur, mais avec les pouvoirs proconsulaires ; ce dernier tomba entre les mains de Brutus qui le fit mettre à mort. D’autre part, Octave, en août 711 (43 av. J.-C.), obtint du Sénat la condamnation des meurtriers de César. La guerre était devenue nécessaire : Brutus prit le titre d’ imperator et fit, à Sardes, sa jonction avec Cassius. On se battit d’abord sur mer, et finalement, dans l’automne de 712 (42 av. J.-C.), à Philippes, où Brutus et Cassius furent vaincus. Brutus désespéré se perça de son poignard.Les emblèmes qui figurent sur les monnaies de Brutus rappellent que le tyrannicide se prétendait le restaurateur de la liberté du peuple romain. Tantôt son nom n’est suivi d’aucun titre ; tantôt il prend, comme C. Cassius, le titre de proconsul ; celles-ci ont été frappées en Macédoine par le proquesteur L. Sestius. Tantôt enfin, Brutus prend le titre d’imperator ; ces dernières sont frappées par ses lieutenants en Orient, avant la bataille de Philippes : P. Cornélius Lentulus Spinther, C. Flavius Hemicillus, Pedanius Costa, L. Plaetorius Cestianus, M. Servilius, et C. Servilius Casca. Lieux de découverte (143 exemplaires)
1410JU – Denier Brutus – Quintus Caepio Brutus

1410JU – Denier Brutus – Quintus Caepio Brutus Avers: LIBERTAS Tête de Libertas (la Liberté) à droite avec collier et boucle d’oreille; le front orné d’un bijou. Revers : BRVTVS Le consul Lucius Junius Brutus l’Ancien marchant à gauche entre deux licteurs, précédé de l’accensus; la hache du dernier licteur est pointée vers le bas. British Museum 4.11g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 54 avant J.C. Matière : Argent Gens : Junia et Servilia Références : RRC 433/1 – B.31 et 32 (Junia) – Syd.906 Le message politique et idéologique porté par ce denier est l’un des plus explicites et des plus puissants de l’histoire numismatique romaine. En 54 av. J.-C., Marcus Junius Brutus ne se contente pas de frapper monnaie ; il publie un véritable manifeste républicain. 1. La revendication d’un héritage tyrannicide Le message principal est celui de la généalogie politique. En faisant figurer son ancêtre, Lucius Junius Brutus (le premier consul de Rome en 509 av. J.-C.), Brutus rappelle au peuple que le sang qui coule dans ses veines est celui de l’homme qui a expulsé le dernier roi de Rome, Tarquin le Superbe. Le message caché : « Ma famille a fondé la République en détruisant la monarchie ; je suis le gardien naturel de cette tradition. » 2. L’exaltation de la Libertas Le choix de la personnification de Libertas (la Liberté) sur l’avers n’est pas anodin. À cette époque, le climat politique à Rome est étouffant : le Premier Triumvirat (César, Pompée, Crassus) monopolise le pouvoir. Le message caché : La liberté n’est pas un concept abstrait, c’est l’essence même de Rome que les puissants actuels menacent. Brutus se positionne comme le champion de cette liberté face aux ambitions personnelles. 3. La légitimité par les institutions (Imperium) Le revers montre le consul entouré de ses licteurs et de son accensus. Cette mise en scène insiste sur l’ordre légal et républicain. Le message caché : Le pouvoir légitime est celui qui est encadré par la loi et les magistratures élues, symbolisées par les faisceaux des licteurs. C’est une critique directe contre ceux qui tentent d’exercer un pouvoir hors des structures traditionnelles (pouvoirs extraordinaires, armées privées). Une ironie historique tragique Le message de cette monnaie est presque prophétique. Dix ans plus tard, en 44 av. J.-C., Brutus passera de la propagande à l’acte en assassinant Jules César. On retrouve sur ce denier de 54 av. J.-C. toute la structure mentale qui le poussera au meurtre : Le culte des ancêtres. L’horreur de la royauté. Le devoir sacré de protéger la Libertas. Variante avec la légende LIBRETAS au revers. Bibliothèque nationale de France Bibliothèque nationale de France Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Caepio Brutus. Ce personnage célèbre était fils de M. Junius Brutus et de Servilia, soeur de Q. Servilius Caepio. Né dans l’automne de l’an 666 (88 av. J.-C.), il fut adopté par son oncle Q. Servilius Caepio, et c’est en raison de cette adoption qu’on voit figurer sur les monnaies de Brutus des souvenirs de la gens Servilia. Sur ses espèces, qu ‘il fit frapper, soit comme proconsul soit comme imperator, il prend simplement le nom de Brutus ou celui de Q. Caepio Brutus.En 705 (49 av. J.-C.), lorsqu’éclata la guerre civile entre César et Pompée, Brutus, bien que démocrate, se déclara pour le parti aristocratique; l’année suivante, il se distingua à Dyrrachium contre les troupes de César ; après Pharsale il ne dut son salut qu’à la clémence du vainqueur. Réfugié à Larissa, il résolut de quitter le parti pompéien et il écrivit à César pour solliciter son pardon. Non seulement il l’obtint, mais dès l’an 708, il fut nommé gouverneur de la Gaule Cisalpine. Rentré à Rome l’année suivante, il répudia sa femme Claudia pour épouser Porcia, soeur de Caton. En 710 (44 av. J.-C). Brutus était préteur urbain et César lui avait promis le gouvernement de la Macédoine ; il ne s’en joignit pas moins à C. Cassius pour conspirer contre la vie du dictateur qui tomba sous le poignard des assassins le 15 mars 710 (44 av. J.-C.).Le Sénat pardonna aux meurtriers, mais l’ attitude de Marc Antoine fit comprendre à Brutus que le futur triumvir se disposait à venger le dictateur. Brutus partit pour Athènes avec l ‘intention de prendre possession du gouvernement de la Macédoine dont il s ’empara grâce au secours en argent que lui fournit le questeur M. Appuleius. Mais le Sénat avait, dans l’intervalle, assigné la Macédoine à Marc Antoine qui y envoya son frère, C. Antonius, en qualité de préteur, mais avec les pouvoirs proconsulaires ; ce dernier tomba entre les mains de Brutus qui le fit mettre à mort. D’autre part, Octave, en août 711 (43 av. J.-C.), obtint du Sénat la condamnation des meurtriers de César. La guerre était devenue nécessaire : Brutus prit le titre d’ imperator et fit, à Sardes, sa jonction avec Cassius. On se battit d’abord sur mer, et finalement, dans l’automne de 712 (42 av. J.-C.), à Philippes, où Brutus et Cassius furent vaincus. Brutus désespéré se perça de son poignard.Les emblèmes qui figurent sur les monnaies de Brutus rappellent que le tyrannicide se prétendait le restaurateur de la liberté du peuple romain. Tantôt son nom n’est suivi d’aucun titre ; tantôt il prend, comme C. Cassius, le titre de proconsul ; celles-ci ont été frappées en Macédoine par le proquesteur L. Sestius. Tantôt enfin, Brutus prend le titre d’imperator ; ces dernières sont frappées par ses lieutenants en Orient, avant la bataille de Philippes : P. Cornélius Lentulus Spinther, C. Flavius Hemicillus, Pedanius Costa, L. Plaetorius Cestianus, M. Servilius, et C. Servilius Casca. Lieux de découverte (175 exemplaires)
1298SE – Denier Servilia – Caius Servilius

1298SE – Denier Servilia – Caius Servilius Avers : ROMA Tête laurée d’Apollon à droite, les cheveux longs tombant sur la nuque; derrière un lituus surmonté d’une lettre (A ou B) sous le menton marque de valeur (XVI). Revers : C SERVEIL (Caius Servilius) Cavalier bondissant à gauche, le manteau flottant, tenant une javeline transversale de la main droite et un bouclier orné d’un M de la main gauche, transperçant un cavalier ennemi debout à droite, brandissant une épée de la main droite et un bouclier de la main gauche. British Museum 3.93g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 82-80 avant J.C. Matière : Argent Gens : Servilia Références : RRC 370/1 – B.7 (Servilia) 👤 Identité du Monétaire (C. Serveilius) Caractéristique Détails Nom complet C. Serveilius (souvent associé à la branche Vatia ou Augur, bien que RRC 370/1 soit une émission de « restitution »). Période d’activité Vers 82-80 av. J.-C. Contexte Émission réalisée sous l’autorité de Lucius Cornelius Sulla Felix (Sylla) durant la période des Guerres Civiles. L’émission est considérée comme une restitution d’un denier plus ancien (RRC 264/1) frappé par C. Serveilius Vatia vers 127 av. J.-C. Famille (Gens) Gens Servilia, une famille plébéienne mais très ancienne et influente à Rome, avec plusieurs branches importantes, dont les Vatii. 🖼️ Lien avec le Revers (La Bataille Équestre) La scène de combat à cheval au revers de la monnaie (un cavalier combattant un adversaire dont le bouclier est marqué de la lettre M) est une référence directe à un ancêtre illustre de la Gens Servilia : Marcus Servilius Pulex Geminus (Consul en 202 av. J.-C.). Les historiens romains rapportent que cet ancêtre s’était distingué en remportant vingt-trois combats singuliers (duels). La lettre M sur le bouclier sert à identifier l’ancêtre victorieux (Marcus). En frappant ce denier, le monétaire C. Serveilius, comme c’était l’usage à la fin de la République, cherchait à glorifier l’histoire et le prestige militaire de sa famille (la Gens Servilia). Variante 1 avec la lettre A au droit. Références : RRC 370/1a – Syd.720 British Museum 3.93g Variante 2 avec la lettre B au droit. Références : RRC 370/1b – Syd.720 British Museum 4.02g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Serveilius. Monétaire vers 631 (123 av. J.-C.) Ce monétaire se confond souvent dans les textes avec C. Serveilius Augur dont nous venons de retracer l’histoire. Ils étaient contemporains et descendaient l’un et l’autre de M. Servilius qui fut tribun militaire en 573, pontife en 584 (181 et 170 av. J.-C.). C’est peut-être le monétaire dont il est ici question, que Cicéron désigne comme gouverneur de Sicile vers 650 (104 av. J.-C.) et qui fut exilé. Mais il est difficile de démêler les faits qui se rapportent aux deux C. Serveilius de cette époque.Les types des deux deniers de C. Serveilius sont en l’honneur de son bisaïeul M. Servilius C. f. P. n. Pulex Geminus, augure, puis consul en 552 (202 av. J.-C.), membre des commissions agraires dans les années suivantes. Tite Live et Plutarque rapportent qu’il fut couvert de blessures dans vingt-trois combats singuliers dont il sortit vainqueur. La lettre M. initiale de son prénom (Marcus) marquée sur son bouclier, suffit à le distinguer de son adversaire. Le lituus ou bâton augural est au droit, en souvenir des fonctions d’augure que M. Servilius Pulex exerça pendant plus de quarante ans. Les épis qui figurent au revers du quadrans rappellent qu’il fut membre des commissions agraires. Lieux de découverte (32 exemplaires)
1167CA – Denier Calpurnia – Lucius Calpurnius Piso Cæsoninus

1167CA – Denier Calpurnia – Lucius Calpurnius Piso Cæsoninus Avers : PISO./ CAEPIO./ Q (Piso Cæpio Quæstores, Piso Caepio questeurs) Tête laurée de Saturne à droite; derrière, une harpé. Revers : AD. FRV. EMV. / EX. S.C (Ad frumentum emundum / Ex senatus consulto, Pour l’acquisition de grains / Avec l’accord du Sénat) Les deux questeurs, drapés, assis à gauche sur un banc entre un épi de blé et un grain d’orge. Bibliothèque nationale de France 3.96g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 100 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Calpurnia et Servilia Références : RRC 330/1 – B.5 (Calpurnia) Ce denier a été frappé par deux questeurs agissant de concert, probablement sous l’autorité d’un décret du Sénat (Ex Senatus Consulto), pour financer l’achat de blé (Ad Frumentum Emundum) lors d’une crise frumentaire. Les monétaires représentés, bien que désignés comme des questeurs, sont les suivants : 1. Q. Servilius Caepio Nom Complet : Quintus Servilius Caepio Famille : Issu de la prestigieuse gens Servilia. Il était le fils du consul de 106 av. J.-C. du même nom, célèbre pour avoir été vaincu et tué lors de la bataille d’Orange (Arausio) en 105 av. J.-C. Carrière : Il a servi comme questeur en 100 av. J.-C. (le rôle sous lequel il frappe cette monnaie). Il est surtout connu pour sa participation aux guerres civiles de la République tardive. Il fut exécuté par les Sullanistes en 90 ou 89 av. J.-C. Détail Numismatique : Il est l’ancêtre du célèbre Marcus Junius Brutus (l’un des assassins de César), qui fera plus tard allusion à ses ancêtres sur ses propres monnaies. 2. C. Calpurnius Piso Caesoninus Nom Complet : Caius Calpurnius Piso Caesoninus Famille : Appartenait à la gens Calpurnia. Carrière : Il a également servi comme questeur en 100 av. J.-C. Son nom est associé à l’une des lois les plus importantes concernant le blé (Lex Frumentaria) de l’époque. Il a atteint le consulat en 67 av. J.-C. Détail Numismatique : La frappe de cette monnaie témoigne de son rôle dans l’administration des affaires frumentaires (approvisionnement en blé) de Rome. Signification de la Monnaie Le revers de ce denier est tout à fait explicite : Représentation : Les deux questeurs sont assis côte à côte sur une banquette (subsellium) de magistrat, encadrés par des épis de blé, symbolisant leur fonction. Légende : PISO CAEPIO Q. / AD FRV EMV EX S C (Piso et Caepio, Questors. Pour l’achat de blé, par décret du Sénat). C’est un exemple notable où les monétaires ne célèbrent pas des ancêtres mythiques ou des victoires militaires, mais illustrent leur action civique contemporaine ordonnée par le Sénat, ce qui est assez rare à cette époque. Variante 1 avec la marque de contrôle au-dessous de la légende CAEPIO (LesDioscures.com relève trois symboles différents : Arc, flèche et trident.) Références : RRC 330/1a – Syd.603 British Museum 4.05g Variante 2 avec la marque de contrôle au-dessus de la tête de Saturne. Références : RRC 330/1b – Syd.603a British Museum 3.96g Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Calpurnius Piso Coesoninus. Questeur vers 654 (100 av. J.-C.) Le denier décrit plus bas porte les noms de Piso et de Caepio, qualifiés de quaestores ad frumentum emendum, ex senatus consullo. Recherchant quels pouvaient être ces deux questeurs, Cavedoni cite ce passage de l’auteur anonyme des livres ad C. Herennium (I. 12,21) : Cum L. Salurninus legem frumentariam de semissibus el trientibus laturus essel, Q. Coepio, qui id temporis quoeslor urbanus eraL docuit senatum oerarium pâli non posse largitionem iantam. La questure de Q. Servilius Coepio dont il est ici question ne peut coïncider qu’avec le premier ou le second tribunat de L. Saturninus, qui tombent, le premier en 651 (103 av. J.-C.) et le second en 654 (100 av. J.-C.). Nous avons par conséquent la date de l’émission de notre denier, date qui s’adapte parfaitement avec le passage cité plus haut. Le collègue de Q. Servilius Coepio dans la questure urbaine, et qui n’est mentionné que par son cognomen Piso, ne peut être que L. Calpurnius Piso Cæsoninus, que nous voyons, dirigeant une manufacture d’armes à Rome pendant la guerre des Marses: il était le fils d’un personnage du même nom qui fut consul en 642 (112 av. J.-C.) et qui combattit pour repousser l’invasion des Cimbres. Nous parlerons de Q. Servilius Cæpio, à la famille Servilia. Il est probable, comme le pense Mommsen que le Sénat avait accordé aux questeurs urbains des fonds extraordinaires pour l’achat des blés que la guerre de Sicile avait fait renchérir. A cette occasion, le Sénat fit frapper une grande quantité de ces deniers, dans l’intention de montrer ses efforts pour livrer au peuple le blé à meilleur compte. Cæpio, nous dit le texte cité plus haut, fit remarquer au Sénat que ces largesses allaient épuiser le trésor public. La tête de Saturne qui figure au droit du denier avec la harpe, emblème de ce dieu, fait allusion à l’oerarium Saturai dont la garde était confiée aux questeurs et qui livrait ses trésors pour l’émission décrétée par le Sénat ; au revers, on voit les deux questeurs assis sur leur subsellium, et ayant, à côté d’eux, des épis qui rappellent les circonstances que nous venons de raconter ; un type analogue se voit sur les deniers de M. Fannius et L. Critonius qui ont frappé comme édiles plébéiens, en l’an 710 (44 av. J.-C.), et ceux de L. Sulpicius Platorinus. Henri de Longpérier a consacré une intéressante étude aux insignes de la questure, qui figurent sur les médailles dont il s’agit ici, ainsi que sur quelques monnaies de Macédoine frappées à l’époque de la domination romaine. Lieux de découverte (140 exemplaires)
1163SE – Denier Servilia – Publius Servilius Rullus

1163SE – Denier Servilia – Publius Servilius Rullus Avers : RVLLI (Rullus) Buste de Minerve à gauche, coiffée du casque attique avec cimier et l’égide. Revers : P. SERVILI. M. F (Publius Servilius Marci Filius, Publius Servilius fils de Marcus) Victoire dans un bige au pas à droite, tenant une palme de la main gauche et les rênes de la main droite; sous les chevaux, P (Publice). British Museum 3.9g INDICE DE RARETE : 3 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 100 avant J.C. Matière : Argent Gens : Servilia Références : RRC 328/1 – B.14 (Servilia) – Syd.601 Le monétaire responsable de l’émission de ce denier est Publius Servilius M.f. Rullus. Voici les informations connues à son sujet : 🏛️ Identité et Contexte Nom Complet : Publius Servilius Marci filius Rullus (Publius Servilius, fils de Marcus, Rullus). Famille (Gens) : Il appartenait à la Gens Servilia, une des plus anciennes et plus influentes familles patriciennes de Rome, qui a donné de nombreux consuls et magistrats à la République. Date d’activité : Il a exercé sa fonction de monétaire ( triumvir monetalis ) en 100 av. J.-C., à l’atelier de Rome. 💰 La Fonction de Monétaire À cette époque, les triumviri monetales (collège de trois magistrats) étaient chargés de superviser la frappe de la monnaie. Ils utilisaient souvent les pièces pour promouvoir leur famille (leur gens) ou leur carrière politique future. 🖼️ Signification des Types Monétaires (Avers et Revers) Le choix des motifs sur la pièce de P. Servilius Rullus est très probablement une référence à l’histoire et aux succès de sa famille : Avers (Minerve) : La tête de Minerve (déesse de la guerre stratégique et de la sagesse) pourrait être une allusion aux succès militaires de ses ancêtres. Revers (Victoire en Bige) : La Victoire ( Victoria ) conduisant un bige est un motif qui célèbre classiquement un triomphe militaire ou une victoire de la famille Servilia. Il a été suggéré que le type de revers fasse spécifiquement référence à une victoire militaire de la Gens Servilia. 📜 Postérité Politique (Le rôle dans l’histoire) On sait malheureusement peu de choses sur la carrière ultérieure de ce P. Servilius M.f. Rullus après son mandat de monétaire, qui est souvent la première étape d’un cursus honorum (carrière politique). Il est parfois confondu avec un autre Publius Servilius Rullus qui fut un tribun de la plèbe controversé en 63 av. J.-C. (célèbre pour sa loi agraire à laquelle Cicéron s’opposa fortement), mais ces deux hommes sont considérés comme des individus distincts, appartenant probablement à la même famille mais de générations différentes. Le P dans le champ du revers serait une abréviation pour « ex argento publico » (avec l’argent public) d’après David Sear. Pour H. A. Seaby, P serait l’abréviation de « publice »; et ce denier constituerait une émission spéciale réalisée à partir de fonds prélevés sur le trésor public. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Servilius M. f. Rullus. Monétaire vers 665 (89 av. J.-C.) Nous connaissons par les textes un personnage du nom de P. Servilius P. f. Rullus tribun du peuple en l’an 691 (03 av. J.-C.). C’est l’auteur de la Servilia lex combattue par Cicéron. On ne peut attribuer à ce P. Servilius Rullus le denier qui suit, puisque le monétaire est dit fils d’un Marcus; mais il s’agit sans doute de son père qui s’appelait aussi P. Servilius Rullus et dont parle Pline. P. Servilius M. f. Rullus parait avoir été magistrat monétaire en même temps que M. Lucilius Rufus et L. Sentius C. f. La lettre P (publicè), au revers, a le même sens que les formules ex argento publico, argento publico ou de aere publico, que nous avons déjà constatées sur d’autres monnaies, et dont nous avons donné l’interprétation, en montrant qu’elles se rapportent au monnayage abondant décrété par la loi Papiria-Plautia, pour faire face aux frais de la guerre Sociale. Lieux de découverte (532 exemplaires)
1162SE – Denier Servilia – M. Servilius

1162SE – Denier Servilia – M. Servilius Avers : Anépigraphe Tête de Rome à droite, coiffée du casque ailé; derrière, lettre greque de contrôle. Revers : M. SERVILI. C. F. (Marcus Servilius Marci Filius, Marcus Servilius fils de Marcus) Deux soldats engageant le combat. Le premier, à gauche, est à pied, son cheval sur sa gauche, le second est en selle à droite. A l’exergue, lettre latine de contrôle. British Museum 4.03g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 100 avant J.C. Matière : Argent Gens : Servilia Références : RRC 327/1 – B.13 (Servilia) 🧑⚖️ Le Monétaire M. Servilius C.f. (vers 100 av. J.-C.) Le monétaire M. Servilius C.f. (Marcus Servilius, fils de Gaius) a frappé ce denier vers 100 av. J.-C. à Rome. Bien que sa carrière politique personnelle ne soit pas abondamment documentée en dehors de son rôle de monétaire, il est un membre important de la prestigieuse gens Servilia et son monnayage est un acte de propagande familiale clair. 🏛️ Ascendance et Famille Père : Il est très probablement le fils de C. Servilius Vatia, un autre monétaire (vers 127 av. J.-C., RRC 264/1) qui a également émis des pièces illustrant les exploits militaires de leur ancêtre. Frère probable : Il serait le frère de P. Servilius C.f. M.n. Vatia Isauricus, une figure politique majeure de la fin de la République romaine, qui fut consul en 79 av. J.-C. et se distingua par sa victoire contre les pirates isauriens. ⚔️ L’Héritage Célébré sur la Pièce Le type de revers, montrant deux soldats désarmés se battant à pied (avec leurs chevaux en arrière-plan), est une référence directe à un illustre aïeul de la famille : L’Ancêtre : Marcus Servilius Pulex Geminus (consul en 202 av. J.-C.). L’Exploit : Selon Tite-Live, ce Marcus Servilius était un héros militaire qui aurait vaincu 23 ennemis en combat singulier (duels) au cours de la Seconde Guerre Punique et des guerres macédoniennes, sortant toujours vainqueur et couvert de blessures. La Signification : En représentant cet exploit, le monétaire M. Servilius C.f. cherchait à rappeler la vertu militaire (la virtus) de sa famille, renforçant ainsi le prestige de la gens Servilia à une époque de forte compétition politique. C’est un excellent exemple de la façon dont les magistrats monétaires de la République romaine utilisaient l’émission de monnaie pour diffuser le cursus honorum et les légendes de leur famille. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Servilius C. f. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) Ce magistrat est le fils de C. Servilius M. f. Augur, dont nous avons donné plus haut les médailles; il était par conséquent le frère de P. Servilius Vatia Isauricus. Velleius Paterculus nous apprend qu’il combattait à côté de son frère en 672 (82 av. J.-C.) dans l’armée des optimates. On ne sait pas autre chose sur sa carrière. Son denier fait, comme ceux de C. Serveilius, allusion au courage extraordinaire de M. Servilius Pulex Geminus, consul en 552 (202 av. J.-C.). C’est évidemment un des combats héroïques de ce personnage qui se trouve représenté ici. M. Serveilius fut peut-être magistrat monétaire en même temps que L. Thorius Balbus. Lieux de découverte (126 exemplaires)
1024SE – Denier Servilia – Caius Servilius Vatia

1024SE – Denier Servilia – Caius Servilius Vatia Avers : ROMA Tête de Rome à droite, coiffée du casque ailé, sous le menton marque de valeur (XVI); un lituus derrière la tête . Revers : C. SER(VE)IL (Caius Serveilius) Cavalier bondissant à gauche, le manteau flottant, tenant une javeline transversale de la main droite et un bouclier orné d’un M de la main gauche, transperçant un cavalier ennemi debout à droite, brandissant une épée de la main droite et un bouclier de la main gauche. British Museum 3.99g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 127 avant J.C. Matière : Argent Gens : Servilia Références : RRC 264/1 – B.5 (Servilia) – Syd.483 Le monétaire responsable de l’émission de cette monnaie est Caius Servilius Vatia. 👤 Identité et Période Nom Complet: Caius Servilius Vatia Fonction: Triumvir Monetalis (magistrat monétaire), l’un des trois responsables de la frappe des monnaies. Date d’Activité: Vers 127 av. J.-C. Gens (Famille): Gens Servilia, une famille plébéienne (issue de la branche Vatia) mais ancienne et très influente. 🏛️ Références Familiales sur la Monnaie Le type monétaire de C. Servilius Vatia est particulièrement célèbre parce qu’il sert à la glorification de sa famille, comme c’était souvent le cas sous la République : Le Revers (La Bataille Équestre): Le combat singulier entre deux cavaliers fait référence au grand-père du monétaire, Marcus Servilius Pulex Geminus (consul en 202 av. J.-C.). Les historiens romains rapportent que cet ancêtre se serait illustré en remportant vingt-trois combats singuliers. La lettre M (pour Marcus) inscrite sur le bouclier de l’un des cavaliers permet de l’identifier comme l’ancêtre victorieux. L’Avers (Le Lituus): Le lituus (bâton augural) derrière la tête de Roma commémore la fonction d’Augure exercée par le même Marcus Servilius Pulex Geminus. 🌟 Postérité Politique Caius Servilius Vatia était un membre d’une famille au destin politique important. Selon les recherches de M. Crawford, il est considéré comme : Le père de Publius Servilius Vatia Isauricus (consul en 79 av. J.-C. et censeur), une figure majeure de la fin de la République. Bien que la vie de C. Servilius Vatia lui-même soit moins documentée que celle de son fils illustre, son rôle en tant que monétaire lui a permis de diffuser une puissante propagande familiale et d’assurer le prestige de la Gens Servilia pour les générations futures. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Serveilius. Monétaire vers 631 (123 av. J.-C.) Ce monétaire se confond souvent dans les textes avec C. Serveilius Augur dont nous venons de retracer l’histoire. Ils étaient contemporains et descendaient l’un et l’autre de M. Servilius qui fut tribun militaire en 573, pontife en 584 (181 et 170 av. J.-C.). C’est peut-être le monétaire dont il est ici question, que Cicéron désigne comme gouverneur de Sicile vers 650 (104 av. J.-C.) et qui fut exilé. Mais il est difficile de démêler les faits qui se rapportent aux deux C. Serveilius de cette époque. Les types des deux deniers de C. Serveilius sont en l’honneur de son bisaïeul M. Servilius C. f. P. n. Pulex Geminus, augure, puis consul en 552 (202 av. J.-C.), membre des commissions agraires dans les années suivantes. Tite Live et Plutarque rapportent qu’il fut couvert de blessures dans vingt-trois combats singuliers dont il sortit vainqueur. La lettre M. initiale de son prénom (Marcus) marquée sur son bouclier, suffit à le distinguer de son adversaire. Le lituus ou bâton augural est au droit, en souvenir des fonctions d’augure que M. Servilius Pulex exerça pendant plus de quarante ans. Lieux de découverte (118 exemplaires)
931SE – Denier Servilia – Caius Servilius

931SE – Denier Servilia – Caius Servilius Avers : ROMA Tête casquée de Rome à droite; derrière, une couronne et marque de valeur (XVI). Revers : C.SERVEILI.M.F (Caius Servilius Marci filius, Caius Servilius fils de Marc) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, se séparant de chaque côté. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline transversale. British Museum 4.02g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 136 avant J.C. Matière : Argent Gens : Servilia Références : RRC 239/1 – B.1 (Servilia) – Syd.525 Ce denier à l’iconographie traditionnelle présente plusieurs nouveautés, à savoir, le passage de ROMA du revers au droit sous la tête de la déesse avec l’adjonction d’une couronne. Au revers, les Dioscures sont maintenant représentés de trois quarts de face divergeant. C’est aussi la première fois que la marque XVI fait son apparition sur un denier, modifiant la valeur du denier de 10 à 16 as, sans altération de poids ou de titre, correspondant à une dévaluation de 40% environ. Notre magistrat ne peut pas être le Caius Servilius qui fut assassiné à Ausculum en 91 avant J.-C. Dans le monnayage de l’année 136 avant J.-C., Caius Servilius est associé à Cnæus Lucretius Trio et Lucius Antestius Gragulus. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Serveilius M. f. Augur. Monétaire vers l’an 630 (124 av. J.-C.) Mommsen pense que ce monétaire est C. Servilius M. f.,père de P. Servilius C. f. M. n. Vatia Isauricus. Il fut augure, préteur et peut-être gouverneur de la Sicile vers l’an 6,0 (104 av. J.-C.). Il se porta plus tard comme accusateur de L. Lucullus vers 652 (102 av. J .-C.) et il le força de s’expatrier. Accusé par les fils de ce dernier, il fut acquitté ; mais plus tard il périt assassiné à Asculum en 664 (90 av. J.-C.). Il avait épousé Caecilia, fille de Q. Metellus Macedonicus, et il en eut deux fils : M. Servilius C. f., qui fut plus tard monétaire, comme nous le verrons, et P. Servilius C. f. Vatia Isauricus, consul en 67, (79 av. J.-C.).C. Serveilius Augur prit sur son denier le type des Dioscures, les jumeaux Castor et Pollux, probablement à cause du surnom de Geminus qui fut porté par plusieurs de ses ancêtres directs, à partir de P. Servilius Geminus consul en 502 (252 av. J.-C.). La couronne de laurier se rapporte à quelque succès remporté par un des aïeux du monétaire. Le style du denier de C. Servilius M. f. Augur est tout à fait caractéristique ; la tête de la déesse Rome a beaucoup de rapport avec celle du denier de T. Cloulius. Lieux de découverte (403 exemplaires)