1198AN – Triens Anonyme

1198AN – Triens Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite, derrière marque de valeur composée de quatre globules. Revers : L·P·D·A·P Proue de navire dans le champ, au-dessous marque de valeur composée de quatre globules. Bibliothèque nationale de France 4.93g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 91 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonymes Références : RRC 338/3 – Syd.678b Signification de l’inscription L.P.D.A.P. Cette monnaie est célèbre pour la légende unique présente au revers. L’abréviation L·P·D·A·P signifie : « Lege Papiria De Assis Pondere » (En vertu de la loi Papiria sur le poids de l’As) Cette émission commémore l’adoption de la Lex Papiria (vers 91 av. J.-C.). Cette loi a officiellement réduit le poids standard de l’As du système oncial (env. 27g) au système semi-oncial (env. 13,5g). Contexte historique : Cette réduction drastique du poids permettait à l’État romain de frapper deux fois plus de monnaie avec la même quantité de bronze. Cette mesure d’urgence visait probablement à financer la Guerre sociale (91–88 av. J.-C.) qui éclata cette même année contre les alliés italiens de Rome.
1184PO – Triens Poblicia – Caius Publicius Malleolus

1184PO – Triens Poblicia – Caius Publicius Malleolus Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite, au-dessus marque de valeur composée de quatre globules. Revers : ROMA (Rome) Proue de navire à droite, au-dessus un marteau. Bibliothèque nationale de France 6.98g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 96 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Poblicia Référence : RRC 335/6 – Syd.616b 👤 Focus sur C. Publicius Malleolus Le Cognomen (Surnom) et le Marteau : Son cognomen, Malleolus, est un diminutif du mot latin malleus, qui signifie marteau ou maillet. Le petit marteau que l’on voit au droit de la monnaie, au-dessus de la tête de Mars, est un symbole éponyme (jeu de mots sur son nom de famille) utilisé comme marque personnelle. Contexte Familial et Carrière Politique : Il appartient à la gens Publicia, une famille qui a connu son apogée entre le IIIe siècle av. J.-C. et le début du Ier siècle av. J.-C. La frappe de la monnaie (vers 95-92 av. J.-C.) correspond à l’une des premières étapes du cursus honorum (la carrière politique romaine) qu’il a franchie en tant que triumvir monetalis. Il est probablement le même Caius Publicius Malleolus qui devint questeur en 80 av. J.-C. en Cilicie, sous le proconsul Gnaeus Cornelius Dolabella. Controverse et Fin de Vie : Son mandat de questeur ne fut pas sans histoire. Il se serait rendu coupable de prévarication et de concussion (malversations, extorsion de fonds) au détriment des habitants locaux. Il semble qu’après s’être considérablement enrichi, il soit mort de manière suspecte en Cilicie, ou à tout le moins prématurément. L’historien et orateur Cicéron accusera plus tard son successeur, Verrès, du meurtre de Malleolus (peut-être une hyperbole rhétorique, mais cela souligne la nature trouble des affaires dans les provinces à cette époque). Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Ce magistrat est probablement le personnage du même nom qui fut questeur de Cn. Dolabella en Cilicie, et qui mourut dans l’exercice de cette charge en 674 (80 av. J.-C.). Il fut triumvir monétaire avec A. Postumius Albinus Sp. f. et L. Caecilius Metellus. Les deniers de ces magistrats ont été copiés par les insurgés italiotes de la guerre des Marses. Le marteau ou maillet que l’on voit sur un grand nombre de ces pièces est le symbole du nom de Mallealus. Les autres emblèmes qui figurent sur ces monnaies font allusion à la guerre Sociale et aux événements qui en marquèrent le cours : la dea Roma est assise sur des monceaux d’armes, en signe de la victoire de Rome sur les cités italiotes insurgées. La tête de Mars, et non de la déesse Rome, sur les deniers n. 6 et 8, est aussi une allusion à la guerre. Le héros qu’on voit au revers des mêmes médailles est peut-être le Génie du peuple romain, venant de pacifier l’Italie. La tablette, au revers du denier n. 6, peut indiquer la loi Plautia-Papiria, ou la loi Pompeia, décrétées toutes deux en 665 (89 av.J.-C).
1174PO – Triens Pomponia – Lucius Pomponius Molo

1174PO – Triens Pomponia – Lucius Pomponius Molo Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite; au-dessus, quatre points. Revers : (LP)O(MP). ROMA (Lucius Pomponius. Rome) Proue de navire à droite, devant quatre points. Bibliothèque nationale de France 9.61g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 97 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Pomponia Références : RRC 334/4 – B.3 (Pomponia) – Syd.608b 👤 Le Monétaire : L. Pomponius Molo Nom Complet : Lucius Pomponius Molo Fonction : Triumvir Monetalis (magistrat monétaire) Date d’activité : Vers 97 av. J.-C. Malheureusement, en tant qu’individu, L. Pomponius Molo est peu connu par les sources historiques. Les monétaires de cette époque étaient souvent de jeunes hommes au début de leur carrière politique (cursus honorum), et leurs noms n’apparaissaient pas toujours dans les grands récits historiques, sauf s’ils atteignaient des magistratures supérieures (comme le consulat) plus tard, ce qui n’est pas le cas documenté pour lui. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Pomponius Molo. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) Ce personnage est inconnu dans l’histoire et l’on ne voit pas que le cognomen Molo ait été porté par un autre. Son denier est fort intéressant parce qu’il fait allusion aux prétentions des Pomponii qui se disaient descendus de Pompo, fils de Numa. La tête d ‘Apollon figure au droit, et au revers on voit un sacrifice à ce dieu offert par le roi Numa lui-même. D’après les rites romains, le pontife devait toujours avoir la tête voilée; ici, la tête de Numa n’est pas recouverte d’une draperie, ce qui indique que le sacrifice du bouc est accompli selon les rites grecs. Cavedoni qui a fait cette remarque, cite un passage de Tite Live qui la confirme : Senatus consultum factum est, ut decemviri sacra graeco ritu facerent Apollini bove aurato et capris duabus albis auratis. Ce texte se rapporte à l’an 542 (212 av. J.-C.) et prouve que les sacrifices graeco ritu continuèrent longtemps à être en usage à Rome. Le denier de L. Pomponius Molo a une grande analogie de fabrique avec le denier frappé par le collège composé de L. Caecilius Metellus, C. Poblicius Malleolus et A. Postumius Albinus.
1100LI – Triens Licinia – Publius Licinius Nerva
Avers : P. NERVA (Publius Nerva) Tête de Minerve à droite, au-dessus quatre points. Revers : ROMA (Rome) Proue de navire dans le champ, devant quatre points. Datation : 113-112 avant J.C. Matière : Bronze Atelier : Rome Gens : Licinia Références : RRC 292/3 – B.9 (Licinia) Indice de rareté : 10+ Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Licinius Nerva. Monétaire vers 644 (110 av. J.-C.). Cohen a attribué à la famille Silia les pièces qui suivent et qui ont en légende P. Nerva. Le cognomen Nerva a été porté, en effet, par des Silii, mais beaucoup plus tard que l’époque à laquelle se rapportent les monnaies dont nous allons nous entretenir. Le premier des Silii que l’histoire mentionne avec ce surnom, est P. Silius P. f. Nerva, consul en 734 (20 av. J.-C.). L’attribution faite par Cohen et les anciens numismastistes ne repose donc sur aucun fondement. C’est Mommsen qui a reconnu que les pièces en question doivent être classées à la famille Licinia . Il les attribue à P. Licinius Nerva, préteur en Sicile, en 651 (103 av. J.-C.). Dès lors, le type du denier qu’on n’expliquait,jusqu’ici, que fort imparfaitement, devient très clair : un des ancêtres du monétaire, C. Licinius Crassus, tribun du peuple en 609 (145 av. J.-C.), rassembla le premier le peuple dans une enceinte clôturée (soeptum) à l’occasion des votes par comices ; et un peu plus tard, en 614 (140 av. J.-C.), fut introduit le bulletin de vote. La médaille n° 7 représente le pont élevé à quelque hauteur au-dessus du sol, qui aboutissait à l’urne de vote, et sur lequel une seule personne pouvait passer à la fois. « Un citoyen qui est encore sur les marches de l’estrade, et dont on ne voit que la partie supérieure du corps, reçoit des mains du rogator son bulletin de vote, pendant qu’un autre citoyen, déjà monté sur l’estrade, dépose son vote dans l’urne placée sur un piédestal. Les lignes parallèles qui se voient par derrière, et le siège dont on aperçoit la partie inférieure sont, d’après l’ingénieuse explication de Cavedoni, les cordes tendues qui séparaient les tribus les unes des autres, et le siège ou le banc des tribuns ». Un type du même genre et non moins curieux se voit sur un denier de L. Hostilius Saserna . On n’a pas encore expliqué, jusqu’ici les symboles qui se trouvent au revers des monnaies de bronze. Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer Enregistrer
1094FO – Triens Fonteia – Caius Fonteius

1094FO – Triens Fonteia – Caius Fonteius Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite, au-dessus marque de valeur composée de quatre globules. Revers : C. FO(NT) / ROMA (Calus Fonteius. Rome) Proue de navire dans le champ, devant marque de valeur composée de quatre globules. Bibliothèque nationale de France 10.91g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 114-113 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Fonteia Références : RRC 290/4 – B.4 (Fonteia) Le Monétaire : Caius Fonteius Période d’activité : Il a exercé la fonction de triumvir monetalis (magistrat monétaire) vers 114-113 av. J.-C. La Gens Fonteia : Caius Fonteius appartenait à la Gens Fonteia, une famille plébéienne (roturière) de la République romaine. Origine : Cette famille était originaire de Tusculum, une ville du Latium très proche de Rome. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Fonteius. Monétaire vers 642 (112 av. J.-C.) Mommsen croit que cet officier monétaire pourrait être le Fonteius dont nous ne connaissons pas le prénom et qui périt à Asculum en 663 (91 av. J.-C.) au commencement de la guerre Sociale. Le denier de C. Fonteius présente, au droit, la tête bifrons de Fons ou Fontus, fils de Janus, l’ancêtre légendaire de la gens Fonteia et dont les fêtes appelées Fontinalia se célébraient le 13e jour du mois d’octobre. Le navire qui figure au revers du denier, et l’ancre qui est au revers de l’as paraissent rappeler les fonctions navales de l’un des ancêtres de la famille, P. Fonteius Capito, qui fut préteur en Sardaigne en 585 (169 av. J.-C.) et commandant de la flotte romaine dans cette île.
1088CI – Triens Cipia – Marcus Cipius

1088CI – Triens Cipia – Marcus Cipius Avers : M. CIPI. M. F. (Marcus Cipius Marci filius) Tête de Minerve à droite, au-dessus marque de valeur composée de quatre globules. Revers : ROMA (Rome) Proue de navire, dans le champ marque de valeur composée de quatre globules. Bibliothèque nationale de France 7.41g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 115-114 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Cipia Références : RRC 289/3 – B.4 (Cipia) Le Monétaire : M. Cipius M. f. Période de Fonction : En tant que Triumvir Monetalis (magistrat monétaire), il a exercé ses fonctions vers 115-114 av. J.-C. La Gens Cipia : La famille Cipia (parfois orthographiée Cispia) était une famille plébéienne peu connue et non sénatoriale dans l’histoire de la République romaine. Fonctions Connues : Ce Marcus Cipius pourrait être le même personnage qui fut plus tard Tribun de la plèbe puis Questeur vers 63 av. J.-C., ce qui témoigne d’une carrière politique au-delà de la seule magistrature monétaire. L’Énigme du Gouvernail Le détail le plus intéressant concernant ce monétaire est le symbole qu’il a choisi pour sa monnaie : le gouvernail (rudder), qui apparaît sous le bige au revers du denier. Symbole Personnel : Le gouvernail était manifestement l’emblème personnel de M. Cipius, ou de sa famille. Lien Historique (l’anecdote) : Selon les écrits de l’antiquité (notamment ceux de Festus et Cicéron), ce Marcus Cipius pourrait être la personne surnommée « le Ronfleur » (stertinius en latin). On lui attribuait le dicton : « Non omnibus dormio » (Je ne dors pas pour tout le monde), signifiant qu’il faisait semblant de dormir uniquement pour permettre à sa femme de se livrer librement à l’adultère sans le déranger. Bien que cette anecdote prête à sourire, elle est rapportée comme étant liée à ce monétaire. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille, peu connue, n’était pas sénatoriale. Un seul de ses membres, M. Cipius, fils d’un autre Marcus, a rempli les fonctions de magistrat monétaire, et Cavedoni fixe la fabrication de ses espèces, à l ‘an 650 (164 av. J.-C.). Leur style, en effet, et la place occupée par le nom du monétaire, au droit, indiquent à peu près cette époque ; nous les plaçons vers l’an 660 (94 av. J.-C.), en les attribuant à Cipius un dont parlent Festus et Cicéron et qui était surnommé le ronfleur . Ce personnage prêtait à rire en répétant ce dicton : non omnibus dormio; il s’endormait, disait-il, seulement pour sa femme, afin de la laisser se livrer librement à l’adultère. C’est lui sans doute qui fut tribun du peuple, puis questeur en 691 (63 av. J.-C.). Nous n’avons rien à dire des types des monnaies de M. Cipius sinon que le gouvernail était son emblème; on le voit au revers du denier et il est reproduit seul dans le champ du semis, à la place de la proue. Peut-être que les pièces sans nom de monétaire qui portent le gouvernail comme emblème se rapportent à un membre inconnu de la gens Cipia .
1079CU – Triens Curtia – Quintus Curtius

1079CU – Triens Curtia – Quintus Curtius Avers : CN. DOMI Tête de Minerve à droite, au-dessus marque de valeur composée de quatre globules. Revers : M. SILA. Q. CVRTI (Marcus Silanus. Quintus Curtius) L’égide de Minerve ornée d’une tète de Méduse au centre. Andrew McCabe INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 116-115 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Sergia, Domitia et Curtia Références : RRC 285/4 – B.4 (Curtia) Les Monétaires Le collège monétaire de cette période était composé de trois individus. Le denier RRC 285/2 porte le nom de deux d’entre eux : Q. Curtius (Quintus Curtius), dont le nom est inscrit sur l’avers (Q•CVRT). Il appartenait à la gens Curtia. M. Silanus (Marcus Silanus), dont le nom est inscrit au revers (M•SILA). Il est généralement identifié comme Marcus Junius Silanus (il appartenait à la gens Junia). Le troisième monétaire de ce collège, qui a frappé d’autres types de monnaie en même temps, était Cn. Domitius Ahenobarbus. Contexte historique et symbolisme Les monétaires de la République romaine utilisaient souvent les types monétaires (les images et légendes) pour honorer leur famille (gens) ou pour se référer à des événements historiques ou mythologiques qui leur étaient liés. Q. Curtius : La gens Curtia était une famille d’origine patricienne ou plébéienne. Le nom de Curtius sur l’avers est une simple désignation du magistrat. On suppose que ce Quintus Curtius pourrait être le père d’un homonyme mentionné par Cicéron. M. Silanus (Marcus Junius Silanus) : Le revers, qui représente Jupiter dans un quadrige, fait probablement allusion à un ancêtre illustre de la gens Junia (la famille de Silanus). La présence du lituus (le bâton recourbé de l’augure) au-dessus du quadrige est une allusion claire au rôle religieux qu’un ancêtre de Marcus Silanus a pu jouer en tant qu’augure. Marcus Junius Silanus est peut-être le fils de Marcus Junius Silanus, qui fut consul en 109 av. J.-C. Il est à noter que l’émission de ce collège monétaire (incluant le RRC 285/1) est parfois suggérée par certains spécialistes (comme Eckhel) pour avoir été frappée en dehors de Rome (en Italie du Nord par exemple), peut-être par des triumvirs chargés d’établir une colonie, bien que l’atelier de Rome soit l’hypothèse la plus courante pour l’atelier principal. Photo adapté de Nachträge und Berichtigungen zur Münzkunde der römischen Republik, Max Bahrfeldt, 1918. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Bien que d’origine patricienne, la gens Curtia qui compte dans ses rangs le célèbre chef des Sabins au temps de Romulus, Metius Curtius, est restée assez obscure ; un seul de ses membres parvint consulat: au c est C. Curtius Philo, consul en 309 (445 av. J.-C). Cicéron parle d’un Q. Curtius, ami de Verrès, qui avait le titre de judex quaestionis en 683 (71 av. J.-C.) ; citons encore C. Curtius Peducaeanus, tribun du peuple en 697 (57 av. J.-C.). Un seul membre de cette famille occupa la charge de monétaire. C’est Q. Curtius qui fut triumvir vers 640 (114 av. J.-C.) avec M. Junius Silanus et Cn. Domitius Ahenobarbus. C’est probablement le père de Q. Curtius mentionné par Cicéron. Eckhel conjecture que Q. Curtius, M. Silanus et Cn. Domitius furent des triumvirs chargés d’établir dans quelque province une colonie où ils auraient frappé leurs médailles. Ce qui confirme cette opinion, ce sont les types des pièces de bronze qui sont étrangers à l’atelier du Capitole, et paraissent appartenir à des villes d’Asie-Mineure; en outre la fabrique des deniers est souvent barbare. (Cf. Domilia et Junia.) Galerie d’image : REP-10672 Collection Bibliothèque nationale de France Poids 9.67g
1042CA – Triens Caecilia – Caius Cæcilius Metellus Caprarius

1042CA – Triens Caecilia – Caius Cæcilius Metellus Caprarius Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite, derrière marque de valeur composée de quatre globules. Revers : C·METEL (Caius Metellus.) Proue de navire à droite; devant marque de valeur composée de quatre globules, au-dessus une tête d’éléphant. Bibliothèque nationale de France 5.59g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 125 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Caecilia Référence : RRC 269/3 Le Monétaire : Caius Caecilius Metellus Caprarius Information Détail Nom complet Caius Caecilius Q.f. Q.n. Metellus Caprarius Période d’activité République romaine (IIe siècle av. J.-C.) Fonction monétaire Triumvir aere argento auro flando feriundo (Responsable de la frappe des monnaies) vers 125 av. J.-C. (date de la frappe du denarius RRC 269/1) Principales magistratures Consul en 113 av. J.-C. Censeur en 102 av. J.-C. (avec son cousin Q. Caecilius Metellus Numidicus) Carrière Politique Caius Caecilius Metellus Caprarius a suivi la voie politique traditionnelle des nobles romains : Service Militaire : Il a servi sous Scipion Émilien lors du siège de Numance vers 133 av. J.-C. Préture : Il a été préteur vers 117 av. J.-C. Consulat (113 av. J.-C.) : Il atteint la plus haute magistrature de la République. Gouvernorat et Triomphe : Il a été proconsul en Thrace de 112 à 111 av. J.-C., où il a remporté une victoire qui lui a valu l’honneur d’un Triomphe à Rome. Censure (102 av. J.-C.) : Il achève sa carrière avec la censure, une magistrature très prestigieuse. Le cognomen Caprarius est un terme latin qui signifie « chevrier ». La famille des Caecilii Metelli était très célèbre, et de nombreuses branches partageaient les mêmes praenomina (prénoms). Le cognomen Caprarius (et son frère qui était Balearicus, vainqueur des Baléares) permettait de distinguer les différentes branches de la famille au sein de la haute aristocratie romaine. Dans le cas de C. Caecilius Metellus Caprarius, le surnom aurait pu être attribué à un ancêtre pour une raison inconnue (peut-être une anecdote, ou un trait de caractère lié à la chèvre, ou même une moquerie à l’origine qui est devenue héréditaire), et a ensuite été transmis de manière officielle. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Caecilius Meiellus Caprarius. Monétaire vers 620 (134 av. J.-C.) Ce personnage était le quatrième fils de Q. Metellus Macedonicus. On ne sait d’où lui vient son surnom. Il servit sous Scipion l’Africain au siège de Numance en 621 (133 av. J.-C.) et il fut consul en 641 (113 av. J.-C.) avec Cn. Papirius Carbo. Après une campagne contre les Thraces, il revint triompher à Rome et obtint la censure avec son cousin Q. Metellus Numidicus en 652 (102 av. J.-C). Le casque de la déesse Rome sur le denier qu’on lui attribue avec vraisemblance, a une aigrette assez caractéristique et ressemble au casque de Persée qu’on voit sur d’anciennes monnaies des rois de Péonie, des autonomes de la Grande Grèce et des pièces romano-campaniennes (Cf. plus haut, p. 12, n. 7). Le revers, Jupiter dans un bige d’éléphants, fait allusion à la fameuse victoire remportée à Panorme par L. Caecilius Metellus sur les éléphants carthaginois, en 503 (251 J.-C.).
1037QU – Triens Quinctia – Titus Quinctius Flaminius

1037QU – Triens Quinctia – Titus Quinctius Flaminius Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite; derrière marque de valeur composée de quatre globules. Revers : T. Q. ROMA (Titus Quinctius. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur composée de quatre globules. Bibliothèque nationale de France 5.73g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 126 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Quinctia Références : RRC 267/3 – B.4 (Quinctia) – Syd.506a Identité du Monétaire Le monétaire qui a frappé cette pièce est généralement considéré comme Titus Quinctius Flamininus, probablement le fils du consul de 150 av. J.-C. (également nommé Titus Quinctius Flamininus) ou le fils du consul de 123 av. J.-C., bien que les liens généalogiques précis ne soient pas toujours fermes pour les monétaires républicains. Son importance réside moins dans sa propre carrière (qui n’était probablement qu’au début de son cursus honorum au moment de la frappe) que dans sa volonté de célébrer un ancêtre beaucoup plus célèbre. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Quinctius Flamininus. Monétaire vers 620 (134 av. J.-C.) Ce magistrat est le petit-fils du conquérant de la Macédoine. T. Quinctius Flamininus, père du monétaire dont-il va être question est cité en l’an 580 (174 av. J.-C.) pour avoir fait célébrer de grandes fêtes à Rome, en l’honneur des victoires de son père sur Philippe de Macédoine; il fut consul en 604 (150 av. J.-C.). T. Quinctius Flamininus le monétaire, fut lui-même consul en 631 (123 av. J.-C.) avec Q. Metellus Balearicus. Sur son denier, nous voyons comme symboles l’apex, ou bonnet de flamine, allusion au nom de Flamininus, et le bouclier macédonien qui rappelle la conquête de la Macédoine. Les Dioscures sont aussi un souvenir du voeu fait par le conquérant de la Macédoine au temple de Delphes, après la victoire qu’il ne remporta qu’avec le secours de ses alliés divins. M. Caecilius Metellus fit de même, pour des souvenirs de famille, placer un bouclier macédonien sur ses espèces.
1022CA – Triens Caecilia – Marcus Cæcilius Metellus

1022CA – Triens Caecilia – Marcus Cæcilius Metellus Avers : Anépigraphe Tête de Minerve à droite, derrière marque de valeur composée de quatre globules. Revers : M. METELLVS. ROMA (Marcus Metellus, Rome) Légende sur une proue de navire; à l’exergue ROMA; en haut dans le champ, un bouclier macédonien, à droite marque de valeur composée de quatre globules. British Museum 5.15g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 127 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Caecilia Références : RRC 263/4 – B.33 (Caecilia) Le monétaire de cette monnaie est Marcus Caecilius Q.f. Metellus. Identité et Période Nom Complet: Marcus Caecilius Quinti Filius Metellus. L’inscription M • METELLVS • Q • F sur la monnaie signifie « Marcus Metellus, fils de Quintus ». Fonction Monétaire: Il a servi comme l’un des tresviri monetales (triumvir monétaire, c’est-à-dire l’un des trois magistrats responsables de la frappe des monnaies) en 127 av. J.-C. Famille: Il appartenait à la très puissante et influente gens Caecilia Metella (famille des Caecilii Metelli), une des familles aristocratiques les plus importantes de la République romaine. Père: Il était le troisième fils de Quintus Caecilius Metellus Macedonicus (Consul en 143 av. J.-C.). Carrière Politique Postérieure Le service en tant que monétaire était souvent le premier pas dans le cursus honorum (la carrière des honneurs) des jeunes aristocrates. Marcus Metellus a poursuivi une carrière politique réussie : Consul: Il a atteint le consulat en 115 av. J.-C. avec Marcus Aemilius Scaurus comme collègue. Proconsul: L’année suivante (à partir de 114 av. J.-C.), il a servi comme gouverneur proconsulaire de Corse et Sardaigne. Triomphe: À son retour à Rome en 111 av. J.-C., il a célébré un Triomphe pour avoir réprimé une insurrection en Sardaigne. Fait notable, son jeune frère, Caius Caecilius Metellus Caprarius, célébrait également son propre triomphe le même jour pour ses victoires en Thrace. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Caecilius Metellus Q. j. Monétaire vers 631 (12S av. J.-C.) Ce personnage était le troisième des fils de Q. Metellus Macedonicus; l’attribution des pièces qu’on lui donne parait à peu près certaine. Il remplit la charge de magistrat monétaire avec Q. Fabius Maximus Eburnus et C. Serveilius vers l’an 631 (123 av. J.-C.). M. Metellus fut consul en 639 (115 av. J.-C.), avec M. Aemilius Scaurus. L’année suivante il fut envoyé comme proconsul en Sardaigne, et après un succès sur les insulaires révoltés il revint triompher à Rome. Le bouclier rond qui figure sur les pièces d’argent et de bronze est le bouclier macédonien, tel qu’on le voit sur les monnaies des anciens rois de Macédoine. Il rappelle, comme la couronne de laurier qui l’entoure, les victoires remportées dans ce pays par Q. Metellus Macedonicus le père du monétaire, dont nous avons parlé plus haut ; on a figuré sur l’umbo du bouclier une tête d’éléphant en souvenir de la victoire d’un des ancêtres du monétaire, L. Caecilius Metellus, sur les éléphants carthaginois en l’an 503 (251 av. J.-C.). Le dodrans de M. Metellus, qui est inédit, est un des rares spécimens de la division de l’as, qu’on rencontre dans la série romaine ; il est à rapprocher de celui que fit frapper Cassius Longinus vers le même temps.Cavedoni et Mommsen ont signalé un fait intéressant : c’est que les monétaires M. Caecilius Metellus Q. f., Q. Fabius Maximus Eburnus et C. Serveilius qui furent ensemble triumvirs, ont frappé chacun deux classes de deniers : l’une avec la tête de Rome, et l’autre avec la tête d’Apollon, le revers est le même pour les deux séries. Mais ce qui paraît étrange, c’est que les pièces avec la tête d’Apollon sont d’un style différent des autres, ce qui pourrait porter à les classer à une époque beaucoup plus récente. Mommsen suppose que les deniers au type de la tête de Rome ont été refrappés trente ou quarante ans après leur première émission, mais cette fois avec la tête d’Apollon . On pourrait peut être, de préférence, admettre que ces pièces sortent d’un atelier provincial.