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1615VI – Denier Vibia – Caius Vibius Varus

1615VI – Denier Vibia – Caius Vibius Varus Avers : Anepigraphe Tête laurée et barbue d’Hercule à droite. Revers : C VIBIVS / VARVS (Caius Vibius Varus) Minerve casquée et drapée debout à droite, tenant une haste de la main droite et une victoriolia de la main gauche. British Museum 4.32g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 494/37 – B.23 (Vibia) – Syd.1139 Ce denier, frappé en 42 av. J.-C. par le monétaire C. Vibius Varus, s’inscrit dans une période charnière de l’histoire romaine : l’immédiat après-mort de Jules César et la montée en puissance du Second Triumvirat. 1. Le Contexte Historique : 42 av. J.-C. L’année 42 av. J.-C. est dominée par la préparation de la bataille de Philippes, où les Triumvirs (Octave, Marc Antoine et Lépide) affrontent les « Libérateurs » (Brutus et Cassius), assassins de César. Le Collège des Monétaires : C. Vibius Varus fait partie des quattuorviri monetales (un collège exceptionnel de quatre magistrats au lieu des trois habituels) aux côtés de L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius. Le But : Ces émissions servaient principalement à financer les légions massées pour la guerre civile. 2. Symbolisme de l’Avers : Hercule La représentation d’Hercule (tête laurée et barbue) est loin d’être anodine à cette date précise : Légitimité de Marc Antoine : Marc Antoine prétendait descendre directement d’Hercule (via un fils imaginaire nommé Anton). Utiliser Hercule sur le monnayage de Rome à cette époque est un acte de propagande affirmant la puissance et la généalogie divine des Triumvirs. La Vertu Militaire : Hercule incarne la force indomptable et la persévérance, des qualités essentielles pour motiver les troupes avant un affrontement décisif. 3. Symbolisme du Revers : Minerve et la Victoire Le revers montre Minerve (déesse de la sagesse et de la guerre stratégique) tenant une Victoriola (une petite Victoire) : Guerre Juste et Stratégique : Contrairement à Mars (la fureur du combat), Minerve représente la guerre conduite avec intelligence et sous la protection de la loi. Promesse de Triomphe : La présence de la Victoire dans sa main est un message explicite aux soldats et au peuple : l’issue du conflit contre les Républicains ne peut être que la victoire des Triumvirs, présentés comme les gardiens de l’ordre. Synthèse du message politique En associant Hercule (la force brute, l’héritage d’Antoine) et Minerve (la stratégie, la protection de l’État), C. Vibius Varus diffuse une image de puissance équilibrée. La monnaie ne se contente pas d’être un moyen de paiement ; elle est un tract politique affirmant que la cause des vengeurs de César est à la fois invincible et divinement justifiée. Le monétaire Caius Vibius Varus est une figure dont la carrière est principalement documentée par ses émissions monétaires. Il exerça ses fonctions à une époque de transition violente pour la République romaine. Voici ce que l’on sait de ce magistrat et de son rôle : 1. Identité et Famille Gens Vibia : Caius Vibius Varus appartient à la gens Vibia, une famille plébéienne qui n’apparaît de manière significative à Rome qu’au dernier siècle de la République. Les Cognomina : Les branches les plus connues de cette famille portent les noms de Pansa (notamment le consul de 43 av. J.-C.) et Varus. Le nom Varus signifie littéralement « aux jambes cagneuses ». Postérité : On pense qu’il est l’arrière-grand-père du sénateur Gaius Vibius Varus, actif sous l’Empire, montrant que sa lignée a su naviguer avec succès à travers les guerres civiles. 2. Sa Fonction : Le Collège des Quatuorvirs Caius Vibius Varus fait partie du collège des Quattuorviri Monetales (les quatre magistrats responsables de la frappe) de l’année 42 av. J.-C. Ses collègues étaient : Lucius Livineius Regulus Lucius Mussidius Longus Publius Clodius Turrinus Contrairement à ses collègues, il n’ajoute aucune qualification (comme IIIvir AAAFF) à son nom sur ses monnaies. Il frappe sous l’autorité du Sénat, mais ses émissions sont clairement destinées à soutenir les Triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) dans leur lutte contre les assassins de César. 3. Thématiques de son Monnayage Le monnayage de Varus se divise en deux grandes catégories de propagande : La Légitimité Triumvirale : Il émet des pièces aux portraits de Marc Antoine (comme votre RRC 494/32), d’Octave et de Lépide. Ces pièces servent à payer les armées et à familiariser le public avec les visages des nouveaux maîtres de Rome. Les Traditions Familiales et Religieuses : Sur d’autres types (comme le denier RRC 494/36), il privilégie des figures comme Bacchus (Liber Pater), souvent associé à la gens Vibia. On y voit souvent une panthère, un masque de Silène et un thyrse, symbolisant la fertilité et les fêtes des Liberalia. En résumé Caius Vibius Varus était un magistrat stratégique dont la mission était de financer l’effort de guerre des héritiers de César. Son travail illustre parfaitement la transformation de la monnaie romaine : d’un outil de célébration républicaine vers un instrument de culte de la personnalité au profit des chefs militaires. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de Marc Antoine et d’Octave, chacun d’eux a émis, sous l’autorité du sénat, des aurei et des deniers qui ne portent pas les noms des triumvirs et sont antérieurs à la constitution du triumvirat le 27 novembre 711. Aussi, les types qui figurent sur ces monnaies ont-ils entre eux une grande analogie. Ceux des pièces de C. Vibius Varus font allusion soit aux souvenirs de famille des Vibii, comme le denier n. 24, soit à

1614VI – Denier Vibia – Caius Vibius Varus

1614VI – Denier Vibia – Caius Vibius Varus Avers : Anepigraphe Tête de Bacchus ou de Liber à droite couronnée d’une branche de vigne avec des grappes de raisins. Revers : C VIBIVS / VARVS (Caius Vibius Varus) Panthère bondissant à gauche sur un autel enguirlandé sur lequel repose un masque de Bacchus; derrière un thyrse décoré posé transversalement. British Museum 4.12g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 494/36 – B.24 (Vibia) – Syd.1138 Le denier de Caius Vibius Varus, frappé en 42 av. J.-C., est une pièce fascinante qui mêle héritage familial et climat politique explosif de la fin de la République romaine. Voici une analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte historique. 1. Symbolisme : Le Culte de Bacchus et la Gens Vibia L’iconographie est entièrement dédiée à Bacchus (ou Liber Pater), le dieu du vin, de la fertilité et de l’extase rituelle. L’Avers (Bacchus/Liber) : La tête couronnée de lierre évoque la nature sauvage et la renaissance. En 42 av. J.-C., ce choix n’est pas anodin : Bacchus est le dieu de la liberté (Liber), une notion centrale alors que la République se déchire. La Panthère (Revers) : Animal sacré du dieu, elle est souvent représentée dans son cortège (le thiasos). Elle symbolise la force sauvage domptée par la divinité. L’Autel et le Masque : La présence d’un masque de Silène (le précepteur de Bacchus) sur l’autel fait directement référence aux Liberalia, des fêtes célébrées le 17 mars où les jeunes Romains prenaient la toge virile. Le Thyrse : Ce sceptre orné d’une pomme de pin est l’attribut de pouvoir du dieu, soulignant son autorité sur le cycle de la vie. Note généalogique : Ce choix iconographique est aussi un hommage familial. Comme le souligne le site spécialisé LesDioscures.com, la gens Vibia utilisait régulièrement la figure de Bacchus (on la retrouve chez son ancêtre Caius Vibius Pansa en 48 av. J.-C.). C’était une manière pour le monétaire d’affirmer la continuité et la légitimité de sa lignée. 2. Contexte Historique : L’Ombre de Philippes (42 av. J.-C.) L’année 42 av. J.-C. est l’une des plus critiques de l’histoire romaine. C’est l’année de la Bataille de Philippes, où les triumvirs (Octave et Marc Antoine) affrontent les assassins de Jules César (Brutus et Cassius). Le Financement de la Guerre : Caius Vibius Varus était l’un des quattuorviri monetales (magistrats monétaires). Son rôle premier était de frapper d’énormes quantités de monnaie pour payer les légions des triumvirs qui s’apprêtaient à partir pour la Grèce. Propagande Religieuse : Alors que d’autres monnaies de Varus (comme la RRC 494/38) montrent des thèmes explicitement militaires (Hercule, Minerve), le type 494/36 offre une image de paix religieuse et de prospérité. C’est une promesse de retour à l’ordre et à la fertilité de l’Italie après des années de guerres civiles sanglantes. Marc Antoine et Dionysos : Il est intéressant de noter que Marc Antoine s’identifiait personnellement à Dionysos/Bacchus lors de ses campagnes en Orient. L’émission de Varus pourrait ainsi être vue comme une forme de flatterie ou de soutien idéologique envers Antoine. Le monétaire Caius Vibius Varus est une figure dont la carrière est principalement documentée par ses émissions monétaires. Il exerça ses fonctions à une époque de transition violente pour la République romaine. Voici ce que l’on sait de ce magistrat et de son rôle : 1. Identité et Famille Gens Vibia : Caius Vibius Varus appartient à la gens Vibia, une famille plébéienne qui n’apparaît de manière significative à Rome qu’au dernier siècle de la République. Les Cognomina : Les branches les plus connues de cette famille portent les noms de Pansa (notamment le consul de 43 av. J.-C.) et Varus. Le nom Varus signifie littéralement « aux jambes cagneuses ». Postérité : On pense qu’il est l’arrière-grand-père du sénateur Gaius Vibius Varus, actif sous l’Empire, montrant que sa lignée a su naviguer avec succès à travers les guerres civiles. 2. Sa Fonction : Le Collège des Quatuorvirs Caius Vibius Varus fait partie du collège des Quattuorviri Monetales (les quatre magistrats responsables de la frappe) de l’année 42 av. J.-C. Ses collègues étaient : Lucius Livineius Regulus Lucius Mussidius Longus Publius Clodius Turrinus Contrairement à ses collègues, il n’ajoute aucune qualification (comme IIIvir AAAFF) à son nom sur ses monnaies. Il frappe sous l’autorité du Sénat, mais ses émissions sont clairement destinées à soutenir les Triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) dans leur lutte contre les assassins de César. 3. Thématiques de son Monnayage Le monnayage de Varus se divise en deux grandes catégories de propagande : La Légitimité Triumvirale : Il émet des pièces aux portraits de Marc Antoine (comme votre RRC 494/32), d’Octave et de Lépide. Ces pièces servent à payer les armées et à familiariser le public avec les visages des nouveaux maîtres de Rome. Les Traditions Familiales et Religieuses : Sur d’autres types (comme le denier RRC 494/36), il privilégie des figures comme Bacchus (Liber Pater), souvent associé à la gens Vibia. On y voit souvent une panthère, un masque de Silène et un thyrse, symbolisant la fertilité et les fêtes des Liberalia. En résumé Caius Vibius Varus était un magistrat stratégique dont la mission était de financer l’effort de guerre des héritiers de César. Son travail illustre parfaitement la transformation de la monnaie romaine : d’un outil de célébration républicaine vers un instrument de culte de la personnalité au profit des chefs militaires. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de

1611JU – Denier Octave – Caius Vibius Varus

1611JU – Denier Octave – Caius Vibius Varus Avers : Anepigraphe Tête nue et barbue d’Octave à droite. Revers : C VIBIVS / VARVS (Caius Vibius Varus) Fortuna debout à gauche, tenant une Victoire dans la main droite et corne d’abondance dans la main gauche. Bordure de points. British Museum 3.64g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Vibia et Julia Références : RRC 494/33 – B.87 (Julia) – Syd.1145 Ce denier, frappé en 42 av. J.-C., est un document historique exceptionnel. Il capture le moment précis où le jeune Octave (futur Auguste) commence à forger son identité politique face aux assassins de César. 1. Le Portrait d’Octave : Une Image de Deuil et de Piété L’avers présente une tête nue d’Octave, portant une barbe légère. Ce détail, loin d’être esthétique, possède une charge symbolique forte : La Barba et Tondere (Barbe de deuil) : Selon la tradition romaine, un homme de haut rang ne se laissait pousser la barbe qu’en signe de deuil ou de catastrophe nationale. Ici, Octave affiche publiquement son deuil pour son père adoptif, Jules César, assassiné en 44 av. J.-C. La Piété Filiale : En se montrant ainsi, il se présente comme le Pius, le fils dévoué. C’est un outil de propagande majeur pour souligner sa légitimité en tant qu’héritier unique face à Marc Antoine. 2. Le Revers : Fortuna et la Victoire Le revers, œuvre du monétaire Caius Vibius Varus, montre Fortuna tenant une petite Victoire et une corne d’abondance. L’Appel à la Chance : En 42 av. J.-C., l’avenir est incertain. Octave s’apprête à affronter les troupes républicaines de Brutus et Cassius. L’invocation de Fortuna (la Fortune) suggère que le destin est favorable à sa cause. Le Message de Prospérité : La corne d’abondance promet le retour à l’ordre et à la richesse après des années de guerres civiles, un thème qu’Auguste développera tout au long de son règne. 3. Contexte Historique : L’Année de Philippes Le contexte de frappe est celui de la Guerre Civile des Libérateurs. Le Second Triumvirat : Octave, Marc Antoine et Lépide ont formé une alliance officielle fin 43 av. J.-C. Ce denier est l’une des premières monnaies frappées à Rome sous l’autorité des triumvirs. La Divinisation de César : En janvier 42 av. J.-C., le Sénat déifie officiellement Jules César (Divus Iulius). Bien que la légende de cette pièce ne mentionne pas encore Divi Filius (Fils du Divin), le portrait barbu prépare le peuple à cette filiation divine. Le Collège des Quatre : Vibius Varus fait partie des quattuorviri monetales de cette année-là. Fait intéressant, il est le seul de ses collègues à ne pas ajouter de titre officiel à son nom sur cette émission, restant sobre dans sa signature. Le monétaire Caius Vibius Varus est une figure dont la carrière est principalement documentée par ses émissions monétaires. Il exerça ses fonctions à une époque de transition violente pour la République romaine. Voici ce que l’on sait de ce magistrat et de son rôle : 1. Identité et Famille Gens Vibia : Caius Vibius Varus appartient à la gens Vibia, une famille plébéienne qui n’apparaît de manière significative à Rome qu’au dernier siècle de la République. Les Cognomina : Les branches les plus connues de cette famille portent les noms de Pansa (notamment le consul de 43 av. J.-C.) et Varus. Le nom Varus signifie littéralement « aux jambes cagneuses ». Postérité : On pense qu’il est l’arrière-grand-père du sénateur Gaius Vibius Varus, actif sous l’Empire, montrant que sa lignée a su naviguer avec succès à travers les guerres civiles. 2. Sa Fonction : Le Collège des Quatuorvirs Caius Vibius Varus fait partie du collège des Quattuorviri Monetales (les quatre magistrats responsables de la frappe) de l’année 42 av. J.-C. Ses collègues étaient : Lucius Livineius Regulus Lucius Mussidius Longus Publius Clodius Turrinus Contrairement à ses collègues, il n’ajoute aucune qualification (comme IIIvir AAAFF) à son nom sur ses monnaies. Il frappe sous l’autorité du Sénat, mais ses émissions sont clairement destinées à soutenir les Triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) dans leur lutte contre les assassins de César. 3. Thématiques de son Monnayage Le monnayage de Varus se divise en deux grandes catégories de propagande : La Légitimité Triumvirale : Il émet des pièces aux portraits de Marc Antoine (comme votre RRC 494/32), d’Octave et de Lépide. Ces pièces servent à payer les armées et à familiariser le public avec les visages des nouveaux maîtres de Rome. Les Traditions Familiales et Religieuses : Sur d’autres types (comme le denier RRC 494/36), il privilégie des figures comme Bacchus (Liber Pater), souvent associé à la gens Vibia. On y voit souvent une panthère, un masque de Silène et un thyrse, symbolisant la fertilité et les fêtes des Liberalia. En résumé Caius Vibius Varus était un magistrat stratégique dont la mission était de financer l’effort de guerre des héritiers de César. Son travail illustre parfaitement la transformation de la monnaie romaine : d’un outil de célébration républicaine vers un instrument de culte de la personnalité au profit des chefs militaires. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de Marc Antoine et d’Octave, chacun d’eux a émis, sous l’autorité du sénat, des aurei et des deniers qui ne portent pas les noms des triumvirs et sont antérieurs à la constitution du triumvirat le 27 novembre 711. Aussi, les types qui figurent sur ces monnaies ont-ils entre eux une grande analogie. Ceux des pièces de C. Vibius Varus

1610AN – Denier Marc Antoine – Caius Vibius Varus

1610AN – Denier Marc Antoine – Caius Vibius Varus Avers : Anepigraphe Tête nue et barbue de Marc Antoine. Revers : C VIBIVS / VARVS (Caius Vibius Varus) Fortune debout, tenant une victoriolia de la main droite et une corne d’abondance de la main gauche. British Museum 3.98g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Vibia et Antonia Références : RRC 494/32 – B.26 (Antonia) – Syd.1144 Ce denier, frappé par Caius Vibius Varus en 42 av. J.-C., est une monnaie chargée d’une symbolique politique intense, s’inscrivant dans l’une des périodes les plus instables de l’histoire romaine : l’année de la bataille de Philippes. Voici une analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte : 1. Le Symbolisme de l’Avers : Marc Antoine et le Deuil Le Portrait : L’avers montre le visage de Marc Antoine. À cette époque, l’apparition de portraits d’hommes vivants sur les monnaies (une pratique initiée par Jules César peu avant sa mort) est encore une affirmation de pouvoir extraordinaire, presque monarchique. La Barbe (Barbatulus) : Marc Antoine est représenté avec une barbe courte. Ce n’est pas un choix esthétique, mais un signe de deuil (squalor). Il a juré de ne pas se raser tant que les assassins de son mentor, Jules César, n’auraient pas été châtiés. C’est un outil de propagande puissant qui souligne sa loyauté envers le dictateur défunt et justifie la guerre civile en cours comme une quête de justice. 2. Le Symbolisme du Revers : Fortuna et la Victoire Fortuna : La déesse Fortune tient une Victoire dans sa main droite. Cela symbolise l’idée que la chance et le destin sont du côté du Second Triumvirat (Antoine, Octavien et Lépide). Le Cornu Copiae (Corne d’abondance) : Elle porte également une corne d’abondance, promettant que la victoire des triumvirs ramènera la prospérité et la fin des disettes après des années de chaos. Message Politique : En associant Antoine à la Fortune victorieuse, le monnayeur Caius Vibius Varus affirme que la légitimité du pouvoir réside dans le camp de ceux qui vengeront César. 3. Contexte Historique : L’année charnière 42 av. J.-C. Le Second Triumvirat : La pièce est frappée à Rome alors que le Second Triumvirat prépare l’affrontement final contre les « Libérateurs » (Brutus et Cassius), qui s’étaient réfugiés en Orient. Le financement de la guerre : Ce type de denier servait principalement à payer les légions stationnées en Italie ou sur le point de partir pour la Macédoine. La qualité du métal et l’image de marque (le portrait d’Antoine) servaient à s’assurer la fidélité des troupes. Caius Vibius Varus : Bien que son nom figure sur la pièce, le monnayeur agit ici comme un agent de l’État sous le contrôle direct des triumvirs. C’est l’un des derniers moments de la République où les monnayeurs traditionnels existent encore, mais leur rôle est désormais totalement au service des chefs militaires. Le monétaire Caius Vibius Varus est une figure dont la carrière est principalement documentée par ses émissions monétaires. Il exerça ses fonctions à une époque de transition violente pour la République romaine. Voici ce que l’on sait de ce magistrat et de son rôle : 1. Identité et Famille Gens Vibia : Caius Vibius Varus appartient à la gens Vibia, une famille plébéienne qui n’apparaît de manière significative à Rome qu’au dernier siècle de la République. Les Cognomina : Les branches les plus connues de cette famille portent les noms de Pansa (notamment le consul de 43 av. J.-C.) et Varus. Le nom Varus signifie littéralement « aux jambes cagneuses ». Postérité : On pense qu’il est l’arrière-grand-père du sénateur Gaius Vibius Varus, actif sous l’Empire, montrant que sa lignée a su naviguer avec succès à travers les guerres civiles. 2. Sa Fonction : Le Collège des Quatuorvirs Caius Vibius Varus fait partie du collège des Quattuorviri Monetales (les quatre magistrats responsables de la frappe) de l’année 42 av. J.-C. Ses collègues étaient : Lucius Livineius Regulus Lucius Mussidius Longus Publius Clodius Turrinus Contrairement à ses collègues, il n’ajoute aucune qualification (comme IIIvir AAAFF) à son nom sur ses monnaies. Il frappe sous l’autorité du Sénat, mais ses émissions sont clairement destinées à soutenir les Triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) dans leur lutte contre les assassins de César. 3. Thématiques de son Monnayage Le monnayage de Varus se divise en deux grandes catégories de propagande : La Légitimité Triumvirale : Il émet des pièces aux portraits de Marc Antoine (comme votre RRC 494/32), d’Octave et de Lépide. Ces pièces servent à payer les armées et à familiariser le public avec les visages des nouveaux maîtres de Rome. Les Traditions Familiales et Religieuses : Sur d’autres types (comme le denier RRC 494/36), il privilégie des figures comme Bacchus (Liber Pater), souvent associé à la gens Vibia. On y voit souvent une panthère, un masque de Silène et un thyrse, symbolisant la fertilité et les fêtes des Liberalia. En résumé Caius Vibius Varus était un magistrat stratégique dont la mission était de financer l’effort de guerre des héritiers de César. Son travail illustre parfaitement la transformation de la monnaie romaine : d’un outil de célébration républicaine vers un instrument de culte de la personnalité au profit des chefs militaires. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de Marc Antoine et d’Octave, chacun d’eux a émis, sous

1442VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa

1442VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : C.PANSA (Caius Pansa) Masque barbu de Pan à droite. Revers : ALBINVS BRVTI F (Albinus Bruti Filius, Albinus fils de Brutus) Deux mains jointes tenant un caducée ailé. Bibliothèque nationale de France 4.1g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Vibia, Junia et Postumia Références : RRC 451/1 – B.22 (Vibia) – Syd.944 Ce denier, frappé en 48 av. J.-C., est une monnaie fascinante qui capture un moment charnière de la guerre civile entre Jules César et Pompée.  Voici l’analyse du symbolisme et du contexte historique de cette émission : 1. Le Masque de Pan (Avers) Le portrait de Pan est un exemple classique de « jeu de mots visuel » (type parlant) très apprécié par les magistrats monétaires romains. Référence familiale : Il s’agit d’une allusion directe au cognomen du magistrat C. Vibius Pansa. Le mot latin Pansa évoque quelqu’un « aux larges pieds », mais ici, le choix de la divinité Pan crée un lien phonétique et iconographique évident avec son nom. Nature sauvage et chaos : Pan, dieu de la nature sauvage et des bergers, est aussi à l’origine du mot « panique ». Son apparition en pleine guerre civile peut symboliser la force brute nécessaire pour rétablir l’ordre, ou simplement servir d’identifiant personnel pour Pansa. 2. Les Mains Jointes et le Caducée (Revers) Ce revers est l’un des plus chargés de sens politique de l’époque. La Concordia (Concorde) : Les deux mains droites jointes (dextrarum iunctio) sont le symbole universel de l’alliance, de la bonne foi (Fides) et de la réconciliation. Le Caducée : Attribut de Mercure, il représente la paix, la prospérité et la négociation diplomatique. Synthèse : L’association des mains et du caducée en 48 av. J.-C. est un message de propagande césarienne. Elle suggère qu’après le chaos de la guerre (représenté par Pan ou le contexte ambiant), le but de César est de restaurer la paix publique et l’harmonie entre les citoyens romains. 3. Le Contexte Historique : 48 avant J.-C. L’année de frappe est capitale pour comprendre l’ironie et la tension derrière cette pièce : La victoire de César : C’est l’année de la bataille de Pharsale, où César défait Pompée. Rome est sous son contrôle, et ses partisans (comme Pansa et Albinus) utilisent la monnaie pour stabiliser son image : il ne se présente pas comme un tyran, mais comme celui qui apporte la concorde. Un duo de monnayeurs paradoxal : La pièce est signée par C. Vibius Pansa et Albinus Bruti f. (Décimus Junius Brutus Albinus). Pansa restera fidèle à César jusqu’à sa mort au combat en 43 av. J.-C. Décimus Brutus, bien que très proche de César à cette époque, deviendra l’un de ses assassins quatre ans plus tard (aux Ides de Mars 44 av. J.-C.). Cette émission de 48 av. J.-C. est le fruit d’une collaboration entre deux magistrats aux destins croisés, tous deux proches de Jules César à cette époque.  Voici les informations clés sur les deux monétaires ayant signé ce denier : 1. Gaius Vibius Pansa Caetronianus Gaius Vibius Pansa était un homo novus (homme nouveau), c’est-à-dire le premier de sa famille à atteindre les hautes sphères de l’État. Fidèle de César : Il a servi sous César en Gaule et a été un défenseur acharné de ses intérêts à Rome en tant que tribun de la plèbe en 51 av. J.-C. Carrière : Après avoir été magistrat monétaire en 48 av. J.-C., il devient gouverneur de la Bithynie et du Pont, puis de la Gaule Cisalpine. Consul en 43 av. J.-C. : Il atteint le sommet du cursus honorum aux côtés d’Aulus Hirtius. Après l’assassinat de César, il tente de maintenir une position modérée pour restaurer la République, mais il meurt de ses blessures après la bataille de Forum Gallorum contre Marc Antoine. Note numismatique : Il est probablement le fils (adoptif ou naturel) du monétaire C. Vibius Pansa qui avait frappé des monnaies similaires en 90 av. J.-C. (RRC 342). 2. Decimus Junius Brutus Albinus Souvent éclipsé par son cousin Marcus Junius Brutus (celui du célèbre « Tu quoque »), Décimus est pourtant une figure centrale et tragique. Le protégé de César : Il était l’un des lieutenants les plus appréciés du dictateur. Il s’est illustré par ses victoires navales contre les Vénètes en Gaule et lors du siège de Marseille. César l’aimait comme un fils, au point de le nommer héritier de second rang dans son testament. L’adoption : Son nom « Albinus » vient de son adoption par Aulus Postumius Albinus, bien qu’il ait conservé son nom d’origine. Le traître : Malgré ses liens avec César, il rejoint la conspiration des Ides de Mars. C’est lui qui convainc César de se rendre au Sénat le jour de sa mort alors que ce dernier hésitait à cause des présages. Sa fin : Poursuivi par les forces de Marc Antoine et d’Octave après la bataille de Modène, il est capturé et exécuté dans le Jura en 43 av. J.-C. Pourquoi deux noms sur une seule pièce ? À cette période, il arrivait que les tresviri monetales (le collège des trois magistrats responsables de la monnaie) s’associent pour une émission. C·PANSA signe l’avers (le masque de Pan). ALBINVS·BRVTI·F (Albinus fils de Brutus) signe le revers. Cette association montre la cohésion du parti césarien en 48 av. J.-C., juste après la victoire de Pharsale, avant que les trajectoires politiques de ces deux hommes ne divergent radicalement suite à l’assassinat du dictateur. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. f. C. n. Pansa. En 711 (43 av. J.-C.) Il s’agit de C. Vibius Pansa qui fut consul en 711 avec A. Hirtius. Tribun du peuple en 703 (51 av. J.-C.) et probablement préteur en 706 (48 av. J.-C.), il se montra un ardent partisan de Jules César, qui l’honora de sa confiance et lui donna, en 709 (45 av. J.-C.), le gouvernement de la Gaule

1437VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa

1437VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : LIBERTATIS (de la Liberté) Tête laurée de Libertas (la Liberté) à droite avec boucles d’oreille et collier. Revers : C. PANSA. C. F. CN (Caius Pansa Caii filius Caii nepos, Caius Pansa fils de Caius, petit-fils de Caius) Roma, tournant la tête à gauche, casquée assise à droite sur des monceaux d’armes, vêtue militairement, tenant de la main droite une longue javeline et de la main gauche, le parazonium, couronnée par la Victoire volant à droite. British Museum 3.84g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 449/4 – B.20 (Vibia) – Syd.949 Ce denier (frappé en 48 av. J.-C.) est une émission de l’atelier de Rome, sous la responsabilité du magistrat monétaire C. Vibius Pansa Caetronianus. 1. Description du Symbolisme Ce denier est riche en allégories républicaines : À l’avers : La tête de la Liberté (LIBERTATIS), laurée et tournée vers la droite. Le choix de Libertas est hautement politique. En 48 av. J.-C., après la bataille de Pharsale, César cherche à se présenter non comme un tyran, but comme celui qui a restauré la liberté du peuple face à une oligarchie corrompue. Au revers : Rome (ROMA) casquée, assise à droite sur une pile d’armes (boucliers). Elle tient un sceptre et pose son pied sur un globe. Elle est couronnée par une Victoire (Victoria) ailée volant derrière elle. Le Globe : Symbolise la domination universelle de Rome (imperium). La Victoire couronnant Rome : C’est un message de triomphe définitif. On célèbre la fin imminente des troubles civils et la suprématie de la cité sur le monde. Les armes au sol : Elles symbolisent la paix obtenue par la victoire militaire (la fin de la résistance pompéienne). 2. Contexte Historique L’année 48 av. J.-C. : C’est l’année charnière où César bat Pompée à Pharsale. À Rome, ses partisans, dont fait partie le monétaire C. Vibius Pansa, occupent les magistratures. Le rôle de Vibius Pansa : Ce magistrat est un fidèle de César (il mourra d’ailleurs en tant que consul en 43 av. J.-C. en combattant Marc Antoine à Modène). En frappant cette monnaie, il soutient le récit césarien : la guerre est finie, Rome est victorieuse et la Liberté est sauve. La « Liberté » de César : L’usage de l’effigie de la Liberté sur ce denier est une réponse directe aux Pompéiens qui accusaient César de vouloir détruire la République. C’est une forme de « récupération » de ce symbole par le camp césarien. Le monétaire de ce denier, Caius Vibius Pansa Caetronianus, est une figure marquante de la fin de la République romaine. Proche de Jules César, il a joué un rôle clé lors des guerres civiles qui ont mené à la chute de la République. 1. Ses Origines : Un « Homme Nouveau » Famille : Il appartient à la gens Vibia, une famille d’origine étrusque (de Pérouse). C’est un homo novus (homme nouveau), le premier de sa lignée à atteindre le sommet de l’État romain. Adoption : Son nom « Caetronianus » indique qu’il est né dans la gens Caetronia avant d’être adopté par un Caius Vibius Pansa (probablement le monétaire de 90 av. J.-C., célèbre pour ses types à la tête d’Apollon). 2. Carrière et Allégeance à César Compagnon de César : Il sert comme légat sous Jules César pendant la Guerre des Gaules. Tribun de la plèbe (51 av. J.-C.) : Il utilise son droit de veto pour protéger les intérêts de César contre le parti aristocratique (les Optimates). Monétaire (48 av. J.-C.) : C’est l’année où il frappe votre denier. À cette époque, il est probablement édile ou préteur. Le choix de Jupiter Axurus sur sa monnaie rappelle les origines de sa famille à Anxur (Terracina). 3. Le Consulat et la Fin Tragique (43 av. J.-C.) Après l’assassinat de César en 44 av. J.-C., Pansa se retrouve dans une position délicate. Bien que césarien, il se rapproche du Sénat et de Cicéron pour tenter de stabiliser la République. Consul : Il devient consul en 43 av. J.-C. aux côtés d’Aulus Hirtius. Bataille de Modène : Il mène les armées du Sénat (aux côtés du jeune Octave, futur Auguste) contre Marc Antoine, qui assiégeait Modène. Mort au combat : Bien que la campagne soit victorieuse, Pansa est mortellement blessé lors de la bataille de Forum Gallorum. Il meurt quelques jours plus tard, le 23 avril 43 av. J.-C. Son collègue Hirtius étant également tombé, la République se retrouve sans consuls, ouvrant la voie à l’ascension définitive d’Octave. Anecdote historique : Pansa était réputé pour son éloquence et son caractère modéré. Sur son lit de mort, il aurait conseillé à Octave de se méfier de Cicéron et du Sénat, pressentant que ces derniers l’utiliseraient avant de s’en débarrasser. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. f. C. n. Pansa. En 711 (43 av. J.-C.) Il s’agit de C. Vibius Pansa qui fut consul en 711 avec A. Hirtius. Tribun du peuple en 703 (51 av. J.-C.) et probablement préteur en 706 (48 av. J.-C.), il se montra un ardent partisan de Jules César, qui l’honora de sa confiance et lui donna, en 709 (45 av. J.-C.), le gouvernement de la Gaule Cisalpine. Pansa rentra à Rome l’année suivante, et, en 710, César le fit désigner comme consul avec Hirtius, pour l’an 711 (43 av. J.-C.). En cette année-là, quand la guerre civile fut déclarée, les consuls Hirtius et Pansa se mirent à la tête de l’armée sénatoriale pour aller délivrer Decimus Brutus qui, à ce moment, faisait cause commune avec le sénat et se trouvait assiégé dans Modène par Marc Antoine. Ainsi s’expliquent les monnaies qui portent, à la fois, le nom de D. Brutus et de Pansa. Ce dernier organisa à Rome quatre nouvelles légions qu’il conduisait aux tyrannicides lorsque Antoine vint s’opposer à son passage près de Forum Gallorum (Castel – Franco). Pansa, obligé de se jeter dans la mêlée, fut mortellement blessé : il expira à Bologne quelques jours après. Il résulte de ce qui précède

1436VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa

1436VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : PANSA Tête imberbe de Liber à droite, coiffée d’une couronne de vigne. Revers : C. VIBIVS. C. F. C. N (légende de gauche à droite) (Caius Vibius Caii filius Caii nepos, Caius Vibius fils de Caius, petit-fils de Caius) Cérès sur un bige de serpents tenant les rênes de la main droite et portant une torche de la main gauche. British Museum 4.14g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 449/3a – B.17 (Vibia) – Syd.945 L’analyse du denier RRC 449/3, frappé en 48 av. J.-C. par C. Vibius Pansa, révèle un programme iconographique soigneusement choisi pour servir la propagande de Jules César en pleine guerre civile. Voici le détail du symbolisme et du contexte historique de cette monnaie : 1. Le Symbolisme de l’Avers : Liber (Bacchus) L’avers représente la tête de Liber, une divinité italique ancienne identifiée à Bacchus (le Dionysos grec). La Liberté et le Peuple : Le nom « Liber » est étymologiquement lié à la libertas. Dans le contexte de 48 av. J.-C., après que César a pris le contrôle de l’Italie, l’image de Liber suggère que César n’est pas un tyran, mais le « libérateur » du peuple romain contre l’oligarchie pompéienne. Le Calembour (Type parlant) : Comme pour le type 449/1 avec Pan, le choix de Liber/Bacchus est un jeu de mots sur le nom du monétaire, Pansa. Dans la mythologie, Pan et Bacchus sont étroitement liés (Pan fait partie du cortège bacchique). 2. Le Symbolisme du Revers : Ceres et les Serpents Le revers est spectaculaire : Cérès sur un char (bigue) tiré par des serpents ailés. L’Approvisionnement (Annona) : Cérès est la déesse de l’agriculture et du grain. En pleine guerre civile, assurer le ravitaillement en blé (l’annone) de Rome était vital pour maintenir la paix sociale. Représenter Cérès est une promesse de prospérité et de fin de la famine provoquée par les blocus maritimes de Pompée. Le Renouveau : Les serpents ailés (souvent associés au char de Triptolème, envoyé par Cérès pour enseigner l’agriculture au monde) symbolisent la régénération et la diffusion des bienfaits de la déesse à travers tout le territoire romain sous l’égide de César. 3. Contexte Historique : L’année de Pharsale L’Urgence du Financement : En 48 av. J.-C., l’affrontement final entre César et Pompée a lieu à Pharsale. César a besoin de fonds massifs pour payer ses légions et stabiliser l’économie à Rome. C. Vibius Pansa, un fidèle partisan de César, utilise son mandat de monétaire pour produire ces deniers en grande quantité. Légitimation du Pouvoir Césarien : Cette émission fait partie d’une série (449/1, /2, /3, /4) qui vise à rassurer la population. En invoquant des divinités protectrices du peuple (Liber, Cérès) plutôt que des symboles purement militaires, le camp césarien cherche à projeter une image de retour à la normale, à l’abondance et à la liberté civique. L’Héritage Familial : Comme je le souligne souvent, les monétaires de cette période mélangent habilement la propagande nationale et l’honneur de leur propre gens (la famille Vibia), s’assurant ainsi une place de choix dans le futur ordre césarien. En résumé, ce denier est une monnaie de « bien-être social » : elle promet la liberté (Liber) et la nourriture (Cérès) à une population épuisée par des années de conflit. Le monétaire de ce denier, Caius Vibius Pansa Caetronianus, est une figure marquante de la fin de la République romaine. Proche de Jules César, il a joué un rôle clé lors des guerres civiles qui ont mené à la chute de la République. 1. Ses Origines : Un « Homme Nouveau » Famille : Il appartient à la gens Vibia, une famille d’origine étrusque (de Pérouse). C’est un homo novus (homme nouveau), le premier de sa lignée à atteindre le sommet de l’État romain. Adoption : Son nom « Caetronianus » indique qu’il est né dans la gens Caetronia avant d’être adopté par un Caius Vibius Pansa (probablement le monétaire de 90 av. J.-C., célèbre pour ses types à la tête d’Apollon). 2. Carrière et Allégeance à César Compagnon de César : Il sert comme légat sous Jules César pendant la Guerre des Gaules. Tribun de la plèbe (51 av. J.-C.) : Il utilise son droit de veto pour protéger les intérêts de César contre le parti aristocratique (les Optimates). Monétaire (48 av. J.-C.) : C’est l’année où il frappe votre denier. À cette époque, il est probablement édile ou préteur. Le choix de Jupiter Axurus sur sa monnaie rappelle les origines de sa famille à Anxur (Terracina). 3. Le Consulat et la Fin Tragique (43 av. J.-C.) Après l’assassinat de César en 44 av. J.-C., Pansa se retrouve dans une position délicate. Bien que césarien, il se rapproche du Sénat et de Cicéron pour tenter de stabiliser la République. Consul : Il devient consul en 43 av. J.-C. aux côtés d’Aulus Hirtius. Bataille de Modène : Il mène les armées du Sénat (aux côtés du jeune Octave, futur Auguste) contre Marc Antoine, qui assiégeait Modène. Mort au combat : Bien que la campagne soit victorieuse, Pansa est mortellement blessé lors de la bataille de Forum Gallorum. Il meurt quelques jours plus tard, le 23 avril 43 av. J.-C. Son collègue Hirtius étant également tombé, la République se retrouve sans consuls, ouvrant la voie à l’ascension définitive d’Octave. Anecdote historique : Pansa était réputé pour son éloquence et son caractère modéré. Sur son lit de mort, il aurait conseillé à Octave de se méfier de Cicéron et du Sénat, pressentant que ces derniers l’utiliseraient avant de s’en débarrasser. Variante avec la légende du revers vers le bas Références : RRC 449/3b – B.17 (Vibia) – Syd.945 British Museum 3.8g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. f. C. n. Pansa. En 711 (43 av. J.-C.) Il s’agit de C. Vibius Pansa qui fut consul en 711 avec A. Hirtius. Tribun du peuple en 703 (51 av. J.-C.) et probablement préteur en 706 (48 av. J.-C.), il se montra un ardent partisan de Jules

1435VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa

1435VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : PANSA Tête imberbe de Liber à droite, coiffée d’une couronne de vigne. Revers : C. VIBIVS. C. F. C. N (Caius Vibius Caii filius Caii nepos, Caius Vibius fils de Caius, petit-fils de Caius) Cérès drapée, marchant à droite, tenant dans chaque main une torche allumée; devant elle, dans le champ, un araire. British Museum 3.93g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 449/2 – B.16 (Vibia) – Syd.946 Pour comprendre la portée de ce denier, il faut se replonger dans l’atmosphère de l’année 48 av. J.-C., une période de bascule totale pour la République romaine. 1. Le Contexte Historique : L’Ombre de César En 48 av. J.-C., la guerre civile entre Jules César et Pompée atteint son paroxysme. La Victoire de Pharsale : C’est l’année où César bat Pompée en Grèce. Rome est dans une situation précaire, marquée par l’incertitude et les pénuries. L’ascension de Pansa : Le magistrat monétaire, C. Vibius Pansa, est un partisan acharné de César. En frappant cette monnaie, il cherche à stabiliser l’opinion publique romaine en faveur de son chef. 2. Le Symbolisme des Divinités Le denier met en scène un duo divin (Liber et Cérès) très cher à la Plèbe (le peuple), par opposition aux divinités plus aristocratiques souvent utilisées par le camp de Pompée. L’Avers : Liber (Bacchus) Sens symbolique : Liber est le dieu de la liberté, du vin et de la croissance. Message politique : Son portrait évoque la « Libertas » retrouvée. En pleine guerre civile, César prétendait défendre la liberté du peuple contre l’oppression du Sénat. Utiliser Liber, c’est affirmer que le camp césarien est celui de la liberté populaire. Le Revers : Cérès et la Charrue Sens symbolique : Cérès est la déesse de l’agriculture et des moissons. Elle est représentée ici avec deux torches, cherchant sa fille Proserpine, et accompagnée d’une charrue. Le retour à l’ordre : La charrue symbolise le retour au travail de la terre et à la paix. Après des années de ravages dus à la guerre, la monnaie promet le retour de l’abondance et la fin de la famine. Légitimité : La figure de Cérès rappelle que César contrôle désormais les grandes sources de blé (comme l’Égypte après la mort de Pompée), assurant ainsi la subsistance du peuple romain. 3. Synthèse du Message Ce denier est une promesse de normalisation. En associant la liberté (Liber) à la prospérité retrouvée (Cérès), Pansa envoie un message clair aux citoyens : la victoire de César signifie la fin du chaos, le retour du pain et la protection des droits populaires. Note numismatique : On remarque que le style de ce denier est particulièrement soigné, ce qui souligne l’importance que les césariens accordaient à la qualité de leur propagande monétaire pour se distinguer des émissions d’urgence souvent plus frustes. Le monétaire de ce denier, Caius Vibius Pansa Caetronianus, est une figure marquante de la fin de la République romaine. Proche de Jules César, il a joué un rôle clé lors des guerres civiles qui ont mené à la chute de la République. 1. Ses Origines : Un « Homme Nouveau » Famille : Il appartient à la gens Vibia, une famille d’origine étrusque (de Pérouse). C’est un homo novus (homme nouveau), le premier de sa lignée à atteindre le sommet de l’État romain. Adoption : Son nom « Caetronianus » indique qu’il est né dans la gens Caetronia avant d’être adopté par un Caius Vibius Pansa (probablement le monétaire de 90 av. J.-C., célèbre pour ses types à la tête d’Apollon). 2. Carrière et Allégeance à César Compagnon de César : Il sert comme légat sous Jules César pendant la Guerre des Gaules. Tribun de la plèbe (51 av. J.-C.) : Il utilise son droit de veto pour protéger les intérêts de César contre le parti aristocratique (les Optimates). Monétaire (48 av. J.-C.) : C’est l’année où il frappe votre denier. À cette époque, il est probablement édile ou préteur. Le choix de Jupiter Axurus sur sa monnaie rappelle les origines de sa famille à Anxur (Terracina). 3. Le Consulat et la Fin Tragique (43 av. J.-C.) Après l’assassinat de César en 44 av. J.-C., Pansa se retrouve dans une position délicate. Bien que césarien, il se rapproche du Sénat et de Cicéron pour tenter de stabiliser la République. Consul : Il devient consul en 43 av. J.-C. aux côtés d’Aulus Hirtius. Bataille de Modène : Il mène les armées du Sénat (aux côtés du jeune Octave, futur Auguste) contre Marc Antoine, qui assiégeait Modène. Mort au combat : Bien que la campagne soit victorieuse, Pansa est mortellement blessé lors de la bataille de Forum Gallorum. Il meurt quelques jours plus tard, le 23 avril 43 av. J.-C. Son collègue Hirtius étant également tombé, la République se retrouve sans consuls, ouvrant la voie à l’ascension définitive d’Octave. Anecdote historique : Pansa était réputé pour son éloquence et son caractère modéré. Sur son lit de mort, il aurait conseillé à Octave de se méfier de Cicéron et du Sénat, pressentant que ces derniers l’utiliseraient avant de s’en débarrasser. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. f. C. n. Pansa. En 711 (43 av. J.-C.) Il s’agit de C. Vibius Pansa qui fut consul en 711 avec A. Hirtius. Tribun du peuple en 703 (51 av. J.-C.) et probablement préteur en 706 (48 av. J.-C.), il se montra un ardent partisan de Jules César, qui l’honora de sa confiance et lui donna, en 709 (45 av. J.-C.), le gouvernement de la Gaule Cisalpine. Pansa rentra à Rome l’année suivante, et, en 710, César le fit désigner comme consul avec Hirtius, pour l’an 711 (43 av. J.-C.). En cette année-là, quand la guerre civile fut déclarée, les consuls Hirtius et Pansa se mirent à la tête de l’armée sénatoriale pour aller délivrer Decimus Brutus qui, à ce moment, faisait cause commune avec le sénat et se trouvait assiégé dans Modène par Marc Antoine. Ainsi s’expliquent les monnaies qui portent, à la

1434VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa

1434VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : PANSA Masque barbu de Pan à droite. Revers : C. VIBIVS. C. F. C. N. / IOVIS AXVR (Caius Vibius Caii filius Caii nepos/ Jovis Axurus, Caius Vibius fils de Caius, petit-fils de Caius/ Jupiter Axurus) Jupiter Axurus assis de face, la tête de face, lauré, nu jusqu’à la ceinture, tenant une patère de la main droite et un sceptre de la main gauche. British Museum 3.87g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 449/1a – B.18 (Vibia) – Syd.947 Ce denier est une monnaie riche en symboles qui reflète à la fois l’identité personnelle du monétaire et le climat de tension extrême de l’année 48 av. J.-C., date de la victoire de Jules César à Pharsale. 1. Le Symbolisme de l’Avers : Le masque de Pan Le jeu de mots (Calembour visuel) : Le choix de la tête de Pan est une référence directe au cognomen (surnom) du monétaire : Pansa. C’est une pratique courante chez les monétaires romains de l’époque d’illustrer leur nom par un symbole parlant. La nature sauvage : Pan, divinité des bergers et de la nature sauvage, évoque une forme de force brute et indomptée. Derrière sa tête, on trouve parfois un pedum (bâton de berger), renforçant cette iconographie champêtre et rustique. 2. Le Symbolisme du Revers : Jupiter Axurus Identité régionale : Jupiter Axurus (ou Anxurus) est la divinité tutélaire de la ville d’Anxur (aujourd’hui Terracina). La gens Vibia était originaire de cette région. En représentant ce dieu, Pansa affirme son ancrage aristocratique local et l’ancienneté de sa lignée. Attributs régaliens : Jupiter est représenté assis, tenant un sceptre et une patère. C’est une image de souveraineté et d’ordre. Contrairement à l’image traditionnelle de Jupiter foudroyant, cette version « Axurus » est plus juvénile et protectrice. Lien avec César : En pleine guerre civile, invoquer Jupiter (le père des dieux) est une manière de légitimer la cause césarienne en lui donnant une caution divine. 3. Contexte Historique : L’année 48 av. J.-C. L’apogée de la Guerre Civile : Lorsque ce denier est frappé, Rome est déchirée entre les partisans de César et ceux de Pompée. Pansa, fervent partisan de César, utilise cette monnaie pour financer l’effort de guerre. Le contrôle du Trésor : Depuis que César a forcé les portes du Trésor (le Saturnium) à son arrivée à Rome en 49 av. J.-C., il a besoin de monétaires de confiance pour transformer le métal précieux en monnaies destinées à payer les légions. Pansa remplit ce rôle stratégique. Une monnaie de transition : Le style de ce denier montre une évolution vers des portraits plus expressifs et un relief marqué, caractéristique des ateliers césariens qui cherchent à frapper vite et en grande quantité, tout en maintenant une haute qualité artistique pour marquer les esprits. Le monétaire de ce denier, Caius Vibius Pansa Caetronianus, est une figure marquante de la fin de la République romaine. Proche de Jules César, il a joué un rôle clé lors des guerres civiles qui ont mené à la chute de la République. 1. Ses Origines : Un « Homme Nouveau » Famille : Il appartient à la gens Vibia, une famille d’origine étrusque (de Pérouse). C’est un homo novus (homme nouveau), le premier de sa lignée à atteindre le sommet de l’État romain. Adoption : Son nom « Caetronianus » indique qu’il est né dans la gens Caetronia avant d’être adopté par un Caius Vibius Pansa (probablement le monétaire de 90 av. J.-C., célèbre pour ses types à la tête d’Apollon). 2. Carrière et Allégeance à César Compagnon de César : Il sert comme légat sous Jules César pendant la Guerre des Gaules. Tribun de la plèbe (51 av. J.-C.) : Il utilise son droit de veto pour protéger les intérêts de César contre le parti aristocratique (les Optimates). Monétaire (48 av. J.-C.) : C’est l’année où il frappe votre denier. À cette époque, il est probablement édile ou préteur. Le choix de Jupiter Axurus sur sa monnaie rappelle les origines de sa famille à Anxur (Terracina). 3. Le Consulat et la Fin Tragique (43 av. J.-C.) Après l’assassinat de César en 44 av. J.-C., Pansa se retrouve dans une position délicate. Bien que césarien, il se rapproche du Sénat et de Cicéron pour tenter de stabiliser la République. Consul : Il devient consul en 43 av. J.-C. aux côtés d’Aulus Hirtius. Bataille de Modène : Il mène les armées du Sénat (aux côtés du jeune Octave, futur Auguste) contre Marc Antoine, qui assiégeait Modène. Mort au combat : Bien que la campagne soit victorieuse, Pansa est mortellement blessé lors de la bataille de Forum Gallorum. Il meurt quelques jours plus tard, le 23 avril 43 av. J.-C. Son collègue Hirtius étant également tombé, la République se retrouve sans consuls, ouvrant la voie à l’ascension définitive d’Octave. Anecdote historique : Pansa était réputé pour son éloquence et son caractère modéré. Sur son lit de mort, il aurait conseillé à Octave de se méfier de Cicéron et du Sénat, pressentant que ces derniers l’utiliseraient avant de s’en débarrasser. Variante 1 avec pedum derrière le masque de Pan au droit  Références : RRC 449/1b – B.19 (Vibia) – CRR.948 British Museum 4.14g Variante 2 avec une flute de pan derrière le masque de Pan au droit Références : RRC 449/1c – CRR.948a Moins de 10 exemplaires observés. British Museum 4.05g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. f. C. n. Pansa. En 711 (43 av. J.-C.) Il s’agit de C. Vibius Pansa qui fut consul en 711 avec A. Hirtius. Tribun du peuple en 703 (51 av. J.-C.) et probablement préteur en 706 (48 av. J.-C.), il se montra un ardent partisan de Jules César, qui l’honora de sa confiance et lui donna, en 709 (45 av. J.-C.), le gouvernement de la Gaule Cisalpine. Pansa rentra à Rome l’année suivante, et, en 710, César le fit désigner comme consul

1224VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa

1224VI – Denier Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : PANSA Minerve debout dans un quadrige galopant à gauche, casquée, tenant de la main droite un trophée et une longue javeline et les rênes de la main gauche. Revers : C. VIBIVS. C. F (Caius Vibius Caii Filius, Caius Vibius fils de Caius) Minerve debout dans un quadrige galopant à droite, casquée, tenant de la main droite un trophée et une longue javeline et les rênes de la main gauche. Bibliothèque nationale de France 4.06g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 90 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 342/6a – B.5 (Vibia) – Syd.687 C.Vibius C.f. Pansa (Caius Vibius, fils de Caius) était un important monétaire de la République romaine, actif autour de 90 av. J.-C. à Rome. 🏛️ Informations Clés sur le Monétaire Identité : C. Vibius C.f. Pansa (Caius Vibius, fils de Caius, surnommé Pansa). Période : Vers 90 av. J.-C. (pendant la Guerre Sociale). Rôle : Magistrat monétaire (tresviri monetales), responsable de la frappe des monnaies. Famille : Il appartenait à la gens Vibia, une famille plébéienne. Postérité Numismatique : Il est le père (probable) de C. Vibius Pansa Caetronianus, qui fut consul en 43 av. J.-C. et qui frappa également des monnaies (RRC 449) reprenant certains types de son père (comme le masque de Pan). ⚔️ Contexte de Frappe La période durant laquelle C. Vibius C.f. Pansa a frappé monnaie (90 av. J.-C.) correspond à la Guerre Sociale (91-88 av. J.-C.), un conflit majeur opposant Rome à ses alliés italiens. Ses émissions de deniers, qui étaient très importantes en quantité, ont largement servi à financer l’effort de guerre de la République romaine. Les types les plus courants de ses deniers (RRC 342/5) représentent souvent la tête laurée d’Apollon à l’avers et Minerve conduisant un quadrige à l’inverse, commémorant peut-être les premières victoires romaines dans ce conflit.   🔄 Iconographie du Double Quadrige Ce type est unique dans l’émission RRC 342 pour les raisons suivantes : Absence de Type Personnel : Il omet la tête d’Apollon et le cognomen PANSA à l’avers. Cependant, comme il s’agit d’une monnaie du même magistrat, l’identité est assurée par le revers (où le nom du monétaire est inscrit). Affirmation Militaire Maximale : En plaçant deux fois le motif de Minerve en quadrige (symbole de la victoire et de la puissance militaire) sur les deux faces de la monnaie, le message de soutien à l’effort de guerre pendant la Guerre Sociale est doublé et maximalisé. Différence de Sens : L’avers montre le quadrige vers la gauche, tandis que le revers le montre vers la droite, créant une symétrie dynamique et permettant probablement de différencier les coins de gravure. Le RRC 342/6 est ainsi l’une des expressions les plus claires de la propagande militaire de C. Vibius Pansa, se concentrant uniquement sur la divinité guerrière Minerve, plutôt que d’équilibrer ce thème avec l’affirmation personnelle (Apollon/Pansa) ou les allusions familiales (Silène/Pan). Variante : Le quadrige du revers galopant à gauche. Référence : RRC 342/6b  Bibliothèque nationale de France 3.91g Bibliothèque nationale de France 3.91g Pour plus de clichés de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. j. Pansa. Monétaire vers 664 (90 av. J.-C.) Il est probable que ce magistrat est le père de C. Vibius Pansa C. f. C. n. qui fut consul en 711 (43 av. J.-C.). Le prénom concorde parfaitement avec cette identification, ainsi que le style des médailles. Mais on ne sait rien sur l’histoire de ce monétaire, sinon qu’il fut proscrit par Sylla en 672 (82 av. J.-C.). Il fit partie du même collège monétaire que Q. Titius dont les deniers sont de style semblable.Nous avons fait remarquer ailleurs que Q. Titius copia sur ses pièces de bronze la plupart des types des deniers de C. Vibius Pansa. Ajoutons ici que l’as n. 10 de C. Vibius Pansa porte, au droit, une tête de Janus à barbe pointue, pareille à celle qui figure sur l’as de Q. Titius. Nous n’avons rien à dire de la tête d’Apollon et du quadrige de Pallas identifiée à la dea Roma, qu’on voit sur les cinq premières médailles. Sur le denier n. 6, Cérès ou Déméter, tenant deux torches, est à rapprocher de Diane Lucifera sur un denier de P. Clodius Turrinus ; c’est un type emprunté à la numismatique des villes grecques ou siciliennes, sans que nous connaissions les motifs de ce choix. Le cochon qui accompagne souvent Cérès à la recherche de sa fille Perséphone, rappelle les cochons qui, suivant la légende, bouleversèrent le sol afin de cacher la trace du passage de Perséphone. Les masques bachiques sur les autres deniers, sont des types parlants qui font allusion au cognomen du monétaire. Lieux de découverte (19 exemplaires)