
1790AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius
Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République)
Trirème voguant à droite avec l’acrostolium.
Revers : LEG XXIV (De la vingt-quatrième Légion)
Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”.
INDICE DE RARETE : 10+
1
10+
ATELIER : Patras
Datation : 32 – 31 avant J.C.
Matière : Argent
Gens : Antonia
Référence : B. 139 (Antonia)
Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie.
Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) :
Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.
De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.
Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames.
La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.
La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical.
Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins.
LEG XXIV
La Legio XXIV (24ème Légion) de Marc Antoine est une unité militaire romaine dont l’histoire est intimement liée aux guerres civiles de la fin de la République romaine. Bien que les archives soient moins denses que pour des légions plus célèbres (comme la X Equestris), voici les informations clés à son sujet.
1. Origines et Création
La légion a été levée par Marc Antoine, probablement vers 41-40 av. J.-C., après la bataille de Philippes. À cette époque, Antoine réorganisait ses forces en Orient pour consolider son pouvoir face à Octave (le futur Auguste).
Recrutement : Elle était composée de vétérans et de nouvelles recrues provenant principalement des provinces orientales et d’Italie.
Contexte : Elle faisait partie de l’immense armée qu’Antoine préparait pour ses campagnes contre l’Empire Parthe.
2. Campagnes Majeures
La XXIV a suivi Marc Antoine dans ses moments les plus critiques :
La Campagne Parthe (36 av. J.-C.) : Il est très probable que la légion ait participé à l’invasion désastreuse de la Médie Atropatène. Ce fut une épreuve d’endurance extrême où les légions d’Antoine ont dû battre en retraite dans des conditions hivernales terribles.
La Guerre Civile contre Octave : La légion était présente lors de l’affrontement final entre les deux triumvirs. Elle était stationnée en Grèce lors de la préparation de la bataille d’Actium.
3. La Bataille d’Actium et la Dissolution
Le tournant décisif pour la Legio XXIV survient en 31 av. J.-C. lors de la bataille d’Actium.
La défaite : Après la fuite d’Antoine et Cléopâtre vers l’Égypte, les forces terrestres d’Antoine, restées sur le rivage, se sont retrouvées sans chef.
La reddition : La XXIV, comme la majeure partie de l’armée d’Antoine, s’est rendue à Octave après quelques jours de négociations.
Licenciement : Contrairement à certaines légions qui furent intégrées à l’armée d’Octave, la XXIV fut dissoute. Ses soldats furent démobilisés. Certains vétérans ont été installés dans des colonies, notamment en Italie ou en Gaule.