280AN – Quadrans Anonyme

280AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Taureau chargeant à droite, au-dessous un serpent, au-dessus trois globules et un épi de blé. British Museum 13.08g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 72/7 L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République. L’ensemble de ces symboles sur ce quadrans compose une iconographie cohérente. L’association d’Hercule, un héros romain majeur symbolisant la force et le pouvoir, avec des motifs agricoles (taureau, épi de blé) et un serpent, suggère que la pièce visait à exprimer à la fois la puissance militaire de Rome et son contrôle sur les ressources vitales de ses provinces, en particulier la Sicile. Cette iconographie distinctive permet de distinguer cette série de pièces des émissions d’autres ateliers et périodes de la République romaine.
270AN – Quadrans Anonyme

270AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Taureau chargeant à droite, au-dessous un serpent, au-dessous trois globules et un épi de blé. Bibliothèque nationale de France 5.74g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 69/5 L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République. L’ensemble de ces symboles sur ce quadrans compose une iconographie cohérente. L’association d’Hercule, un héros romain majeur symbolisant la force et le pouvoir, avec des motifs agricoles (taureau, épi de blé) et un serpent, suggère que la pièce visait à exprimer à la fois la puissance militaire de Rome et son contrôle sur les ressources vitales de ses provinces, en particulier la Sicile. Cette iconographie distinctive permet de distinguer cette série de pièces des émissions d’autres ateliers et périodes de la République romaine.
250MA – Quadrans Manlia – P. Manlius Vulso

250MA – Quadrans Manlia – P. Manlius Vulso Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : (MA) / ROMA Proue de navire à droite, au-dessous marque de valeur composée de trois globules et à droite les lettres MA ligaturées verticales. Bibliothèque nationale de France 4.51g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sardaigne Datation : 210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Manlia Références : RRC 64/5 – Syd. 160b La famille des Manlii Vulsones est une famille patricienne importante à Rome, et plusieurs de ses membres ont occupé des postes de haut rang. Par exemple, Cnaeus Manlius Vulso fut consul en 189 av. J.-C. et Lucius Manlius Vulso Longus fut consul en 256 et 250 av. J.-C. Bien qu’il n’y ait pas de « P. Manlius Vulso » monétaire en 210 av. J.-C. documenté, il est possible qu’un membre de la famille ait pu occuper une telle fonction sans que son nom ne soit parvenu jusqu’à nous dans ce rôle précis.
235AN – Quadrans Anonyme

235AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de navire à droite, au-dessous marque de valeur composée de trois globules et au-dessus une « Victoire couronnant ». Bibliothèque nationale de France 11.6g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Italie centrale Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 61/5 – Syd. 148c L’iconographie de « Victoria couronnant » est avant tout un message de triomphe, de succès, de légitimité divine et de protection. Sur les monnaies romaines : Cette image était omniprésente. Elle servait de propagande pour : Célébrer des victoires militaires spécifiques : Chaque fois qu’une armée romaine remportait une bataille décisive, l’empereur ou le magistrat en charge pouvait émettre des monnaies montrant Victoria couronnant, pour rappeler ce succès. Affirmer la « chance » ou la « faveur divine » du dirigeant : Représenter Victoria couronnant l’empereur (même de manière implicite) renforçait l’idée qu’il était le favori des dieux, destiné à la victoire. Inspirer confiance aux troupes et à la population : Voir la déesse de la Victoire sur les pièces qu’ils utilisaient quotidiennement pouvait renforcer le moral et la confiance dans le destin de Rome. En somme, l’iconographie de Victoria couronnant est un puissant symbole visuel de la victoire assurée et de la gloire éternelle dans le monde romain.
228AN – Quadrans Anonyme

228AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : ROMA Proue de navire à droite, à droite marque de valeur composée de trois globules et au-dessus un caducée couché. Bibliothèque nationale de France 13.66g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Italie centrale Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 60/5, Syd. 164c À l’époque de la République Romaine, les monétaires (souvent des magistrats appelés tresviri monetales) étaient responsables de la production des pièces et avaient la possibilité de faire figurer des symboles ou des initiales sur les monnaies pour indiquer leur autorité ou pour commémorer des événements ou des ancêtres de leur famille. Le caducée, en tant qu’attribut de Mercure, pouvait également symboliser la prospérité ou le commerce, des concepts que le monétaire souhaitait peut-être associer à son émission.
220AN – Quadrans Anonyme

220AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de navire à droite, à droite marque de valeur composée de trois globules et au-dessus marteau et apex. Bibliothèque nationale de France 16.23g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Italie centrale Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 59/5 – Syd. 150c Le marteau et l’apex : symboles sacerdotaux L’apex : L’apex est un bonnet ou une coiffe distinctive portée par les flamines (prêtres dédiés à des divinités spécifiques, comme le Flamen Dialis pour Jupiter) et parfois par les pontifes ou augures. Il est caractérisé par une pointe ou une tige surmontée d’un petit disque, souvent orné de laine. Sur les monnaies, l’apex symbolise l’autorité religieuse et le statut sacerdotal du monétaire ou de sa famille. Il évoque le prestige des collèges sacerdotaux, qui jouaient un rôle central dans la vie politique et religieuse de la République romaine. Exemple : Sur certaines monnaies, comme celles des séries RRC 463/1 (frappées par P. Cornelius Lentulus Marcellinus vers 50 av. J.-C.), l’apex apparaît pour souligner l’appartenance du monétaire à un sacerdoce ou pour glorifier un ancêtre prêtre. Le marteau : Le marteau (souvent appelé malleus en latin) est un outil rituel associé aux sacrifices religieux. Il était utilisé par les prêtres pour assommer les animaux sacrificiels avant leur immolation, un acte essentiel dans les rituels romains. Sur les monnaies, le marteau symbolise les fonctions sacerdotales liées aux sacrifices et, par extension, le pouvoir religieux du monétaire ou de sa gens (famille). Il est souvent représenté avec d’autres instruments liturgiques, comme le simpulum (cuillère sacrificielle) ou la securis (hache). Exemple : Le marteau apparaît sur des deniers comme ceux de la série RRC 359/2 (frappés par C. Servilius C.f. vers 57 av. J.-C.), où il est associé à des symboles religieux pour revendiquer un lien avec les collèges sacerdotaux.
211AN – Quadrans Anonyme

211AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de navire à droite, au-dessous marque de valeur composée de trois globules et à droite une corne d’abondance. Bibliothèque nationale de France 5.44g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 207 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 58/6 – Syd. 218c La corne d’abondance (cornu copiae en latin) est un objet mythologique en forme de corne de ruminant ou de coquille de triton utilisé par Ploutos, le dieu grec de la richesse et de l’abondance. La Corne d’Abondance est un symbole bien connu de l’abondance, de la fécondité, de la fertilité et de la joie. Les Cornes d’Abondance sont très fréquemment représentées sur les monnaies antiques en général et sur les monnaies romaines en particulier. Certains auteurs de l’antiquité ont identifié la corne d’abondance comme étant la corne d’Amalthée, la chèvre nourricière de Jupiter enfant. D’autres auteurs antiques prétendent que la corne d’abondance est celle que Hercule prit sur la tête d’Acheloüs lors de sa rencontre avec ce monstre protéen, et que les nymphes prirent pour la convertir en corne d’abondance. Corne d’Abondance
202AN – Quadrans Anonyme

202AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Proue de navire à droite, au-dessous marque de valeur composée de trois globules et au-dessus un croissant. Bibliothèque nationale de France 11.31g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 207 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 57/6 La présence du croissant de lune sur cette monnaie peut avoir plusieurs significations, qui ne sont pas toujours exclusives et peuvent se superposer : Symbole de Diane/Luna : Le croissant de lune est l’attribut principal de la déesse Luna (la lune personnifiée) ou de Diane, déesse de la chasse, des forêts et, en tant qu’Artémis grecque, souvent associée à la lune. Sa présence pourrait symboliser la protection divine de ces déesses sur les actions de Rome, notamment les campagnes militaires nocturnes ou les voyages. Bien que Jupiter et Victoria soient les figures principales, des symboles secondaires peuvent faire référence à d’autres divinités importantes. Symbole cosmique et de bon augure : Dans l’Antiquité, les corps célestes comme le soleil et la lune étaient des symboles puissants, souvent associés à la fortune, au destin et à la durée. Un croissant de lune pouvait être un signe de bon augure, de croissance ou de renouveau, suggérant un avenir prospère pour Rome. Il peut aussi simplement représenter l’ordre cosmique sous la protection des dieux. Marque du monétaire ou de la famille : Bien que cette monnaie soit souvent classé comme une émission « anonyme » sans nom de monétaire explicite, il est possible que le croissant de lune ait servi de marque de contrôle ou de symbole personnel du magistrat monétaire responsable de cette frappe, ou de sa famille (gens). À l’époque républicaine, les magistrats monétaires utilisaient souvent des symboles pour distinguer leurs émissions ou faire référence à leur lignée. Le croissant de lune pourrait être un cognomen (surnom) ou un signum (signe distinctif) lié à la famille du monétaire. Référence à un événement spécifique : Moins courante pour les symboles permanents comme le croissant, mais pas impossible : la présence d’un symbole peut parfois faire allusion à un événement particulier, comme une bataille ayant eu lieu de nuit, ou un événement dont la date coïncide avec une phase lunaire spécifique. Cependant, il est plus probable que le croissant ait une signification symbolique plus générale.
193AN – Quadrans Anonyme

193AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : ROMA Proue de navire à droite, au-dessous marque de valeur composée de trois globules. British Museum 11.76g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 211 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 56/5 – Syd. 143c L’iconographie de ce Quadrans est très significative : Référence mythologique et symbolique de la force (Hercule) : Le choix d’Hercule renforce l’image de puissance et de résilience de Rome face aux défis de son époque, notamment les guerres puniques. Affirmation de la puissance militaire et navale de Rome (Proue de galère) : La proue est un rappel constant des succès navals qui ont permis à Rome d’établir sa domination méditerranéenne. Identification claire de l’émetteur (ROMA) et de la valeur (trois globules) : Ces éléments assurent la légitimité et la lisibilité de la monnaie pour les transactions quotidiennes. Lieu de découverte (1 exemplaire)
180AN – Quadrans Anonyme

180AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : ROMA Proue de galère à droite (rostre) ; au-dessous marque de valeur composée de trois globules, devant une ancre. Bibliothèque nationale de France 8.73g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 50/6 Dans la République romaine, les marques sur les monnaies servaient souvent à identifier les « monétaires » (magistrats responsables de la frappe) ou à distinguer différentes séries d’émissions. L’ancre était un de ces symboles d’identification, comme d’autres signes (épi de blé, croissant de lune, etc.). Cependant, la signification principale restait souvent liée au contexte historique ou politique.