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964MA – Quadrans Marcia – Marcus Marcius

964MA – Quadrans Marcia – Marcus Marcius Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : M·(MAR)CI (MNF). ROMA  (Marcus Marcius Manu filius. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur composée de trois globules. British Museum 6.05g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 134 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Marcia Références : RRC 245/3 – B.10 (Marcia) – Syd. 501a  Le Monétaire : M. Marcius Mn. f. Nom Complet : Manius Marcius, fils de Manius. Période d’activité : Il a exercé sa fonction de monétaire vers 134 av. J.-C., pendant la période de la République romaine. Gens (Famille) : Il appartenait à la Gens Marcia, une famille romaine ancienne et distinguée, qui prétendait descendre d’Ancus Marcius, le quatrième roi légendaire de Rome.  L’Allusion au Père La monnaie émise par M. Marcius Mn. f. est particulièrement remarquable pour son symbolisme, qui est un hommage clair à l’action de son père : Le Père : Son père, également nommé Manius Marcius, est mentionné par l’historien Pline l’Ancien. Il fut Édile Plébéien et se rendit populaire en étant le premier à distribuer du blé (frumentum) au peuple à un prix très bas (un as le boisseau). En résumé, M. Marcius Mn. f. était un magistrat monétaire qui a utilisé l’émission de ses pièces pour célébrer la tradition familiale de générosité envers le peuple, en particulier en matière d’approvisionnement en grain. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon M. Marcius M. f. Monétaire vers 635 (119 av. J.-C.) Pline mentionne un Manius Marcius, édile du peuple, qui se rendit populaire par la distribution de blé qu’il fit faire au prix minime d’un as par boisseau : M’.Marcius aedilis plebis primus frumentum populo in modios assibus datavit. C’est le père de notre monétaire qui s’appelle Manii filius, et sur les monnaies duquel on voit un boisseau et deux épis, symboles de la libéralité de son père. L’édile vivait par conséquent vers l’an 600(154 av. J.-C.), car son fils exerça sa charge de monétaire environ quarante ans plus tard, et fut probablement collègue de Cn. Domitius Ahenobarbus. Il n’est pas possible d’accepter l’opinion de Borghesi qui donne ces pièces à M. Marcius Ralla, tribun militaire tué dans la guerre contre les Boii en 561 (193 av. J.-C.); ce personnage était fils d’un Marcus Ralla et non d’un Manius . Ce qui a induit Borghesi en erreur, c’est que ces pièces ont été généralement lues à tort Marcus Marcius Marci filius; cette lecture, encore donnée par Cohen, est erronée. Sur tous les exemplaires du triens et du quadrans qui nous sont passés sous les yeux (il y en a quinze dans la collection d’Ailly), nous avons toujours lu Marcus Marcius Manii filius. Au surplus, la présence du boisseau et des épis, sur le denier, confirme cette lecture.

959AB – Quadrans Aburia – Caius Aburius Geminus

959AB – Quadrans Aburia – Caius Aburius Geminus Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : C. (AB)(VR)I GEM // ROMA (Caius Aburius Geminus Roma) Proue de navire, à droite marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 6.34g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 134 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Aburia Références : RRC 244/3 – B.3 (Aburia) – Syd. 491a  Le Monétaire : C. Aburius Geminus Période d’activité: Triumvir monétaire (magistrat monétaire) vers 134 av. J.-C. Fonction: En tant que triumvir monetalis, il était l’un des trois magistrats chargés, sous la République romaine, de superviser la frappe des monnaies. Signification de la légende: L’inscription GEM (sur l’avers) fait référence au cognomen (Geminus), qui signifie « jumeau » et pourrait indiquer que Caius et son frère Marcus étaient jumeaux. Iconographie: Le denier qu’il a émis représente Mars dans un quadrige, un choix iconographique qui pourrait faire allusion à une tradition familiale ou à un fait d’armes d’un de ses ancêtres.  La Gens Aburia Nature: C’était une gens plébéienne (famille non patricienne) de la Rome antique. Origine: La famille pourrait avoir été originaire d’Étrurie. Ascension: La gens Aburia a connu son ascension politique pendant les derniers siècles de la République. Membres notoires avant C. Aburius Geminus: Marcus Aburius: Son ancêtre le plus connu, qui fut tribun de la plèbe en 187 av. J.-C. et préteur pérégrin (magistrat s’occupant des affaires entre citoyens et étrangers) en 176 av. J.-C. Caius Aburius: Probablement un oncle du monétaire, qui fut ambassadeur auprès de Massinissa et de Carthage en 171 av. J.-C. Son frère: Le denier de C. Aburius Geminus (Mars dans un quadrige, 134 av. J.-C.) est souvent associé à celui émis un peu plus tard par son frère, Marcus Aburius Geminus (RRC 250/1, 132 av. J.-C.), qui, lui, représente le dieu Sol (le Soleil) dans un quadrige. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Aburius Geminus. Monétaire vers 625 (129 av. J. C.) On ne sait rien de l’histoire de ce magistrat qui n’est mentionné dans aucun des auteurs anciens. Il était probablement le frère du monétaire qui va suivre. Quoi qu’il en soit, on ne peut le confondre avec son homonyme C. Aburius, le tribun de l’an 569 (185 av. J.-C.) dont nous avons parlé plus haut, car les pièces qu’il a frappées ne sauraient remonter à une époque aussi reculée. Mars dans un quadrige, qui figure au revers du denier, est un type guerrier qui fait sans doute allusion à quelque triomphe d’un ancêtre du monétaire; l’histoire n’en a pas conservé le souvenir. Le style de ce denier permet de croire que C. Aburius fut le collègue de M. Aburius et de M. Porcius Laeca.

955MI – Quadrans Minucia – Tiberius Minucius

955MI – Quadrans Minucia – Tiberius Minucius Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : TI. AVGVRINI. ROMA  (Tiberius Augurinus. Rome) Proue de navire à droite; devant marque de valeur composée de trois globules; au-dessus, le lituus. Bibliothèque nationale de France 4.29g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 134 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Minucia Références : RRC 243/4 – B14 (Minucia) – Syd.495b  Le Monétaire : Ti. Minucius C.f. Augurinus Période d’activité: Vers 134 av. J.-C. (République Romaine). Fonction: Il était un des triumvirs monétaires (ou tresviri aere argento auro flando feriundo), des magistrats subalternes chargés de superviser la frappe de la monnaie à Rome. Contexte Historique: Son monnayage intervient à une période de crise institutionnelle et frumentaire (alimentaire), juste avant le tribunat de Tiberius Gracchus (133 av. J.-C.). Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Ti. Minucius Augurinus. Monétaire vers 640 (114 av. J.-C.) Ce monétaire dont les historiens n’ont pas gardé le souvenir, était le fils de C. Minucius Augurinus, dont nous avons plus haut décrit les espèces. Ce qui le prouve, c’est qu’il est désigné avec la mention Caii filius, et qu’il a placé au revers de son denier le même type que celui qui figure sur le denier de C. Augurinus. Nous renverrons donc, pour l’explication de ce type, à ce que nous en avons dit plus haut. Sur le bronze, on voit, au revers, au-dessus de la proue, le lituus ou bâton augurai, allusion au cognomen Augurinus, donné à M. Minucius Faesus, augure en 454 (300 av. J.-C.).

950MI – Quadrans Minucia – Caius Minucius Augurinus

950MI – Quadrans Minucia – Caius Minucius Augurinus Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : C. AVG. ROMA  (Caius Augurinus. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 4.89g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 135 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Minucia Références : RRC 242/4 – B.6 (Minucia) – Syd.457b Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Minacius Augurinus. Monétaire vers 625 (129 av. J.-C.) La branche des Minucii qui portait le nom d’Augurinus, parait descendre de M. Minucius Faesus, qui fut augure en 454 (300 av. J.-C.). Le monétaire C. Augurinus ne peut être le tribun de l’an 567 (187 av. J.-C.); il. est plutôt son fils inconnu dans l’histoire. Cohen donne à ce monétaire un as qu’il ne cite que d’après Riccio; mais il s’agit évidemment d’une pièce fausse ou mal lue, car à l’époque où se placent les pièces de C. Augurinus, l’as avait cessé d’être frappé à Rome. Le type du denier est très intéressant, et il se rapporte à un fait historique connu. « Il représente le monument érigé en 315 (439 av. J .-C.) devant la porte Trigemina à L. Minucius, consul en 296 et décemvir en 304 (458 et 450 av. J.-C.), en récompense de la manière dont il avait pourvu aux approvisionnements de la ville. Pline et Denys d’Halicarnasse, d’accord avec le type de cette monnaie, font consister ce monument en une colonne surmontée d’une statue; Tite Live , au contraire, prétend que c’était un boeuf doré. L’homme qui se tient auprès de la colonne et pose le pied sur un boisseau, est bien évidemment ce L. Minucius, et celui qui porte le lituus est probablement M. Minucius Faesus, l’un des premiers augures plébéiens nommés en 454 (300 av. J.-C.). Les têtes de lion, au pied de la colonne, sont les orifices de deux fontaines qui se trouvaient sur la place du marché au blé, et les clochettes suspendues au monument, servaient à annoncer l’ouverture et la fermeture du marché. Ce L. Minucius, bienfaiteur du peuple, qui est honoré sur les monnaies d’un de ses descendants, dénonça au Sénat un chevalier romain, Spurius Melius, qui l’avait secondé dans les distributions de blé et qui, en raison d’un tel service, avait cru pouvoir aspirer à la royauté : Melius eut la tête tranchée. Ajoutons que le monument de L. Minucius est aussi reproduit sur le denier de Ti. MinuciusAugurinus, fils du monétaire dont il est ici question. C. Minucius Augurinus paraît avoir formé un collège monétaire avec Sex. Pompeius Fostlus et Ti. Veturius. Les deniers de ces trois personnages sont d’un style assez semblable, et leurs types font également allusion à de très anciens souvenirs de l’histoire romaine.

944TR – Quadrans Trebania – Lucius Trebanius

944TR – Quadrans Trebania – Lucius Trebanius Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : L. (TR)EB(AN)I. ROMA  (Lucius Trebanius. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 3.72g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 135 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Trebania Références : RRC 241/4 – B.4 (Trebania) – Syd.457b  Le Monétaire (Triumvir Monetalis) Rôle : Lucius Trebanius était l’un des tresviri monetales (triumvirs monétaires), les magistrats juniors chargés par le Sénat de la supervision de la frappe de la monnaie à Rome. Fonction : En tant que monétaire, il avait le privilège et la responsabilité de choisir les types (les motifs) qui apparaîtraient sur les revers des pièces. C’est pourquoi son nom (L. TREBANI) apparaît sur la monnaie. Datation : La frappe a eu lieu en 135 av. J.-C.    La Gens Trebania Famille : Lucius Trebanius appartenait à la Gens Trebania. Notoriété : Cette gens (famille) n’est pas considérée comme une famille majeure de l’ordre sénatorial ou plébéien de l’époque républicaine. Importance Numismatique : L’existence de Lucius Trebanius et de sa famille est principalement documentée par ses émissions monétaires, qui sont la source principale de notre connaissance de cette gens. Cela contraste avec des familles plus célèbres dont les membres ont occupé les plus hautes magistratures (consulat, etc.).   En résumé, Lucius Trebanius est une figure historique mineure dont la renommée réside presque entièrement dans le fait d’avoir été monétaire en 135 av. J.-C., laissant ainsi son nom sur cette monnaie. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Nous ne pouvons rien dire sur cette famille, qui est historiquement inconnue et qu’il ne faut pas confondre avec la Trebonia. Les monnaies seules nous révèlent son existence en mentionnant L. Trebanius qui, d’après le style et le poids de ses pièces, fut monétaire vers l’an 615 (139 av. J.-C.) et collègue de Aurelius Rufus et de Papirius Carbo. Sur toute la série des monnaies, les lettres TR et AN dans le mot Trebanius, sont liées en monogrammes; les types n ‘offrent rien de remarquable.

938CU – Quadrans Curiatia – C. Curiatius

938CU – Quadrans Curiatia – C. Curiatius Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : C. CVR. F. ROMA  (Caius Curiatius filius. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur composée de trois globules, Victoire tenant une couronne au-dessus. British Museum 5.51g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 135 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Curiatia Références : RRC 240/4a – B.5 (Curiatia) – Syd.460b Variante sans Victoire au revers. Référence : RRC 240/4b British Museum 4.69g Variante sans Victoire et légende C·C(VVF) au revers. Référence : RRC 240/4c British Museum 5.17g La Victoire est ajoutée au type traditionnel de la proue de navire. Elle sert de lien visuel avec le denier. L’ajout de la Victoire personnalise le type standard du bronze et le lie clairement au magistrat monétaire. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tite-Live et Denys d’Halicarnasse citent une famille Curiatia originaire d’Albe, qui, après la destruction de cette ville, vint se fixer à Rome où elle obtint le rang sénatorial. Elle était donc d’origine patricienne ; elle est célèbre par le combat des trois Horaces et des trois Curiaces, au temps de Tullus Hostilius. Le tribun du peuple si impopulaire, P. Curiatius, en 353 (401 av. J.-C.) descendait de cette race, bien que sa charge semble indiquer une origine plébéienne . Les deniers des Curiatii sont signés, les uns C. Curiatius Trigeminus, et les autres C. Curiatius filius Trigeminus. Mommsen les a attribués à deux personnages différents, l’un fils de l’autre ; mais il a été obligé de reconnaître que les uns et les autres sont contemporains, c’est-à dire de l’an 610 environ (144 av. J.-C.), et qu’ils sont du même style. En outre, on ne connaît qu’un seul C. Curiatius Trigeminus qui ait vécu dans la première moitié du VIIe siècle : c’est celui qui fut tribun du peuple en 616 (138 av. J.-C.). C’était, à ce qu’il paraît, un homme peu honorable, si l’on en croit Cicéron qui l’appelle : homo omnium infimus et sordidissimus . Il fit emprisonner les consuls P. Cornelius Scipio Nasica et D. Junius Brutus à cause de leur sévérité dans la levée des troupes et de certaines exemptions qu’ils avaient accordées relativement au service militaire . C’est tout ce que l’on sait sur sa carrière. Il parait donc possible d’attribuer à ce personnage les pièces qui portent C. Curiatius filius Trigeminus aussi bien que celles qui n’ont pas la mention filius. La différence de légende qu’on remarque entre ces deux sortes de deniers peut s’expliquer en admettant deux émissions ou deux ateliers, tout aussi bien que deux magistrats monétaires. On a remarqué + que les monnaies de C. Curiatius filius Trigeminus sont les seules antérieures à Sylla sur lesquelles la désignation filius ne soit pas suivie du nom du père , mais les monuments épigraphiques contemporains fournissent des exemples de cette particularité. L’analogie de fabrique paraît nous autoriser à reconstituer un collège monétaire avec C. Curiatius f. Trigeminus, M. Baebius Q. f. Tampilus et Q. Fabius Labeo. 

933SE – Quadrans Servilia – Caius Servilius

933SE – Quadrans Servilia – Caius Servilius Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : C. SERVEILI. M. F.  (Caius Serveilius Marci filius) Proue de navire avec mât et fanion à droite; au-dessus une couronne. British Museum 3.68g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 136 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Servilia Références : RRC 239/3 – B.3 (Servilia) – Syd.526a Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Serveilius M. f. Augur. Monétaire vers l’an 630 (124 av. J.-C.) Mommsen pense que ce monétaire est C. Servilius M. f.,père de P. Servilius C. f. M. n. Vatia Isauricus. Il fut augure, préteur et peut-être gouverneur de la Sicile vers l’an 6,0 (104 av. J.-C.). Il se porta plus tard comme accusateur de L. Lucullus vers 652 (102 av. J .-C.) et il le força de s’expatrier. Accusé par les fils de ce dernier, il fut acquitté ; mais plus tard il périt assassiné à Asculum en 664 (90 av. J.-C.). Il avait épousé Caecilia, fille de Q. Metellus Macedonicus, et il en eut deux fils : M. Servilius C. f., qui fut plus tard monétaire, comme nous le verrons, et P. Servilius C. f. Vatia Isauricus, consul en 67, (79 av. J.-C.).C. Serveilius Augur prit sur son denier le type des Dioscures, les jumeaux Castor et Pollux, probablement à cause du surnom de Geminus qui fut porté par plusieurs de ses ancêtres directs, à partir de P. Servilius Geminus consul en 502 (252 av. J.-C.). La couronne de laurier se rapporte à quelque succès remporté par un des aïeux du monétaire. Le style du denier de C. Servilius M. f. Augur est tout à fait caractéristique ; la tête de la déesse Rome a beaucoup de rapport avec celle du denier de T. Cloulius.

930AN – Quadrans Antestia – Lucius Antestius Gragulus

930AN – Quadrans Antestia – Lucius Antestius Gragulus Avers : GRAG Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : L. ANTES. ROMA  (Lucius Antestius. Roma) Proue de navire sur laquelle est posé un geai (ou un corbeau); dans le champ, à droite marque de valeur composée de trois globules. British Museum 3.62g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 136 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Antestia Références : RRC 238/3a – B.11 (Antestia) – Syd.452 Variante 1 : Sans légende au droit Référence : RRC 238/3c  Bibliothèque nationale de France 3.65g Bibliothèque nationale de France 3.65g Variante 2 : Sans corbeau au revers. Référence : RRC 238/3e Bibliothèque nationale de France 3.39g Bibliothèque nationale de France 3.39g Variante 3 : Légende ROMA au droit et GRAGV au revers Référence : RRC 238/3f Bibliothèque nationale de France 3.25g Bibliothèque nationale de France 3.25g Lucius Antestius Gragulus (vers 136 av. J.-C.) Fonction et Date : Il était l’un des triumviri monetales (triumvir monétaire), un des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie à Rome. Son monnayage est daté d’environ 136 avant J.-C., pendant la période de la République romaine moyenne. La Gens : Il appartenait à la Gens Antestia (ou Antistia), une famille d’origine plébéienne. Le nom complet sur la monnaie est décomposé en L. ANTES (pour Lucius Antestius) et GRAG (pour son cognomen, Gragulus). La présence d’un corbeau (ou, plus précisément, d’un oiseau qui est souvent interprété comme un geai ou un corbeau) au-dessus de la proue sur le revers de cette monnaie est un excellent exemple de l’utilisation de symboles personnels par les monétaires de la République Romaine. L’explication la plus acceptée est que l’oiseau est une représentation visuelle du cognomen (surnom) du monétaire.    Allusion au Cognomen (Gragulus) Cognomen : Le monétaire s’appelait L. Antestius Gragulus. Lien Étymologique : Le surnom latin Gragulus se traduit par « geai » ou, par extension, « corbeau » (en latin, graculus signifie « choucas », une espèce de corvidé). Symbole Parlant : En plaçant un oiseau (identifié comme un corvidé, un geai ou un corbeau) sur la monnaie de bronze, L. Antestius Gragulus créait un symbole parlant (canting symbol en anglais), un jeu de mots visuel qui faisait directement référence à son propre surnom, Gragulus. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Antestius Gragulus. Monétaire vers 630 (124 av. J.-C) On peut conjecturer que L. Antestius Gragulus était le fils du monétaire précédent, ou de Sextus Antistius qui fut envoyé en en Gaule pour réprimer le mouvement soulevé par Hasdrubal, en 546 (208 av. J.-C.). On hésite dans l’interprétation du nom de GRAC ou GRAG qu’il reçoit sur les monnaies. Vaillant voulait y lire Gracchus; mais le quadrans avec GRAGV, né permet pas de s’arrêter à cette conjecture. Eckhel a proposé d’en faire Gragulus ou Graculus, « geai », en reconnaissant cet oiseau dans celui qui est posé, comme symbole, sur la proue des pièces de bronze. D’autre part, Borghesi l’interprétant de même par Gragulus, voudrait y voir une allusion au cri du corbeau, et suppose que c’est cet oiseau qui figure sur les pièces . L’opinion d’Eckhel est la plus naturelle et celle qui plaît davantage à Cavedoni; c’est de la même façon qu’un autre monétaire. C. Fabius Buteo, place sur ses espèces l’oiseau qui était l’emblème de son cognomen.

925PO – Quadrans Pompeia – Sextus Pompeius Faustulus

925PO – Quadrans Pompeia – Sextus Pompeius Faustulus Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière un vase à lait et au-dessus marque de valeur composée de trois globules. Revers : SEX. POM. ROMA  (Sextus Pompeius. Rome) Proue de navire à droite; au-dessus, un vase à lait; devant marque de valeur composée de trois globules. Bibliothèque nationale de France 6.47g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 137 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Pompeia Références : RRC 235/3 – B.3 (Pompeia) – Syd.462a Sur le denier RRC 235/1, le capis est placé sur l’avers, derrière la tête de Rome, tandis que le revers montre Faustulus (le berger qui a sauvé Romulus et Remus) avec la Louve. Justification Familiale : Certains numismates suggèrent que le capis n’est pas seulement un symbole sacerdotal générique, mais qu’il renforce spécifiquement l’allusion à Faustulus. L’inscription complète sur le denier est SEX – POMP – FOSTLVS. Le nom Fostulus (ou Faustulus) fait allusion à la fois au berger mythique et à un possible surnom ou branche de la Gens Pompeia. Vase à Lait : En combinant l’image de la Louve allaitant les jumeaux et la présence d’un vase (la cruche), on peut y voir une possible allusion au récipient qui aurait pu contenir le lait donné aux jumeaux par le berger Faustulus, reliant ainsi l’objet rituel directement au mythe fondateur sur la pièce. En bref, en plaçant la cruche sur ses monnaies, Sextus Pompeius : Affirmait l’appartenance de sa famille à l’élite sacerdotale de Rome. Renforçait la cohérence symbolique de son émission, liant la pureté des rites à l’ancienneté mythique de ses ancêtres (Faustulus). C’est une utilisation habile et précoce de la monnaie comme un puissant outil de propagande familiale en pleine République. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Sex. Pompeius Fostulus. Monétaire vers 625 (129 av. J.-C.) Les médailles attribuées à ce monétaire portent Sex. Pom. Foslulus; on a interprété l’abréviation POM. par Pompeius, au lieu de Pomponius, uniquement parce que le prénom Sextus est plus ancien et plus fréquent dans la famille Pompeia que dans la famille Pomponia ; il n ‘apparaît en effet dans cette dernière qu’une seule fois . Mais ce n ‘est peut-être pas là une raison suffisante pour justifier d ‘une manière absolue l’attribution de ces pièces à un Sex. Pompeius Fostulus, inconnu d’ailleurs en histoire. Quoi qu’il en soit, on pense qu ‘il pourrait être le père de Cn. Pompeius, Sexti filius, Cnaeii nepos, Strabo, qui fut consul en 665 (89 av. J.-C.). Le type du denier fait allusion au surnom du monétaire Fostlus ou Fostulus. Le berger Faustulus, appuyé sur son pedum, contemple la louve qui allaite Romulus et Rémus; c’est sous l’inspiration de la même légende qu’on a placé un vase à lait au droit du denier, et sur les pièces de bronze. Sex. Pompeius Fostulus fut probablement triumvir monétaire avec C. Minucius Augurinus et Ti. Veturius.

922VE – Quadrans Veturia – Tiberius Veturius

922VE – Quadrans Veturia – Tiberius Veturius Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à droite, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière trois points. Revers : TI. V(ET)VR. ROMA  (Tiberius Veturius. Rome) Strigile et vase à parfums attaché avec des lanières. Bibliothèque nationale de France 4.6g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 137 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Veturia Références : RRC 234/2a – B.2 (Veturia) – Syd.528 « Quadrante Lavari » ou se baigner pour un quart d’as.Moyennant la faible rétribution d’un quadrans, les pauvres étaient admis en commun dans les bains publics de Rome.Ce quadrans est très particulier car si l’on retrouve bien Hercule au droit, la proue de navire du revers cède la place à un strigile et à un vase à parfums attaché avec des lanières. Le strigile est une sorte de racloir en fer recourbé, utilisé d’abord par les Étrusques après leurs combats, puis par les Romains dans les thermes romains pour se nettoyer la peau lorsqu’ils se lavaient. Variante : Légende au revers : TI·(VET) ROMA Références : RRC 234/2b – Syd.528a Bibliothèque nationale de France 5.51g Bibliothèque nationale de France 5.51g Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon La famille Veturia, dont le nom s’orthographiait primitivement Velusia, comme Valeria s’orthographiait Valesia, remonte à la plus haute antiquité, et était d’origine Sabine. Plutarque et d’autres anciens auteurs mentionnent le sabin Veturius Mamurius, contemporain de Numa, et célèbre pour avoir fabriqué onze boucliers exactement semblables à un autre qui était tombé du ciel. Son éloge formait un des principaux sujets du chant des prêtres Saliens P. Veturius Geminus Cicurinus fut consul en 255 (499 av. J.-C.), la onzième année de la république. T. Veturius Calvinus fut deux fois consul, d’abord en 420 (334 av. J.-C.), époque où fut conclu le traité qui accordait le droit de cité aux Samnites et aux Campaniens, puis en 433 (321 av. J.-C.). C’est pendant ce second consulat qu’eut lieu, contre les Samnites, la campagne qui aboutit au désastre des Fourches Caudines. Nous citerons encore L. Veturius Philo, consul en 548 (206 av. J.-C.). Sur les médailles on rencontre seulement le nom de Ti. Veturius, qui fut monétaire vers 625 (129 av. J.-C.), peut-être avec C. Minucius Augurinus et Sex. Pompeius Fostlus.Les types du denier de Ti. Veturius sont fort intéressants; Mommsen croit qu’ils rappellent la paix de Caudium . On connaît ce désastreux traité par lequel l ‘armée romaine, attirée dans un piège et surprise par les Samnites, consentit à passer sous le joug, chaque soldat n’ayant qu’un seul vêtement et dépouillé de ses armes; on devait, en outre, laisser six cents chevaliers en otage. Les consuls T. Veturius Calvinus et Sp. Postumius Albinus subirent les premiers cet affront humiliant. Suivant le récit de Tite-Live, la paix des Fourches Caudines fut consacrée par ces imprécations : « Que le peuple par qui seront enfreintes les conditions arrêtées,tombe sous les coups de Jupiter, comme le porc sous ceux des féciaux . » Malgré le rapprochement que l’on peut faire entre ce texte et le type du revers du denier, où l’on voit deux guerriers, un Romain et un Samnite, qui prêtent serment sur un porc, nous pensons qu’un monétaire romain eût difficilement osé retracer sur ses espèces un désastre pareil à celui des Fourches Caudines et s’en enorgueillir comme d’un souvenir de famille. Il s’agit beaucoup plutôt du serment d’amitié que se prêtèrent mutuellement les Campaniens et les Romains lorsque le consul T. Veturius Calvinus eut fait accorder aux premiers en 420 (334 av. J.-C.) le droit de cité . C’était là un événement glorieux dont les deux partis avaient lieu de se féliciter. Aussi, tandis que ce serment est reproduit sur des deniers romains, nous le rencontrons pareillement, à une époque antérieure, soit sur les monnaies à légendes osques et latines frappées par les Italiotes confédérés , soit sur les pièces d’or émises par les Romains eux-mêmes dans un atelier de la Campanie, à Capoue probablement. La prestation du serment sur le corps d’un cochon était un usage qui remontait à la plus haute antiquité. Déjà chez les Grecs, on immolait un cochon pour l’expiation d’un crime et la guérison de certaines maladies. Chez les Romains et les populations italiotes, c’était l’usage de jurer les traités de paix sur le corps d’un cochon immolé solennellement à cette occasion, par un sacerdos fecialis, en habit de laine et couronné de verveine. Nous avons cité tout à l’heure un passage de Tite-Live dans lequel on invoque le sacrifice du porc par les féciaux en jurant d’observer le traité de Caudium. Voici, en effet, la prière que le même auteur met dans la bouche du pater patratus, le chef du collège des féciaux, qui était chargé de consacrer les traités et de déclarer la paix ou la guerre : « Audi, Jupiter, audi, pater patrate populi Albani; audi, tu, populus Albanus : ut illa palam prima postrema ex illis tabulis ccrave recitata surit sine dolo malo, utique ca hic hodie reetissime intellecta sunt, illis legibus populus romanus prior non deficiet. Si prior defexit publico eonsilio, dolo malo; tu, illo die, Jupiter, populum romanum sic ferito, ut ego hune porcum hic hodie feriam : tantumque magisferito, quanto magis potes pollesque . » C’est, pour ainsi dire, le commentaire du type monétaire que nous avons sous les yeux. Le pater palratus, en signe d’alliance, tuait le cochon à coups de pierre, d’où l’expression foedus ferire; cette pierre sacrée, lapis Capitolinus, était le symbole même de Jupiter Feretrius qu’on appelait aussi Jupiter lapis. Le personnage qui, sur notre denier, tient le porc dans ses bras est un sacerdos fecialis qui s’apprête à frapper sa victime.