1830AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1830AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG II (de la deuxième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Numismatica Ars Classica 8.04g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Référence : RRC 544/X Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. La Legio II : De Sabina à Augusta La Legio II, mise à l’honneur sur ce denier, possède l’une des histoires les plus riches et les plus documentées de l’armée romaine, s’étendant de la fin de la République jusqu’au IVe siècle. 1. Origines et Guerres Civiles (43 – 31 av. J.-C.) La légion est probablement levée en 43 av. J.-C. par le consul Caius Vibius Pansa et le jeune Octave pour lutter contre Marc Antoine lors de la guerre de Modène. Surnom « Sabina » : Elle tire son nom initial de sa zone de recrutement : le pays des Sabins. L’alliance du Second Triumvirat : Après la réconciliation des chefs, elle combat sous les ordres des Triumvirs à la bataille de Philippes (42 av. J.-C.) contre les meurtriers de César. Le ralliement à Marc Antoine : Lors de la partition de l’Empire, cette unité passe sous le commandement de Marc Antoine en Orient. Elle participe sans doute à ses campagnes contre les Parthes. C’est pour cette légion qu’est frappé le denier RRC 544/14 en 32-31 av. J.-C., destiné à assurer sa loyauté juste avant le choc final. 2. Le tournant d’Actium et la naissance de la « II Augusta » Lors de la bataille d’Actium (31 av. J.-C.), la Legio II fait partie des forces d’Antoine. Après la défaite et le suicide de ce dernier, Octave (futur Auguste) ne dissout pas l’unité. Intégration : Fidèle à sa politique de clémence et de pragmatisme, Octave intègre les vétérans d’Antoine dans sa propre armée. Titre Honorifique : Reconstituée, elle reçoit le titre d’Augusta pour sa vaillance ou sa réorganisation sous le nouveau régime. Son emblème devient le Capricorne (signe zodiacal protecteur d’Auguste), parfois associé au Pégase ou au dieu Mars. 3. Déploiements majeurs sous l’Empire Après la guerre civile, la Legio II Augusta devient l’un des piliers de la défense des frontières : Espagne (25 – 13 av. J.-C.) : Elle participe aux guerres cantabres sous Auguste. Des vétérans sont installés à la colonie d’Acci (Guadix). Germanie (9 – 43 ap. J.-C.) : Suite au désastre de Varus, elle est transférée sur le Rhin, stationnant à Mogontiacum (Mayence) puis à Argentoratum (Strasbourg). Conquête de la Bretagne (43 ap. J.-C.) : C’est sous le commandement du futur empereur Vespasien qu’elle participe à l’invasion de la Grande-Bretagne. Elle y restera stationnée pendant des siècles, notamment à Isca Silurum (Caerleon, pays de Galles).
1807AN – Denier Marc Antoine et Octave – Marcus Antonius

1807AN – Denier Marc Antoine et Octave – Marcus Antonius Avers : M ANTON IMP III VIR R P C (Marcus Antonius Imperator Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Marc Antoine, Imperator augure triumvir pour la restauration de la République) Tête nue de Marc Antoine à droite, un lituus au-dessous. Revers : CAESAR IMP PONT III VIR R P C (Cæsar Imperator Pontifex, Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Octave imperator triumvir pour la restauration de la République) Tête nue d’Octave à droite. Bibliothèque nationale de France 3.7g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Syrie Datation : 39 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Antonia et Julia Référence : Inédite Ce denier est très similaire à la référence 1719AN, si ce n’est la présence d’un lituus sous le buste d’Antoine et l’absence de la légende AVG. Nous pouvons supposer que la présence du lituus remplace la légende AVG pour rappeler la fonction d’augure d’Antoine. Ce denier est antérieur à la guerre de Pérouse (40 avant J.-C.). Le droit est bien le portrait d’Antoine. Ce monnayage débuta en novembre 43 avant J.-C. après la constitution du second Triumvirat avec Octave et Lépide. Ce type de monnayage fut frappé jusqu’en 39 avant J.-C. Après le départ d’Antoine en 37 avant J.-C., Octave et Marc Antoine ne devaient plus jamais se revoir. Ce type fut fabriqué entre le printemps et l’été 41 avant J.-C. Ce type pourrait avoir été frappé en Syrie. Frappé en 39 av. J.-C., ce denier « imperatorial » constitue un document historique de premier plan. Il illustre la trêve fragile entre Marc Antoine et le jeune Octave, alors que le monde romain sort d’une décennie de guerres civiles sanglantes. 1. Symbolisme de l’Avers : Marc Antoine, l’Héritier Militaire L’avers présente le buste de Marc Antoine, alors au sommet de son prestige après la victoire de Philippes. La Légende : M·ANTON·IMP·III·VIR·R·P·C·AVG Symbolique : Le titre AVG (Augure) souligne sa piété et son appartenance à l’un des collèges sacerdotaux les plus prestigieux de Rome. Le titre III VIR R P C (Triumviri Rei Publicae Constituendae) légitime son pouvoir exceptionnel, officiellement dédié à la « reconstitution de la République ». 2. Symbolisme du Revers : Octave, la Piété Filiale Au revers, le portrait d’Octave répond à celui d’Antoine, marquant une égalité de statut (du moins sur le métal). La Légende : CAESAR·IMP·PONT·III·VIR·R·P·C Symbolique : Octave utilise le nom CAESAR pour réaffirmer son lien de sang (adoptif) avec le Dictateur. Le titre PONT (Pontife) fait écho à la fonction d’Augure d’Antoine, montrant que les deux leaders contrôlent non seulement les légions, mais aussi la religion d’État. 3. Contexte Historique : L’Année 39 av. J.-C. et la Paix de Misène L’année 39 est un tournant de « paix instable ». Ce denier est vraisemblablement frappé dans le sillage des accords de Brindes (40 av. J.-C.) et de la Paix de Misène (39 av. J.-C.). Le Mariage d’Antoine et d’Octavie : Pour sceller leur alliance, Antoine épouse la sœur d’Octave, Octavie. Cette monnaie reflète cette harmonie de façade. La Menace de Sextus Pompée : En 39, les triumvirs doivent composer avec Sextus Pompée, qui bloque le ravitaillement de Rome depuis la Sicile. La Paix de Misène est signée cette année-là pour lever le blocus. Ce denier sert alors de propagande pour rassurer les citoyens et les soldats sur l’unité du commandement triumviral face aux périls extérieurs. Note Numismatique : Ce type est souvent attribué à un atelier mobile en Orient (Syrie ou Éphèse), accompagnant Antoine dans ses préparatifs contre les Parthes. Sa rareté et la finesse des portraits en font l’une des pièces les plus recherchées de la fin de la République. Datation : 39 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Antonia et Julia Référence : Inédite
1682AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1682AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : M ANTONIVS IMP III VIR R P C (Marcus Antonius Imperator Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Marc Antoine, Imperator augure triumvir pour la restauration de la République) Tête nue de Marc Antoine à droite. Lituus derrière le buste. Revers : PIE(TA)S COS (Pietas Consul) Pietas debout à gauche, tenant un gouvernail et une corne d’abondance. A ses pieds, une cigogne. Münzkabinett Berlin 3.27gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Asie mineure Datation : 41 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Référence : RRC 516/3 Cette monnaie de Marc Antoine, frappée en 41 av. J.-C., est bien plus qu’une simple pièce de monnaie ; c’est un manifeste politique et familial émis dans l’un des moments les plus critiques de la fin de la République romaine. 1. Le Symbolisme de la « Pietas » et de la Cigogne Au revers, la figure de Pietas (la Piété) est représentée avec des attributs spécifiques qui délivrent un message précis : Le Gouvernail et la Corne d’Abondance : Ils soulignent le rôle du pouvoir (le gouvernail qui guide l’État) comme source de prospérité (la corne d’abondance) pour le peuple romain. La Cigogne : C’est l’élément le plus symbolique. Dans l’Antiquité, la cigogne était le symbole par excellence de la piété filiale et fraternelle. On croyait qu’elle nourrissait ses parents âgés (le jus talionis). Signification Politique : En utilisant ce symbole, Marc Antoine ne célèbre pas seulement une vertu religieuse, il rend hommage à son frère, Lucius Antonius. Ce dernier, consul en 41 av. J.-C., avait pris le surnom de « Pietas » pour marquer son dévouement absolu à la cause de son frère Marc Antoine contre Octavien. 2. Contexte Historique : La Guerre de Pérouse (41 av. J.-C.) La frappe de cette monnaie coïncide avec la Guerre de Pérouse. Pendant que Marc Antoine se trouve en Orient auprès de Cléopâtre, son frère Lucius et sa femme Fulvie entrent en conflit ouvert avec Octavien en Italie. Un outil de propagande : L’aureus sert à affirmer la légitimité d’Antoine en tant que Triumvir (V R P C) et Augure (ANT AVG), tout en montrant que sa famille (représentée par la Pietas de Lucius) reste unie face aux provocations d’Octavien. L’atelier mobile : Comme beaucoup d’émissions de cette période, elle a probablement été frappée par un atelier militaire itinérant en Orient (Ephèse ou Antioche) pour financer les légions d’Antoine. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Antonius M. f. M. n. était fils de M. Antonius Creticus et le plus jeune des frères de Marc Antoine le triumvir. Questeur en Asie en 704 et 705, tribun du peuple en 710(44 av. J.-C.), il fit passer une loi agraire qui concilia à son frère à la fois le peuple et les vétérans des légions de César. En 713 (41 av. J.-C.) il fut consul avec P. Servilius Vatia Isauricus; un dissentiment ayant éclaté entre lui et Octave, la guerre civile s’ensuivit, et L. Antonius, sorti de Rome pour aller au secours de Fulvie, frappa, pour la solde de ses troupes, les pièces qui portent la tête de son frère le triumvir. Quelques semaines après, Pietas fut fait prisonnier à Pérouse. Mais s’étant bientôt réconcilié avec Octave, il obtint le gouvernement de l’Espagne. Dion Cassius nous apprend qu’il avait pris le surnom de Pictas à cause de son attachement pour son frère. Il parait en effet avec ce surnom sur ses monnaies, et sur des inscriptions ; il prit l’image de la Piété pour symbole de son nom. C’est après la capitulation de Pérouse que les questeurs et les proquesteurs de son armée M. Barbatius. L. Balbus, M. Nerva, L. Gellius frappèrent monnaie aux effigies de Marc Antoine et d’Octave, associées en signe de réconciliation.
1793AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1793AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XXVII (De la vingt-septième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Bibliothèque nationale de France 3.28g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Référence : B. 142 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. LEG XXVII La Legio XXVII (27e légion) est une unité militaire de la Rome antique dont l’histoire est intimement liée aux guerres civiles de la fin de la République romaine, et particulièrement à la figure de Marc Antoine. Voici les informations clés concernant cette légion : 1. Origines et Contexte La Legio XXVII a été initialement levée par Jules César en 49 av. J.-C. pour la guerre civile contre Pompée. Elle a notamment participé à la célèbre bataille de Pharsale. Après l’assassinat de César en 44 av. J.-C., la légion est passée sous le commandement de ses successeurs. 2. Au service de Marc Antoine C’est après la bataille de Philippes (42 av. J.-C.) que la légion est intégrée aux forces de Marc Antoine, qui prend le contrôle de l’Orient romain. Campagne Parthique : On pense que la XXVII a fait partie du contingent massif emmené par Antoine lors de sa campagne désastreuse contre l’Empire parthe en 36 av. J.-C. Stationnement : Elle était principalement basée en Égypte et dans les provinces orientales, servant de base de puissance à Antoine et Cléopâtre. 3. La Bataille d’Actium (31 av. J.-C.) Lors de l’affrontement final entre Marc Antoine et Octave (le futur Auguste), la Legio XXVII était présente. Après la défaite navale d’Actium et la fuite d’Antoine vers l’Égypte, la légion, restée à terre, a fini par faire défection ou a été contrainte de se rendre à Octave, comme la majorité des forces terrestres d’Antoine. 4. Intégration et Dissolution Après sa victoire, Octave a réorganisé l’armée romaine pour réduire le nombre de légions (qui était passé à plus de 60 durant les guerres civiles). Fusion : Il est probable que la XXVII ait été fusionnée avec d’autres unités. Legio XXII Deiotariana : Certains historiens suggèrent que des vétérans de la XXVII ont pu constituer le noyau de la Legio XXII Deiotariana, qui est restée stationnée en Égypte pendant de longues décennies.
1796AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1796AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XXX (De la Trentième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Bibliothèque nationale de France 3.35g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Référence : B. 145 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Legio XXX Classica La Legio XXX Classica (ou Légion 30 « Navale ») est l’une des unités les plus fascinantes de l’époque des guerres civiles romaines, tant par son origine que par son rôle auprès de Marc Antoine. 1. Origine et Création La Legio XXX a été levée par Jules César en 48 av. J.-C. pour faire face à la guerre civile contre Pompée. Après l’assassinat de César, elle passe sous le commandement de Marc Antoine. Son surnom, Classica, suggère qu’elle était initialement composée de marins ou destinée à servir sur des navires (du latin classis, la flotte). C’était une pratique courante pour renforcer les effectifs terrestres avec des troupes issues de la marine. 2. Campagnes majeures avec Marc Antoine Sous les ordres de Marc Antoine, la légion a participé à des moments charnières de l’histoire romaine : Bataille de Philippes (42 av. J.-C.) : Elle combat aux côtés d’Octave contre les assassins de César, Brutus et Cassius. Campagne contre les Parthes : Elle fait partie des troupes qu’Antoine emmène en Orient pour tenter de conquérir l’Empire Parthe. C’était une légion d’élite, endurcie par les climats rudes. La Guerre Civile Finale : La légion reste fidèle à Antoine lors de son affrontement final contre Octave. 3. La fin de la légion Après la défaite de Marc Antoine et Cléopâtre à la bataille d’Actium (31 av. J.-C.), Octave (le futur Auguste) se retrouve à la tête d’un nombre immense de légions. Pour stabiliser l’empire, il licencie une grande partie des vétérans d’Antoine. La Legio XXX Classica est dissoute en 30 av. J.-C. * Ses vétérans ont été installés dans des colonies, notamment à Beneventum (Bénévent) en Italie. À ne pas confondre Il ne faut pas la confondre avec la célèbre Legio XXX Ulpia Victrix, qui fut créée bien plus tard par l’empereur Trajan en 105 apr. J.-C. La légion de Marc Antoine appartient à l’ère républicaine finissante.
1716AN – Aureus Marc Antoine et Octavie – Marcus Antonius

1716AN – Aureus Marc Antoine et Octavie – Marcus Antonius Avers : M ANTONIVS IMP III VIR R P C (Marcus Antonius Imperator Triumviri Rei Publicæ Constituandæ Marcus, Marc Antoine, Imperator triumvir pour la restauration de la République) Tête nue de Marc Antoine à droite. Revers : Anépigraphe Tête d’Octavie à droite. Münzkabinett Berlin 8.01g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Italie Datation : 39 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Référence : RRC 527/1 L’Aureus de Marc Antoine et Octavie : Le Gage d’une Paix Fragile Frappé en 39 av. J.-C., cet aureus est l’un des documents numismatiques les plus fascinants de la fin de la République romaine. Il cristallise un moment unique où l’équilibre du monde romain reposait sur une alliance matrimoniale. 1. Le Contexte Politique : Le Pacte de Brindes Après la victoire de Philippes (42 av. J.-C.) contre les assassins de César, les tensions entre les triumvirs Marc Antoine et Octavien atteignent leur paroxysme, menant presque à une guerre civile ouverte en Italie (guerre de Pérouse). En 40 av. J.-C., la signature du Pacte de Brindes évite de justesse le conflit. Les deux hommes se partagent le monde : l’Orient pour Antoine, l’Occident pour Octavien. Pour sceller cette paix, Antoine, récemment veuf de Fulvie, épouse Octavie la Jeune, la sœur d’Octavien. L’aureus RRC 527/1 est émis l’année suivante pour célébrer et légitimer cette union cruciale. 2. Symbolisme Iconographique : L’Invention de la Matrone Idéale Cette monnaie marque une rupture majeure dans l’iconographie romaine : Le Portrait Féminin : C’est l’une des toutes premières fois qu’une femme contemporaine apparaît sur une monnaie romaine avec ses traits réels (et non sous les traits d’une divinité comme Fulvie en Victoire). La Concorde (Concordia) : Bien qu’Octavie soit représentée, son image est indissociable du concept de Concordia. Elle n’est pas seulement une épouse, elle est le « pont » biologique et politique entre les deux puissants. Son visage paisible au revers répond au portrait d’Antoine à l’avers, créant une symétrie qui symbolise l’harmonie retrouvée de l’État. Légitimité et Dynastie : En plaçant la sœur d’Octavien sur son or, Antoine affirme son appartenance à la « famille » césarienne et rassure les troupes ainsi que le Sénat sur sa volonté de maintenir la paix. 3. Une Monnaie « Itinérante » Comme beaucoup d’émissions de cette période de guerres civiles, cet aureus a été frappé par un atelier itinérant suivant les déplacements d’Antoine. La qualité exceptionnelle de la gravure suggère que des artistes de premier plan ont été employés pour diffuser ce message de stabilité à travers les provinces orientales et l’Italie. Note Numismatique : La rareté extrême de ce type s’explique par le fait que ces émissions ont été massives mais éphémères. Dès que l’alliance s’est brisée (vers 37-36 av. J.-C.) et qu’Antoine s’est tourné vers Cléopâtre, ces monnaies célébrant « l’épouse romaine » sont devenues obsolètes, voire politiquement encombrantes. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie :
1746AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1746AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : M·ANTONI·M·F·M·N·AVG·IMP·TERT Tête nue de Marc Antoine à droite. Revers : COS·ITER·ΔESIGN·TERT·III·VIR·R·P·C Tête nue de Marc Antoine Junior à droite. British Museum 7.39g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 34 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Référence : RRC 541/1 Cet Aureus est bien plus qu’une simple monnaie d’or ; c’est un manifeste politique et dynastique frappé par Marc Antoine à l’aube de son ultime confrontation avec Octave. 1. Contexte Historique : L’Affirmation d’une Dynastie Frappé vers 34 av. J.-C. (selon les recherches récentes de Clare Rowan et les archives de Babelon), cet aureus intervient après les Donations d’Alexandrie. À cette période, Marc Antoine cherche à consolider son pouvoir en Orient et à préparer sa succession. Le choix de l’héritier : La présence de Marcus Antonius Minor (Antyllus), fils aîné d’Antoine et de Fulvie, est cruciale. En le faisant figurer sur l’or, Antoine présente officiellement son fils comme son successeur légitime. La rupture avec Rome : Contrairement aux émissions précédentes montrant Octavie (son épouse romaine), cette monnaie se concentre sur la lignée directe d’Antoine, signalant son éloignement définitif des accords de Tarente et son ancrage dans une vision monarchique de type hellénistique. 2. Analyse du Symbolisme Numismatique Le Double Portrait : L’Héritage et la Continuité L’utilisation de deux portraits (père à l’avers, fils au revers) est une innovation forte héritée de la tradition des Triumvirs, mais elle prend ici une dimension dynastique. L’Avers (Antoine) : Il réaffirme ses titres républicains et religieux (Augure, Imperator) pour prouver qu’il reste un magistrat romain de premier plan. Le Revers (Antyllus) : Le jeune homme est représenté avec des traits rappelant ceux de son père, soulignant la transmission du charisme et de l’autorité. La Légende : Un Curriculum Vitae de Puissance Les abréviations sur cette pièce constituent un véritable « titre de gloire » : M·ANTONI·M·F·M·N : Marc Antoine insiste sur sa filiation (Marci Filius, Marci Nepos), un rappel de l’ancienneté et de la noblesse de la gens Antonia. III·VIR·R·P·C : Bien que le mandat du Triumvirat soit techniquement expiré ou contesté, Antoine continue de l’utiliser pour maintenir sa légitimité légale face à Octave. 3. Un Destin Tragique Le symbolisme de cette monnaie est empreint d’une ironie historique. En 30 av. J.-C., après la défaite d’Actium, Antyllus fut le seul fils d’Antoine à être exécuté par Octave. Le futur Auguste voyait en ce jeune homme, déjà revêtu de la toge virile et figurant sur les monnaies, une menace directe pour son propre monopole du pouvoir. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Marc Antoine eut, de son premier mariage avec Fulvie, deux fils : l’un, M: Antonius M. f. M. n. était appelé par les Grecs Antyllus, corruption du mot latin Antonillus, ou « petit Antoine ». Il portait les mêmes noms que son père. Le second s’appelait Julus Antonius M. f. M. n.; il joua un certain rôle politique sous le règne d Auguste. C’est le premier des fils de Marc Antoine qui est représenté sur les deux médailles décrites plus haut. On a longtemps discuté la question de savoir ce que signifiaient les lettres M. F. F. qui figurent sur la première médaille, à la suite de son nom, et l’on a parfois voulu lire M. E. E. au lieu de M. F. F. ce qui n’offrirait aucun sens.La lecture Marci filius, filius, se présente pourtant tout naturellement à l’esprit, car on voulait par là distinguer le fils du père, puisque tous deux portaient le même nom et étaient fils d’un Marais. D’ailleurs, les mentions de ce genre se rencontrent parfois aussi en épigraphie, et nous pouvons en citer un certain nombre d’exemples . La lecture que nous avons adoptée ne saurait donc faire l’objet d’un doute.La deuxième médaille est datée du second consulat de Marc Antoine, qui est de l’an 720 (34 av. J.-C.); la même pièce fait mention de la troisème salutation impératoriale. Suivant le récit de Dion Cassius , Marc Antoine, fils d’Antyllus, reçut de son père la toga virilis après la bataille d’Actium, afin d’être à même de relever son parti. Mais ce fut en vain; le jeune Antyllus offrit la paix à Octave qui rejeta ses avances et le fit mettre à mort en 724 (30 av. J.-C.).
1790AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1790AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XXIV (De la vingt-quatrième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Bibliothèque nationale de France 3.55g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Référence : B. 139 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. LEG XXIV La Legio XXIV (24ème Légion) de Marc Antoine est une unité militaire romaine dont l’histoire est intimement liée aux guerres civiles de la fin de la République romaine. Bien que les archives soient moins denses que pour des légions plus célèbres (comme la X Equestris), voici les informations clés à son sujet. 1. Origines et Création La légion a été levée par Marc Antoine, probablement vers 41-40 av. J.-C., après la bataille de Philippes. À cette époque, Antoine réorganisait ses forces en Orient pour consolider son pouvoir face à Octave (le futur Auguste). Recrutement : Elle était composée de vétérans et de nouvelles recrues provenant principalement des provinces orientales et d’Italie. Contexte : Elle faisait partie de l’immense armée qu’Antoine préparait pour ses campagnes contre l’Empire Parthe. 2. Campagnes Majeures La XXIV a suivi Marc Antoine dans ses moments les plus critiques : La Campagne Parthe (36 av. J.-C.) : Il est très probable que la légion ait participé à l’invasion désastreuse de la Médie Atropatène. Ce fut une épreuve d’endurance extrême où les légions d’Antoine ont dû battre en retraite dans des conditions hivernales terribles. La Guerre Civile contre Octave : La légion était présente lors de l’affrontement final entre les deux triumvirs. Elle était stationnée en Grèce lors de la préparation de la bataille d’Actium. 3. La Bataille d’Actium et la Dissolution Le tournant décisif pour la Legio XXIV survient en 31 av. J.-C. lors de la bataille d’Actium. La défaite : Après la fuite d’Antoine et Cléopâtre vers l’Égypte, les forces terrestres d’Antoine, restées sur le rivage, se sont retrouvées sans chef. La reddition : La XXIV, comme la majeure partie de l’armée d’Antoine, s’est rendue à Octave après quelques jours de négociations. Licenciement : Contrairement à certaines légions qui furent intégrées à l’armée d’Octave, la XXIV fut dissoute. Ses soldats furent démobilisés. Certains vétérans ont été installés dans des colonies, notamment en Italie ou en Gaule.
1757AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1757AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XIX (Legionis nonae decimae, de la dix-neuvième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Numismatica Ars Classica 8.1g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Référence : RRC 544/7 – B.134 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. LEGIO XIX La légion honorée sur cette monnaie est la Legio XIX (19e légion). Son histoire est l’une des plus marquantes de l’armée romaine, passant du service des triumvirs à une fin tragique dans les forêts de Germanie. 1. Origines et période avec Marc Antoine La Legio XIX a été levée vers 41-40 av. J.-C., probablement par Octave à l’origine, avant de passer sous le contrôle de Marc Antoine. Service en Orient : Elle a participé aux grandes manœuvres de Marc Antoine en Orient et a fait partie de l’imposante armée rassemblée en Grèce (à Patras) en 32-31 av. J.-C. pour affronter les forces d’Octave. Cette monnaie a été frappée spécifiquement pour payer les soldats de cette légion. Comme les autres monnaies de cette série, son titre en argent est légèrement inférieur, ce qui lui a permis de circuler très longtemps (parfois jusqu’au IIIe siècle) car elle était moins ciblée par la refonte. 2. Sous le règne d’Auguste Après la défaite d’Antoine à Actium (31 av. J.-C.), la légion n’est pas licenciée. Auguste l’intègre dans l’armée impériale. Affectation : Elle est envoyée en Gaule, puis en Germanie, pour participer aux campagnes d’expansion de l’Empire vers l’Elbe. Base : Elle a été stationnée dans des camps majeurs comme celui d’Haltern (Aliso) en Allemagne actuelle. 3. Le désastre de Teutoburg (9 ap. J.-C.) C’est l’événement qui a scellé le destin de la XIXe légion. Sous le commandement du général Publius Quinctilius Varus, elle est l’une des trois légions (avec la XVIIe et la XVIIIe) à être prise dans l’embuscade tendue par Arminius. Anéantissement : La légion est totalement détruite lors de cette bataille de trois jours. Perte de l’Aigle : L’aigle légionnaire (l’emblème sacré représenté sur le revers de votre denier) est capturé par les Germains. Il ne sera récupéré que des années plus tard, en 15 ap. J.-C., par les troupes de Germanicus lors de ses campagnes de représailles. 4. Un numéro maudit À la suite de cette défaite humiliante et traumatisante pour Rome, Auguste et ses successeurs ont décidé de ne jamais recréer les légions XVII, XVIII et XIX. Dans l’histoire de l’Empire Romain, ces numéros sont restés vacants par superstition et par respect pour les morts, faisant de ce denier RRC 544/35 l’un des rares témoins matériels de l’existence de cette unité « disparue ».
1756AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1756AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XIV (de la quatorzième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Münzkabinett Berlin 8.09g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Références : RRC 544/6 – B.124 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. LEGIO XIV La légion mentionnée sur cette monnaie est la Legio XIV (14e légion). 1. Origines et ralliement à Marc Antoine La Legio XIV est une unité au passé prestigieux avant même de servir Marc Antoine : Fondation : Elle a été levée à l’origine par Jules César en 58 av. J.-C. pour ses campagnes en Gaule. Elle fut presque entièrement détruite par les Éburons (sous Ambiorix) en 54 av. J.-C., puis immédiatement reconstituée par César. Engagement avec Antoine : Après la mort de César, elle passe sous l’autorité du Second Triumvirat et finit par intégrer l’armée de Marc Antoine lors de la préparation de l’affrontement final contre Octave. 2. Cette monnaie Cette monnaie spécifique fait partie de la série massive frappée pour payer les troupes et la flotte d’Antoine avant la bataille d’Actium. Légende au revers : La mention LEG XIV (parfois accompagnée de symboles spécifiques selon les variantes de coins) identifie les soldats de cette légion comme les destinataires ou les bénéficiaires symboliques de cette monnaie. Valeur de propagande : En affichant le numéro de la légion entre les enseignes militaires (signa), Antoine flattait l’esprit de corps de ses vétérans. Particularité monétaire : Comme indiqué sur LesDioscures.com, ces deniers ont un aloi (pureté d’argent) inférieur à la normale. Paradoxalement, cette « mauvaise » qualité a permis à la pièce de circuler pendant plus de 200 ans sans être refondue par les autorités impériales ultérieures. 3. La Legio XIV « Gemina » sous l’Empire Après la défaite de Marc Antoine à Actium (31 av. J.-C.), la légion ne fut pas dissoute par Octave (Auguste). Fusion : Elle fut fusionnée avec d’autres unités pour devenir la Legio XIV Gemina (la « Jumelle »). Fait de gloire : Elle devint l’une des légions les plus célèbres de l’Empire en 61 apr. J.-C., lorsqu’elle écrasa la révolte de la reine Boudica en Bretagne. Pour cet exploit, Néron lui donna le titre de Martia Victrix (« Guerrière et Victorieuse »). Emblème : Son symbole était l’Aigle, parfois associé au Capricorne (symbole d’Auguste).