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1755AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1755AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XIII (de la treizième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Ars Classica 8.02gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Référence : RRC 544/5 Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. LEGIO XIII La Legio XIII, honorée sur cette monnaie de Marc Antoine, est l’une des unités les plus célèbres de l’histoire romaine.  1. Origines et faits d’armes sous César La Legio XIII a été levée par Jules César en 57 av. J.-C. pour sa campagne contre les Belges (Guerre des Gaules). Elle est entrée dans la légende en 49 av. J.-C. : c’est elle qui accompagnait César lorsqu’il franchit le Rubicon, marquant le début de la guerre civile contre Pompée. 2. Sous Marc Antoine Pendant le Second Triumvirat, la légion est passée sous le commandement de Marc Antoine. Rôle stratégique : Elle faisait partie des forces massées en Grèce en 32-31 av. J.-C. pour affronter Octave. Le Denier Légionnaire : Cette monnaie a été frappée dans un atelier monétaire itinérant (probablement à Patras) pour payer les soldats de cette unité avant la bataille d’Actium. Légende au revers : La mention LEG XIII sur la monnaie servait non seulement de moyen de paiement, mais aussi d’outil de propagande pour renforcer la loyauté des troupes envers Antoine. 3. La Legio XIII Gemina sous l’Empire Après la défaite d’Antoine à Actium, Octave ne licencia pas la XIIIe. Il la fusionna avec d’autres unités (d’où son futur titre de Gemina, « jumelle ») et en fit l’une des colonnes vertébrales de l’armée impériale. Emblème : Le Lion. Déploiements : Elle a été stationnée en Pannonie (actuelle Hongrie) puis en Dacie (Roumanie). Elle fut l’unité principale lors de la conquête de la Dacie par Trajan, comme en témoigne la Colonne Trajane. Longévité : Elle est restée active sur le Danube jusqu’au Ve siècle, ce qui en fait l’une des légions ayant eu la plus longue existence continue.

1754AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1754AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XII (de la douzième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Münzen und Medaillen 7.93g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Référence : RRC 544/4 Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. LEGIO XII La légion mentionnée sur cette monnaie est la Legio XII, identifiée comme la Legio XII Antiqua. 1. Origines et ralliement à Marc Antoine La Legio XII est l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses de l’armée romaine. Fondation : Elle a été levée à l’origine par Jules César en 58 av. J.-C. pour sa campagne contre les Helvètes (Guerre des Gaules). Elle portait alors le surnom de Victrix (la Victorieuse). Sous Antoine : Après l’assassinat de César, la légion passe sous le commandement de Marc Antoine. Elle l’accompagne dans ses campagnes orientales, notamment lors de la difficile expédition contre les Parthes en 36 av. J.-C. Le titre « Antiqua » : C’est durant cette période qu’elle reçoit le surnom d’Antiqua (l’Ancienne), un titre honorifique soulignant son ancienneté et sa fidélité aux héritiers de César, par opposition aux nouvelles légions levées durant les guerres civiles. 2. Cette monnaie (32-31 av. J.-C.) Cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (souvent localisé à Patras en Grèce) alors qu’Antoine rassemblait ses forces pour affronter Octave. Iconographie : Comme le reste de la série, le revers montre l’aigle légionnaire (aquila) entouré de deux enseignes (signa). La légende LEG XII identifie clairement l’unité. Rôle économique : Ces monnaies étaient destinées à la solde des soldats. Pour financer son immense armada et ses 23 légions, Antoine a dû réduire le titre d’argent (le denier est plus « fourré » ou de bas aloi), ce qui explique pourquoi ces pièces ont circulé très longtemps après la guerre : elles étaient moins intéressantes à refondre que les deniers d’Octave ou d’Auguste. 3. De la XII Antiqua à la XII Fulminata Après la défaite d’Antoine à Actium (31 av. J.-C.), Octave ne dissout pas cette légion prestigieuse en raison de son passé césarien. Intégration : Elle est intégrée dans l’armée impériale et renommée Legio XII Fulminata (la légion « Foudroyante »). Emblème : Son symbole devient le foudre de Jupiter. Destin : Elle sera stationnée durablement en Orient, principalement à Mélitène (en Cappadoce), pour surveiller la frontière face aux Parthes et aux Arméniens. Elle est célèbre pour avoir survécu à de nombreuses crises, restant active jusqu’au Ve siècle au moins.

1753AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1753AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG VI (de la sixième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. British Museum 8.07g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Références : RRC 544/3 – B.112 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : La Legio VI Ferrata (la « Légion de Fer ») est l’une des unités les plus prestigieuses de l’histoire romaine. Cette monnaie a été frappée spécifiquement pour payer les soldats de cette légion alors qu’ils servaient sous les ordres de Marc Antoine. 1. Origines et Surnom Fondation : Elle a été levée par Jules César en 52 av. J.-C. pour sa campagne en Gaule. Elle a participé à des moments décisifs comme le siège d’Alésia. Le nom « Ferrata » : Son surnom signifie « cuirassée » ou « de fer ». On pense qu’il provient de la qualité exceptionnelle de son armure ou de la ténacité dont elle faisait preuve au combat. Emblème : Son symbole principal était le Taureau, un emblème commun aux légions créées par César. Elle utilisait aussi parfois la Louve capitoline avec Romulus et Rémus. 2. Au service de Marc Antoine Après l’assassinat de César, la légion passe sous le contrôle du second triumvirat. Bataille de Philippes (42 av. J.-C.) : Elle combat aux côtés de Marc Antoine et Octave contre les assassins de César (Brutus et Cassius). Campagnes d’Orient : Elle suit Antoine en Orient et participe à sa campagne difficile contre les Parthes (36 av. J.-C.). Elle est alors stationnée en Judée et aide Hérode le Grand à s’emparer de Jérusalem. Actium (31 av. J.-C.) : C’est à la veille de cette bataille décisive contre Octave que cette monnaie est frappée. Bien que l’issue fut fatale pour Antoine, la légion ne fut pas dissoute mais intégrée à l’armée d’Octave (le futur Auguste). 3. Une légion de l’Orient (Empire) Sous l’Empire, la VI Ferrata devient une pièce maîtresse de la défense des frontières orientales : Garnison en Syrie et Judée : Elle passe la majeure partie de son histoire dans ces provinces. Révoltes juives : Elle joue un rôle clé dans la répression de la révolte de Bar-Kokhba sous Hadrien (132-136 apr. J.-C.). Disparition : On perd sa trace au IIIe ou au début du IVe siècle, probablement après avoir subi de lourdes pertes lors des guerres contre les Sassanides (Perses).

1752AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1752AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG IV (de la quatrième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. British Museum 7.33g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Références : RRC 544/2 – B.109 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : La légion honorée par cette monnaie est la Legio IIII (Quatrième Légion), plus connue sous le nom de Legio IV Scythica. Voici les informations clés sur son histoire, son rôle auprès de Marc Antoine et son évolution sous l’Empire : 1. Origines et Campagnes avec Marc Antoine La légion a été levée par Marc Antoine vers 42 av. J.-C., probablement en vue de ses grandes campagnes en Orient. Contre les Parthes : Elle participe à l’ambitieuse (mais désastreuse) expédition d’Antoine contre l’Empire Parthe en 36 av. J.-C. C’est durant cette période qu’elle gagne une solide expérience des terrains orientaux. Actium (31 av. J.-C.) : Elle fait partie des forces massées par Antoine et Cléopâtre contre Octave. Cette monnaie a été frappée précisément pour payer les soldats de cette légion juste avant la bataille navale d’Actium. Transition : Après la défaite et le suicide d’Antoine, la légion n’est pas dissoute par Octave (le futur Auguste). Étant composée de soldats expérimentés, elle est intégrée à l’armée impériale. 2. Pourquoi le nom « Scythica » ? Le surnom Scythica (la Scythique) n’apparaît pas sur les monnaies d’Antoine, mais devient son titre officiel sous Auguste. Il provient de ses succès contre les tribus Scythes et les Bastarnes dans la région du Danube (Mésie) vers 29-27 av. J.-C. Son emblème est le Capricorne, symbole souvent associé aux légions réorganisées par Auguste. 3. Une légion « Orientale » Après son séjour sur le Danube, la IV Scythica est transférée de façon permanente en Syrie (notamment à Zeugma). Elle devient l’un des piliers de la défense de la frontière est de l’Empire : Guerre d’Arménie : Sous Néron, elle participe aux campagnes du général Corbulon contre les Parthes. Siège de Jérusalem : Des détachements de la légion interviennent lors de la Grande Révolte juive (66-70 ap. J.-C.). Lien impérial : Le futur empereur Vespasien y a servi comme tribun militaire dans sa jeunesse, et plus tard, l’empereur Septime Sévère en fut le commandant (légat).

1751AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1751AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : CHORTIVM·PRAETORIARVM (les cohortes prétoriennes) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Münzkabinett Berlin 8.04g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Références : RRC 544/1 – B.101 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Les cohortes prétoriennes (cohortes praetoriae) de la fin de la République ne sont pas encore le corps institutionnalisé que l’on connaîtra sous l’Empire, mais une unité d’élite dévouée personnellement à un général. Voici les détails clés sur leur rôle et leur importance, notamment sous Marc Antoine : 1. Origine : La Garde du Général À l’origine, le terme « prétorien » vient du praetorium, la tente du général (praetor) dans le camp romain. La cohorte prétorienne était constituée de soldats choisis parmi les plus braves pour assurer la protection rapprochée du chef de guerre. Privilèges : Ces soldats étaient exemptés des corvées ordinaires (creusement de fossés, transport de bois) et recevaient une solde supérieure à celle des légionnaires de ligne. Recrutement : Ils étaient souvent sélectionnés parmi les vétérans les plus fidèles ou les citoyens romains de confiance. 2. Les Prétoriens de Marc Antoine Durant les guerres civiles, Marc Antoine a porté cette institution à un niveau supérieur pour rivaliser avec Octave. Effectifs : Selon l’historien Appien, Marc Antoine aurait sélectionné environ 6 000 vétérans pour former ses cohortes. Statut spécial : Contrairement aux légions numérotées, ces unités n’avaient pas de numéro mais portaient le titre honorifique de CHORTIVM PRAETORIARVM. La Monnaie 544/1 : L’aureus (et le denier) RRC 544/1 est l’un des rares documents d’époque qui prouve l’existence de ces cohortes en tant qu’entités distinctes et privilégiées. En les mentionnant spécifiquement sur sa monnaie juste avant la bataille d’Actium, Antoine affirmait leur importance cruciale dans son dispositif de défense. 3. Évolution vers la Garde Impériale Après la victoire d’Octave (Auguste) à Actium, ce dernier a récupéré les restes des cohortes de Marc Antoine pour les fusionner avec les siennes. Sédentarisation : Alors que les prétoriens républicains suivaient leur général en campagne, Auguste les a organisés en 9 cohortes permanentes chargées de protéger Rome et l’Italie. Le Scorpion : Plus tard, sous Tibère, le scorpion (signe zodiacal de l’empereur) deviendra l’un des symboles célèbres de ces unités, alors qu’à l’époque de Marc Antoine, elles utilisaient l’aigle et les enseignes classiques visibles sur le revers du RRC 544/1.

1727AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1727AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : III. VIR. R. P. C. COS. DESIG. ITER. ET. TER (Triumvir Rei Publicæ Constituendæ Consul Designatus iterum tertium, Triumvir pour la restauration de la République, Consul désigné pour la troisième fois) Tête radiée de Sol à droite sous les traits de Marc Antoine. Revers : M. ANTONIVS M. F. – M. N. AVGVR. IMP TER (Marcus Antonius Marci filius Marcus nepos Augurus Imperator tertium, Marc Antoine, fils de Marc, petit-fils de Marc, augure, imperator pour la troisième fois) Marc Antoine, en augure, voilé et drapé debout à droite, tenant un lituus de la main droite. INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 38 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Référence : RRC 533/1 Cet aureus commémore le renouvellement du Triumvirat après la rencontre de Tarente en 37 avant J.-C. Marc Antoine devait recevoir le Consulat l’année suivante. Octave, Antoine et Lépide devaient conjuguer leurs efforts pour éliminer Sextus Pompée qui contrôlait la Sicile. L’accent est mis sur le titre d’Augure que prit Antoine cette année-là, Lépide étant Pontifex Maximus jusqu’à sa mort. Enfin le recentrage oriental de la politique de Marc Antoine explique peut-être le choix de Sol pour le droit. D’autre part le buste de Sol rappelle le rôle d’Antoine dans la déification de César après sa mort (42 AC.). Il était devenu prêtre du nouveau culte. Je n’ai pas encore eu la chance d’observer cet aureus. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Ces pièces (n° 76 à 80) datent de la période comprise entre 718 et 720 (36 à 34 av. J.-C.) c’est-à-dire entre la troisième acclamation impératoriale de Marc Antoine et la réalisation effective de son deuxième consulat. Le trophée qu’on voit au revers des nos 76, 77 et 78, est formé d’armes parthes, en souvenir des victoires de Marc Antoine sur ces peuples : casaque courte, casque rond, poignard recourbé à la ceinture; au bras droit, l’épée appelée acinaces; au bras gauche, le bouclier long, évidé de chaque côté.

1717AN – Aureus Marc Antoine et Octave – Marcus Antonius

1717AN – Aureus Marc Antoine et Octave – Marcus Antonius Avers : M ANTON IMP III VIR R P C (Marcus Antonius Imperator Triumviri Rei Publicæ Constituandæ Marcus, Marc Antoine, Imperator triumvir pour la restauration de la République) Tête nue de Marc Antoine à droite. Revers : CAESAR IMP PONT III VIR R P C (Cæsar Imperator Pontifex, Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Octave imperator triumvir pour la restauration de la République) Tête nue d’Octave à droite. British Museum 7.56g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Italie Datation : 39 avant J.C. Matière : Or Gentes : Antonia et Julia Références : RRC 528/1b – B.36 (Antonia) I. Contexte Historique : La Paix Armée (39 av. J.-C.) L’émission de cet aureus s’inscrit dans l’un des moments les plus précaires du Second Triumvirat. Le Pacte de Misène : Après la guerre de Pérouse et les tensions en Italie, Antoine et Octave se réconcilient temporairement. En 39 av. J.-C., ils signent le pacte de Misène avec Sextus Pompée pour lever le blocus de Rome. Cet aureus célèbre cette « concorde » retrouvée entre les chefs. Unité de Façade : Bien que les deux hommes se détestent, la monnaie doit proclamer la stabilité de l’État. Frapper l’or (métal prestigieux destiné au paiement des officiers et des hautes sphères) permet de sceller la loyauté de l’armée envers le Triumvirat en tant qu’entité unique. II. Analyse Symbolique de l’Iconographie 1. Le Face-à-Face L’élément le plus puissant est l’utilisation des deux portraits. Contrairement aux émissions précédentes où l’un pouvait être au revers d’un dieu, ici, l’homme remplace la divinité. Égalité des statuts : Les deux titres sont identiques (III VIR R.P.C.). Ils se présentent comme les deux piliers indispensables à la « restauration de la République ». Légitimation croisée : Antoine apporte sa gloire militaire et son expérience ; Octave apporte l’héritage de César (souligné par son nom CAESAR). 2. Le Portrait d’Octave « Barbatus » Sur le revers (RRC 528/1b), Octave est souvent représenté avec une barbe légère. Le deuil de César : Ce n’est pas un choix esthétique, mais le signe du squalor. Octave a fait le vœu de ne pas se raser tant que les assassins de son père adoptif n’auraient pas été totalement châtiés. C’est un outil de propagande rappelant sans cesse sa pietas (devoir filial). 3. La présence de l’Étoile (Sidus Iulium) Sur certaines variétés (528/1a), une petite étoile apparaît sous le buste d’Antoine ou entre les deux. Divinisation : Elle rappelle la comète apparue lors des jeux de 44 av. J.-C., prouvant la divinité de Jules César. En plaçant ce symbole, Antoine et Octave se revendiquent tous deux comme les héritiers du Divus Iulius. Variante : Avec étoile sous le buste d’Antoine au droit Référence : RRC 528/1a CNG 8.09g

1699AN – Aureus Marc Antoine – Cnaeus Domitius Ahenobarbus

1699AN – Aureus Marc Antoine – Cnaeus Domitius Ahenobarbus Avers : ANT IMP – III VIR R P C (Marcus Antonius Imperator Triumvir Rei Publicae Constituandae, Marc Antoine Imperator Triumvir pour la Restauration de la République) Tête nue de Marc Antoine à droite, lituus derrière le buste. Revers : CN DOMIT AHENOBARBVS IMP (Cnaeus Domitius Ahenobarbus Imperator, Cnaeus Domitius Ahenobarbus Impérator) Proue à droite, étoile à six rayons au dessus. British Museum 8.11g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Corfou Datation : 40 avant J.C. Matière : Or Gentes : Antonia et Domitia Références : RRC 521/1 – B.55 (Antonia)  – CRR.1178 I. Contexte Historique : L’Union des Forces Maritimes L’année 40 av. J.-C. est marquée par une tension extrême au sein du Second Triumvirat. Alors qu’Octave tente de consolider son pouvoir en Italie, Marc Antoine cherche à renforcer sa position en Méditerranée. C’est ici qu’intervient Cnaeus Domitius Ahenobarbus. Bien qu’il ait été proscrit comme complice des assassins de César, Ahenobarbus commandait la flotte la plus puissante de l’Adriatique. En s’alliant à lui, Antoine réalise un coup de maître diplomatique : il transforme un ennemi redoutable en un amiral dévoué. Cet aureus est la preuve numismatique matérielle de ce pacte, frappé juste avant ou pendant les négociations qui mèneront à la paix de Brindes. II. Analyse Symbolique de l’Iconographie L’Avers : La légitimité du Triumvir Le portrait d’Antoine : Représenté avec une barbe légère (signe de deuil ou de campagne militaire prolongée) ou rasé de près, son buste affirme son autorité souveraine. Le Lituus : Placé derrière la tête, ce bâton recourbé rappelle sa fonction d’Augure. C’est un message fort : Antoine n’est pas seulement un chef de guerre (Imperator), il possède l’aval des dieux pour interpréter les auspices. Pour le public romain, cela souligne la piété et la légitimité religieuse de son pouvoir. Le Revers : La suprématie navale La Proue de Navire : Ce n’est pas un simple motif décoratif. Elle symbolise la puissance maritime d’Ahenobarbus mise au service d’Antoine. C’est une célébration de la « Thalassocratie » (maîtrise des mers). L’Étoile : Placée au-dessus de la proue, l’étoile peut être interprétée comme le Sidus Iulium (la comète de César), signifiant que l’entreprise d’Antoine est guidée par l’esprit divinisé de Jules César. Elle peut aussi représenter la protection astrale (Vénus ou la « bonne étoile ») garantissant la victoire sur les flots. III. Importance Numismatique Cet aureus est l’une des émissions les plus rares du monnayage impérial-consulaire. Le Titre d’Imperator : Le fait qu’Ahenobarbus apparaisse au revers avec le titre d’IMP (Imperator) aux côtés d’Antoine est exceptionnel. Cela témoigne de l’immense prestige accordé par Antoine à son allié pour s’assurer sa fidélité. Rareté : Avec un indice de rareté extrêmement élevé, cette pièce est souvent la pièce maîtresse des collections de prestige, illustrant la transition entre la monnaie républicaine traditionnelle et le portraitisme impérial. Le Monétaire : Cnaeus Domitius Ahenobarbus († 31 av. J.-C.) Cnaeus Domitius Ahenobarbus n’est pas un simple magistrat monétaire de carrière ; c’est un chef de guerre et un aristocrate de haut rang, membre de l’illustre gens Domitia. Sa présence sur cette monnaie aux côtés de Marc Antoine est le signe d’un statut quasi égalitaire, fait rare dans le monnayage romain. 1. Une lignée de prestige : « La Barbe d’Airain » Le cognomen Ahenobarbus signifie « barbe d’airain » ou « barbe rousse ». Selon la légende familiale, les Dioscures (Castor et Pollux) seraient apparus à l’un de ses ancêtres pour annoncer une victoire romaine, transformant sa barbe noire en barbe rousse pour prouver leur divinité. Ascendance : Il est le fils de Lucius Domitius Ahenobarbus (consul en 54 av. J.-C.), mort à Pharsale en combattant Jules César. Descendance : Il est l’arrière-grand-père de l’empereur Néron. 2. Un parcours politique mouvementé Ahenobarbus est un survivant des guerres civiles, naviguant entre les factions avec un opportunisme dicté par la survie de sa lignée : L’opposant à César : Capturé avec son père à Corfinium par César, il est gracié mais rejoint Pompée. Après la mort de César, il est injustement condamné par la lex Pedia (43 av. J.-C.) comme complice des assassins, bien qu’il n’ait probablement pas frappé le dictateur. L’Amiral indépendant : Refusant de se soumettre au Second Triumvirat, il prend le commandement d’une immense flotte (environ 70 navires) dans l’Adriatique. En 42 av. J.-C., il anéantit la flotte de ravitaillement des triumvirs le jour même de la première bataille de Philippes, ce qui lui vaut d’être acclamé Imperator par ses troupes. 3. L’alliance avec Marc Antoine (40 av. J.-C.) C’est le contexte précis de l’émission de cette monnaie. Après la guerre de Pérouse, Antoine a besoin d’une force navale pour contrer Octave. Par l’entremise d’Asinius Pollion, Ahenobarbus se réconcilie avec Antoine. Signification monétaire : En faisant figurer son nom au revers avec son titre d’IMP (Imperator), Ahenobarbus affirme qu’il n’est pas un subordonné, mais un partenaire de plein droit. Cette monnaie « commémorative » scelle son intégration dans le camp antonien. 4. La rupture finale Fervent républicain et hostile à l’influence de Cléopâtre, il tente de convaincre Antoine de renvoyer la reine d’Égypte. Devant son échec et sentant le vent tourner, il finit par trahir Antoine pour rejoindre Octave juste avant la bataille d’Actium (31 av. J.-C.). Il meurt de maladie quelques jours après sa défection, épargné par le destin d’avoir à combattre son ancien allié sur les flots. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cn. Domitius Ahenobarbus. Imperator, de 712 à 718(42-36av. J.-C.) Fils de L. Domitius Ahenobarbus, consul en 700 (54 av. J.-C ), Cn. Domitius Ahenobarbus était présent à la bataille de Pharsale en 705 (49 av. J.-C.), mais il garda la neutralité entre les deux partis. On ne sait si, en 710 (44 av. J.-C.), il participa au meurtre de César, mais il suivit Brutus en Macédoine et il fut condamné par la Lex Pedia comme un des meurtriers du dictateur. En 712 (42 av. J.-C.) on le trouve investi du commandement de la flotte

1690AN – Denier Marc Antoine et Octave

1690AN – Denier Marc Antoine et Octave Avers : M ANT. IMP. AVG. III. VIR. R. P. C. M. NERVA. PROQ. P. (Marcus Antonius, imperator, augur, triumvir reipublicae constituendoe. Marcus Nerva proquaestor provincialis) Tête nue de Marc Antoine à droite. Revers : CAESAR IMP. PONT. III. VIR. R. P. C (Cæsar Imperator Pontifex, Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Octave imperator triumvir pour la restauration de la République) Tête nue d’Octave à droite. INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Ephèse Datation : 41 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia et Julia Références : RRC 517/6 – B.52 (Antonia)

1688AN – Aureus Marc Antoine et Lucius Antoine – Marcus Antonius

1688AN – Aureus Marc Antoine et Lucius Antoine – Marcus Antonius Avers : M.ANT.(IMP).AVG.III.VIR.R.P.C.M.(NE)RVA PROQ.P. (Marcus Antonius Imperator Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ Marcus Nerva Pro Quæstor Prætore, Marc Antoine, Imperator augure triumvir pour la restauration de la République, Marcus Nerva questeur propréteur) Tête nue de Marc Antoine à droite; derrière sa tête, quelquefois un vase à sacrifice. Revers : L.ANTONIVS COS (Lucius Antoine consul) Tête de Lucius Antoine à droite. British Museum 8.06g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Ephèse Datation : 41 avant J.C. Matière : Or Gentes : Cocceia et Antonia Références : RRC 517/4a – B.47 (Antonia) – Syd.1184 1. Un Manifeste de Légitimité Familiale (Le « Dynastisme ») Contrairement aux monnaies de la République traditionnelle qui honoraient des ancêtres lointains ou des divinités, cette monnaie place deux membres vivants d’une même famille sur chaque face. Le message : Marc Antoine ne se présente pas seulement comme un magistrat, mais comme le chef d’une lignée dominante. L’utilisation de l’or (métal de prestige par excellence) souligne cette ambition quasi-monarchique. La gémellité des portraits : Le style iconographique est volontairement similaire entre l’avers et le revers. Cette symétrie visuelle suggère une unité d’action et une force partagée, bien que les deux frères soient séparés par des milliers de kilomètres. 2. Le Dualisme Institutionnel : Imperium et Consulat La monnaie joue sur la complémentarité des pouvoirs légaux : L’Avers (Marc Antoine) : Représente l’Imperium militaire et le pouvoir extraordinaire du Triumvirat (III·VIR·R·P·C). Il incarne la puissance de l’Orient et le contrôle des légions. Le Revers (Lucius Antoine) : Représente la légalité républicaine à Rome via le Consulat (COS). L’Objectif : Montrer qu’Octave (le troisième triumvir présent à Rome) est « encerclé » politiquement. Pour les contemporains, cela signifie que la famille Antonia détient à la fois la force armée et l’autorité constitutionnelle suprême. 3. Le Contexte de la Rupture : La Guerre de Pérouse L’émission de cette monnaie est indissociable des tensions de l’année 41 av. J.-C. : Le rôle de Fulvie : Derrière cette frappe se cache l’influence de Fulvie, épouse de Marc Antoine et alliée de Lucius. Elle cherche à déstabiliser Octave en rappelant aux troupes que le véritable héritier de la gloire de César est Antoine. L’enjeu des vétérans : En plaçant Lucius sur la monnaie, Marc Antoine (par l’intermédiaire de son proquesteur Nerva) signale aux vétérans en Italie qu’ils ont un protecteur officiel au sommet de l’État pour superviser les distributions de terres. La trahison silencieuse : Bien que Marc Antoine soit resté officiellement en retrait de la révolte de son frère, le fait d’avoir autorisé ou financé cette frappe montre son soutien implicite à la cause de Lucius contre Octave. Le Magistrat : Marcus Cocceius Nerva Le nom qui apparaît sur l’avers (M·NERVA·PROQ·P) désigne Marcus Cocceius Nerva. C’est un personnage clé de l’entourage de Marc Antoine, dont la carrière illustre parfaitement les transitions politiques de cette période. 1. Identité et Fonctions Titre : Il signe en tant que Proquaestor Propraetore (PROQ·P). Cela signifie qu’il occupait une fonction financière et administrative de haut rang au sein de l’état-major de Marc Antoine en Orient. Origine : Membre de la gens Cocceia, une famille d’Ombrie. Il est l’arrière-grand-père du futur empereur Nerva (qui régnera de 96 à 98 ap. J.-C.). 2. Un diplomate au service de la paix Bien que cette monnaie ait été frappée dans un contexte de guerre civile imminente (la Guerre de Pérouse), Marcus Nerva est historiquement connu pour son rôle de médiateur : Réconciliation de Brindes (40 av. J.-C.) : Après la défaite de Lucius Antoine à Pérouse, Marcus Nerva fut l’un des principaux artisans de la paix de Brindes. Il a travaillé aux côtés de Mécène (pour Octave) pour éviter une rupture totale entre les deux triumvirs. Consulat : En récompense de sa loyauté et de ses services diplomatiques, il fut nommé consul en 36 av. J.-C. aux côtés de Lucius Gellius Publicola. Rôle Numismatique et Politique Sur cette monnaie, la présence de son nom aux côtés de Marc Antoine remplit plusieurs objectifs pour votre analyse sur LesDioscures.com : Garantie financière : En tant que proquesteur, Nerva est celui qui garantit le poids et l’aloi de l’or. C’est lui qui gère le trésor militaire servant à payer les légions d’Antoine. Lien entre les frères : On admet souvent que Marcus Nerva était physiquement aux côtés de Lucius Antoine lors du siège de Pérouse, ou du moins qu’il assurait la liaison financière entre l’Orient (Marc Antoine) et l’Italie (Lucius). Monnayage mobile : Cette pièce n’a pas été frappée à Rome (contrôlée par Octave), mais par un atelier itinérant suivant les armées d’Antoine, probablement en Asie Mineure (Éphèse) sous la supervision directe de Nerva. Variante : Légende de l’avers différente Avers : M.ANT.(IMP).AVG.VIR.R.P.C.M.(NE)RVA PROQ.P. Référence : RRC 517/4b SITNAM 8.1g SITNAM 8.1g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Antonius M. f. M. n. était fils de M. Antonius Creticus et le plus jeune des frères de Marc Antoine le triumvir. Questeur en Asie en 704et 705 1, tribun du peuple en 710(44 av. J.-C.), il fit passer une loi agraire qui concilia à son frère à la fois le peuple et les vétérans -des légions de César. En 713 (41 av. J.-C.) il fut consul avec P. Servilius Vatia Isauricus; un dissentiment ayant éclaté entre lui et Octave, la guerre civile s’ensuivit, et L. Antonius, sorti de Rome pour aller au secours de Fulvie, frappa, pour la solde de ses troupes, les pièces qui portent la tête de son frère le triumvir. Quelques semaines après, Pietas fut fait prisonnier à Pérouse. Mais s’étant bientôt réconcilié avec Octave, il obtint le gouvernement de l’Espagne. Dion Cassius nous apprend qu’il avait pris le surnom de Pictas à cause de son attachement pour son frère. Il parait en effet avec ce surnom sur ses monnaies, et sur des inscriptions ; il prit l’image de la Piété pour symbole de son nom. C’est après la capitulation de Pérouse que les questeurs et les