LesDioscures.com

2279AU – Denier Auguste

2279AU — Denier Auguste · RIC 220 · LesDioscures × cliquer pour zoomer ↗ Voir la fiche ← →

2278AU – Aureus Auguste

2278AU — Aureus Auguste · RIC 219 · LesDioscures × cliquer pour zoomer ↗ Voir la fiche ← →

1545AE – Quinaire Aemilia – Lucius Aemilius Buca

1545AE – Quinaire Aemilia – Lucius Aemilius Buca Avers : PAXS Tête de Pax (La Paix) à droite. Revers : L·AEMILIVS·BVCA·IIII·VIR (Lucius Aemilius Buca Quatuorvir) Mains serrées. British Museum 1.73g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 44 avant J.C. Matière : Argent Gens : Aemilia Références : RRC 480/24 – B.18 (Aemilia) – Syd.1065 Ce quinaire, frappé en 44 av. J.-C. par le magistrat monétaire L. Aemilius Buca, est un témoin numismatique crucial des derniers mois de la vie de Jules César. Son symbolisme est entièrement tourné vers la légitimation du pouvoir personnel de César sous les traits de la réconciliation nationale. 1. Le Symbolisme de l’Avers : La Paix (PAXS) L’avers présente la tête laurée de Pax, la personnification de la Paix. Message Politique : En plaçant Pax sur ses monnaies, le régime césarien cherche à effacer le souvenir des guerres civiles sanglantes (contre Pompée, puis ses fils). Le message est clair : César n’est pas un tyran, mais celui qui a ramené le calme dans le monde romain. L’orthographe PAXS : L’utilisation de cette forme archaïque (avec un ‘S’ final) est typique de cette émission et souligne peut-être un retour aux valeurs anciennes et à la stabilité républicaine « retrouvée ». Ressemblance iconographique : Certains numismates notent que les traits de Pax sur cette série tendent parfois à s’approcher de ceux de César lui-même, amorçant une fusion entre la divinité et le dictateur. 2. Le Symbolisme du Revers : La Concorde et la Fidélité Le revers montre deux mains jointes (dextrarum iunctio). La Dextrarum Iunctio : Ce geste est l’un des symboles les plus forts de la Rome antique. Il représente la Fides (la bonne foi, la loyauté) et la Concordia (l’harmonie). Lien avec l’armée et le peuple : Sur cette pièce, les mains jointes symbolisent l’union entre César et les différentes composantes de l’État : le Sénat, le peuple et, surtout, l’armée. C’est un appel à l’unité derrière le chef. Le rôle du monétaire : L’inscription L·AEMILIVS·BVCA·IIIVIR identifie le responsable de la frappe. Buca était un partisan de César, et son travail consistait à traduire en images les slogans politiques du dictateur. 3. Contexte Historique : L’ombre de l’assassinat Ce quinaire est frappé au début de l’année 44 av. J.-C., précisément au moment où César est nommé Dictateur à vie (Dictator Perpetuo). Comme je le souligne l’étude des types monétaires, ces émissions servaient de véritable propagande de masse. Alors que les deniers de Buca (comme le RRC 480/6) utilisaient des symboles plus complexes (caducée, faisceaux, globe), le quinaire simplifie le message pour le rendre immédiatement compréhensible : César égale la Paix par l’Union. L’ironie historique veut que ces symboles de « paix » et de « mains jointes » aient circulé alors même que la conspiration des Libérateurs (Brutus et Cassius) se formait. Quelques semaines seulement après l’émission de ces pièces prônant la concorde, César était assassiné en plein Sénat le 15 mars 44. Lucius Aemilius Buca est un personnage clé de la numismatique romaine, bien que sa trace dans les textes historiques soit plus discrète que sur ses monnaies. Il appartient à la prestigieuse gens Aemilia, l’une des familles patriciennes les plus anciennes de Rome. 1. Identité et Origines Fils de monétaire : Lucius est le fils de Marcus Aemilius Scaurus (monétaire en 58 av. J.-C.), un homme politique influent et proche de Sylla. Cela explique pourquoi Lucius utilise le « Songe de Sylla » sur le denier RRC 480/1 : il s’agit d’une référence aux gloires de sa propre famille. Soutien politique : Il est mentionné historiquement en 54 av. J.-C. comme l’un des soutiens (souscripteur) lors du procès de Scaurus, ce qui confirme ses attaches avec l’aristocratie traditionnelle. 2. Rôle en 44 av. J.-C. : Le Quattuorvirat Buca occupe la fonction de Quattuorvir monétaire (IIII. VIR) en 44 av. J.-C. Cette année-là, Jules César modifie le fonctionnement de l’atelier monétaire de Rome : De trois à quatre : Traditionnellement, les magistrats monétaires étaient trois (Triumviri Monetales). César porte leur nombre à quatre pour répondre à ses besoins massifs en numéraire pour ses projets de guerres (notamment contre les Parthes). Un collège de transition : Buca travaille aux côtés d’autres magistrats comme Cossutius Maridianus. Ensemble, ils supervisent le passage historique du portrait divin (Vénus) au portrait du dirigeant vivant (César). 3. Son importance numismatique Buca est considéré comme le plus prolifique et le plus intéressant des quatre magistrats de cette année charnière : Iconographie personnelle : Il est le seul du collège à avoir frappé des monnaies avec un motif purement familial (le Songe de Sylla, RRC 480/1) avant de se plier entièrement à la propagande césarienne. Témoin de l’histoire : Ses émissions permettent de suivre précisément l’évolution des titres de César. On trouve sous son nom des deniers avec les légendes : CAESAR IM P M (César Imperator, Grand Pontife) CAESAR DICT PERPETVO (César Dictateur à vie) — cette dernière légende ayant été l’un des déclencheurs du complot des sénateurs. 4. Disparition Après l’assassinat de Jules César aux Ides de Mars (15 mars 44 av. J.-C.), la trace de Lucius Aemilius Buca disparaît des archives. On suppose qu’il n’a plus exercé de responsabilités monétaires majeures après cette année mouvementée, son nom n’apparaissant plus sur les émissions ultérieures. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Aemilius Buca. Quatuorvir monétaire en 710 (44 av. J. C.) Ce personnage mentionné dans le procès de Scaurus , était le fils du monétaire M. Scaurus, contemporain de Sylla. Il fut quatuorvir monétaire l’année même de la mort de Jules César, en 710 (44 av. J.-C.) . L histoire de L. Aemilius Buca n’est pas autrement connue; les types de ses médailles se rapportent tous à Jules César; on en trouvera l’explication et les dessins à la gens Julia, avec l’histoire du collège monétaire dont L. Buca a fait partie.

1014CA – Denier Caecilia – Lucius Cæcilius Metellus

1014CA – Denier Caecilia – Lucius Cæcilius Metellus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, derrière marque de valeur (XVI). Revers : ROMA Bige galopant à droite, conduit par Pax (la Paix) ou Junon, tenant les rênes et un sceptre long de la main gauche et de la droite une palme; sous l’attelage, une tête d’éléphant à droite. British Museum 3.81g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 128 avant J.C. Matière : Argent Gens : Caecilia Référence : RRC 262/1 – B.38 (Caecilia) – Syd.496 Le monétaire à l’origine de cette monnaie est L. Caecilius Metellus. 🏛️ L. Caecilius Metellus (Monétaire en 128 av. J.-C.) Le monétaire spécifique, L. Caecilius Metellus, est généralement identifié à Lucius Caecilius Metellus Diadematus. Période d’activité: Il a exercé la fonction de monétaire (tresvir monetalis) à Rome en 128 av. J.-C., une étape habituelle au début du cursus honorum (la carrière politique) d’un jeune noble. Carrière Politique Ultérieure: Il a poursuivi une carrière politique distinguée, devenant Consul en 117 av. J.-C. et Censeur en 115 av. J.-C. 🐘 L’Héritage Familial : La Gens Caecilia Metella L’émission de cette monnaie sert surtout à célébrer l’histoire et les exploits de la gens (famille) Caecilia Metella, l’une des familles plébéiennes les plus influentes et puissantes de la République romaine. 1. Le Symbole de l’Éléphant Le motif le plus important et le plus distinctif du revers de votre monnaie est la tête d’éléphant sous le bige. C’est le symbole familial par excellence des Metelli. Origine: Ce symbole commémore la victoire spectaculaire d’un ancêtre, Lucius Caecilius Metellus (consul en 251 av. J.-C.), à la bataille de Panorme (251 av. J.-C.) contre les Carthaginois. L’Exploit: Au cours de cette bataille, Metellus captura tous les éléphants de guerre d’Hasdrubal, les exhibant ensuite lors de son triomphe à Rome. Ce fut un événement marquant. Signification: En plaçant l’éléphant sur la monnaie, le monétaire de 128 av. J.-C. met en avant la gloire militaire et la puissance de son lignage familial. 2. Le Thème du Revers La figure féminine conduisant le bige sur le revers est parfois identifiée comme : Pax (la Paix) : Tenant une palme, cela pourrait symboliser la paix obtenue après la victoire commémorée par l’éléphant. Dea Roma (la Déesse Rome) : Allusion à la protection de la cité par la famille. Ce denier est une pièce d’argent frappée par L. Caecilius Metellus Diadematus en 128 av. J.-C. pour marquer son entrée en politique et pour immortaliser l’exploit de son ancêtre Metellus lors de la Première Guerre Punique, en utilisant la tête d’éléphant comme emblème familial. Le mot Diadematus est un cognomen (surnom) romain et se traduit littéralement par : « Celui qui porte un diadème » ou « Celui qui est orné d’une bandelette/bandeau. » 3. L’Origine du Surnom pour L. Caecilius Metellus Ce surnom n’est pas lié à une victoire militaire, mais à une histoire personnelle, comme c’était souvent le cas pour les cognomina romains : Le Récit: L’hypothèse la plus communément acceptée est que Lucius Caecilius Metellus a reçu ce surnom parce qu’il aurait dû porter un bandeau (un pansement) autour de sa tête pour couvrir une plaie ou une blessure. L’Association: En raison de ce bandeau, ses contemporains l’auraient surnommé « Diadematus », faisant allusion à la ressemblance entre le pansement et un diadème royal. Contrairement aux surnoms célèbres de sa famille comme Macedonicus (vainqueur en Macédoine) ou Numidicus (vainqueur en Numidie), Diadematus est anecdotique, mais il est devenu son surnom distinctif pour le différencier des nombreux autres Lucius Caecilius Metellus de sa puissante famille. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Caecilius Metellus Pius. Monétaire vers 655 (99 av. J.-C.) Les pièces qui suivent ne portent pas de nom de magistrat; on les classe néanmoins avec certitude aux Metelli parce que le nom du monétaire est remplacé par une tête d’éléphant, et l ‘on sait que l’éléphant était l’emblème de cette famille depuis que L. Caecilius Metellus, consul en 503 (251 av. J.-C.), avait triomphé des éléphants carthaginois, en Sicile, lors de la première guerre Punique . Parmi les Melelli, celui qui a frappé les pièces que nous plaçons vers l’an 655 (99 av. J -C.) est fort probablement Q. Caecilius Metellus Pius, fils de Q. Metellus Numidicus. Q. Metellus Pius avait à peine vingt-ans quand il accompagna son père en Numidie pour faire la guerre à Jugurtha en 645 (109 av. Il reçut en 655 (99 av. J.-C.) le surnom de Pius à cause de la piété filiale qu’il témoigna envers son père condamné à l exil ‘. C est probablement en cette année ou peu après, qu’il remplit la charge d officier monétaire et qu’il mit sur son denier le bige de la déesse Pietas représentée exactement comme plus tard sur les deniers de Sextus Pompée. Cet emblème accompagné de la tête d’éléphant suffisait à révéler son nom . Préteur en 665 (89 av. J.-C.), il fut un des principaux chefs de l armée romaine pendant la guerre Sociale ; la lutte entre Marius et Sylla le trouva dans le parti de ce dernier dont il fut l’un des meilleurs lieutenants. Il devint consul en 674 (80 av. J.-C.) passa en Espagne pour combattre Sertorius, revint triompher à Rome, et fut pontifex maximus en 689 (65 av. J.-C.), charge qu’il garda jusqu’à sa mort en 691, et dans laquelle lui succéda Jules César. Il a frappé en Espagne, avec le titre d’imperator des pièces que nous décrivons plus loin. Lieux de découverte (185 exemplaires)