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332AN – Once Anonyme

332AN – Once Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, coiffée du casque attique à cimier et triple aigrette; derrière la tête marque de valeur d’ un globule. Revers : Q / ROMA Proue de galère tournée à droite, au-dessous marque de valeur d’un globule et à droite la lettre H. Roma Numismatics 3.83g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 86A/5 – Syd. 182d Dans le contexte des monnaies romaines républicaines, comme cette monnaie, la lettre « Q » est ce que l’on appelle une marque de contrôle ou une marque d’atelier. Marque de contrôle ou de série À cette époque, la frappe des monnaies n’était pas centralisée et le travail était souvent réparti entre différents ateliers au sein d’une même ville (Rome) ou de différentes villes. Pour organiser et suivre la production, les Romains utilisaient des lettres, des symboles ou des chiffres sur les monnaies. La lettre « Q » sur cette monnaie ne représente pas un lieu précis ou un personnage historique. Elle fait partie d’un système séquentiel de marques. Chaque marque correspondait à une série de coins (les matrices utilisées pour frapper les monnaies) et à une quantité spécifique de métal. Ce système permettait de : Gérer la production : Les marques aidaient les responsables de la monnaie à suivre la quantité de pièces frappées et à s’assurer que chaque lot de métal était correctement utilisé. Identifier les ateliers : Bien que non spécifiques à un lieu, ces marques pouvaient être assignées à différents ateliers de frappe, permettant de les distinguer les uns des autres. Contrôler la qualité : En cas de problème de poids ou de pureté du métal, la marque de contrôle permettait de remonter à la série de coins concernée et d’identifier le lot défectueux. En résumé, la lettre « Q » n’a pas de signification symbolique particulière. C’est une simple lettre de classement ou de suivi qui s’inscrit dans un système logistique complexe et bien organisé, reflétant la gestion rigoureuse de la frappe monétaire à Rome.

390AN – Once Anonyme

390AN – Once Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, coiffée du casque attique à cimier et triple aigrette; derrière la tête, marque de valeur composée d’un globule. Revers : L / ROMA Proue de galère tournée à droite, au-dessous marque de valeur composée d’un globule et la lettre L. Numismatica Ars Classica 2.17g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 97/21 La lettre « L » que l’on trouve sur ces monnaies romaines de cette série est la marque de l’atelier monétaire de Luceria. Cette lettre est une abréviation de la ville de Luceria (aujourd’hui Lucera, en Italie du Sud), où ces pièces ont été frappées durant la deuxième guerre punique. L’utilisation de ces marques d’atelier était courante pour les monnaies émises en dehors de Rome pour financer l’effort de guerre. Le « L » identifiait donc le lieu de production de la pièce.

628AN – Quinaire Anonyme

628AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Luna sur un bige, croissant au dessus de sa tête. Crevette sous les chevaux. Numismatica Ars Classica 1.76g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 156/2 La présence de la crevette sur cette monnaie n’a pas une signification symbolique majeure liée à la thématique de la monnaie elle-même (qui représente Roma et Luna). Dans le monnayage de la République Romaine, la crevette (ou plus précisément le motif qui y ressemble, parfois interprété comme un crustacé ou même une palourde) est un symbole de contrôle. Le Rôle du Symbole de Contrôle Pendant la période des émissions anonymes (comme cette monnaie, frappée entre 179 et 170 av. J.-C.), les monnaies ne portaient pas encore le nom du magistrat monétaire (le triumvir monétaire) responsable de la frappe. Pour identifier la série, l’atelier ou l’équipe de frappe qui a produit un lot donné, le monétaire utilisait des symboles de contrôle variés et discrets, placés sur l’avers ou le revers (dans ce cas, sous le bige de Luna). Fonction Administrative : Ce système permettait à l’administration de l’atelier de Rome de différencier les émissions et, surtout, de contrôler la production et de garantir la qualité du métal. Si une plainte était déposée concernant une mauvaise qualité ou un poids insuffisant, l’autorité savait immédiatement quel moneyer ou quelle équipe était responsable de cette série spécifique. La Crevette (ou Crustacé) : Le symbole de la crevette (ou du crustacé/coquillage selon les interprétations) n’est donc pas un symbole religieux, politique ou familial, mais simplement la marque distinctive choisie pour cette émission particulière. En résumé, la crevette sur cette monnaie est une marque administrative de l’atelier de Rome utilisée pour l’organisation interne de la frappe monétaire. Seuls deux exemplaires observés.

846AF – Once Afrania – Spurius Afranius

846AF – Once Afrania – Spurius Afranius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Roma à droite, derrière marque de valeur d’un globule. Revers : S. AFRA // ROMA  (Spurius Afranius Roma) Proue de navire; à droite un dauphin. ROMA NUMISMATICS LIMITED 5.11g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 150 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Afrania Référence : RRC 206/7 Le monétaire associé à cette monnaie est identifié sous le nom de Safra. Identité : La monnaie est généralement attribuée à la Gens Afrania (famille Afrania), et le monétaire est traditionnellement identifié comme Spurius Afranius. Inscriptions : La légende sur la pièce elle-même est simplement SAFRA (sous les chevaux) et ROMA (à l’exergue). L’absence de ponctuation entre le « S » et « AFRA » (S. AFRA), qui aurait clairement indiqué un praenomen (prénom) suivi du nomen (nom de famille) Afranius, a soulevé des discussions. Théorie dominante : L’inscription renvoie à Spurius Afranius. Autre théorie (M. Crawford) : L’inscription SAFRA serait en réalité les premières lettres du cognomen (surnom) du monétaire, qui pourrait être lu comme Safranius dans son intégralité. Cependant, l’attribution à Spurius Afranius reste la plus courante pour des raisons de commodité et d’absence d’autre candidat évident. Période d’activité : Il a frappé monnaie vers 150 av. J.-C. Fonction : Il était l’un des triumvirs monétaires (tresviri monetales), les magistrats romains subalternes responsables de l’atelier monétaire de Rome. Contexte historique : La Gens Afrania était d’origine plébéienne et apparaît relativement tardivement dans l’histoire romaine. Le monétaire Spurius Afranius lui-même est peu connu de l’histoire en dehors de cette émission monétaire. Son denier, avec le type de la Victoire dans un bige, est stylistiquement lié à d’autres émissions de cette époque (comme celles de P. Cornelius Sulla, L. Saufeius, et Pinarius Natta), suggérant qu’ils faisaient peut-être partie du même collège monétaire. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon D’origine plébéienne, cette gens n’apparaît que tardivement dans les annales de l’histoire romaine. Elle était sénatoriale au vie siècle, époque où on la trouve mentionnée pour la première fois dans la personne de C. Afranius Stellio, préteur en 569 (185 av. J.-C.). Un seul de ses membres, Spurius Afranius, frappa monnaie vers l’an 554 (200 av. J.-C.); son denier, de fabrique quelquefois un peu barbare, est au type du bige de la Victoire et ressemble beaucoup aux deniers de P. Cornelius Sulla, de L. Saufeius, et de Pinarius Natta, ce qui permet de croire que ces quatre personnages ont fait partie du même collège monétaire. L’histoire est muette au sujet de S. Afranius;  c’était peut-être le père ou le frère de C. Afranius Stellio, mais ce n’est là qu’une conjecture, et son nom ne nous est révélé que par les médailles. Le dauphin qu’on voit au revers des bronzes de S. Afranius permet de supposer que l’un de ses ancêtres, a rempli une charge importante dans la flotte romaine; on pourrait en même temps être autorisé à rapporter à un Afranius les pièces incertaines qui portent un dauphin comme symbole du nom du monétaire. Des membres de la gens Afrania sont devenus illustres à la fin de la République et sous l’Empire; on connaît le poète comique L. Afranius qui florissait vers le dernier siècle avant l’ère chrétienne; citons encore L. Afranius, l’ami de Pompée, et Afranius Burrhus qui joua un rôle politique et militaire important, sous les règnes de Claude et de Néron.

1825HO – Semuncia Hostilia – L. Hostilius Tubulus

1825HO – Semuncia Hostilia – L. Hostilius Tubulus Avers : Anépigraphe Buste de Diane, à droite, avec arc et carquois sur l’épaule. Marque de valeur derrière. Revers : L. H. TVB ROMA (Lucius Hostilius Tubulus, Rome) Légende dans une couronne de chêne et de laurier. Ars Classica 2.39gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 105 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Hostilia Référence : RRC 315/2 🏛️ Informations sur L. Hostilius Tubulus Nom Complet : Lucius Hostilius Tubulus. Fonction : Triumvir Monetalis (Magistrat Monétaire). Il était l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome pendant l’année de son mandat. Période d’activité : Il a exercé sa charge vers 105 av. J.-C. (selon la datation de Crawford, RRC). Statut Social : Il était membre de la gens Hostilia, une ancienne famille romaine dont le membre le plus célèbre était Tullus Hostilius, le troisième roi légendaire de Rome. À l’époque républicaine, les Hostilii étaient généralement des Plébéiens. Importance de sa monnaie : L’émission de cette monnaie est notable car elle est l’une des dernières frappes de cette petite dénomination en bronze par la Monnaie de Rome avant une longue interruption.   🌳 Le Symbole de sa Monnaie La principale information contextuelle que nous donne sa monnaie est le motif du revers : une inscription dans une couronne de chêne (corona civica). Couronne de Chêne (Corona Civica) : La couronne de chêne était le plus haut honneur civique à Rome, décernée à un citoyen qui avait sauvé la vie d’un autre citoyen romain au combat. Interprétation : L’utilisation de ce symbole sur cette monnaie de L. Hostilius Tubulus, ainsi que sur certaines de ses émissions de deniers (une autre monnaie qu’il a frappée), suggère que le monétaire ou l’un de ses ancêtres récents avait accompli un acte de bravoure militaire notable. L’affichage de tels honneurs familiaux sur les monnaies était une pratique courante pour promouvoir la stature politique du monétaire. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Hostilius Tubulus. Monétaire vers l’an 595 (159 av. J.-C.) On connaît le monétaire L. Hostilius Tubulus. Préteur en 612 (142 av. J.-C.), il fut accusé par le tribun du peuple P. Scaevola de s’être laissé corrompre dans l’exercice de ses fonctions; il ne put se disculper et fut obligé de s’exiler. Cicéron parle de lui comme d’un homme indigne de toute estime. On ne possède avec son nom qu’une seule pièce : c’est une once dont le type de revers s’écarte des usages généralement adoptés dans le monnayage de la république, et qui n’a peut-être pas été frappée à Rome.

1824MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1824MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. M – ANLI PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Revers : L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. Le cheval au premier plan est en tête du quadrige. The J. Paul Getty Museum 4.00gr INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Argent Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/1 – B.8 var (Manlia) – Syd.757a var 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée.   📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C.   🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina.

1823MA – Aureus Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1823MA – Aureus Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. MANLI T PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Lettre T (50) à la suite de la légende. Revers : L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. Le cheval au premier plan est en tête du quadrige. SITNAM 10.6gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Or Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/2 – B.6 (Manlia) – Syd.758 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée.   📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C.   🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina.

1194JU – Sesterce Junia – Decimus Junius Silanus

1194JU – Sesterce Junia – Decimus Junius Silanus Avers : E L P (très probablement une abréviation pour E L[EGE] P[APIRIA], faisant allusion à la Loi Papiria, ou Ex Lege Papiria) Tête casquée de Rome à droite. Revers : D·SILANVS·L·F / ROMA (Decimus [Iunius] Silanus Lucii Filius” Decimus Junius Silanus fils de Lucius) Victoria (la Victoire) dans un bige galopant à droite, tenant les rênes des deux mains.  British Museum 0.86g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 91 avant J.C. Matière : Argent Gens : Junia Référence : RRC 337/4 Outre les informations que nous tirons de ses monnaies en tant que magistrat monétaire en 91 av. J.-C., voici ce que nous savons sur Decimus Junius Silanus: Appartenance familiale : Il fait partie de la prestigieuse gens Junia, une famille noble plébéienne avec une longue histoire politique à Rome. Ascendance : Il est le fils de Lucius (comme l’indique « L. F. » sur ses monnaies). Descendance : Il est le beau-père de Marcus Junius Brutus (l’un des assassins de César), ayant épousé la mère de Brutus, Servilia Caepionis. De ce mariage, il eut un fils (Marcus Junius Silanus) et trois filles (Junia Prima, Junia Secunda, et Junia Tertia). Carrière politique : Il fut édile en 70 av. J.-C. Il a tenté d’obtenir le consulat pour l’année 63 av. J.-C., mais a échoué. Il fut consul en 62 av. J.-C. avec Lucius Licinius Murena. En tant que consul désigné en 63 av. J.-C., lors du débat au Sénat sur la conjuration de Catilina, Cicéron (consul en exercice) le consulta en premier sur le sort des conjurés arrêtés. Silanus s’est initialement prononcé en faveur de leur exécution. Cependant, lorsque Jules César suggéra l’emprisonnement à vie, Silanus insista sur le fait que c’était ce qu’il avait réellement voulu dire. C’est finalement Caton le Jeune qui imposa la décision de les exécuter. Avec son collègue consul Lucius Licinius Murena, il proposa la lex Junia Licinia, qui stipulait qu’une rogatio (une proposition de loi) devait être promulguée trois jours de marché (nundinae) avant que le peuple ne vote. Cette loi confirmait également la lex Caecilia Didia. Traducteur : Un Decimus Junius Silanus, qui pourrait être le même ou un parent proche du IIe siècle av. J.-C., était un érudit réputé pour sa connaissance de la langue et de la littérature puniques. Après la destruction de Carthage en 146 av. J.-C., le Sénat romain lui confia la traduction en latin du grand traité agricole de Magon de Carthage, un ouvrage en 28 livres. Bien que cette traduction soit perdue, elle a influencé les auteurs romains ultérieurs sur l’agriculture. Il est important de noter qu’il existe plusieurs Decimus Junius Silanus dans l’histoire romaine, et les sources peuvent parfois prêter à confusion. Cependant, la convergence des dates et des fonctions (monétaire en 91 av. J.-C., puis édile et consul) suggère fortement qu’il s’agit bien de la même personne pour les informations concernant sa carrière politique mentionnée ci-dessus. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon D. Junius Silanus L. f. Monétaire vers 665 (89 av. J.-C.). Ce magistrat ne peut être Decimus Silanus qui fut édile en 684 (70 av. J.-C.) et consul en 692 (62 av. J.-C.), car le père de ce dernier portait le prénom de Marcus et non de Lucius, comme le veulent les monuments numismatiques. Le nom de L. Silanus ne se rencontre pas dans les historiens du temps de la république . Quant aux types des monnaies de D. Silanus, ils sont assez faciles à expliquer. Le masque de Silène, analogue à celui de Pan sur les monnaies de C. Vibius Pansa, est une allusion directe au surnom de Silanus, et la charrue qu’on voit parfois (n° 19) sous ce masque, est une arme parlante pour le nom de Bubulcus, bouvier, qu’ont porté les ancêtres du monétaire. La tête de la Santé ou Salus (n. 17 et 18), rappelle le temple consacré à cette divinité, pendant les guerres du Samnium, en 452 (302 av. J.-C.), par le dictateur C. Junius Bubulcus Brutus. Salus était d’origine sabine, et c’est pour ce motif que le temple dont nous parlons fut bâti près du Quirinal, sur la collis Salularis ; Fabius Pictor y avait exécuté des peintures murales célèbres dans l’antiquité ; la fête de la déesse se célébrait le 8 août . Le torques qui figure autour de cette tête de Salus, comme sur les pièces des Manlii, symbolise la parenté des Junii Silani avec les Manlii Torquati : le jurisconsulte T. Manlius Torquatus avait été adopté par D. Junius Silanus vers l’an 552 (202 av. J.-C.). Le bige de la Victoire, type des plus ordinaires sur les monnaies de la république, pourrait être en même temps une réminiscence des succès de M. Junius Silanus pendant la seconde guerre Punique. Les sesterces mentionnent la loi Plaulia-Papiria, en vertu de laquelle ils furent frappés : cette loi est de l’an 665 (89 av. J.-C.), ce qui nous donne la date de la charge de D. Junius Silanus comme magistrat monétaire; un de ses collègues paraît avoir été L. Calpurnius Piso Frugi.

591FU – Once Furia – L. Furius Philus

591FU – Once Furia – L. Furius Philus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, coiffée du casque attique à cimier et triple aigrette; derrière la tête marque de valeur d’un globule. Revers : (LFP) / ROMA Proue de galère tournée à droite, à droite marque de valeur d’ un globule, au-dessus une Victoire couronnant la légende. British Museum 4.28g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 189-180 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Furia Références : RRC 144/6 – Syd. 300e Les informations sur le magistrat monétaire L. Furius Philus (RRC 144) sont principalement numismatiques ; sa carrière politique spécifique n’est pas clairement documentée en dehors de son rôle dans l’émission de monnaie. Il appartient à la branche des Furii Phili, une des familles patriciennes de la Gens Furia. Il est probablement un ancêtre ou un parent du célèbre Lucius Furius Philus, qui fut consul en 136 av. J.-C. (et qui est connu pour ses liens avec le cercle des Scipions et la guerre de Numance). Le magistrat monétaire plus tardif, M. Furius Philus (émetteur de deniers RRC 281/1 en 119 av. J.-C.), se réfère d’ailleurs aux succès militaires d’un de ses aïeux Philus, ce qui souligne l’importance de cette lignée dans l’histoire de la République. la Victoire couronnant la proue sert de symbole de bon augure pour le système monétaire romain et est un puissant message de puissance militaire et de triomphe constant pour la République romaine.

373AN – Once Anonyme

373AN – Once Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, coiffée du casque attique à cimier et triple aigrette; derrière la tête marque de valeur d’un globule. Revers : L / ROMA Proue de galère tournée à droite, au-dessous marque de valeur d’un globule et la lettre L. Bibliothèque nationale de France 5.79g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 97/7c – Syd. 121a La lettre « L » que l’on trouve sur ces monnaies romaines de cette série est la marque de l’atelier monétaire de Luceria. Cette lettre est une abréviation de la ville de Luceria (aujourd’hui Lucera, en Italie du Sud), où ces pièces ont été frappées durant la deuxième guerre punique. L’utilisation de ces marques d’atelier était courante pour les monnaies émises en dehors de Rome pour financer l’effort de guerre. Le « L » identifiait donc le lieu de production de la pièce.