1130MA – Denier Manlia – A. Manlius

1130MA – Denier Manlia – A. Manlius Avers : ROMA – SER (Roma, Sergia) Tête casquée de Roma à droite. Revers : A·(MA)(NL)I·Q·F (Aulus Manlius Quinti Filius) Sol sur un quadrige de face sur de vagues, étoiles de chaque coté, croissant et X sur le haut. British Museum 3.86g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 118-107 avant J.C. Matière : Argent Gens : Manlia Références : RRC 309/1 – B.1 (Manlia) – Syd.543 👤 Le Monétaire : A. Manlius Q. f. Sergianus Caractéristique Détails Nom Complet Aulus Manlius Quinti filius Sergianus. L’inscription A. MANLI Q. F. signifie « Aulus Manlius, fils de Quintus ». L’abréviation SER (sur l’avers) est interprétée par les numismates, dont Crawford, comme une référence au cognomen (surnom) Sergianus ou à la tribus (tribu) Sergia. Période d’activité Triumvir Monetalis (magistrat monétaire) entre 118 et 107 av. J.-C. (selon la datation de Crawford, RRC 309/1). Appartenance Membre de la Gens Manlia, une des plus anciennes et des plus nobles familles patriciennes de Rome, qui a joué un rôle majeur tout au long de la République. Rôle Historique Aulus Manlius Q. f. est généralement identifié à l’Aulus Manlius qui a servi comme légat sous le commandement de Gaius Marius pendant la Guerre de Jugurtha (vers 107 av. J.-C.). Il a notamment été l’un des envoyés chargés de négocier la reddition de Jugurtha. ☀️ La Symbolique du Revers : Sol dans le Quadrige Le revers de la pièce, avec Sol (Hélios) conduisant un quadrige et sortant des flots de la mer, n’est pas un choix anodin. Il est considéré comme une allusion aux exploits d’un illustre ancêtre du monétaire : L’Ancêtre : Cnaeus Manlius Vulso Ce dessin fait référence aux succès de Cn. Manlius Vulso, un consul de 189 av. J.-C. Vulso a mené une célèbre campagne victorieuse en Asie Mineure, notamment contre les Galates (en Galatie), et a conclu un traité avec Antiochos III. Le motif de Sol dans le quadrige (associé à l’Orient, au lever du soleil) symbolise la victoire remportée en Orient et le triomphe de l’ancêtre. Vulso est revenu à Rome avec un butin immense, bien que sa campagne ait été controversée à l’époque. En résumé, A. Manlius Q. f. Sergianus a utilisé sa fonction de monétaire pour commémorer la gloire militaire et les succès orientaux de son illustre lignée, la Gens Manlia. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon A. Manlius Q. f. Sergia. Monétaire vers 619 (135 av. J.-C.) Salluste mentionne un lieutenant de C. Marius qui s’appelait A. Manlius et qui prit part à la guerre contre Jugurtha en l’an 647 (107 av. J.-C.); il fut même chargé avec Sylla d’une négociation auprès de Bocchus, roi de Mauritanie. Nous sommes porté à attribuer le denier décrit plus loin à ce personnage qui pouvait être officier monétaire vers 619 environ (135 av. J.-C.) et fut collègue de Cn. Cornelius Sisenna, comme l’indique le style des deniers de ces deux magistrats auxquels il faut joindre M. Tullius. Salluste ne dit pas quel était le cognomen du lieutenant de Marius ; sur les monnaies. nous trouvons un mot abrégé SER… Eckhel interprétant dubitativement ce mot par Sergia (tribus), pensait que ce Manlius appartenait à la gens Sergia. Mais cette interprétation, tout en étant proche de la vérité, ne donne pas le droit de classer la pièce à la Sergia gens, et il faut voir dans le mot SERgia, le commencement du cognomen du monétaire. En effet, sur une monnaie de Brutobriga,en Espagne, on trouve la preuve que le cognomen Sergia était porté par une branche des Manlii; la légende de cette pièce est : T. MANLIVS T. F. SERGIA. Quant au type du denier, il fait allusion aux succès en Orient de Cn. Manlius Vulso, consul en 595 (159 av. J.-C.). Vulso envcyé en Orient, soumit les Galates à l’autorité romaine ; il resta en Asie comme proconsul l’année suivante et conclut un traité avec Antiochus III; il parcourut ensuite victorieusement la Thrace, la Macédoine, l’Epire et revint triompher à Rome; le quadrige du Soleil sur la monnaie indique manifestement qu’il s’agit de succès remportés en Orient. Ce type rappelle par sa position ces vers de l’Enéide : Cum primum alto de gurgite tolluntSolis equi, lucemque elatis naribus efflant Lieux de découverte (38 exemplaires)
1117FL – Denier Flaminia – Lucius Flaminius Chilo

1117FL – Denier Flaminia – Lucius Flaminius Chilo Avers : ROMA Tête casquée de Rome à droite, sous le menton marque de valeur X. Revers : L. FLAMINI // CILO (Lucius Flaminius Chilo) Victoria (la Victoire) dans un bige galopant, brandissant une couronne de la main droite et tenant les rênes de la main gauche. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 2 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 109-108 avant J.C. Matière : Argent Gens : Flaminia Références : RRC 302/1 – B.1 (Flaminia) – Syd.540 Le monétaire de ce denier est Lucius Flaminius Chilo (parfois orthographié Cilo). 👤 Identité et Période Nom : Lucius Flaminius Chilo (ou Cilo) Famille (Gens) : Flaminia (une famille plébéienne). Fonction : Triumvir Monetalis (magistrat monétaire), en charge de la frappe des monnaies. Date d’activité : Vers 109-108 av. J.-C. (selon l’ouvrage Roman Republican Coinage de Crawford). 🏛️ Carrière Politique et Contexte En tant que monétaire, Lucius Flaminius Chilo occupait l’une des premières marches du cursus honorum (la carrière politique romaine). Association : Il semble avoir été associé dans le monnayage de ces années avec d’autres monétaires, notamment Lucius Memmius et Quintus Lutatius Cerco. Iconographie : Le revers, représentant la Victoire dans un bige, pourrait commémorer les victoires d’un membre éminent de sa gens, potentiellement Caius Flaminius (consul en 223 et 217 av. J.-C.), vainqueur des Gaulois Cisalpins. Importance de la Pièce : Ce denier est considéré comme très courant, ce qui indique un volume de frappe important, peut-être de l’ordre d’un million d’exemplaires. C’est l’un des deniers républicains les plus courants du monnayage avec une production dépassant certainement le million de deniers frappés. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Flaminius Cilo. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) L’aspiration manque dans le cognomen de ce monétaire ; il est écrit Cilo au lieu de Chilo que nous trouverons sur les monnaies de son homonyme postérieur. L. Flaminius Cilo est inconnu dans l’histoire, et la numismatique seule a conservé son nom ; son denier est fort commun et le type ne présente aucune particularité remarquable ; on en trouve quelques exemplaires qui sont de fabrique barbare. Le style de ces pièces en place l’émission vers l’an 660 de Rome, et peut permettre de conjecturer que L. Flaminius Cilo était peut-être collèguende Man. Aquillius et de L. Memmius. Lieux de découverte (1148 exemplaires)
1116PO – Denier Porcia – Publius Porcius Læca

1116PO – Denier Porcia – Publius Porcius Læca Avers : P L(AE)CA / ROMA (Publius Laeca / Rome) Tête casquée de Rome à droite, sous le menton marque de valeur X. Revers : PROVOCO Personnage militaire debout à gauche, étendant la main droite au-dessus d’un citoyen debout à gauche, tourné à droite, vêtu de la toge; derrière le personnage central, un magistrat debout à gauche, tenant une longue tige de la main droite (licteur). Bibliothèque nationale de France 3.92g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 110-109 avant J.C. Matière : Argent Gens : Porcia Références : RRC 301/1 – B.4 (Porcia) – Syd.571 👤 Le Magistrat Monétaire : P. Porcius Laeca Catégorie Détails Nom Complet Publius Porcius Laeca Fonction Triumvir Monetalis (Magistrat monétaire) Date d’Activité 110–109 av. J.-C. Carrière Politique Le poste de monétaire était généralement la première étape du cursus honorum (la carrière politique romaine) pour les jeunes nobles. Il est possible que ce P. Porcius Laeca ait servi plus tard comme Tribun de la plèbe (Tribunus Plebis) dans les années 90 av. J.-C., poursuivant ainsi sa carrière. Contexte Numismatique C’est l’un des premiers magistrats à utiliser une légende thématique sur le revers (la mention PROVOCO) pour faire de la publicité politique, ce qui deviendra une pratique courante par la suite. 👨👩👧👦 La Gens Porcia (La Famille Porcia) P. Porcius Laeca appartenait à la Gens Porcia, une influente famille plébéienne de la République romaine. Lien Familial : Le type de la pièce (le droit d’appel) fait clairement référence aux actions de ses ancêtres. Les monétaires utilisaient souvent leurs émissions pour honorer les réalisations de leur famille. La Question de la Provocatio : Le denier RRC 301/1 célèbre les fameuses « Leges Porciae de Provocatione » (Lois Porcia sur l’Appel). Ces lois, votées par des membres de sa famille (probablement par son ancêtre Marcus Porcius Cato (Caton l’Ancien) et d’autres Porcii, dont un autre P. Porcius Laeca, tribun en 199 av. J.-C.), renforçaient le droit des citoyens romains de faire appel au peuple contre les sentences des magistrats, notamment pour interdire les châtiments corporels contre les citoyens. 📜 Interprétation du Revers (PROVOCO) La scène complexe au revers est une illustration de la Provocatio : Le personnage toge symbolise le citoyen romain protégé. Le personnage en habit militaire (chef militaire ou magistrat) étendant la main au-dessus du citoyen représente l’octroi de la protection ou l’exercice du droit d’appel. L’attendant, souvent interprété comme un licteur, tenant les verges (virgae), représente le châtiment qui est évité grâce au droit d’appel (la Provocatio). L’émission de cette pièce est donc un acte de propagande familial, soulignant l’engagement de la Gens Porcia en faveur de la liberté et des droits des citoyens. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Porcins Laeca. Monétaire vers 644 (110 av. J.-C.) Ce magistrat monétaire est inconnu dans les textes denier mais son porte un type fort intéressant dont Cavedoni a donné une explication aussi juste qu’ingénieuse. On voit un guerrier suivi d’un licteur, qui étend la main sur la tête d’un personnage en toge au-dessous, on lit provoco, j’en appelle – ! C’est une allusion à l’extension du droit de provocation ou d’appel accordé aux citoyens romains même à l’encontre du commandement militaire. Ce changement important dans la législation romaine était dû à des membres de la famille Porcia, qui avaient fait voter par le Sénat successivement trois lois sur ce sujet . La date de ces leges Porciae n’est pas connue d une manière positive. On sait seulement par Cicéron que la plus importante des trois est antérieure aux Gracques, et qu’une autre est due à l’initiative de Caton l’Ancien . Tite Live parle de l’une d’elles sans en nommer l’auteur. Comme ces lois étaient en faveur de la liberté des citoyens et étendaient leur droit d ‘appel, on comprend le type de la monnaie de M. Porcius Laeca, que nous avons donnée plus haut (Porcia, 3), et qui représente le triomphe de la Liberté; .le denier de P. Laeca fait allusion au rapport de ces lois avec l ‘autorité militaire, dont elles tendaient à restreindre l’omnipotence. Lieux de découverte (205 exemplaires)
1115CL – Denier Claudia – Caius Claudius Pulcher

1115CL – Denier Claudia – Caius Claudius Pulcher Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, le casque largement orné. Revers : C. PVLCHER (Caius Pulcher) Victoria (la Victoire) dans un bige au pas à droite tenant les rênes de la main droite et une couronne de la main gauche. Bibliothèque nationale de France 3.95g INDICE DE RARETE : 3 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 110-109 avant J.C. Matière : Argent Gens : Claudia Références : RRC 300/1 – B.1 (Claudia) – Syd.569 Le monétaire responsable de l’émission de ce denier est C. Claudius Pulcher. Le Monétaire : C. Claudius Pulcher Rôle sur la monnaie Monétaire (Triumvir Monetalis) Date d’émission 110-109 av. J.-C. Nom inscrit C. PVLCHER (Caius Pulcher) Gens Claudia (branche des Claudii Pulchri, patriciens) Carrière politique (Cursus Honorum) L’identité de ce monétaire est presque certainement celle de l’homme qui a gravi les échelons de la carrière politique romaine (cursus honorum) et est devenu Consul : Questeur (Quaestor) : vers 105 av. J.-C. Édile (Aedile) : 99 av. J.-C. (où il organisa des jeux spectaculaires, notamment une chasse au lion et l’introduction d’éléphants dans le cirque, selon Pline l’Ancien). Préteur (Praetor) : 95 av. J.-C. Curateur (Curator) : 93 av. J.-C. Consul (Consul) : 92 av. J.-C. (avec Marcus Perperna comme collègue). Signification de la monnaie L’émission de C. Claudius Pulcher avec T. Manlius Mancinus et Ap. Claudius Pulcher à peu près à la même époque est notable. Le type de pièce qu’il a choisi — la tête de Roma à l’avers et la Victoire dans un bige au revers — est un type standard et traditionnel pour les deniers républicains, qui ne fait pas directement référence à sa famille ou à un événement personnel, mais affiche plutôt une image de la puissance et de la gloire de Rome. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Claudius Pulcher. Monétaire vers l’an 648 (106 av. J. C.) Fils d’Ap. Claudius Pulcher, consul en 611 (143 av. J.-C.), ce monétaire commença à acquérir quelque notoriété par sa lutte contre le tribun du peuple Saturninus, en 654 (100 av. J.-C.) . A cette époque, il avait déjà été questeur, puis monétaire. Il fut édile en 655, et donna comme tel des jeux brillants dans lesquels des éléphants parurent pour la première fois dans le cirque . II devint ensuite propréteur en Sicile et fut consul en 662 (92 av. J.-C.). C’est ce personnage dont nous avons l’elogium qui le qualifie de triumvir monétaire. C’est la première fois que cette magistrature est mentionnée dans les textes, et à ce titre, l’inscription mérite d’être rapportée. [ C. CLAVDIVS. AP. F. C. N. PVLCHER ]Q. III. VIR. A. A. A. F. F. AED. CVR. IVDEX. VENEFICIS. PRREPETVNDIS. CVRATOR. VlS. STERNVNDIS. COS.CVM. M. PERPENA. Ce texte dit que C. Claudius Pulcher fut triumvir monétaire, après avoir été questeur, ce qui est contraire à l’usage établi dans la suite, et prouve qu’à cette époque la charge de monétaire n’était pas encore très régulièrement constituée. L’un de ses collègues, si l’on s’en rapporte au style des deniers, fut L. Julius Caesar. Lieux de découverte (640 exemplaires)
1107CO – Denier Cornelia – Cneius Cornelius Blasio

1107CO – Denier Cornelia – Cneius Cornelius Blasio Avers : CN. BLASIO CN. CN. F (Blasio Cneii Filius, Blasio fils de Cneius) Tête imberbe de Mars à droite coiffé du casque corinthien à aigrette; derrière la tête, une marque de contrôle; au-dessus du casque, marque de valeur. Revers : ROMA La Triade Capitoline : Jupiter au centre, Junon à gauche, Minerve à droite debout de face; Jupiter est nu, tenant un sceptre de la main droite et un foudre de la main gauche ; Junon est drapée et tient un bâton terminé par une tête d’animal et un bouclier; Minerve tient une couronne de la main droite et couronne Jupiter; marque de contrôle entre Jupiter et Minerve. Bibliothèque nationale de France 3.59g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 112-111 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cornelia Références : RRC 296/1 – B.19 (Cornelia) 👤 Le Magistrat Monétaire : Cn. Blasio Cn. f. Nom Complet : Cnaeus Cornelius Blasio, fils de Cnaeus Cn. Cornelius Blasio Cn. f. Période d’Activité : 112-111 av. J.-C. Atelier Monétaire : Rome 🏛️ Contexte et Famille La Gens Cornelia : Cn. Blasio Cn. f. appartient à la prestigieuse gens Cornelia, l’une des familles patriciennes les plus importantes et les plus prolifiques de la République romaine. Les Cornelii ont détenu un nombre record de magistratures (consulats, censures, etc.) tout au long de l’histoire républicaine. Identité Personnelle : Il est le plus souvent identifié simplement comme le monétaire pour cette période. Il n’est pas autrement connu pour une carrière politique ou militaire notable ultérieure, ce qui est parfois le cas pour les monétaires qui n’ont pas atteint les plus hautes fonctions (comme le consulat). La Tête sur l’Avers : La tête casquée sur l’avers de son denier (RRC 296/1) a fait l’objet de débats. Certains y voyaient un portrait de Scipion l’Africain (un membre illustre de la gens Cornelia), mais l’expert Michael H. Crawford, dans son ouvrage RRC, rejette cette identification, la considérant plus probablement comme une représentation de Mars ou, plus rarement, du monétaire lui-même. ✨ Signification du Type Monétaire Les types choisis par Cn. Blasio Cn. f. sur ce denier sont très évocateurs de la religion et de la gloire romaines : Avers (Tête Casquée) : Le choix de Mars (dieu de la guerre) met en évidence l’importance militaire et la gloire que la gens Cornelia a apportée à Rome. Revers (Triade Capitoline) : La représentation de Jupiter, Juno et Minerve (la Triade Capitoline) est un puissant symbole du Panthéon romain et de la protection divine accordée à l’État et à la ville de Rome. Le choix de ces symboles permettait au monétaire de faire allusion à la grandeur de sa famille et à son dévouement à la patrie. Les marques de contrôle au droit sont des symboles, et au revers, on trouve soit une lettre grecque, soit des lettres latines en monogramme ou soit un symbole. Variante 1 : Caducée / point Références : RRC 296/1a – Syd.561a British Museum 3.83g Variante 2 : Etoile / croissant Références : RRC 296/1b – Syd.561 British Museum 3.88g Variante 3 : Bucrane / Thêta Références : RRC 296/1c – Syd.561c British Museum 3.90g Variante 4 : Proue / Pi Références : RRC 296/1d– Syd.561b British Museum 3.93g Variante 5 : Couronne / Psi Références : RRC 296/1e– Syd.561 British Museum 3.90g Variante 6 : Fer de lance / Phi Références : RRC 296/1f – Syd.561 British Museum 3.94g Variante 7 : Dague / Gamma Références : RRC 296/1g– Syd.561 CNG 3.96gr Variante 8 : Branche de palmier / (BLA) Références : RRC 296/1h – Syd.561d British Museum 3.8g Variante 9 : Epi de blé / branche de palmier et lettre A + aigle à l’exergue. Références : RRC 296/1i – Syd.561d British Museum 4g Variante 10 : Trépied / branche de palmier et corne d’abondance + aigle à l’exergue. Références : RRC 296/1j – Syd.561d British Museum 3.9g Variante 11 : Trident / branche de palmier et dauphin + aigle à l’exergue. Références : RRC 296/1k – Syd.561d British Museum 3.93g Variante 12 : Thyrse / branche de palmier et torche + aigle à l’exergue. Références : RRC 296/1l – Syd.561d British Museum 3.94g Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cn. Cornelius Blasio. Monétaire vers l’an 655 (99 av. J.-C.) Le cognomen Blasio apparaît dans la gens Cornelia, pour la première fois avec Cn. Cornelius Blasio, fils de Lucius, qui fut consul en 484 (270 av. J.-C.) et une seconde fois en 497 (257 av. J.-C.). Un autre Cn. Cornelius Blasio fut préteur en Sicile en 560 (194 av. J.-C.). Le monétaire doit être un descendant de l’un de ces deux personnages, sans doute le fils ou le petit-fils du dernier ; mais on n’a aucun renseignement historique à son sujet. Ses deniers représentent la tête de Scipion l’Africain l’Ancien, dont on rapporte la mort à l’an 569 (185 av. J.-C.)Le revers du denier, avec Jupiter entre Junon et Pallas, rappelle les statues divines du temple du Çapitole, parce que l’image de Scipion l’Africain l’Ancien était installée dans le temple de Jupiter, en souvenir des entretiens que cet homme illustre avait eus, disait-on, de son vivant avec les dieux. Lieux de découverte (406 exemplaires) < p>
1106MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1106MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : ROMA Tête casquée de Rome à droite, sous le menton marque de valeur X, le tout dans un torque. Revers : L. TORQVA / Q // EX. S. C (Torquatus/ Quæstor/ Ex Senatus Consulto, Torquatus/ questeur/ par décret du Sénat) Cavalier galopant à gauche, casqué, vêtu militairement, tenant une javeline transversale de la main droite et un bouclier de la main gauche. British Museum 3.89g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 113-112 avant J.C. Matière : Argent Gens : Manlia Références : RRC 295/1 – B.2 (Manlia) – Syd.545 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus Période d’émission : c. 113-112 av. J.-C. Fonction : Il a exercé la fonction de monétaire (Triumvir Monetalis ou Quattuorvir Monetalis selon les périodes, mais ici, l’inscription « Q » sur le revers suggère qu’il était probablement Questeur – Quaestor – au moment de l’émission, avec une autorisation spéciale du Sénat, d’où le EX S C). 🏛️ Son Rôle et la Famille Manlia Référence à la Famille : Le nom Torquatus est l’un des plus prestigieux de la gens Manlia. L’avers du denier (tête de Roma dans un torque) et le revers (le cavalier combattant) sont des allusions directes à l’ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, qui a gagné ce surnom en tuant un Gaulois en combat singulier et en lui prenant son torque (collier) en 361 av. J.-C. Autorité d’Émission : L’inscription EX S C (Ex Senatus Consulto – « par décret du Sénat ») sur le revers indique que l’émission de cette monnaie a été réalisée avec une autorisation spécifique ou sous le contrôle direct du Sénat. Confusion possible : Il est important de noter qu’il y a plusieurs L. Manlius Torquatus dans l’histoire romaine. Le monétaire de ce denier est distinct d’un autre L. Manlius Torquatus, qui était proquesteur de Sylla et a frappé des monnaies plus tard, en 82 av. J.-C., et qui devint ensuite consul en 65 av. J.-C. En résumé, L. Manlius Torquatus a utilisé son office de monétaire pour glorifier l’histoire et l’honneur de sa famille, les Manlii Torquati, en faisant figurer la fameuse victoire et le symbole du torque sur ses deniers. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius Torquatus. Questeur en l’an 650 (104 av. J.-C.) On a longtemps confondu les pièces de ce personnage avec celles de L. Manlius, proquesteur de Sylla ; mais en réalité, il s’agit de deux monétaires différents. Dans l’ancienne hypothèse on devait reconnaître deux faits anormaux : d’abord que le même monétaire avait frappé monnaie une première fois comme questeur au nom du Sénat, une seconde fois comme proquesteur au nom de Sylla; d’autre part on constatait que ce même monétaire signait ses premières pièces du nom de Torquatus et les autres du nom de Manlius. Morell, il est vrai, donne un denier sur lequel le droit de la pièce du questeur Torquatus est uni à un revers du proquesteur Manlius : cette association pourrait faire croire qu’il s’agit du même personnage. Mais cette médaille est une pièce hybride comme il en existe tant dans la suite des monnaies de la république.Nous ne savons pas quel est ce L. Manlius Torquatus qui fut questeur vers l’an 650 (104 av. J.-C.) ou un peu après. On connait L. Manlius Torquatus, consul en 689 (6) av. J.-C.) avec L. Aurelius Cotta. Il était fils d’un autre L. Manlius Torquatus et ce dernier, dont l’histoire n’est pas connue, pourrait bien être le questeur de l’an 650. Nous voyons au droit du denier, le torques, souvenir particulier de la famille et allusion à son nom. On sait, en effet, que le cognomen Torquatus fut donné pour la première fois en 393 (361 av. J.-C.) à T. Manlius Imperiosus, pour avoir tué dans un combat singulier un géant gaulois qui l’avait provoqué, et lui avoir enlevé son collier ou torques. Cet illustre personnage fut dictateur en 391 (363 av. J.-C.), et c’est probablement lui qui est représenté combattant à cheval, au revers de la médaille. Lieux de découverte (149 exemplaires)
1105DI – Denier Didia – Titus Didius

1105DI – Denier Didia – Titus Didius Avers : RO(MA) en monogramme. Tête casquée de Rome à droite; marque de valeur (XVI) sous le buste. Revers : T. DEIDI (Titus Didius) Deux gladiateurs (ou deux soldats) combattant face à face, armés d’un bouclier et d’un fouet pour le premier et d’une épée pour le second. British Museum 4.01g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 113-112 avant J.C. Matière : Argent Gens : Didia Références : RRC 294/1 – B.2 (Didia) – Syd.550 👤 Le Monétaire : Titus Didius Période d’activité monétaire : 113-112 av. J.-C. (en tant que Triumvir Monetalis, magistrat monétaire). Contexte personnel : Il est considéré comme un homo novus (homme nouveau), c’est-à-dire le premier de sa famille à atteindre le consulat, marquant l’ascension sociale de sa gens (famille). 🏛️ Carrière Politique et Militaire Le denier RRC 294/1 (avec le motif de combat de gladiateurs) est souvent interprété comme une forme de propagande précoce pour l’aider à avancer dans le cursus honorum (la carrière des honneurs). Son ambition fut couronnée de succès, comme en témoignent les étapes suivantes : Période Fonction / Événement Notes Historiques 113-112 av. J.-C. Triumvir Monetalis Émission du denier RRC 294/1 (le denier aux gladiateurs). Le revers pourrait être une promesse de jeux somptueux s’il était élu. 103 av. J.-C. Tribun de la Plèbe Début officiel de sa carrière politique à Rome. 101 av. J.-C. Préteur Magistrat supérieur, prélude au consulat. 100 av. J.-C. Propréteur en Macédoine Il y mena une campagne militaire réussie contre les Scordisques. 98 av. J.-C. Consul Il atteint la plus haute magistrature de l’État romain. 97-93 av. J.-C. Proconsul en Hispanie Citérieure Il fut envoyé comme gouverneur pour réprimer une révolte celtibère. Il obtint un Triomphe à son retour en 93 av. J.-C. pour ses victoires. 89 av. J.-C. Légat pendant la Guerre Sociale Il servit sous le commandement de Lucius Cornelius Sulla et fut tué au combat lors du siège d’Herculanum. En résumé, T. Didius fut un homme politique et un commandant militaire à succès, dont la carrière s’est étendue sur plusieurs décennies, de son rôle de monétaire prometteur jusqu’au sommet du consulat, avant de trouver une fin militaire lors de la Guerre Sociale. Le revers représente : Un Combat de Gladiateurs (ou de soldats) Scène : Deux combattants sont engagés dans un duel. L’un est souvent décrit comme armé d’un bouclier et d’un fouet (flagrum). L’autre tient un bouclier et une épée (ou une pique/bâton, stave). Légende : Le nom du monétaire, T. DEIDI (Titus Didius), est inscrit à l’exergue (sous la scène). 💡 Interprétation et Signification Ce revers est tout à fait exceptionnel, car il s’agit de l’une des très rares, si ce n’est la seule, monnaie de la République romaine à représenter explicitement un combat de gladiateurs. Cette singularité a conduit les historiens et les numismates, notamment Michael Crawford, à plusieurs interprétations : 1. Propagande Électorale (L’Interprétation Majoritaire) L’interprétation la plus courante considère ce revers comme un outil de propagande politique de la part du monétaire, Titus Didius. Le Message : En représentant un spectacle aussi populaire que le combat de gladiateurs, T. Didius annonçait implicitement aux citoyens de Rome qu’il était un homme généreux, prêt à financer de grands jeux publics (munera) s’il était élu aux magistratures supérieures. Le But : C’était une façon de s’attirer la faveur du peuple (la plèbe) en vue d’une prochaine élection, probablement à l’Édilité, le poste responsable de l’organisation des jeux et des travaux publics. 2. Commémoration d’un Événement Militaire Une autre hypothèse suggère que la scène pourrait commémorer une victoire militaire où le monétaire (ou un membre de sa famille) aurait organisé des jeux funèbres (munera) en l’honneur d’un défunt ou en célébration d’un triomphe. Cependant, l’interprétation des gladiateurs comme une promesse électorale reste la plus favorisée, étant donné la rareté du motif. 3. Référence à un Type de Combat Spécifique Certains ont même émis l’idée que les combattants représentés pourraient être des paegniarii, des gladiateurs s’affrontant de manière plus légère (avec des fouets, des bâtons) dans le cadre d’un spectacle sans cruauté, servant d’échauffement ou de divertissement avant les combats principaux. En conclusion, l’iconographie du revers du denier RRC 294/1 par T. Didius est un témoignage précieux de l’utilisation de la monnaie à des fins de promotion personnelle dans la Rome républicaine tardive, soulignant l’importance croissante des spectacles publics dans la vie politique. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Deidius. Monétaire vers 642 (112 av. J.-C.) Ce magistrat est le fils de T. Didius, le consul de l’an 656 (98 av. J .-C.) dont nous venons de parler. Après avoir été monétaire vers l’an 642 (112 av. J.-C.), il devint tribun du peuple en 659 (95 av. J.-C.) avec L. Aurelius Cotta. On n’a que peu de renseignements historiques sur sa carrière. Son denier offre un revers des plus intéressants. On y voit un guerrier qui frappe à coups de fouet (flagellum) un autre soldat qui se défend avec son épée. Il faut reconnaître ici le préteur en Sicile, T. Didius, combattant les esclaves lors de la révolte d’Athénion. Didius est représenté infligeant la flagellation à esclave un avec lequel il dédaigne de se mesurer à armes égales. T. Deidius fut probablement triumvir monelalis avec Man. Æmilius Lepidus et L. Marcius Philippus. Lieux de découverte (48 exemplaires)
1098LI – Denier Licinia – Publius Licinius Nerva

1098LI – Denier Licinia – Publius Licinius Nerva Avers : ROMA Buste casqué de Rome à gauche, tenant une javeline de la main droite et un bouclier orné d’un cavalier galopant à gauche de la main gauche; au-dessus, un croissant; sous le visage la marque de valeur (XVI). Revers : P. NERVA (Publius Nerva) Deux citoyens se rendant aux urnes; le premier vote et le second reçoit un bulletin (tabella) d’un assesseur; au-dessus, tablette inscrite P. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 113-112 avant J.C. Matière : Argent Gens : Licinia Références : RRC 292/1 – B.7 (Licinia) 👤 Le Monétaire : P. Licinius Nerva Caractéristique Détail Nom Complet Publius Licinius Nerva Famille (Gens) Licinia (une importante famille plébéienne de Rome) Fonction Monétaire (un des trois ou quatre magistrats chargés de la frappe des monnaies, appelés tresviri ou quattuorviri monetales) Date d’émission Vers 113-112 av. J.-C. 🔍 Le Thème du Denier et son Contexte Politique Le type de monnaie choisi par P. Licinius Nerva est directement lié à sa famille et à la politique de l’époque : L’Allusion Familiale : Les types monétaires de la République romaine servaient souvent à commémorer des événements importants ou des réformes initiées par les ancêtres du monétaire. Selon l’historien Mommsen, le thème du vote sur ce denier (le citoyen recevant le bulletin et le déposant dans l’urne en passant sur le pons) fait référence à un ancêtre de P. Licinius Nerva, Caius Licinius Crassus, tribun de la plèbe en 145 av. J.-C. Caius Licinius Crassus est considéré comme le premier à avoir fait construire une enceinte clôturée (saeptum) pour les votes et il est associé à l’introduction du bulletin de vote secret (lex tabellaria), une réforme cruciale qui visait à limiter l’influence de l’aristocratie sur les électeurs. Signification du Revers : En représentant cette scène de vote par bulletin secret et l’utilisation du pont (pons), P. Licinius Nerva met en valeur l’héritage de sa famille en tant que défenseurs des droits du peuple et de la démocratie républicaine. 📜 Sa Carrière Postérieure (P. Licinius Nerva) Le monétaire P. Licinius Nerva est très probablement le même individu qui fut plus tard un magistrat supérieur, comme c’est souvent le cas dans le cursus honorum romain : Il est identifié par certains chercheurs comme le propréteur qui gouverna la province de Sicile vers 104 av. J.-C. Durant son mandat en Sicile, il fut impliqué dans des événements menant à la Deuxième Guerre servile (une révolte d’esclaves), en raison d’une tentative avortée d’appliquer les ordres du Sénat concernant la libération des citoyens alliés détenus illégalement en esclavage. En résumé, P. Licinius Nerva est un monétaire qui a laissé sa marque par une pièce politiquement significative, illustrant le droit de vote secret et l’engagement de sa gens en faveur des réformes populaires. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Licinius Nerva. Monétaire vers 644 (110 av. J.-C.). Cohen a attribué à la famille Silia les pièces qui suivent et qui ont en légende P. Nerva. Le cognomen Nerva a été porté, en effet, par des Silii, mais beaucoup plus tard que l’époque à laquelle se rapportent les monnaies dont nous allons nous entretenir. Le premier des Silii que l’histoire mentionne avec ce surnom, est P. Silius P. f. Nerva, consul en 734 (20 av. J.-C.). L’attribution faite par Cohen et les anciens numismastistes ne repose donc sur aucun fondement. C’est Mommsen qui a reconnu que les pièces en question doivent être classées à la famille Licinia . Il les attribue à P. Licinius Nerva, préteur en Sicile, en 651 (103 av. J.-C.). Dès lors, le type du denier qu’on n’expliquait,jusqu’ici, que fort imparfaitement, devient très clair : un des ancêtres du monétaire, C. Licinius Crassus, tribun du peuple en 609 (145 av. J.-C.), rassembla le premier le peuple dans une enceinte clôturée (soeptum) à l’occasion des votes par comices ; et un peu plus tard, en 614 (140 av. J.-C.), fut introduit le bulletin de vote. La médaille n° 7 représente le pont élevé à quelque hauteur au-dessus du sol, qui aboutissait à l’urne de vote, et sur lequel une seule personne pouvait passer à la fois. « Un citoyen qui est encore sur les marches de l’estrade, et dont on ne voit que la partie supérieure du corps, reçoit des mains du rogator son bulletin de vote, pendant qu’un autre citoyen, déjà monté sur l’estrade, dépose son vote dans l’urne placée sur un piédestal. Les lignes parallèles qui se voient par derrière, et le siège dont on aperçoit la partie inférieure sont, d’après l’ingénieuse explication de Cavedoni, les cordes tendues qui séparaient les tribus les unes des autres, et le siège ou le banc des tribuns ». Un type du même genre et non moins curieux se voit sur un denier de L. Hostilius Saserna . On n’a pas encore expliqué, jusqu’ici les symboles qui se trouvent au revers des monnaies de bronze. Lieux de découverte (178 exemplaires)
1097AE – Denier Aemilia – Manius Æmilius Lepidus

1097AE – Denier Aemilia – Manius Æmilius Lepidus Avers : RO(MA) Buste lauré, diadémé et drapé de Rome à droite; derrière, marque de valeur (XVI en monogramme). Revers : MN AE-M-ILIO – L-E-P (Manius Æmilio Lepidus, Manius Émilien Lépide) Statue équestre placée sur un arc de triomphe inscrit L-E-P. British Museum 3.92g INDICE DE RARETE : 3 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 114-113 avant J.C. Matière : Argent Gens : Aemilia Références : RRC 291/1 – B.7 (Aemilia) – Syd.554 Mn. Aemilius Lepidus : Le Monétaire Période d’activité : Il a frappé monnaie vers 114 ou 113 av. J.-C. Gens (Famille) : Il appartenait à la très influente et ancienne gens Aemilia, et plus précisément à la branche des Aemilii Lepidi, une famille patricienne majeure de la République romaine. Fonction : Il exerçait la fonction de monetaire (triumvir monetalis), l’un des magistrats responsables de l’émission monétaire à Rome. Contexte Historique : Son activité se situe à la fin du IIe siècle av. J.-C., une période riche en événements politiques et en guerres civiles, bien que son émission soit antérieure aux grandes crises. Le Thème de la Monnaie Le type monétaire choisi par Mn. Aemilius Lepidus sur le revers est une allusion directe à la gloire de sa famille (gens). Revers : Une statue équestre d’un ancêtre, érigée sur une base en forme de triple arche ou arcade. L’inscription au revers, MN. AEMILIO et L E P (pour Lepidus), est au datif, ce qui signifie qu’elle se rapporte à la statue elle-même : « à Manius Aemilius Lepidus » (l’ancêtre honoré), et non au monétaire. Signification de l’Arcade : Interprétation traditionnelle : L’arcade représente un arc de triomphe (Arcus Mn. Æmilii Lepidi) érigé en l’honneur d’un membre de la gens Aemilia (possiblement un préteur de 213 av. J.-C. ou un consul de 158 av. J.-C.). Autre théorie : Certains numismates y voient une représentation d’un aqueduc (l’Aqua Marcia), le type faisant alors écho à des travaux publics associés à un ancêtre. Cependant, l’interprétation de l’arc de triomphe ou du monument familial reste la plus courante. En choisissant ce motif, Mn. Aemilius Lepidus perpétuait la tradition romaine qui consistait à utiliser l’émission monétaire pour célébrer et promouvoir les hauts faits de sa propre famille. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Man. Aemilius Lepidus. Monétaire vers 642 (112 av. J. C.). Le denier qui fut frappé par Man. Aemilius Lepidus porte au revers une statue équestre avec l’inscription Manio Aemilio Lepido le datif indique que l inscription se rapporte à la statue et non au monétaire. Ce dernier n ‘a pas inscrit son nom sur la pièce, parce qu’il portait le même nom que son ancêtre en l’honneur de qui fut érigée la statue. L inscription est probablement la copie de celle-là même qui se trouvait sur le monument. Les membres de la gens Aemilia sont très nombreux à l’époque où nous plaçons ce denier. Il semble possible de proposer comme monétaire Man. Aemilius Lepidus qui fut consul avec L. Volcatius Tullus, seulement en 688 (66 av. J.-C.), c ‘est-à-dire quarante ans environ après l’émission de notre pièce ; elle est de même style que les deniers de T. Deidius et de L. Marcius Philippus. Quant au monument représenté, les uns y ont vu un pont surmonté d une statue, les autres un arc de triomphe ; Cavedoni pense qu’il faut y reconnaitre les substructions voûtées des rostres, au Forum, où il croit qu’était placée la statue équestre de Man. Aemilius Lepidus. On sait en effet, par des monnaies de Lollius Palikanus, que le soubassement des rostres était en forme d ‘arcades, ce qui donne quelque probabilité à l’opinion du savant abbé modénais.Dans tous les cas, on ne saurait voir dans ce monument, comme le voulait Eckhel le pont Emilien; car, ainsi que l’a démontré Mommsen, la monnaie est plus ancienne que le pont, qui ne fut bâti qu’en733 (21 av. J.-C.) par le consul Man. Aemilius Lepidus, pour remplacer le fameux pont Sublicius, construit en bois par Ancus Marcius. Nous sommes porté à voir dans le monument figuré sur la médaille, un arc de triomphe comme on en a élevé un certain nombre en l’honneur des plus illustres guerriers de la République, par exemple les Fabius et les Calpurnius. Parmi les Man. Aemilius Lepidus antérieurs à la fabrication du denier, nous en trouvons deux qui ont joué un rôle important : l’un, père de l’autre, était préteur en 541 (213 av. J.-C.) et son fils était consul en 596 (158 av. J.-C.); il est possible que l’arc de triomphe ait été construit en l honneur de l ‘un de ces deux personnages. Au droit, nous voyons la déesse Rome, comme l’indique le mot Roma qui l’accompagne. La déesse n’est pas casquée, et on a voulu, en raison de cette particularité, l’assimiler à la vestale AEmilia qui, suivant une tradition rapportée par Plutarque, fut la mère des deux jumeaux Romulus et Remus. Mais,comme l ‘a remarqué Borghesi, les vestales sont toujours figurées avec un voile sur la tête. Lieux de découverte (617 exemplaires) Amis collectionneurs! Attention aux contrefaçons Source : https://www.forumancientcoins.com/fakes/displayimage.php?album=21&pos=30 https://www.forumancientcoins.com/fakes/displayimage.php?album=21&pos=31
1086CI – Denier Cipia – Marcus Cipius

1086CI – Denier Cipia – Marcus Cipius Avers : M. CIPI. M. F (Marcus Cipius Marci Filius, Marc Cipius fils de Marc) Tête casquée de Rome à droite, derrière marque de valeur X. Revers : ROMA Bige galopant à droite, conduit par la Victoire (Victoria), tenant une palme de la main droite et les rênes de la main gauche; sous l’attelage, un gouvernail. British Museum 3.84g INDICE DE RARETE : 2 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 114-113 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cipia Références : RRC 289/1 – B.1 (Cipia) – Syd.546 👤 Le Monétaire : M. Cipius M. f. Période de Fonction : En tant que Triumvir Monetalis (magistrat monétaire), il a exercé ses fonctions vers 115-114 av. J.-C. La Gens Cipia : La famille Cipia (parfois orthographiée Cispia) était une famille plébéienne peu connue et non sénatoriale dans l’histoire de la République romaine. Fonctions Connues : Ce Marcus Cipius pourrait être le même personnage qui fut plus tard Tribun de la plèbe puis Questeur vers 63 av. J.-C., ce qui témoigne d’une carrière politique au-delà de la seule magistrature monétaire. ⚓ L’Énigme du Gouvernail Le détail le plus intéressant concernant ce monétaire est le symbole qu’il a choisi pour sa monnaie : le gouvernail (rudder), qui apparaît sous le bige au revers du denier. Symbole Personnel : Le gouvernail était manifestement l’emblème personnel de M. Cipius, ou de sa famille. Lien Historique (l’anecdote) : Selon les écrits de l’antiquité (notamment ceux de Festus et Cicéron), ce Marcus Cipius pourrait être la personne surnommée « le Ronfleur » (stertinius en latin). On lui attribuait le dicton : « Non omnibus dormio » (Je ne dors pas pour tout le monde), signifiant qu’il faisait semblant de dormir uniquement pour permettre à sa femme de se livrer librement à l’adultère sans le déranger. Bien que cette anecdote prête à sourire, elle est rapportée comme étant liée à ce monétaire. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille, peu connue, n’était pas sénatoriale. Un seul de ses membres, M. Cipius, fils d’un autre Marcus, a rempli les fonctions de magistrat monétaire, et Cavedoni fixe la fabrication de ses espèces, à l ‘an 650 (164 av. J.-C.). Leur style, en effet, et la place occupée par le nom du monétaire, au droit, indiquent à peu près cette époque ; nous les plaçons vers l’an 660 (94 av. J.-C.), en les attribuant à Cipius un dont parlent Festus et Cicéron et qui était surnommé le ronfleur . Ce personnage prêtait à rire en répétant ce dicton : non omnibus dormio; il s’endormait, disait-il, seulement pour sa femme, afin de la laisser se livrer librement à l’adultère. C’est lui sans doute qui fut tribun du peuple, puis questeur en 691 (63 av. J.-C.). Nous n’avons rien à dire des types des monnaies de M. Cipius sinon que le gouvernail était son emblème; on le voit au revers du denier et il est reproduit seul dans le champ du semis, à la place de la proue. Peut-être que les pièces sans nom de monétaire qui portent le gouvernail comme emblème se rapportent à un membre inconnu de la gens Cipia . Lieux de découverte (1036 exemplaires) Amis collectionneurs! Attention aux contrefaçons 2.38g, 16mm Source : https://www.colleconline.com/fr/items/42498/monnaie-antique-romaine-cipia-denier