813SC – Denier Scribonia – Caius Scribonius

813SC – Denier Scribonia – Caius Scribonius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : C. SCR // ROMA (Caius Scribonius) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 3.99g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 154 avant J.C. Matière : Bronze Gens : Scribonia Références : RRC 201/1 – B.1 (Scribonia) – Syd. 380 Le monétaire de cette monnaie, portant l’inscription C. SCR, est Caius Scribonius. L’identité exacte et la carrière de ce Caius Scribonius spécifique ne sont pas connues avec certitude, car les inscriptions monétaires de cette période (154 av. J.-C.) ne fournissent que des abréviations. Cependant, les numismates et historiens proposent l’hypothèse suivante : Hypothèse la plus probable : Il est généralement supposé qu’il pourrait être le fils de Caius Scribonius Curio, un homme politique plus célèbre de la Gens Scribonia. Le Caius Scribonius Curio père eut une carrière connue : Édile en 196 av. J.-C. Préteur en 193 av. J.-C. Curio Maximus (une charge religieuse) en 174 av. J.-C. Quant au monétaire lui-même (Caius Scribonius, actif en 154 av. J.-C.), on sait seulement qu’il faisait partie des tresviri monetales (les trois magistrats monétaires) de cette année-là, mais sa carrière politique ultérieure n’est pas documentée. Il est important de noter que cette monnaie appartient à une période où les monétaires commençaient tout juste à identifier leurs émissions avec leurs initiales (C. SCR), s’éloignant progressivement du monnayage purement anonyme qui dominait auparavant. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Scribonius Curio. Monétaire vers 550 (204 av. J.-C.) Ce personnage désigné, sur les monnaies, seulement par Caius Scribonius, est probablement C. Scribonius Curio, déjà mentionné ci-dessus comme chef de la branche des Curiones. Il fut édile en 558 (196 av. J.-C.), préteur en 561 (193 av. J.-C.), et curio maximus en 580 (174 av. J.-C.) . Les fonctions de cario maximus (chef des prêtres de la curie) étaient une dignité sacerdotale inférieure à celle de summus pontifex; jusqu’en 545 (209 av. J.-C.) elle était réservée aux patriciens : le premier plébéien qui en fut investi fut C. Mamilius Atellus.Le denier de C. Scribonius Curio est de même style que ceux de L. Itius et de C. Junius C. f. ses collègues comme magistrats monétaires, vers l’an 550 (204 av. J -C.). Lieux de découverte (243 exemplaires)
807PI – Denier Pinaria – Pinarius Natta

807PI – Denier Pinaria – Pinarius Natta Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : NAT // ROMA (Natta // Roma) Victoria (Victoire) dans un bige galopant à droite, tenant les rênes de la main gauche et le fouet de la main droite. British Museum 3.9g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 155 avant J.C. Matière : Argent Gens : Pinaria Références : RRC 200/1 – B.2 (Pinaria) – Syd.382 Le monétaire de cette monnaie est Pinarius Natta, désigné par l’abréviation NAT au revers de la pièce. Nom Complet : On le connaît sous le nom de (L.) Pinarius Natta. Fonction : Il était l’un des triumvirs monétaires (ou tresviri aere argento auro flando feriundo), les magistrats juniors chargés de la frappe des monnaies à Rome. Période d’activité : Il a exercé sa fonction vers 155 av. J.-C. La Gens (Famille) Pinaria : C’est une des plus anciennes et plus illustres familles patriciennes de Rome, remontant aux origines de la République. Le cognomen (surnom) Natta (ou Nala) était porté par des membres de cette famille dès le IVe siècle av. J.-C. Selon l’historien Festus, le terme Natta signifierait « foulon ». Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Pinarius Nata. Monétaire vers 554 (200 av. J.-C.) Le cognomen Nala ou Natta a été porté par les Pinarii dès le IVe siècle de Rome. Festus dit qu’il signifie foulon . L. Pinarius Natta fut magister equitum en 391 (363 av. J.-C.), tandis que L. Manlius Capitolinus était dictateur ; un autre personnage du même nom, allié à la famille Clodia par les liens du sang, fut un des ennemis les plus acharnés de Cicéron. Le monétaire dont il est ici question n’est pas connu historiquement; nous lui attribuons à la fois les médailles qui portent NAT et celles qui ont NATTA, parce qu’elles ont les mêmes types et sont de même style. Ajoutons cependant que Mommsen a cru reconnaître dans la forme des lettres, notamment dans la lettre A du mot Roma, des particularités paléographiques suffisantes pour faire admettre l’existence de deux monétaires différents, qui auraient frappé à peu de distance l’un de l’autre, mais qui sont également inconnus. Les monnaies de Pinarius Nata ont, pour la frappe, une grande analogie avec celles de Sp. Afranius, de P. Cornelius Sula et de L. Saufeius. Enregistrer Enregistrer Enregistrer Lieux de découverte (242 exemplaires)
740FU – Denier Furia – Furius Purpurio

740FU – Denier Furia – Furius Purpurio Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : PVR // ROMA (Purpurio // Rome) Luna (la Lune) dans un bige galopant à droite, tenant un bâton de la main droite et les rênes de la main gauche au-dessus, dans le champ, un murex. British Museum 4.11g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 169-158 avant J.C. Matière : Argent Gens : Furia Références : RRC 187/1 – B.13 (Furia) Voici les informations principales concernant le monétaire Furius Purpurio : Identité Nom : Furius Purpurio (parfois mentionné sans prénom, mais souvent associé à la famille des Lucius Furius Purpurio). Période d’activité (Monétaire) : Vers 169-158 av. J.-C. Lien familial (Hypothèse) Le monétaire Furius Purpurio est généralement considéré par les numismates comme le fils ou le petit-fils de Lucius Furius Purpureo, une figure politique et militaire importante de la République Romaine qui fut Consul en 196 av. J.-C. La Gens Furia Il appartient à la gens Furia, l’une des plus anciennes et des plus nobles familles patriciennes de Rome, dont les membres ont occupé de très hautes magistratures (comme le consulat) tout au long de la République. L’Allusion au Nom (Le Murex) Cette monnaie est célèbre pour son allusion visuelle au cognomen (surnom) Purpurio, qui est dérivé du mot latin purpura (pourpre). Le revers de la monnaie (au-dessus du char de Luna) arbore une coquille de murex, le mollusque marin qui était la source de la précieuse teinture pourpre de Tyr. Ce motif est un exemple clair de la pratique courante sous la République de mettre en avant son nom de famille (ici, par un jeu de mots iconographique) sur les monnaies pour des raisons de prestige et de propagande politique. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Furius Purpureo. Monétaire vers 540 (214 av. J.-C.) Ce personnage était probablement le fils de L. Furius Purpureo, le consul de 558 (196 av. J.-C.). Nous savons que ce fils fut envoyé en Etolie par le consul P. Sulpicius Galba en 554 (200 av. J.-C.) à l’époque où son père était préteur dans la Gaule Cisalpine. Il a pu remplir les fonctions de triumvir monetalis vers l’an 540(214 av. J.-C.) avec C. Decimius Flavus et A. Spurilius. Les deniers de ces trois personnages ainsi que le denier anonyme avec le symbole de l’écrevisse ont entre eux la plus grande ressemblance. On ne peut confondre les pièces de L. Furius Purpureo fils, avec celles de son père. Ici le nom de Purpureo est abrégé PVR, tandis que les monnaies du père ont le monogramme ou (PVR). Le murex qu’on voit comme emblème monétaire au revers du denier est le symbole du mot Purpureo, car on sait que le murex sert à fabriquer la couleur de pourpre. Lieux de découverte (220 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer
665SE – Denier Sempronia – Ti. Sempronius Gracchus

665SE – Denier Sempronia – Ti. Sempronius Gracchus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière marque de valeur X. Revers : GR // ROMA (Gracchus // Roma) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 3.81g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 199-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Sempronia Références : RRC 169/1 – B.1 (Sempronia) – Syd.289 Attribution Historique Possible (Marque GR ) : Le revers de ce denier porte les lettres GR comme différent (marque d’atelier ou de magistrat), dans le champ sous les chevaux des Dioscures. Ces lettres sont souvent interprétées comme l’abréviation de **GR**acchus, et cette émission est traditionnellement attribuée à la gens Sempronia, et plus précisément à Tiberius Sempronius Gracchus, le célèbre père des Gracques (consul en 177 et 163 av. J.-C. et censeur en 169 av. J.-C.). Selon les sources qui font cette attribution (comme l’historien numismate Ernest Babelon), le monétaire serait Ti. Sempronius Gracchus. Étant donné que cette série est datée entre 199 et 170 av. J.-C., il est plausible que le monétaire soit ce personnage, qui a eu une carrière politique importante durant cette période. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Ti. Sempronius Gracchus. Monétaire vers 537 (217 av. J.-C.) Ce monétaire est probablement le fils du premier des personnages qui ont porté le surnom de Gracchus, et qui fut consul avec P. Valerius Falto en 516 (238 av. J.-C.). Il fit la guerre en Corse et en Sardaigne contre les mercenaires carthaginois révoltés et réussit à étouffer l’insurrection. Le denier que nous lui attribuons porte seulement GR (Gracchus). Mommsen a cru, sur une indication du duc de Blacas, qu ‘on pouvait peut-être lire C. R ; mais nous nous sommes assuré sur de très nombreux exemplaires, même sur celui dela collection Blacas, au British Museum, qu’il y a bien GR, sans point entre les deux lettres. On a pris pour un point l’arête centrale de la lettre G. Lieux de découverte (14 exemplaires)
645JU – Denier Juventia – T. Juventius Talna

645JU – Denier Juventia – T. Juventius Talna Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière marque de valeur X. Revers : (TAL) // ROMA (Talna // Rome) Luna sur un bige, croissant au dessus de sa tête. British Museum 3.92g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Juventia Références : RRC 161/1 – B1 (Juventia) – Syd. 328 Le monétaire responsable de l’émission de cette monnaie est (P.) Iuventius Thalna. Voici les informations numismatiques et biographiques disponibles sur lui : Nom (possible) : P. Iuventius Thalna (également orthographié T. Juventius Talna). Famille (Gens) : Gens Iuventia, une ancienne famille plébéienne de Rome. Marque sur la monnaie : Le nom du monétaire est représenté par le monogramme ou l’abréviation TAL sur le revers du denier. Date d’activité en tant que monétaire : 179-170 av. J.-C. (selon M. Crawford, RRC). En numismatique républicaine, il est fréquent que les monétaires soient identifiés à des figures historiques qui ont poursuivi une carrière politique plus tardive. Le monétaire des séries RRC 161 est généralement identifié au P. Iuventius Thalna qui fut : Préteur (Praetor) en 149 av. J.-C. Il est important de noter qu’il existe un autre membre célèbre de cette famille : Marcus Iuventius Thalna, qui fut consul en 163 av. J.-C. Il est toutefois moins probable qu’il s’agisse du monétaire de cette monnaie1 en raison de l’écart chronologique avec son consulat, mais le cognomen (surnom) Thalna était un marqueur distinctif de cette gens. En tant que monétaire (officiel chargé de frapper la monnaie), Iuventius Thalna était responsable, avec deux autres collègues (les tresviri monetales), de la conception et de la production des pièces de cette période à la Monnaie de Rome. Le type de denier qu’il a émis (Roma/Luna en bige) est caractéristique des premières émissions signées de la République Romaine. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon T. Juventius Talna. Monétaire vers l’an 545 (209 av. J.-C.) Sur les monnaies qui suivent, on voit un monogramme qu’on est généralement d’accord pour interpréter par Talna, surnom exclusivement porté par les Juventii. Le plus ancien personnage connu avec ce cognomen est T. Juventius Talna ou Thalna, qui fut préteur en 560 (194 av. J.-C.). Tite-Live raconte qu’en 582 (172 av. J.-C.), T. Juventius Talna fut chargé de recueillir du blé en Calabre et en Apulie pour l’usage de l’armée romaine, et qu’il périt dans la guerre contre Persée. Les monnaies qui suivent ont la plus grande analogie de style avec les pièces anonymes qui portent au revers une mouche comme symbole du nom du magistrat. Lieux de découverte (10 exemplaires)
622CO – Denier Coelia – Lucius Coelius

622CO – Denier Coelia – Lucius Coelius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : L. COIL // ROMA (Lucius Coilius // Rome) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 3.92g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 189-180 avant J.C. Matière : Argent Gens : Coelia Références : RRC 154/1 – B(1) Coelia – Syd. 340 Cette monnaie a été frappée sous l’autorité du magistrat monétaire Lucius Coelius (L. COIL), membre de la Gens Coelia (ou Coilia). Voici les informations disponibles concernant ce monétaire : Nom : Lucius Coelius (ou Lucius Coilius) Période d’activité (Monétaire) : 189−180 av. J.-C., selon la datation de Crawford (RRC). Fonction : Il était l’un des tresviri monetales (un triumvir monétaire), les magistrats responsables de la frappe des monnaies à Rome. Contexte de la Gens Coelia La Gens Coelia était une famille plébéienne, mais qui atteignit le rang consulaire à la fin de la République (notamment avec Caius Coelius Caldus, consul en 94 av. J.-C.). Lien familial (probable) : Il est possible que ce Lucius Coelius soit lié à un Lucius Coelius mentionné par Tite-Live comme ayant servi comme légat dans la guerre contre Persée en 169 av. J.-C., mais l’identification exacte entre le monétaire et un autre personnage historique est souvent difficile pour cette période. Thème de la monnaie : Le revers de son denier (les Dioscures galopant) est un type commun et très répandu dans les émissions de deniers de cette époque (la période médio-républicaine, entre 211 et 140 av. J.-C.). La marque de son nom, L.COIL, est l’élément qui personnalise cette émission au sein des monnaies « tête de Rome/Dioscures ». Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Coelius. Monétaire vers l’an 575 (179 av. J.-C.) Tite-Live mentionne un Lucius Coelius qui commandait en qualité de légat dans la guerre contre Persée en 585 (169 av. J.-C.); il fut repoussé dans une tentative qu’il fit sur la ville d’Uscana occupée par une garnison de Macédoniens. C’est tout ce que l’on sait sur ce personnage qui doit être le monétaire qui a signé le denier dont la place chronologique est vers l’an 575 ; cette pièce est identique, comme frappe, aux deniers de Cn. Calpurnius Piso, de Cn. Domitius Ahenobarbus et de Sex. Quinctilius. Lieux de découverte (22 exemplaires)
566MA – Denier Maenia – Publius Maenius

566MA – Denier Maenia – Publius Maenius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : P.(MAE) // ROMA (Publius Maenius // Roma) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Bibliothèque nationale de France 4.09g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Maenia Références : RRC 138/1 – B.1 (Maenia) – Syd.351 Informations sur P. Maenius P. Maenius (Publius Maenius) est un personnage de la République romaine, associé à la frappe de ce denier catalogué RRC 138/1 dans Roman Republican Coinage de Michael Crawford (1974). Voici les informations disponibles sur ce monnayeur et son contexte : Identité et rôle Nom : Publius Maenius, membre de la gens Maenia, une famille plébéienne romaine d’origine modeste mais notable. Rôle : Tresvir monetalis (membre du collège des trois responsables de la frappe des monnaies à Rome) entre 194 et 190 av. J.-C., période postérieure à la deuxième guerre punique (218–201 av. J.-C.). Contexte : Peu de détails biographiques précis existent sur P. Maenius, car les monnayeurs de cette époque étaient souvent des magistrats mineurs. Son nom apparaît uniquement sur les monnaies, comme c’est courant pour les tresviri monetales. La gens Maenia La gens Maenia était une famille plébéienne romaine, moins prestigieuse que les grandes familles patriciennes comme les Julii ou les Cornelii, mais revendiquant une certaine importance historique. Selon la tradition, les Maenii étaient liés à des figures plébéiennes influentes, comme C. Maenius, consul en 338 av. J.-C., célèbre pour sa victoire lors de la guerre latine et l’installation des rostra (éperons de navires ennemis) sur le Forum romain. La famille est mentionnée dans des sources antiques (par exemple, Tite-Live) pour son rôle dans la défense des droits plébéiens face à l’élite patricienne. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Maenius. Monétaire vers 537 (217 av. J.-C.) Si ce monétaire a existé, et si c’est par P. Maenius qu’on doit interpréter les lettres P. MAE. des monnaies suivantes, il est tout à fait inconnu dans l’histoire. Il a dû frapper un demi-siècle environ après l’introduction du monnayage de l’argent à Rome, c’est-à-dire vers l’an 537 (217 av. J.-C.), époque où les magistrats ne plaçaient encore que leurs monogrammes sur les monnaies. Lieux de découverte (39 exemplaires)
538BA – Denier Baebia – Cnaeus Baebius Tampilus

538BA – Denier Baebia – Cnaeus Baebius Tampilus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : (TAMP) // ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Légende au-dessus des chevaux. Bibliothèque nationale de France 3.75g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Baebia Références : RRC 133/2b – B.1 (Baebia) – Syd. 334 Variante : Légende sous les chevaux au revers. Références : RRC 133/2a – Syd. 334a British Museum 3.97g La gens Baebia, bien que plébéienne, comptait des consuls et des figures notables ; Tampilus est mentionné comme un monétaire actif sous la République. Les Dioscures étaient des protecteurs traditionnels des cavaliers romains, symbolisant la victoire militaire. Aucune note historique spécifique n’est attachée à cette variante, mais elle illustre le rôle croissant des monétaires dans la propagande familiale via les monnaies. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cn. Baebius Tampilus. Monétaire vers 5,7 (217 av. J.-C.) Ce personnage était fils de Q. Baebius Tampilus envoyé en ambassade à Sagonte, auprès d’Annibal en 536 (218 av. J.-C.). Il fut lui-même tribun du peuple en 550 (204 av.J.-C.) et engagea une lutte violente contre les censeurs M. Livius Salinator et C. Claudius Nero; plus tard, en 555 (199 av. il fut préteur et reçut le commandement de l’armée engagée dans la guerre contre les Insubrii et les Ligures de la Gaule cisalpine. Plus tard, nous le voyons un des triumvirs chargés de l’établissement d’une colonie, dans cette région; enfin il fut consul en 572 (182 av. J.-C.), et proconsul l’année suivante, dans la Gaule cisalpine . C’est probablement ce personnage qui fit frapper, vers 537, les pièces qui portent seulement le monogramme (TAMP) (Cf. plus haut, p. 53 et suiv.). Lieux de découverte (28 exemplaires)
531CA – Denier Caecilia – Caecilius Metellus

531CA – Denier Caecilia – Caecilius Metellus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : (ME) // ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 4.05g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Caecilia Références : RRC 132/2 – B.1 (Caecilia) – Syd. 317 La famille Caecilia Metella était l’une des plus puissantes et des plus influentes familles plébéiennes de la République romaine. À partir du IIe siècle av. J.-C., ses membres ont atteint les plus hautes magistratures (consul, préteur, censeur) de manière quasi-systématique, jouant un rôle majeur dans la politique et les affaires militaires de Rome. Leur richesse et leur influence leur ont permis de tisser un vaste réseau de clients et d’alliances. Concernant le « Caecilius Metellus » spécifiquement responsable de l’émission de cette monnaie, il est important de noter que Michael Crawford (l’auteur de « Roman Republican Coinage ») ne l’identifie pas avec certitude à un personnage historique connu par d’autres sources. L’émission de cette monnaie est datée d’environ 206-200 av. J.-C., une période complexe et troublée à Rome. Il a été suggéré que le monétaire pourrait être un des membres suivants de la famille, mais cela reste une hypothèse : Lucius Caecilius Metellus : un homme politique de la République romaine qui a été consul à deux reprises pendant la première guerre punique (251 et 247 av. J.-C.). Il est célèbre pour avoir sauvé les images sacrées du temple de Vesta lors d’un incendie. Quintus Caecilius Metellus : un homme politique et général qui a remporté des victoires importantes et a reçu des surnoms honorifiques comme « Macedonicus » (pour sa victoire en Macédoine) ou « Numidicus » (pour sa guerre contre Jugurtha en Numidie). Il est très probable que le monétaire en question était un jeune homme de cette puissante famille, à une époque où le rôle de monétaire était une étape courante dans le cursus honorum, c’est-à-dire la carrière politique d’un jeune noble romain. L’émission de monnaies servait à la fois à financer les opérations de l’État et à promouvoir la renommée de sa famille, en inscrivant son nom et en affichant des symboles qui lui étaient associés. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Caecilius Metellus. Monétaire vers 537 (217 av. J.-C.) Les monnaies qui suivent et qui portent le monogramme (ME), ont la plus grande analogie de fabrique avec les pièces attribuées à L. Furius Purpureo, Q. Lutatius Catulus et C. Terentius Varo. Le magistrat qui les a fait frapper était sans doute un fils de L. Caecilius Metellus, consul en 503 (251 av. J.-C.), pendant la première guerre Punique, plus tard pontifex maximus, et enfin dictateur en 530 (224 av. J.-C.). On les a même attribuées conjecturalement à L. CaeciliusMetellus lui-même, en leur assignant une date qui nous semble trop reculée . Mommsen a cru que ces monnaies portaient le monogramme (ME) qui n’existe pas. Les pièces en bronze décrites par Cohen, avec un bouclier macédonien et ce prétendu monogramme sont des pièces refaites ou mal lues . M. Bahrfeldt, qui l’a démontré, admet cependant l’authenticité d’un quadrans de sa collection qui le porterait réellement, sans le bouclier macédonien. Je ne crois pas plus à l’authenticité du monogramme sur la pièce de M. Barhrfeldt que sur celles que cet auteur a récusées lui-même. Les prétendus bronzes avec (ME), ou bien portent une légende refaite, ou bien sont mal lus et doivent rentrer dans la catégorie des pièces au monogramme ME (Moenius) ou M, ou (ME). Lieux de découverte (10 exemplaires)
524TE – Denier Terentia – Terentius Varro

524TE – Denier Terentia – Terentius Varro Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : (VAR) // ROMA (Varro // Roma) Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 4g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 206-200 avant J.C. Matière : Argent Gens : Terentia Références : RRC 126/1 – B.1 (Terentia) – Syd.275 Caius Terentius Varro : L’Homme d’État et le Commandant Militaire Caius Terentius Varro était un homme d’État de la République romaine du IIIe siècle av. J.-C. Il est principalement connu pour sa carrière politique, mais surtout pour sa participation à la bataille de Cannes, l’une des défaites les plus marquantes de l’histoire romaine. 1. Origines et début de carrière : Issu d’une famille plébéienne, il suit le cursus honorum (la voie des honneurs, c’est-à-dire l’ordre des magistratures à Rome). Bien que des sources tardives, notamment Tite-Live, lui attribuent des origines modestes, il est probable que sa famille jouissait déjà d’un certain statut. Il est élu préteur en 217 av. J.-C. 2. Le consulat et la bataille de Cannes (216 av. J.-C.) : Il est élu consul pour l’année 216 av. J.-C., avec comme collègue le patricien Lucius Aemilius Paullus. En tant que consul, il est envoyé au combat contre Hannibal. Les sources antiques le décrivent comme un homme audacieux, partisan d’une confrontation directe avec l’ennemi, en opposition à la prudence de son collègue. À la bataille de Cannes, il commandait l’armée romaine en alternance avec Paul-Émile. Il fut aux commandes le jour où Hannibal infligea la plus grande défaite de Rome, causant la mort de dizaines de milliers de soldats romains, y compris son collègue Paul-Émile. Alors que Paul-Émile meurt au combat, Varron survit et parvient à s’enfuir. 3. Sa survie et son rôle après la défaite : Contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’un général ayant subi une telle défaite, il est accueilli à Rome avec les honneurs. Le Sénat et les magistrats le félicitent pour ne pas avoir désespéré de la République. Cette réaction est vue comme un signe de la détermination romaine à surmonter la défaite et à ne pas sombrer dans les querelles internes. Après Cannes, il continue de servir Rome en tant que propréteur, notamment en Étrurie, démontrant ainsi la capacité du système politique romain à pardonner l’échec d’un commandant si celui-ci continue à servir l’État. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Terentius Varro. Monétaire vers 537 (217 av. J.-C.) On attribue généralement à un seul et même personnage les pièces qui suivent, bien qu’elles portent, les unes simplement le monogramme VAR. et les autres C. VAR. Elles sont de même style et ont le même type ; il serait possible néanmoins que les monnaies qui ont C. Varro aient été frappées par le fils d’un premier Varron : le fils aurait ainsi, ce qui n’est point rare, repris les types monétaires du père. La même difficulté s’est déjà présentée pour les deniers qui ont le monogramme AL (Allius) et ceux qui portent C. AL (Caius Allius).Borghesi a proposé de reconnaître dans le monétaire C. Terentius Varro le consul de l’an 538 (216 av. J.-C.) qui perdit la bataille de Cannes avec son collègue L. Aemilius Paullus. Une légende postérieure dont Tite Live et Valère Maxime se sont fait l’écho, racontait que Varron était fils d’un boucher; mais cela est peu probable, car, à l’époque où il vécut, la Terentia gens occupait depuis longtemps déjà une haute situation à Rome. C. Terentius Varro est mentionné pour la première fois en 537 (217 av. J.-C.) pour avoir soutenu l’opinion populaire qui voulait alors que le magisler equitum eût un pouvoir égal à celui du dictateur. Mommsen a contesté l’opinion de Borghesi. Il croit, en s’appuyant sur le poids de l’as, qu’elles doivent plutôt être attribuées à son fils ou à son petit-fils qui auraient porté le même nom; mais ce fils ou ce petit-fils sont inconnus dans l’histoire. Lieux de découverte (12 exemplaires)