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1510VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus

1510VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus Avers : ACISCVLVS Tête d’Apollon Soranus (Apollon du destin), diadémée à droite, surmonté d’une étoile; derrière, une petite pioche (Acisculus), le tout compris dans une couronne de laurier. Revers : Anépigraphe Tête de Sybille à droite, le tout dans une couronne de laurier. Bibliothèque nationale de France 4.01g INDICE DE RARETE : 10+ (seul exemplaire observé) 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 474/3b – B.15 (Valeria) Ce denier, frappé en 45 av. J.-C. par L. Valerius Acisculus, est une monnaie d’une grande richesse symbolique, caractéristique de la fin de la République romaine. À cette époque, Rome est sous la dictature de Jules César, et les magistrats monétaires utilisent les types iconographiques pour glorifier leur lignée tout en s’inscrivant dans le climat politique du moment. Voici l’analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte, étayée par les recherches numismatiques de référence, notamment celles disponibles sur LesDioscures.com. 1. Le Symbolisme de l’Avers : Apollon et l’Acisculus Apollon Soranus : La tête d’Apollon (souvent identifié ici comme Apollo Soranus, une divinité liée au destin et à la prophétie) évoque la protection divine. Le choix d’Apollon n’est pas anodin : il est le dieu de la lumière, de la vérité et de la guérison. L’étoile : Placée au-dessus de la tête d’Apollon, elle symbolise la divinité ou la destinée. Certains historiens y voient un écho au « Sidus Iulium » (la comète de César), bien que celle-ci ne soit apparue officiellement qu’en 44 av. J.-C. ; elle souligne néanmoins l’aspiration à un nouvel âge d’or. L’Acisculus (La pioche) : C’est un symbole parlant. Le mot latin acisculus désigne un petit marteau de tailleur de pierre ou une pioche. En l’incluant derrière Apollon, le monétaire Lucius Valerius fait un jeu de mots visuel sur son propre nom (cognomen), une pratique courante chez les magistrats romains pour signer leurs émissions. 2. Le Symbolisme du Revers : La Sibylle Le revers présente une tête de femme identifiée comme la Sibylle de Cumes : La prophétesse : La Sibylle est la voix d’Apollon sur terre. Son apparition sur cette pièce renforce le thème de la prophétie et du destin entamé à l’avers. Lien avec Énée et César : Selon la légende, c’est la Sibylle de Cumes qui guida Énée (ancêtre mythique de la Gens Julia, la famille de César) aux Enfers. En frappant ce type, Valerius Acisculus pourrait rendre hommage à la suprématie de César en rappelant les fondements mythologiques de Rome et de la lignée julienne. L’étymologie « Valere » : Comme le souligne l’analyse sur LesDioscures.com, les types de cette série se rattachent à l’origine de la Gens Valeria. Le nom « Valerius » est lié au verbe valere (être fort, être en bonne santé). La Sibylle, par ses liens avec Apollon (dieu guérisseur) et le salut de l’État, incarne cette idée de force et de préservation. 3. Contexte Historique : 45 av. J.-C. L’année 45 av. J.-C. est une année charnière : Fin de la Guerre Civile : C’est l’année de la bataille de Munda, où César écrase les derniers partisans de Pompée en Espagne. Rome espère la paix et la stabilité après des décennies de conflits. Propagande et légitimité : Les monétaires comme Acisculus ne sont plus de simples techniciens ; ils participent à la construction de l’image du régime. En utilisant des symboles comme la couronne de laurier (présente sur les deux faces de ce denier), ils célèbrent la victoire et l’autorité de César. Transition vers l’Empire : Cette monnaie illustre la transition vers un style plus « impérial » où le portrait (encore divin ici, mais bientôt humain avec César) et les symboles de victoire deviennent prédominants. Lucius Valerius Acisculus est un personnage dont la vie publique est indissociable de la fin de la République romaine. Bien que les détails biographiques précis soient rares, son activité en 45 av. J.-C. en tant que magistrat monétaire nous livre des informations cruciales sur son rang et ses attaches. Comme le soulignent les études de LesDioscures.com, ce monétaire appartient à l’une des familles les plus prestigieuses de Rome : la gens Valeria. 1. Identité et Carrière Magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) : En 45 av. J.-C., il fait partie du collège des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie. C’était une étape clé du cursus honorum pour les jeunes aristocrates. Tribun de la Plèbe : Certaines sources, notamment le British Museum, mentionnent qu’il aurait exercé la fonction de tribun de la plèbe, bien que la date exacte reste incertaine (probablement peu après son mandat monétaire). Partisan de César : Son activité se déroule sous la dictature de Jules César. Frapper monnaie à cette époque nécessitait une proximité, ou du moins une absence d’opposition, avec le nouveau pouvoir en place. 2. Le nom « Acisculus » : Un outil et un symbole Le surnom (cognomen) Acisculus est ce qui rend ce monétaire célèbre chez les numismates. Étymologie : En latin, l’acisculus est un petit marteau de tailleur de pierre ou une petite pioche. Le « Type Parlant » : Fidèle à la tradition romaine, il utilise cet objet sur ses pièces comme une signature visuelle. C’est un moyen d’affirmer son identité familiale de manière ludique et mémorable. 3. Un représentant de la Gens Valeria En tant que membre de la gens Valeria, Lucius s’inscrit dans une lignée qui se prétendait d’origine sabine, remontant aux premiers jours de la République avec Valerius Publicola. Prestige : Sa famille jouissait de privilèges uniques à Rome, comme le droit d’ouvrir les portes de leur maison vers la rue (sur la Velia) ou d’avoir une place réservée au Cirque. Religion : Par ses choix iconographiques (Apollon Soranus, Diane), il réaffirme le rôle de sa famille en tant que gardienne de cultes anciens et spécifiques, renforçant ainsi sa légitimité politique par la piété religieuse. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tous les types des monnaies de L. Valerius Acisculus se rattachent à l’origine mythologique dela famille Valeria et se résument dans les idées de force et de valeur, unies à celles de santé et de salut qu’on retrouvait étymologiquement dans le mot valere. La tète juvénile ceinte d’un diadème, avec les cheveux de devant relevés autour du bandeau, ceux de derrière tombant en mèches parallèles, est

1509VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus

1509VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus Avers : ACISCVLVS Tête d’Apollon Soranus (Apollon du destin), diadémée à droite, surmonté d’une étoile; derrière, une petite pioche (Acisculus), le tout dans une couronne de laurier. Revers : L. VALERIVS (Lucius Valerius) Tête de Sybille à droite, le tout dans une couronne de laurier. British Museum 3.95g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 474/3a – B.14 (Valeria) – Syd.1000 Ce denier, frappé en 45 av. J.-C. par L. Valerius Acisculus, est une monnaie d’une grande richesse symbolique, caractéristique de la fin de la République romaine. À cette époque, Rome est sous la dictature de Jules César, et les magistrats monétaires utilisent les types iconographiques pour glorifier leur lignée tout en s’inscrivant dans le climat politique du moment. Voici l’analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte, étayée par les recherches numismatiques de référence, notamment celles disponibles sur LesDioscures.com. 1. Le Symbolisme de l’Avers : Apollon et l’Acisculus Apollon Soranus : La tête d’Apollon (souvent identifié ici comme Apollo Soranus, une divinité liée au destin et à la prophétie) évoque la protection divine. Le choix d’Apollon n’est pas anodin : il est le dieu de la lumière, de la vérité et de la guérison. L’étoile : Placée au-dessus de la tête d’Apollon, elle symbolise la divinité ou la destinée. Certains historiens y voient un écho au « Sidus Iulium » (la comète de César), bien que celle-ci ne soit apparue officiellement qu’en 44 av. J.-C. ; elle souligne néanmoins l’aspiration à un nouvel âge d’or. L’Acisculus (La pioche) : C’est un symbole parlant. Le mot latin acisculus désigne un petit marteau de tailleur de pierre ou une pioche. En l’incluant derrière Apollon, le monétaire Lucius Valerius fait un jeu de mots visuel sur son propre nom (cognomen), une pratique courante chez les magistrats romains pour signer leurs émissions. 2. Le Symbolisme du Revers : La Sibylle Le revers présente une tête de femme identifiée comme la Sibylle de Cumes : La prophétesse : La Sibylle est la voix d’Apollon sur terre. Son apparition sur cette pièce renforce le thème de la prophétie et du destin entamé à l’avers. Lien avec Énée et César : Selon la légende, c’est la Sibylle de Cumes qui guida Énée (ancêtre mythique de la Gens Julia, la famille de César) aux Enfers. En frappant ce type, Valerius Acisculus pourrait rendre hommage à la suprématie de César en rappelant les fondements mythologiques de Rome et de la lignée julienne. L’étymologie « Valere » : Comme le souligne l’analyse sur LesDioscures.com, les types de cette série se rattachent à l’origine de la Gens Valeria. Le nom « Valerius » est lié au verbe valere (être fort, être en bonne santé). La Sibylle, par ses liens avec Apollon (dieu guérisseur) et le salut de l’État, incarne cette idée de force et de préservation. 3. Contexte Historique : 45 av. J.-C. L’année 45 av. J.-C. est une année charnière : Fin de la Guerre Civile : C’est l’année de la bataille de Munda, où César écrase les derniers partisans de Pompée en Espagne. Rome espère la paix et la stabilité après des décennies de conflits. Propagande et légitimité : Les monétaires comme Acisculus ne sont plus de simples techniciens ; ils participent à la construction de l’image du régime. En utilisant des symboles comme la couronne de laurier (présente sur les deux faces de ce denier), ils célèbrent la victoire et l’autorité de César. Transition vers l’Empire : Cette monnaie illustre la transition vers un style plus « impérial » où le portrait (encore divin ici, mais bientôt humain avec César) et les symboles de victoire deviennent prédominants. Lucius Valerius Acisculus est un personnage dont la vie publique est indissociable de la fin de la République romaine. Bien que les détails biographiques précis soient rares, son activité en 45 av. J.-C. en tant que magistrat monétaire nous livre des informations cruciales sur son rang et ses attaches. Comme le soulignent les études de LesDioscures.com, ce monétaire appartient à l’une des familles les plus prestigieuses de Rome : la gens Valeria. 1. Identité et Carrière Magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) : En 45 av. J.-C., il fait partie du collège des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie. C’était une étape clé du cursus honorum pour les jeunes aristocrates. Tribun de la Plèbe : Certaines sources, notamment le British Museum, mentionnent qu’il aurait exercé la fonction de tribun de la plèbe, bien que la date exacte reste incertaine (probablement peu après son mandat monétaire). Partisan de César : Son activité se déroule sous la dictature de Jules César. Frapper monnaie à cette époque nécessitait une proximité, ou du moins une absence d’opposition, avec le nouveau pouvoir en place. 2. Le nom « Acisculus » : Un outil et un symbole Le surnom (cognomen) Acisculus est ce qui rend ce monétaire célèbre chez les numismates. Étymologie : En latin, l’acisculus est un petit marteau de tailleur de pierre ou une petite pioche. Le « Type Parlant » : Fidèle à la tradition romaine, il utilise cet objet sur ses pièces comme une signature visuelle. C’est un moyen d’affirmer son identité familiale de manière ludique et mémorable. 3. Un représentant de la Gens Valeria En tant que membre de la gens Valeria, Lucius s’inscrit dans une lignée qui se prétendait d’origine sabine, remontant aux premiers jours de la République avec Valerius Publicola. Prestige : Sa famille jouissait de privilèges uniques à Rome, comme le droit d’ouvrir les portes de leur maison vers la rue (sur la Velia) ou d’avoir une place réservée au Cirque. Religion : Par ses choix iconographiques (Apollon Soranus, Diane), il réaffirme le rôle de sa famille en tant que gardienne de cultes anciens et spécifiques, renforçant ainsi sa légitimité politique par la piété religieuse. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tous les types des monnaies de L. Valerius Acisculus se rattachent à l’origine mythologique dela famille Valeria et se résument dans les idées de force et de valeur, unies à celles de santé et de

1371MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1371MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : SIBYLLA Tête d’une Sibylle à droite. Revers : L TORQVAT / III VIR (Lucius Torquatus tresviri, Lucius Torquatus triumvir monétaire) Trépied surmonté par une amphore entourée de deux étoiles; le tout dans un torque. British Museum 3.98g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 65 avant J.C. Matière : Argent Gens : Manlia Références : RRC 411/1b – B.12 (Manlia) – Syd.835a Le monétaire qui a frappé ce denier est Lucius Manlius Torquatus. Il est une figure marquante de la fin de la République Romaine et un membre de la très ancienne et noble gens Manlia. Voici les informations essentielles sur lui et son parcours politique : 👤 Identité et carrière politique Nom Complet : Lucius Manlius Torquatus (il existe plusieurs Lucius Manlius Torquatus, mais celui-ci est le plus connu de cette période). Fonction Monétaire : Il est le Triumvir Monétaire (III·VIR) en 65 av. J.-C., l’année même où il est devenu consul. Consulat : Il a été élu Consul en 65 av. J.-C. avec Lucius Aurelius Cotta. Son élection est intervenue après que les consuls initialement élus pour cette année-là aient été condamnés pour brigue (corruption électorale). Rôle dans la Conjuration de Catilina : Il a été un allié politique et un fervent partisan de Cicéron lors de la célèbre Conjuration de Catilina en 63 av. J.-C., aidant à réprimer la tentative de coup d’État. Fin de carrière : Plus tard, durant la guerre civile entre Jules César et Pompée, il se range du côté des Optimates (la faction conservatrice menée par Pompée). Il est capturé par les forces de César en 48 av. J.-C. et exécuté en 47 av. J.-C. 📜 Le Monétaire et l’Iconographie de la Monnaie Comme c’est souvent le cas sous la République, Lucius Manlius Torquatus a utilisé son droit de frappe pour glorifier son lignage. Le Torque (Le Collier) : L’élément le plus visible au revers est le torque (collier celtique) qui entoure le motif. C’est une référence directe à son illustre ancêtre, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, qui a gagné ce surnom (Torquatus) en 361 av. J.-C. après avoir tué un guerrier Gaulois en duel et lui avoir arraché son collier comme trophée. La Sibylle et le Trépied : Ces motifs font écho à des événements religieux et politiques contemporains ou récents. Ils sont liés à la restauration des Livres Sibyllins, un recueil de prophéties d’État qui avait été détruit lors de l’incendie du Capitole en 83 av. J.-C. Le monétaire, ou sa famille, était probablement lié au collège de prêtres chargé de la garde de ces livres. La Sibylle est la prophétesse, et le trépied est un symbole souvent associé à la prophétie (par exemple, Apollon). En résumé, ce denier n’est pas seulement une pièce de monnaie, c’est un puissant outil de propagande qui célèbre l’histoire légendaire de la famille Torquatus et son rôle dans la vie religieuse et politique romaine de l’époque. Variante avec la tête d’une Sibylle dans une couronne de lierre au droit. Références : RRC 411/1a – B.11 (Manlia) – Syd.837 British Museum 3.95g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius Torquatus. Triumvir monétaire vers 700 (54 av. J.-C.) Ce personnage est L. Manlius Torquatus qui, en 692 (62 av. J.-C.) accusa Sylla de complicité avec Catilina . Préteur en 70) (49 av. J.-C.), il fut abandonné de ses soldats qui se déclarèrent pour César et il dut rejoindre précipitamment Pompée en Grèce. L’année suivante, il commandait Oricum, quand cette ville tomba au pouvoir des Romains ; après la bataille de Pharsale, il se réfugia en Afrique en 708 (46 av. J.-C.) ; il périt lorsque, après la défaite de son parti, il se préparait à passer en Espagne. Il fut triumvir monétaire vers l’an 700 (54av. J.-C.) . La tête de la Sibylle et le trépied qu’on voit sur ses monnaies sont les emblèmes du quindecimviral, dont a fait partie le monétaire ou l’un de ses ancêtres. On sait que ce collège des Quindecim viri sacris faciundis, était composé de quinze prêtres chargés de veiller à la garde des livres sibyllins; le praefericulum est l’emblème des rites sacrés qu’ils devaient accomplir, et les deux étoiles sont Phébus et Diane auxquels ces quindecimvirs étaient consacrés . Des deniers de T. Carisius et de L. Valerius Acisculus paraissent se rapporter également à la Sibylle et à ses livres sacrés. Lieux de découverte (22 exemplaires)