LesDioscures.com

Bien déterminer les monnaies en bronze de la République Romaine

Bien déterminer les monnaies en bronze de la République Romaine 1 – Préambule Cet article a pour but d’aider les néophytes ou non de ce monnayage à mieux identifier ces monnaies. Je me suis rendu compte du nombre important d’erreurs d’attribution sur des sites marchands et le mieux pour éviter un achat erroné, c’est encore d’être informé.   Ces monnaies présentent parfois une usure assez importante, et il n’est pas évident parfois de bien les identifier. La monnaie en bronze la plus connue : L’as, celui-ci est attribué à Opeimius. Semis attribué à M. Aufidius Rusticus Contrairement aux idées reçues, il reste quelques monnaies inédites non référencées dans les ouvrages de référence… Alors prêtez bien attention à ces monnaies!  Ci-contre, ce semis non référencé par Crawford, que j’ai eu le plaisir de découvrir sous Gallica.  2 – Déterminer le type Il existe deux moyens pour déterminer le type soit avec la marque de valeur ou soit avec la divinité associée. Je vous invite à lire cet article pour en apprendre plus sur ce sujet.  Les marques de valeur sur le monnayage de la république romaine 3 – L’attribution Voici deux façons distinctes de trouver l’attribution. 3-1 La Légende La meilleure façon encore de déterminer le magistrat monétaire reste encore la légende. Vous la trouverez dans la plupart des cas au revers, soit au-dessus de la proue de navire ou soit quelquefois sur la proue. Ici, en exemple, cet once présentant la légende C. SCR pour Caius Scribonius.  3-2 Le symbole A défaut de légende, nous trouvons au revers un symbole. Celui-ci est très souvent l’emblème de la gens, ici la tête d’éléphant pour les Caecilii. Ce symbole est assez souvent associé à une légende mais quelquefois comme ici non. 4 – Conclusion Cet article est assez succinct et son but est surtout d’alerter le collectionneur de toujours vérifier les attributions proposées. Ces monnaies présentent souvent une usure importante et il faut admettre qu’il faut un œil avisé pour bien discerner ces petits détails pouvant aider à l’identification.  Vous pouvez vous appuyer sur des ouvrages tels que « The coinage of the Roman Republic de Crawford » ou encore celui de Sydenham. Bien-sûr, le site LesDioscures.com, si votre anglais laisse à désirer, est également un bon outil mais il ne replacera pas le plaisir d’avoir un livre entre les mains. Par contre, je déconseille le « Babelon » car bon nombre de monnaies y sont manquantes notamment les anonymes. Pour les collectionneurs amateurs de rareté et au vu de l’inflation actuelle des prix des deniers entre autres, vous pourrez trouver dans ces monnaies votre bonheur car certaines références se comptent en exemplaires connus seulement sur les doigts d’une main. 5 – Nota Bene Il m’est arrivé dernièrement de signaler des erreurs d’attribution sur des sites marchands et je n’ai eu aucune réponse à ces signalements. Merci à eux, si un jour ils lisent cet article, de prendre au moins la peine de répondre aux messages. Enregistrer Enregistrer Enregistrer

1827CI – Quadrans Cipia – Marcus Cipius

1827CI – Quadrans Cipia – Marcus Cipius Avers : M·CIPI·M·F Tête d’Hercule coiffée de la peau de lion à droite, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : ROMA Proue de navire à droite. Ars Classica 6.15gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 115-114 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Cipia Références : RRC 289/4 – B.5 (Cipia) – Syd.247b  Le Monétaire : M. Cipius M. f. Période de Fonction : En tant que Triumvir Monetalis (magistrat monétaire), il a exercé ses fonctions vers 115-114 av. J.-C. La Gens Cipia : La famille Cipia (parfois orthographiée Cispia) était une famille plébéienne peu connue et non sénatoriale dans l’histoire de la République romaine. Fonctions Connues : Ce Marcus Cipius pourrait être le même personnage qui fut plus tard Tribun de la plèbe puis Questeur vers 63 av. J.-C., ce qui témoigne d’une carrière politique au-delà de la seule magistrature monétaire.    L’Énigme du Gouvernail  Le détail le plus intéressant concernant ce monétaire est le symbole qu’il a choisi pour sa monnaie : le gouvernail (rudder), qui apparaît sous le bige au revers du denier. Symbole Personnel : Le gouvernail était manifestement l’emblème personnel de M. Cipius, ou de sa famille. Lien Historique (l’anecdote) : Selon les écrits de l’antiquité (notamment ceux de Festus et Cicéron), ce Marcus Cipius pourrait être la personne surnommée « le Ronfleur » (stertinius en latin). On lui attribuait le dicton : « Non omnibus dormio » (Je ne dors pas pour tout le monde), signifiant qu’il faisait semblant de dormir uniquement pour permettre à sa femme de se livrer librement à l’adultère sans le déranger. Bien que cette anecdote prête à sourire, elle est rapportée comme étant liée à ce monétaire. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cette famille, peu connue, n’était pas sénatoriale. Un seul de ses membres, M. Cipius, fils d’un autre Marcus, a rempli les fonctions de magistrat monétaire, et Cavedoni fixe la fabrication de ses espèces, à l ‘an 650 (164 av. J.-C.). Leur style, en effet, et la place occupée par le nom du monétaire, au droit, indiquent à peu près cette époque ; nous les plaçons vers l’an 660 (94 av. J.-C.), en les attribuant à Cipius un dont parlent Festus et Cicéron et qui était surnommé le ronfleur . Ce personnage prêtait à rire en répétant ce dicton : non omnibus dormio; il s’endormait, disait-il, seulement pour sa femme, afin de la laisser se livrer librement à l’adultère. C’est lui sans doute qui fut tribun du peuple, puis questeur en 691 (63 av. J.-C.). Nous n’avons rien à dire des types des monnaies de M. Cipius sinon que le gouvernail était son emblème; on le voit au revers du denier et il est reproduit seul dans le champ du semis, à la place de la proue. Peut-être que les pièces sans nom de monétaire qui portent le gouvernail comme emblème se rapportent à un membre inconnu de la gens Cipia .

1826LI – Quadrans Licinia – Publius Licinius Nerva

1826LI – Quadrans Licinia – Publius Licinius Nerva Avers : P. NERVA (Publius Nerva) Tête casquée de Minerve à droite, au-dessus marque de valeur composée de quatre globules. Revers : ROMA (Rome) Proue de navire à droite. Ars Classica 8.57g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 113-112 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Licinia Références : RRC 292/3 – B.9 (Licinia) – Syd.549a  Le Monétaire : P. Licinius Nerva Caractéristique Détail Nom Complet Publius Licinius Nerva Famille (Gens) Licinia (une importante famille plébéienne de Rome) Fonction Monétaire (un des trois ou quatre magistrats chargés de la frappe des monnaies, appelés tresviri ou quattuorviri monetales) Date d’émission Vers 113-112 av. J.-C.  Sa Carrière Postérieure (P. Licinius Nerva) Le monétaire P. Licinius Nerva est très probablement le même individu qui fut plus tard un magistrat supérieur, comme c’est souvent le cas dans le cursus honorum romain : Il est identifié par certains chercheurs comme le propréteur qui gouverna la province de Sicile vers 104 av. J.-C. Durant son mandat en Sicile, il fut impliqué dans des événements menant à la Deuxième Guerre servile (une révolte d’esclaves), en raison d’une tentative avortée d’appliquer les ordres du Sénat concernant la libération des citoyens alliés détenus illégalement en esclavage. En résumé, P. Licinius Nerva est un monétaire qui a laissé sa marque par une pièce politiquement significative, illustrant le droit de vote secret et l’engagement de sa gens en faveur des réformes populaires. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Licinius Nerva. Monétaire vers 644 (110 av. J.-C.). Cohen a attribué à la famille Silia les pièces qui suivent et qui ont en légende P. Nerva. Le cognomen Nerva a été porté, en effet, par des Silii, mais beaucoup plus tard que l’époque à laquelle se rapportent les monnaies dont nous allons nous entretenir. Le premier des Silii que l’histoire mentionne avec ce surnom, est P. Silius P. f. Nerva, consul en 734 (20 av. J.-C.). L’attribution faite par Cohen et les anciens numismastistes ne repose donc sur aucun fondement. C’est Mommsen qui a reconnu que les pièces en question doivent être classées à la famille Licinia . Il les attribue à P. Licinius Nerva, préteur en Sicile, en 651 (103 av. J.-C.). Dès lors, le type du denier qu’on n’expliquait,jusqu’ici, que fort imparfaitement, devient très clair : un des ancêtres du monétaire, C. Licinius Crassus, tribun du peuple en 609 (145 av. J.-C.), rassembla le premier le peuple dans une enceinte clôturée (soeptum) à l’occasion des votes par comices ; et un peu plus tard, en 614 (140 av. J.-C.), fut introduit le bulletin de vote. La médaille n° 7 représente le pont élevé à quelque hauteur au-dessus du sol, qui aboutissait à l’urne de vote, et sur lequel une seule personne pouvait passer à la fois. « Un citoyen qui est encore sur les marches de l’estrade, et dont on ne voit que la partie supérieure du corps, reçoit des mains du rogator son bulletin de vote, pendant qu’un autre citoyen, déjà monté sur l’estrade, dépose son vote dans l’urne placée sur un piédestal. Les lignes parallèles qui se voient par derrière, et le siège dont on aperçoit la partie inférieure sont, d’après l’ingénieuse explication de Cavedoni, les cordes tendues qui séparaient les tribus les unes des autres, et le siège ou le banc des tribuns ». Un type du même genre et non moins curieux se voit sur un denier de L. Hostilius Saserna . On n’a pas encore expliqué, jusqu’ici les symboles qui se trouvent au revers des monnaies de bronze.

1825HO – Semuncia Hostilia – L. Hostilius Tubulus

1825HO – Semuncia Hostilia – L. Hostilius Tubulus Avers : Anépigraphe Buste de Diane, à droite, avec arc et carquois sur l’épaule. Marque de valeur derrière. Revers : L. H. TVB ROMA (Lucius Hostilius Tubulus, Rome) Légende dans une couronne de chêne et de laurier. Ars Classica 2.39gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 105 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Hostilia Référence : RRC 315/2 🏛️ Informations sur L. Hostilius Tubulus Nom Complet : Lucius Hostilius Tubulus. Fonction : Triumvir Monetalis (Magistrat Monétaire). Il était l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome pendant l’année de son mandat. Période d’activité : Il a exercé sa charge vers 105 av. J.-C. (selon la datation de Crawford, RRC). Statut Social : Il était membre de la gens Hostilia, une ancienne famille romaine dont le membre le plus célèbre était Tullus Hostilius, le troisième roi légendaire de Rome. À l’époque républicaine, les Hostilii étaient généralement des Plébéiens. Importance de sa monnaie : L’émission de cette monnaie est notable car elle est l’une des dernières frappes de cette petite dénomination en bronze par la Monnaie de Rome avant une longue interruption.   🌳 Le Symbole de sa Monnaie La principale information contextuelle que nous donne sa monnaie est le motif du revers : une inscription dans une couronne de chêne (corona civica). Couronne de Chêne (Corona Civica) : La couronne de chêne était le plus haut honneur civique à Rome, décernée à un citoyen qui avait sauvé la vie d’un autre citoyen romain au combat. Interprétation : L’utilisation de ce symbole sur cette monnaie de L. Hostilius Tubulus, ainsi que sur certaines de ses émissions de deniers (une autre monnaie qu’il a frappée), suggère que le monétaire ou l’un de ses ancêtres récents avait accompli un acte de bravoure militaire notable. L’affichage de tels honneurs familiaux sur les monnaies était une pratique courante pour promouvoir la stature politique du monétaire. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Hostilius Tubulus. Monétaire vers l’an 595 (159 av. J.-C.) On connaît le monétaire L. Hostilius Tubulus. Préteur en 612 (142 av. J.-C.), il fut accusé par le tribun du peuple P. Scaevola de s’être laissé corrompre dans l’exercice de ses fonctions; il ne put se disculper et fut obligé de s’exiler. Cicéron parle de lui comme d’un homme indigne de toute estime. On ne possède avec son nom qu’une seule pièce : c’est une once dont le type de revers s’écarte des usages généralement adoptés dans le monnayage de la république, et qui n’a peut-être pas été frappée à Rome.

La forte proportion de deniers fourrés de la République Romaine découverts en Angleterre

La forte proportion de deniers fourrés de la République Romaine découverts en Angleterre 1 – Préambule Les deniers fourrés sont des deniers faits d’un métal sans valeur et recouverts d’une fine couche d’argent (1). Certains pensent que ces monnaies furent frappées dans des ateliers illégaux mais à mon avis, il ne fait presque aucun doute qu’elles ont été créés à partir de coins authentiques et sont catégorisées à tort dans les fausses monnaies. Le meilleur moyen à l’époque et même encore de nos jours, pour reconnaître ces monnaies reste la pesée. En effet, ces deniers sont plus légers que ceux en bon aloi. Exemple de denier fourré répertorié. Poids 2.3gr 2 – Méthodologie de l’étude A partir des données du Portable Antiquities Scheme (2), et plus particulièrement de la base de donnée des deniers de la République romaine trouvés sur le territoire anglais, j’ai classé ces monnaies en fonction de leur aspect et surtout de leur poids. Sur une base de 500 deniers découverts soit à l’aide de détecteur de métaux ou soit plus fortuitement, j’ai fait la distinction en deux catégories en fonction de poids, soit supérieur ou soit inférieur à 3.20 gramme. Le poids théorique d’un denier de cette période étant d’environ 3.80 gramme, je considère que cette différence de poids, soit plus de 15%, est le résultat du fourrage ou de l’utilisation d’un matériau moins noble, d’où le choix de 3.20 gramme comme valeur limite. Voici un exemple de denier avec une usure importante qui présente un poids de 3.20 gramme, ceci pour démontrer que l’écart acceptable dû à l’usure est de 0.6 gramme. Denier usé d’un poids de 3.20gr Denier des légions d’Antoine   Ne sont pas pris en compte dans cette étude, les deniers cassés (ou en morceaux) et les deniers des légions d’Antoine, très présents en Angleterre, et qui ont de base d’un poids inférieur à la norme. 3 – Résultat Sur ces 500 monnaies étudiées, nous notons donc 195 deniers avec un poids inférieur à 3.20 gramme soit environ 40% du total. Denier des légions d’Antoine 4 – Conclusion Comment expliquer ces écarts de poids ? Certes, ces monnaies trouvées fortuitement sont assez souvent en mauvais état mais cela n’explique pas tout. Car nous pouvons penser que les monnaies fourrées ont très probablement moins bien vieillies que les « bons deniers » en argent du fait de leurs corps cuivreux et que toutes n’ont pas survécus à l’épreuve du temps. Denier des légions d’Antoine Dans quel but ? Nous pouvons supposer l’hypothèse que les ateliers officiels romain ont émis des monnaies fourrées ou de moins bon aloi pour tout ce qui concerne le commerce extérieure aux provinces romaines ? Ceci n’est qu’une hypothèse et mérite peut-être d’être affirmée ou infirmée par d’autres études plus approfondies que mon fichier Excel. Il serait notamment intéressant de comparer ces chiffres avec d’autres pays…. A suivre…. Bien-sûr, si vous avez des questions ou des remarques, vous pouvez laisser un commentaire en bas de l’article, je me ferai un plaisir d’y répondre. 5 – Sources 1- Image en-tête denier fourré de la BnF => https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10434731d 2- Portable Antiquities Scheme => https://finds.org.uk/

2559AU – Denier Auguste

2559AU — Denier Auguste · Gaius et Lucius Césars · LesDioscures × cliquer pour zoomer ↗ Voir la fiche ← →

1824MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1824MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. M – ANLI PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Revers : L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. Le cheval au premier plan est en tête du quadrige. The J. Paul Getty Museum 4.00gr INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Argent Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/1 – B.8 var (Manlia) – Syd.757a var 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée.   📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C.   🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina.

1823MA – Aureus Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1823MA – Aureus Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. MANLI T PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Lettre T (50) à la suite de la légende. Revers : L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. Le cheval au premier plan est en tête du quadrige. SITNAM 10.6gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Or Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/2 – B.6 (Manlia) – Syd.758 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée.   📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C.   🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina.

Les marques de contrôle des deniers de Marcus Plætorius Cestianus 1353PL

Dans cet article, retrouvez 45 marques de contrôle du denier de Marcus Plætorius Cestianus 1353PL que j’ai pu répertorier. Cette marque se situe derrière la tête du personnage à l’avers. Cette liste est appelée à évoluer, Crawford répertorie 54 coins du droit, et je remercie par avance les personnes qui indiqueront en commentaire en bas de l’article les marques absentes 1 – Lettre A BnF 2 – Acrostolium BnF 3 – Ancre BnF 4 – Apex British Museum 5 – Arc BnF 6 – Bâton BnF 7 – Bucrane BnF 8 – Caducée ailé Roma Numismatics Limited 9 – Candélabre BnF 10 – Compas BnF 11 – Crochet BnF 12 – Dauphin BnF 13 – Echelle BnF 14 – Faisceau de licteur BnF 15 – Faucille à droite British Museum 16 – Faucille à gauche British Museum 17 – Fer de lance? British Museum 18 – Feuille de vigne BnF 19 – Fléau? British Museum 20 – Flèche vers le haut? BnF 21 – Fleur British Museum 22 – Gland BnF 23 – Hache BnF 24 – Mouche BnF 25 – Grain orge British Museum 26 – Lézard? National Numismatic Collection, De Nederlandsche Bank, Amsterdam 27 – Palme BnF 28 – Papillon BnF 29 – Seau avec couvercle et sangle? BnF 30 – Strigile BnF 31 – Trident BnF 32 – Trophée British Museum 33 – Indéterminé 1 BnF 34 – Indéterminé 2 BnF 35 – Indéterminé 3 BnF 36 – Indéterminé 4 BnF 37 – Indéterminé 5 BnF 38 – Indéterminé 6 BnF 39 – Indéterminé 7 BnF 40 – Indéterminé 8 British Museum 41 – Indéterminé 9 British Museum 42 – Indéterminé 10 British Museum 43 – Indéterminé 11 British Museum 44 – Indéterminé 12 British Museum 45 – Indéterminé 13 British Museum

Les deniers de Caius Calpurnius Piso Frugi

Caius était le fils de Lucius Piso Frugi qui avait frappé monnaie en 90 avant J.-C. Il reprit les types monétaires de son père. L’émission bien qu’importante n’a pas le volume de celle de son père. Sa chronologie reste controversée et semble se placer entre 67 et 60 avant J.-C. A la différence de nombreux ouvrages de référence, j’ai décidé de dissocier ce type en neuf références disjointes en fonction de différents critères que je vais relater ci-dessous : 1 – L’orientation de la tête d’Apollon au droit (soit à gauche, soit à droite). BnF 2 – L’orientation du cheval au revers (soit à gauche, soit à droite). BnF 3 – L’attribut porté par le cavalier au revers (palme, fouet, flambeau ou sans attribut). Palme Fouet Flambeau Sans attribut Voici donc ci-dessous les neufs références que vous trouverez sur LesDioscures.com : 1 – Tête d’Apollon à droite / cavalier à droite /palme 1357CA 2 – Tête d’Apollon à droite / cavalier à droite / simple cavalier sans attribut 1358CA 3 – Tête d’Apollon à droite / cavalier à droite / fouet 1816CA 4 – Tête d’Apollon à droite / cavalier à gauche / flambeau 1817CA 5 – Tête d’Apollon à droite /cavalier à droite / flambeau 1818CA 6 – Tête d’Apollon à gauche /cavalier à droite / palme 1819CA 7 – Tête d’Apollon à gauche /cavalier à droite / sans attribut 1820CA 8 – Tête d’Apollon à gauche /cavalier à droite / fouet 1821CA 9 – Tête d’Apollon à gauche /cavalier à gauche / flambeau 1822CA Concernant les indices de rareté que vous trouvez pour chaque référence, ils ont été calculés avec les références Crawford 408/1a et 408/1b car les inventaires de trésors monétaires sont réalisés avec ces dernières. Malgré tout, les exemplaires présentant un cavalier portant une palme sont plus courants que les autres. De plus, la complexité des combinaisons de marque de contrôle font que ce denier est peut-être un des plus fascinant de cette période; mais ceci fera peut-être l’objet d’un futur article…. Christopher Merat