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1458AN – Sesterce Antia – Caius Antius Restio

1458AN – Sesterce Antia – Caius Antius Restio Avers : C·ANTIVS (Caius Antius) Casque corinthien avec panache. Revers : RESTIO  Chouette posée sur un bouclier. British Museum 0.55g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antia Références : RRC 455/6 – B.6 (Antia) – Syd.975 L’analyse de ce sesterce de C. Antius Restio (47 av. J.-C.) révèle un message politique et culturel subtil, typique de la fin de la République romaine. 1. Le Symbolisme : Minerve et la Vertu Guerrière Le choix de l’iconographie est délibérément archaïque et religieux, se concentrant sur les attributs de la déesse Minerve (l’Athéna grecque) : Le Casque Corinthien (Avers) : Il symbolise la Virtus (la bravoure et la valeur militaire). À cette époque, le casque corinthien est déjà un objet de prestige plus symbolique que pratique sur le champ de bataille. Il évoque l’autorité du commandement et la protection de l’État. La Chouette sur le Bouclier (Revers) : La chouette représente la Prudentia (la sagesse et la stratégie). Posée sur un bouclier, elle signifie que la force militaire romaine est guidée par l’intelligence et la faveur divine. C’est un rappel que la victoire ne dépend pas seulement de la force brute, mais de la légitimité et de la réflexion. 2. Le Contexte Historique : L’Ombre de Jules César L’année 47 av. J.-C. est une période charnière de la guerre civile entre César et les partisans de Pompée : Une Rome en transition : César vient de remporter la bataille de Pharsale et se trouve alors en Égypte (Guerre d’Alexandrie). À Rome, l’ambiance est lourde d’incertitudes. En frappant cette monnaie, le magistrat C. Antius Restio doit naviguer entre les traditions républicaines et la réalité d’un pouvoir de plus en plus centralisé. La Loi Somptuaire : La famille Antia était célèbre pour sa rigueur morale. Le père du monnayeur avait fait passer une loi contre le luxe excessif (Lex Antia Sumptuaria). L’utilisation de symboles classiques et sobres (casque, chouette) sur ce sesterce peut être vue comme une affirmation de ces valeurs ancestrales (Mos Maiorum), par opposition au luxe oriental ou aux dérives autocratiques. 3. Fonctionnement du Sesterce en Argent À cette période, le sesterce en argent est une dénomination qui disparaît progressivement au profit du denier (plus grand) et, plus tard, du sesterce en bronze sous Auguste. Son émission en 47 av. J.-C. répond souvent à un besoin urgent de numéraire pour payer les troupes ou les petites dépenses administratives à Rome. Sa rareté actuelle (observé moins de cinq exemplaires) s’explique par son petit module, souvent perdu ou refondu. Le monétaire responsable de l’émission de ce sesterce est Gaius Antius Restio (souvent désigné sous le nom de C. Antius C. f. Restio). Il appartient à la Gens Antia, une famille plébéienne qui, bien que n’étant pas au premier rang de la noblesse romaine, a marqué l’histoire par son engagement moral et politique. 1. Identité et Famille Gaius Antius Restio est le fils d’un homme politique célèbre portant le même nom. Cette filiation est cruciale pour comprendre ses émissions monétaires : Le Père (C. Antius Restio) : Il fut tribun de la plèbe en 68 av. J.-C. Il est passé à la postérité pour avoir fait voter la Lex Antia Sumptuaria, une loi visant à limiter le luxe et les dépenses excessives lors des banquets. Homme de principes, on raconte qu’il refusa par la suite toute invitation à dîner pour ne pas voir sa propre loi bafouée. Le Fils (Le Monétaire de 47 av. J.-C.) : En frappant cette monnaie, il cherche avant tout à honorer la mémoire et la rigueur morale de son père. Sur ses deniers (RRC 455/1), il va jusqu’à faire graver le portrait réaliste de son père, un geste fort de piété filiale. 2. Carrière et Allégeance Politique Le monétaire exerce sa fonction de triumvir monetalis dans un contexte de guerre civile : Partisan de César : Gaius Antius Restio était un soutien de Jules César. Sa nomination au collège des monnayeurs en 47 av. J.-C. intervient au moment où César consolide son pouvoir après la victoire de Pharsale. Une fin tragique : Malgré son allégeance césarienne, sa carrière se termine brutalement. En 43 av. J.-C., après l’assassinat de César, il est inscrit sur les listes de proscription du Second Triumvirat (Antoine, Octave et Lépide). Il fut contraint de fuir pour sauver sa vie, sauvé, selon la tradition, par la loyauté d’un de ses esclaves. 3. Son rôle de Monétaire Son passage à l’atelier monétaire de Rome est marqué par une volonté de concilier tradition républicaine et propagande familiale : Il utilise des divinités comme les Dieux Pénates ou Hercule (dont la famille prétendait descendre via un ancêtre mythique, Antiades) pour asseoir sa légitimité. Ce sesterce (avec le casque et la chouette) s’inscrit dans cette lignée de sobriété et de rappel aux vertus militaires et intellectuelles romaines. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Très ancienne et d’origine plébéienne, la gens Antia compte parmi ses membres les plus illustres, Sp. Antius qui fut envoyé avec trois autres Romains, en qualité d’ambassadeur, à Lar Tolumnius, roi de Véies, l’an 316 (438 av. J.-C.). Les ambassadeurs furent assassinés et, en souvenir de leur malheur, on leur érigea des statues sur le Forum. Plus tard, les membres, de la gens Antia se fabriquèrent une origine étymologique fabuleuse, imitant en cela, la plupart des plus illustres familles de Rome ; ils se prétendirent issus d’Antiades fils d’Hercule et d’Aglaé. Les Antii comptent, parmi leurs illustrations, le tribun du peuple Antius Restio qui est célèbre par la loi somptuaire qu’il fit décréter en faveur du peuple, peu après le consulat d’Æmilius Lepidus, c’est à-dire vers l’an 680 (74 av. J.-C.). Son fils C. Antius Restio est le seul magistrat monétaire qu’ait fourni cette famille ; il exerçait ses fonctions vers les années 705 à 709 (49 à 45 av. J.-C.). Sur ses monnaies, figure le type d’Hercule victorieux sur le

1457AN – Sesterce Antia – Caius Antius Restio

1457AN – Sesterce Antia – Caius Antius Restio Avers : C·ANTIVS (Caius Antius) Buste de Mercure à droite, avec le pétase ailé et le caducée. Revers : RESTIO  Autel allumé et orné de guirlandes. Bibliothèque nationale de France 0.56g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antia Références : RRC 455/5 – B.5 (Antia) L’analyse du symbolisme et du contexte historique de ce sesterce nous permet de comprendre comment la gens Antia cherchait à se positionner dans le climat tumultueux de la fin de la République. 1. Symbolisme Iconographique : La Piété et la Tradition Contrairement au denier (RRC 455/1) qui met en avant un portrait familial réaliste, ce sesterce utilise des codes religieux et mythologiques : Avers : Tête de Mercure (pétase ailé et caducée) Le Messager et le Commerce : Mercure est le dieu des échanges. Sa présence sur un sesterce — une dénomination destinée aux transactions courantes — souligne l’importance de la stabilité économique. Négociation et Paix : Le caducée sur l’épaule est un symbole de diplomatie. Dans le contexte de 47 av. J.-C., cela peut être vu comme un espoir de réconciliation après les déchirements civils. Revers : L’Autel allumé et orné de guirlandes La Pietas : L’autel (ara) est l’un des symboles les plus forts de la piété romaine. Il représente le respect des rites et des engagements envers les dieux. Lien avec la famille : Les Antii revendiquaient une origine mythique (descendance d’Antiades, fils d’Hercule). L’autel souligne la légitimité religieuse de cette famille de « noblesse » récente (hommes nouveaux). 2. Contexte Historique : La Dictature de César (47 av. J.-C.) Le contexte de production est celui d’une Rome en pleine mutation : L’année de frappe : En 47 av. J.-C., Jules César est au sommet de son pouvoir. Le monétaire, C. Antius Restio, est un partisan de César. Frapper de la petite monnaie en argent (sesterces) à cette date répond à un besoin de liquidités tout en affirmant une continuité avec les valeurs ancestrales de la République. La Lex Antia Sumptuaria : La famille Antia était célèbre pour sa rigueur morale. Le père du monétaire avait fait voter une loi contre le luxe excessif des banquets. Comme l’indique LesDioscures.com, l’austérité des symboles choisis (un autel, des divinités classiques) sert de rappel de cette vertu familiale face à la corruption et au luxe de l’époque. 3. Importance Numismatique Ce sesterce est une pièce rare et technique (je n’ai observé qu’un seul exemplaire). À cette époque, la production de sesterces en argent devenait sporadique avant de disparaître au profit du bronze sous Auguste. Son message est clair : la famille Antia, bien que fidèle à César, reste la gardienne des anciennes mœurs romaines (mos maiorum). Le monétaire derrière ce sesterce est Caius Antius Restio (souvent écrit C. Antius Restio). Bien que l’histoire n’ait retenu que peu de détails sur sa carrière politique personnelle, son identité et son prestige reposent sur deux piliers : son héritage législatif familial et son allégeance politique. Voici les informations clés sur ce personnage : 1. Un héritage de rigueur : le fils du législateur Caius Antius Restio est le fils d’un tribun de la plèbe homonyme, célèbre pour avoir fait voter la Lex Antia Sumptuaria vers 71-68 av. J.-C. La loi somptuaire : Cette loi visait à limiter les dépenses excessives lors des banquets et interdisait aux magistrats en exercice de dîner chez des tiers pour éviter la corruption. La réputation : Le père était tellement rigoureux qu’il aurait refusé de dîner à l’extérieur après le vote de sa loi pour ne pas voir ses propres principes bafoués. Le monétaire de 47 av. J.-C. utilise son monnayage (notamment le denier RRC 455/1 avec le portrait de son père) pour capitaliser sur cette image d’austérité et de probité. 2. Un « Homme Nouveau » (Homo Novus) La gens Antia n’était pas issue de la vieille noblesse patricienne de Rome. C’était une famille de rang sénatorial mais de statut « nouveau ». Affirmation généalogique : Pour compenser ce manque d’ancêtres consuls, Restio met en avant sur ses monnaies (comme le souligne LesDioscures.com) une origine mythique prestigieuse : la descendance d’Antiades, fils d’Hercule. C’est pour cette raison que Hercule apparaît souvent sur ses émissions. 3. Allégeance à Jules César En 47 av. J.-C., on ne devient pas monétaire sans l’aval du pouvoir en place. Soutien césarien : Restio était un partisan de Jules César. Sa nomination au poste de magistrat monétaire pendant la dictature de César montre qu’il faisait partie des cadres de confiance chargés de réorganiser les finances de l’État après la phase la plus aiguë de la guerre civile. Le titre : Il signe ses pièces avec son nom et parfois son titre, bien que sur les sesterces, la place limitée ne laisse souvent voir que C. ANTIVS ou RESTIO. 4. Le surnom « Restio » Le cognomen (surnom) Restio a une origine humble et artisanale. Signification : Il dérive du latin restis (corde), désignant à l’origine un fabricant ou un marchand de cordes. Symbolisme : Paradoxalement, porter un tel nom à une époque de luxe effréné soulignait l’attachement de la famille aux racines laborieuses et traditionnelles de Rome, renforçant l’image de « gardien des mœurs » héritée de son père. En résumé : C. Antius Restio est un magistrat qui utilise le métal précieux pour faire de la politique. À travers son sesterce, il ne fait pas que frapper monnaie : il rappelle à Rome que, malgré les guerres civiles, sa famille incarne la loi, la piété et la tradition. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Très ancienne et d’origine plébéienne, la gens Antia compte parmi ses membres les plus illustres, Sp. Antius qui fut envoyé avec trois autres Romains, en qualité d’ambassadeur, à Lar Tolumnius, roi de Véies, l’an 316 (438 av. J.-C.). Les ambassadeurs furent assassinés et, en souvenir de leur malheur, on leur érigea des statues sur le Forum. Plus tard, les membres, de la gens Antia se

1456AN – Sesterce Antia – Caius Antius Restio

1456AN – Sesterce Antia – Caius Antius Restio Avers : C·ANTIVS (Caius Antius) Bucrâne de face, dont les cornes sont ornées de guirlandes. Revers : RESTIO  Autel allumé et orné de guirlandes. Bibliothèque nationale de France 0.99g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antia Références : RRC 455/4 – B.4 (Antia) – Syd.973 L’analyse de ce sesterce nous plonge dans une période de transition majeure (47 av. J.-C.), juste après la victoire de Jules César à Pharsale. Le symbolisme choisi par Caius Antius Restio est tout sauf anodin : il s’agit d’un manifeste de vertu traditionnelle dans un monde en plein bouleversement. Voici les clés pour comprendre le symbolisme et le contexte de cette monnaie : 1. La Célébration de la Pietas et du Sacrifice L’iconographie est entièrement centrée sur le rite sacrificiel : Le Bucrâne (Avers) : Le crâne de bœuf orné de guirlandes (infulae) représente le sacrifice accompli. C’est un rappel de la soumission aux dieux et de la protection divine sur la cité. L’Autel Allumé (Revers) : Il symbolise la communication directe entre les hommes et la divinité. Le feu sacré entretenu est le signe d’une République qui respecte ses traditions religieuses. 2. L’Héritage de la Lex Antia Sumptuaria Le monnayeur, Caius Antius Restio, est le fils d’un législateur célèbre pour sa lutte contre l’ostentation. En 71 av. J.-C., son père avait fait voter une loi limitant les dépenses somptuaires lors des banquets. Un message de sobriété : Contrairement à d’autres monnayeurs qui célèbrent des victoires militaires ou des ancêtres glorieux, Restio choisit des symboles religieux sobres. Lien avec le surnom : La légende RESTIO (qui désigne quelqu’un qui travaille le chanvre ou fabrique des cordes) renforce cette image de famille austère, attachée aux racines paysannes et morales de Rome. 3. Le Contexte de l’Année 47 av. J.-C. L’année de frappe est cruciale : César et la dictature : Rome est sous le contrôle de Jules César. De nombreuses familles de l’aristocratie traditionnelle utilisent la monnaie pour réaffirmer les valeurs de la « Vieille République » face à la montée du pouvoir personnel. Restauration de l’ordre : Après les déchirements de la guerre civile, l’image d’un autel en paix et d’un sacrifice bien accompli suggère une volonté de retour à la normale et à la concorde civile par la religion. 4. Une Dénomination Stratégique Le choix de frapper des sesterces en argent (très petits et difficiles à produire) est souvent interprété comme un signe de prestige technique ou une nécessité de fournir de la petite monnaie pour les échanges quotidiens à Rome, tout en maintenant un standard de qualité élevé propre à la noblesse sénatoriale. En résumé, ce sesterce est un hommage à la rigueur morale de la famille Antia. Remarque : Moins de quinze exemplaires observés de ce sesterce. Le monnayeur responsable de cette émission est Caius Antius Restio (souvent abrégé C. Antius C. f. Restio). Il s’agit d’une figure fascinante de la fin de la République, dont la vie et le monnayage sont marqués par une volonté de distinction morale et de survie politique. Voici les informations clés sur ce personnage : 1. Identité et Origines Gens Antia : Il appartient à une famille plébéienne ancienne mais restée longtemps dans l’ombre. Elle prétendait descendre d’Antiades, le fils d’Hercule (ce qui explique la présence d’Hercule sur ses deniers). Filiation : Il est le fils du tribun de la plèbe homonyme, célèbre pour sa rigueur. C’est pourquoi ses monnaies portent souvent la mention C·F (Caii Filius, fils de Caius). 2. Le fils d’un législateur austère Le monnayeur utilise son mandat en 47 av. J.-C. pour rendre hommage à son père, l’auteur de la Lex Antia Sumptuaria (68 av. J.-C.). Cette loi visait à limiter les dépenses excessives lors des banquets, interdisant même aux magistrats en fonction d’accepter des invitations à dîner pour éviter la corruption. En plaçant le portrait de son père sur ses deniers (RRC 455/1) et des symboles de sacrifice sobre sur ses sesterces (RRC 455/4), le monnayeur se positionne comme l’héritier d’une vertu antique (mos maiorum) en pleine période de guerres civiles. 3. Un destin mouvementé (Proscription de 43 av. J.-C.) Le parcours de Caius Antius Restio prend un tournant dramatique quelques années après avoir frappé ses monnaies : Proscrit : En 43 av. J.-C., il figure sur les listes de proscription du Second Triumvirat (Antoine, Octave et Lépide). Une évasion légendaire : Valère Maxime rapporte une anecdote célèbre sur sa fuite. Alors qu’il était traqué, il fut sauvé par la loyauté exceptionnelle d’un esclave qu’il avait pourtant autrefois marqué au fer rouge et enchaîné. Cet esclave le cacha, trompa les soldats en brûlant un cadavre (faisant croire qu’il avait tué son maître lui-même pour se venger), et l’aida à s’enfuir vers la Sicile pour rejoindre Sextus Pompée. 4. Carrière de Monnayeur (47 av. J.-C.) Son mandat de monnayeur à Rome coïncide avec le retour de Jules César d’Égypte. Frapper des monnaies à cette date précise était un exercice d’équilibriste : Il devait satisfaire le pouvoir césarien tout en affirmant son identité républicaine. L’utilisation du sesterce en argent (comme votre exemplaire au bucrâne) démontre une volonté de fournir des dénominations pratiques pour l’économie locale, tout en conservant une iconographie religieuse neutre mais prestigieuse. En résumé, Caius Antius Restio est le parfait exemple du « noble républicain » qui utilise la monnaie comme un outil de propagande familiale pour souligner sa piété et son ascétisme. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Très ancienne et d’origine plébéienne, la gens Antia compte parmi ses membres les plus illustres, Sp. Antius qui fut envoyé avec trois autres Romains, en qualité d’ambassadeur, à Lar Tolumnius, roi de Véies, l’an 316 (438 av. J.-C.). Les ambassadeurs furent assassinés et, en souvenir de leur malheur, on leur érigea des statues sur le Forum. Plus tard, les membres, de la gens Antia se fabriquèrent une origine étymologique fabuleuse, imitant en cela, la plupart des plus illustres familles

1455AN – Quinaire Antia – Caius Antius Restio

1455AN – Quinaire Antia – Caius Antius Restio Avers : C·ANTIVS (Caius Antius) Buste de Diane à droite avec l’arc et le carquois. Revers : RESTIO  Cerf debout à droite, dont les cornes sont ornées de guirlandes. British Museum 2.03g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antia Références : RRC 455/3 – B.3 (Antia) – Syd.972 Ce quinaire, frappé en 47 av. J.-C., est une monnaie fascinante tant par son imagerie que par son contexte politique. Elle s’inscrit dans une période de transition majeure : la fin de la République romaine, marquée par l’ascension de Jules César. 1. Symbolisme de l’imagerie Le choix de Diane et du cerf par le magistrat monétaire Caius Antius Restio n’est pas anodin : La Diane au diadème (Avers) : Diane est la déesse de la chasse, mais aussi la protectrice des plébéiens et des esclaves (son temple sur l’Aventin était un sanctuaire plébéien). En la représentant avec un diadème plutôt qu’un simple bandeau, Restio souligne sa majesté divine. Elle symbolise ici la protection et la pureté dans un climat de guerre civile. Le cerf paré de guirlandes (Revers) : Le cerf est l’animal sacré de Diane par excellence. Le fait qu’il porte des guirlandes indique qu’il s’agit d’un animal destiné au sacrifice ou participant à une procession religieuse (supplicatio). Signification : Cela évoque la piété (pietas) du monnayeur et de sa famille envers les dieux pour obtenir la paix et la stabilité de Rome. 2. Contexte Historique (47 av. J.-C.) L’année de frappe est cruciale pour comprendre le message de la monnaie : L’après-Pharsale : César vient de vaincre Pompée (48 av. J.-C.) et se trouve en Égypte puis en Orient. Rome est dans un état d’incertitude. Frapper une monnaie aux effigies religieuses traditionnelles (Diane) plutôt qu’à la gloire d’un général est une manière d’affirmer la continuité des institutions républicaines. La Gens Antia : Caius Antius Restio était le fils du tribun de la plèbe du même nom (connu pour la Lex Antia Sumptuaria contre le luxe). En choisissant Hercule sur ses deniers (RRC 455/1) et Diane sur ses quinaires, Restio lie sa lignée aux divinités tutélaires anciennes de l’Italie. Le rôle du Quinaire : Contrairement au denier, le quinaire était souvent utilisé pour les distributions de monnaie au peuple ou aux soldats. Utiliser une imagerie religieuse apaisante (le cerf sacré) aidait à projeter une image de retour à l’ordre et à la faveur divine. Remarque : moins de dix exemplaires observés de ce quinaire. Le monétaire responsable de l’émission de ce quinaire est Caius Antius Restio (souvent désigné sous le nom de C. Antius C. f. Restio). Il est l’unique membre de la gens Antia à avoir exercé la fonction de magistrat monétaire, ce qui rend ses émissions particulièrement intéressantes pour l’étude de cette famille plébéienne. 1. Identité et Famille Filiation : Il est le fils de Caius Antius Restio, un homme politique célèbre pour avoir été tribun de la plèbe en 68 av. J.-C. Origines : La gens Antia est une famille plébéienne très ancienne. Elle revendiquait une origine mythologique prestigieuse en se disant descendante d’Antiades, fils d’Hercule et d’Aglaé. Cette généalogie explique pourquoi Hercule figure de manière proéminente sur les deniers de ce monétaire (RRC 455/1). L’héritage paternel : Son père était connu pour sa rigueur morale. Il fit voter la Lex Antia Sumptuaria, une loi visant à limiter le luxe et les dépenses excessives lors des banquets. On raconte qu’après le vote de cette loi, il refusa toujours de dîner en ville pour ne pas voir sa propre loi transgressée. 2. Sa carrière et le contexte de 47 av. J.-C. Caius Antius Restio (le fils) exerce sa fonction de monétaire à Rome en 47 av. J.-C., une année charnière : Le parti de César : Bien que les détails de sa carrière politique soient peu documentés, il opère sous la dictature de Jules César. Un hommage au père : Sur ses deniers, il fait frapper le portrait de son père. C’est un acte fort, car à l’époque républicaine, représenter un ancêtre récent (et non une divinité ou un ancêtre légendaire) était une marque de grande fierté familiale et une affirmation de prestige politique. Proscription : Il est probable qu’il s’agisse du même Antius Restio qui fut proscrit en 43 av. J.-C. par le second triumvirat (Antoine, Octave et Lépide). Selon la tradition, il aurait été sauvé par la fidélité d’un de ses esclaves qu’il avait autrefois traité avec humanité. 3. Les types monétaires de Restio Outre le quinaire à la Diane (455/3), il a émis : Le Denier (455/1) : Portrait de son père au droit et Hercule au revers. Le Denier (455/2) : Tête des dieux Pénates au droit et Hercule au revers. Des Sesterces (455/4/5/6) : Souvent avec des motifs liés à la piété ou aux traditions familiales. Le saviez-vous ? Le choix de Diane sur le quinaire pourrait être un clin d’œil à l’exil de son père à Lavinium, une ville où le culte des divinités anciennes (comme les Pénates ou Diane) était particulièrement vivace. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Très ancienne et d’origine plébéienne, la gens Antia compte parmi ses membres les plus illustres, Sp. Antius qui fut envoyé avec trois autres Romains, en qualité d’ambassadeur, à Lar Tolumnius, roi de Véies, l’an 316 (438 av. J.-C.). Les ambassadeurs furent assassinés et, en souvenir de leur malheur, on leur érigea des statues sur le Forum. Plus tard, les membres, de la gens Antia se fabriquèrent une origine étymologique fabuleuse, imitant en cela, la plupart des plus illustres familles de Rome ; ils se prétendirent issus d’Antiades fils d’Hercule et d’Aglaé. Les Antii comptent, parmi leurs illustrations, le tribun du peuple Antius Restio qui est célèbre par la loi somptuaire qu’il fit décréter en faveur du peuple, peu après le consulat d’Æmilius Lepidus, c’est à-dire vers l’an 680 (74 av. J.-C.). Son fils C. Antius Restio est

1454AN – Denier Antia – Caius Antius Restio

1454AN – Denier Antia – Caius Antius Restio Avers : DEI PENATES (Dei Penates, Les dieux Penates) Bustes accolés des dieux Penates à droite. Revers : C. ANTIVS.C.F (Caius Antius Caii Filius, Caius Antius fils de Caius) Hercule marchant à droite, la léonté sur le bras gauche tenant une massue de la main droite et un trophée de la gauche. Bibliothèque nationale de France 3.95g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antia Références : RRC 455/2 – B.2 (Antia) – CRR.971 Ce denier, frappé en 47 av. J.-C. par le monétaire C. Antius Restio, est une pièce maîtresse pour comprendre comment les familles romaines utilisaient la monnaie pour légitimer leur statut à travers le mythe et l’histoire. 1. Le Symbolisme des Types Le choix iconographique de Restio répond à une double volonté : affirmer l’ancienneté de sa lignée (gens Antia) et souligner sa piété religieuse. L’Avers : Les Dieux Pénates (DEI PENATES) Signification : Les Pénates sont les divinités protectrices du foyer et de l’État romain. Selon la légende, ils furent sauvés de Troie par Énée et installés à Lavinium. Symbolisme : En représentant ces divinités, le monétaire lie sa famille aux origines sacrées de Rome. C’est un message de conservatisme religieux et de fidélité aux traditions ancestrales (mos maiorum), dans une période où les institutions républicaines vacillent. Le Revers : Hercule Triomphant (C•ANTIVS•C•F) Lien Généalogique : Comme le précise LesDioscures.com, la gens Antia revendiquait une origine mythologique prestigieuse : elle se prétendait issue d’Antiades, fils d’Hercule et d’Aglaé. Attributs : Hercule est représenté avec sa massue, sa peau de lion (léonté) et un trophée. Cela symbolise non seulement la force brute, mais surtout la victoire par la vertu et la protection divine sur la cité. 2. Contexte Historique : Rome en 47 av. J.-C. L’année 47 av. J.-C. est une période charnière de la fin de la République : La Dictature de César : Jules César vient de remporter la bataille de Pharsale (48 av. J.-C.) contre Pompée. Il est alors au sommet de son pouvoir, souvent absent de Rome pour mener des campagnes en Égypte (contre Ptolémée XIII) et en Orient. Propagande Familiale vs Politique : Alors que d’autres monétaires commencent à flatter César, C. Antius Restio choisit de mettre en avant son propre héritage. Cette émission est contemporaine du denier RRC 455/1, qui porte le portrait réaliste de son père (le tribun auteur de la Lex Antia sumptuaria contre le luxe). Un message de stabilité : En frappant des monnaies évoquant les Pénates et Hercule, Restio propose une image de stabilité et de continuité historique au milieu du chaos des guerres civiles. Le monétaire Caius Antius Restio, actif autour de 47 av. J.-C., est une figure intéressante de la fin de la République romaine. Il appartient à la gens Antia, une famille d’origine plébéienne ancienne mais qui n’a pas laissé une trace politique immense dans les chroniques, à l’exception de quelques membres clés. 1. Identité et Famille Filiation : Il signe ses monnaies C. ANTIVS C. F., ce qui signifie « Caius Antius, fils de Caius ». Son père : Son père était très probablement le célèbre tribun de la plèbe C. Antius Restio (actif vers 68 av. J.-C.). Ce dernier est passé à la postérité pour avoir fait voter la Lex Antia sumptuaria, une loi stricte limitant les dépenses excessives lors des banquets et interdisant aux magistrats d’accepter des invitations à dîner (pour lutter contre la corruption électorale). Lien avec le denier : Sur l’autre type de denier de cette série (RRC 455/1), le monétaire fait d’ailleurs figurer le portrait réaliste de son père, rendant hommage à cette vertu austère. 2. Une origine mythique : Hercule et Antiades Comme beaucoup de familles romaines à cette époque (comme les Julii se disant descendants de Vénus), les Antii s’inventent une origine divine pour rehausser leur prestige. Ils se prétendaient issus d’Antiades, fils d’Hercule et d’Aglaé. C’est la raison pour laquelle le revers du denier RRC 455/2 représente Hercule triomphant : c’est un rappel direct de l’ancêtre mythique de la famille. 3. Le lien avec Lavinium Les sources numismatiques soulignent un détail biographique crucial lié à l’avers de votre pièce (les Dieux Pénates) : Après avoir fait voter sa loi impopulaire auprès de l’élite, le père du monétaire aurait été contraint à une forme d’exil ou de retraite à Lavinium. Lavinium était la ville sacrée où se trouvait le sanctuaire principal des Pénates. Le choix de représenter les DEI PENATES sur le denier n’est donc pas seulement un acte de piété, mais un hommage aux épreuves vécues par son père et à la protection que ces dieux lui ont accordée. 4. Rôle en tant que monétaire C. Antius Restio fut l’un des magistrats chargés de la frappe monétaire à Rome en 47 av. J.-C., sous la dictature de Jules César. Bien que l’époque soit aux guerres civiles, il utilise son mandat pour une communication très familiale et traditionnelle, plutôt que de suivre la tendance césarienne. Variante sans léonté sur le bras gauche d’Hercule au revers. Référence : RRC 455/2b CNG 3.97g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Très ancienne et d’origine plébéienne, la gens Antia compte parmi ses membres les plus illustres, Sp. Antius qui fut envoyé avec trois autres Romains, en qualité d’ambassadeur, à Lar Tolumnius, roi de Véies, l’an 316 (438 av. J.-C.). Les ambassadeurs furent assassinés et, en souvenir de leur malheur, on leur érigea des statues sur le Forum. Plus tard, les membres, de la gens Antia se fabriquèrent une origine étymologique fabuleuse, imitant en cela, la plupart des plus illustres familles de Rome ; ils se prétendirent issus d’Antiades fils d’Hercule et d’Aglaé. Les Antii comptent, parmi leurs illustrations, le tribun du peuple Antius Restio qui est célèbre par la loi somptuaire qu’il fit décréter en faveur du peuple, peu après le consulat d’Æmilius Lepidus, c’est à-dire vers l’an 680 (74 av. J.-C.). Son fils C. Antius Restio est

1453AN – Denier Antia – Caius Antius Restio

1453AN – Denier Antia – Caius Antius Restio Avers : RESTIO  Tête nue de Caius Antius Restio à droite. Revers : C. ANTIVS.C.F (Caius Antius Caii Filius, Caius Antius fils de Caius) Hercule marchant à droite, la léonté sur le bras gauche tenant une massue de la main droite et un trophée de la gauche. Bibliothèque nationale de France 4.08g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antia Références : RRC 455/1 – B.1 (Antia) – Syd.970 Ce denier, frappé en 47 av. J.-C., est un chef-d’œuvre de la numismatique romaine qui allie réalisme politique et mythologie familiale. Son symbolisme reflète les tensions et les valeurs d’une République à l’aube de sa transformation en Empire. Voici une analyse détaillée du symbolisme et du contexte de cette monnaie, avec l’appui des recherches de LesDioscures.com. 1. Le Portrait du Droit : Le Vérisme Républicain Le portrait de Caius Antius Restio (père du monétaire) est l’un des exemples les plus frappants du style « vériste ». Contrairement à l’idéalisation grecque, le vérisme romain accentue les marques de l’âge (rides, traits émaciés, calvitie). Symbolisme : Ce style véhicule les valeurs de la Gravitas (sérieux) et de l’ Auctoritas (autorité). Il montre un homme qui a consacré sa vie au service de l’État. Contexte Politique : En 47 av. J.-C., Rome est en pleine guerre civile entre les partisans de César et de Pompée. En affichant le portrait de son père, le monétaire Caius Antius Restio fils cherche à légitimer sa position par le prestige de son ascendance, une pratique qui préfigure le culte impérial. 2. Le Revers : Hercule et l’Héritage Mythique Le revers montre Hercule triomphant, marchant avec une massue et un trophée. Origines Divines : La gens Antia prétendait descendre d’Antiades, fils d’Hercule et d’Aglaé. Comme Jules César qui revendiquait descendre de Vénus, le monétaire utilise Hercule pour affirmer la noblesse « divine » de sa lignée. Hercule Victor : Le trophée porté par Hercule évoque la victoire. Dans le contexte de 47 av. J.-C. (juste après la bataille de Pharsale), cela peut être interprété comme un souhait de retour à l’ordre et à la paix par la force héroïque. Lien avec la Loi : Le père représenté à l’avers était célèbre pour la Lex Antia Sumptuaria (68 av. J.-C.), une loi visant à limiter le luxe des banquets. Hercule, dompteur de monstres et symbole de discipline, renforce cette image de rigueur morale associée à la famille. Le monétaire responsable de l’émission de cette monnaie est Caius Antius Restio (parfois désigné sous le nom de C. Antius C.f. Restio). 1. Identité et Fonction Nom : Caius Antius Restio. Rôle : Il occupait la fonction de Triumvir Monetalis (magistrat monétaire) en 47 av. J.-C. Contexte : Il frappe cette monnaie durant une période charnière, alors que Jules César consolide son pouvoir après ses victoires en Grèce et en Égypte. 2. Un hommage filial : Le père du monétaire Contrairement à beaucoup d’autres monétaires qui utilisaient des figures divines ou des ancêtres lointains, Caius Antius Restio choisit de représenter son propre père sur l’avers de la pièce. Caius Antius Restio (le père) : Il fut Tribun de la Plèbe en 68 av. J.-C. La Lex Antia Sumptuaria : Il est célèbre pour avoir fait voter une loi somptuaire stricte visant à limiter les dépenses excessives lors des banquets romains. On raconte qu’il était si intègre qu’il refusa par la suite toute invitation à dîner pour ne pas voir sa propre loi transgressée par les convives. 3. Les revendications de la Gens Antia À travers cette monnaie, le monétaire cherche à souligner deux piliers de sa famille : La Rigueur Morale : Le portrait réaliste (vériste) de son père rappelle l’austérité et l’intégrité républicaine, des valeurs alors en déclin. L’Origine Divine : Le revers avec Hercule (mentionné précédemment) sert à rappeler que la gens Antia se considérait comme descendante d’Antiades, fils d’Hercule. 4. Positionnement Politique Bien que peu de détails subsistent sur la carrière ultérieure du monétaire lui-même, son choix iconographique montre une volonté de s’inscrire dans la tradition des grandes familles romaines qui utilisaient le monnayage comme un outil de propagande pour asseoir leur dignitas (prestige) dans une période de guerre civile instable. Variante sans léonté sur le bras gauche d’Hercule au revers. Référence : RRC 455/1b Moins de quinze exemplaires observés. Numismatica Ars Classica 4.01g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Très ancienne et d’origine plébéienne, la gens Antia compte parmi ses membres les plus illustres, Sp. Antius qui fut envoyé avec trois autres Romains, en qualité d’ambassadeur, à Lar Tolumnius, roi de Véies, l’an 316 (438 av. J.-C.). Les ambassadeurs furent assassinés et, en souvenir de leur malheur, on leur érigea des statues sur le Forum. Plus tard, les membres, de la gens Antia se fabriquèrent une origine étymologique fabuleuse, imitant en cela, la plupart des plus illustres familles de Rome ; ils se prétendirent issus d’Antiades fils d’Hercule et d’Aglaé.Les Antii comptent, parmi leurs illustrations, le tribun du peuple Antius Restio qui est célèbre par la loi somptuaire qu’il fit décréter en faveur du peuple, peu après le consulat d’Æmilius Lepidus, c’est à- dire vers l’an 680 (74 av. J.-C.) .Son fils C. Antius Restio est le seul magistrat monétaire qu’ait fourni cette famille ; il exerçait ses fonctions vers les années 705 à 709 (49 à 45 av. J.-C.). Sur ses monnaies, figure le type d’Hercule victorieux sur le brigand Cacus, lors de ses exploits en Italie avant la fondation de Rome, type qui se rapporte à la fois à la mythologie romaine, et à l’origine fabuleuse que s’attribuait la gens Antia; on y voit aussi le portrait du tribun du peuple, pèrè du monétaire, dont nous avons parlé plus haut.Sur la seconde pièce, on a remplacé la tête du tribun Antius Restio par celles des dieux Pénates, en souvenir de ce que ce tribun, après sa loi somptuaire, avait été obligé de s’exiler et de