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Dolabella

Caducée – Dupliquer – [#5686] La Dolabella : un outil rituel de l’époque romaine   La dolabella était une petite hache ou hachette romaine, dont la forme était spécifiquement adaptée pour les rites religieux. Contrairement à une hache de travail (la securis), la dolabella était un instrument de cérémonie. Fonction et utilisation : Elle était l’un des instruments les plus importants dans le cadre des sacrifices publics et privés. Son rôle principal était de mettre à mort l’animal sacrifié. Le sacrifice était une cérémonie complexe et hautement ritualisée, et la mise à mort n’était pas un acte de violence brute, mais une étape sacrée du rituel. C’était généralement le rôle du victimarius, un assistant spécialisé, d’utiliser la dolabella ou un couteau de sacrifice (culter) pour accomplir cet acte. Importance symbolique : La dolabella symbolisait l’autorité et la légitimité du rituel. Elle était souvent représentée sur les autels et les monuments funéraires, aux côtés d’autres instruments sacrificiels comme la patera (coupe pour les libations), la simpulum (petite louche) et la praefericulum (cruche). Ces représentations visaient à souligner la pietas (la piété, le respect des dieux) et l’importance du défunt ou de la personne qui avait ordonné le sacrifice. Différence avec la dolabra : Il est important de ne pas confondre la dolabella (hachette de sacrifice) avec la dolabra. La dolabra était un outil polyvalent de l’armée romaine, combinant une hache et une pioche, utilisé principalement par les légionnaires pour la construction des fortifications et des tranchées. Bien que les deux noms soient similaires, leurs fonctions et leurs usages étaient très différents. Denier Anonyme – 209-208 avant J.C. Un nom aussi utilisé pour des personnes et des lieux   Le nom « Dolabella » était également un cognomen (surnom de famille) porté par plusieurs membres d’une branche de la gens (famille) Cornelia à Rome. L’un des plus célèbres fut Publius Cornelius Dolabella, gendre de Cicéron et consul suffect en 44 av. J.-C. De plus, il existe des monuments comme l’Arc de Dolabella et Silanus à Rome, construit par les consuls de l’an 10 de notre ère, qui n’a pas de lien direct avec la hache sacrificielle, mais avec les personnes qui l’ont fait ériger.

006AN – Aes signatum Anonyme

006AN – Aes signatum Anonyme Avers : Anépigraphe Épi de blé avec un point de chaque côté de la tige. Revers : Anépigraphe Trépied. SITNAM 1510g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 280 – 242 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 6/1

2567AU – Aureus Auguste

2567AU – Aureus Auguste Avers : AVGVSTVS Tête nue d’Auguste à gauche. Revers : OB CIVIS SERVATOS Bouclier, inscrit S P Q R C LV en deux lignes, compris dans une couronne de chêne Heritage Auctions 7.82g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Caesaraugusta supposé Datation : 19-18 avant J.C. Matière : Or Gens : Julia Référence : RIC 30b Cet exemplaire est le seul que j’ai pu observer.

2566AU – Aureus Auguste

2566AU – Aureus Auguste Avers : CAESAR Tête nue d’Auguste à droite. Revers : AVGVSTVS Génisse marchant lentement à droite. Numismatica Ars Classica 7.88g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 27-14 avant J.C. Matière : Or Gens : Julia Référence : non référencé Le portrait d’Auguste sur cet aureus continue de susciter des commentaires, et son talent artistique a conduit les chercheurs à conclure qu’il a été réalisé en Orient. Parmi les cinq matrices de portrait illustrées pour ces aurei dans Bahrtfeldt et Calicó, celle utilisée pour frapper cet aureus est sans doute la plus attrayante : nous voyons des traits nets et clairement modelés, suggérant que le graveur s’est rapproché de la marque. On observe différentes postures et angles de vue pour la génisse au revers. Habituellement, elle marche lentement vers la gauche ou vers la droite, la tête baissée, mais dans ce cas, il s’arrête complètement, la tête relevée. Étant donné que la posture des génisses ressemble à celle trouvée sur les aurei et que les deniers relativement abondants de ce type sont souvent attribués à Samos ou à Pergame (voir RIC 475), certains catalogueurs ont lié les deux coins. Cependant, le traitement stylistique est très différent et il est préférable d’inclure cette pièce dans le groupe du plus beau style du RIC 536-538, attribué à un atelier de monnaie incertain en Orient.On pense généralement que la génisse représente un groupe de statues en bronze coulées au Ve siècle avant JC. Après sa victoire à Actium, Auguste réquisitionna à Athènes quatre statues massives de bétail créées par le sculpteur Myron. Il s’agissait de prix monumentaux d’une grande antiquité, mais les Grecs ne pouvaient pas faire grand-chose pour s’y opposer, et Auguste les utilisa pour orner un autel dans son temple d’Apollon sur le Palatin. Il est intéressant de noter qu’une vache qui doit également représenter ces sculptures apparaît sur les monnaies de Vespasien frappées en 74 et 76, et puisque cet empereur utilisait les vaches de Myron pour décorer son nouveau Temple de Pax, achevé en 74, on trouve une bonne explication au recyclage de cette type augustéen attrayant

2565AU – Bronze Auguste

2565AU – Bronze Auguste Avers : AVGVST TR POT Tête nue d’Auguste à droite. Revers : SC Légende comprise dans un cercle linéaire, le tout dans une couronne de laurier. Münzkabinett der Universität Göttingen 8.9g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Antioche Datation : 23-14 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Julia Référence : RIC 529

2564AU – Cistophore Auguste

2564AU – Cistophore Auguste Avers : IMP IX TR PO IV Tête nue d’Auguste à droite. Revers : S P R SIGNIS RECEPTIS Arc de triomphe inscrit IMP IX TR PO IV surmonté d’un cocher en quadrige ; flanqué d’aquilas. CNG 11.51g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Pergame Datation : 19-18 avant J.C. Matière : Argent Gens : Julia Référence : RIC 508 Descriptif : Le cistophore est frappé pour les ateliers d’Ephèse et de Pergame. Il prend la suite des pièces autonomes qui elles-mêmes étaient les héritières des tétradrachmes cistophoriques attalides. C’est un tétradrachme léger ou pièce de trois deniers dans le système impérial. Son poids théorique se situe entre 10,5 et 12 scrupules romains. Moins de cinq exemplaires observés dont un qui s’est vendu pour 3500 Dollars lors de la vente Triton XXIV en 2021.

Bien déterminer les monnaies en bronze de la République Romaine

Bien déterminer les monnaies en bronze de la République Romaine 1 – Préambule Cet article a pour but d’aider les néophytes ou non de ce monnayage à mieux identifier ces monnaies. Je me suis rendu compte du nombre important d’erreurs d’attribution sur des sites marchands et le mieux pour éviter un achat erroné, c’est encore d’être informé.   Ces monnaies présentent parfois une usure assez importante, et il n’est pas évident parfois de bien les identifier. La monnaie en bronze la plus connue : L’as, celui-ci est attribué à Opeimius. Semis attribué à M. Aufidius Rusticus Contrairement aux idées reçues, il reste quelques monnaies inédites non référencées dans les ouvrages de référence… Alors prêtez bien attention à ces monnaies!  Ci-contre, ce semis non référencé par Crawford, que j’ai eu le plaisir de découvrir sous Gallica.  2 – Déterminer le type Il existe deux moyens pour déterminer le type soit avec la marque de valeur ou soit avec la divinité associée. Je vous invite à lire cet article pour en apprendre plus sur ce sujet.  Les marques de valeur sur le monnayage de la république romaine 3 – L’attribution Voici deux façons distinctes de trouver l’attribution. 3-1 La Légende La meilleure façon encore de déterminer le magistrat monétaire reste encore la légende. Vous la trouverez dans la plupart des cas au revers, soit au-dessus de la proue de navire ou soit quelquefois sur la proue. Ici, en exemple, cet once présentant la légende C. SCR pour Caius Scribonius.  3-2 Le symbole A défaut de légende, nous trouvons au revers un symbole. Celui-ci est très souvent l’emblème de la gens, ici la tête d’éléphant pour les Caecilii. Ce symbole est assez souvent associé à une légende mais quelquefois comme ici non. 4 – Conclusion Cet article est assez succinct et son but est surtout d’alerter le collectionneur de toujours vérifier les attributions proposées. Ces monnaies présentent souvent une usure importante et il faut admettre qu’il faut un œil avisé pour bien discerner ces petits détails pouvant aider à l’identification.  Vous pouvez vous appuyer sur des ouvrages tels que « The coinage of the Roman Republic de Crawford » ou encore celui de Sydenham. Bien-sûr, le site LesDioscures.com, si votre anglais laisse à désirer, est également un bon outil mais il ne replacera pas le plaisir d’avoir un livre entre les mains. Par contre, je déconseille le « Babelon » car bon nombre de monnaies y sont manquantes notamment les anonymes. Pour les collectionneurs amateurs de rareté et au vu de l’inflation actuelle des prix des deniers entre autres, vous pourrez trouver dans ces monnaies votre bonheur car certaines références se comptent en exemplaires connus seulement sur les doigts d’une main. 5 – Nota Bene Il m’est arrivé dernièrement de signaler des erreurs d’attribution sur des sites marchands et je n’ai eu aucune réponse à ces signalements. Merci à eux, si un jour ils lisent cet article, de prendre au moins la peine de répondre aux messages. Enregistrer Enregistrer Enregistrer

Les deniers de Caius Calpurnius Piso Frugi

Caius était le fils de Lucius Piso Frugi qui avait frappé monnaie en 90 avant J.-C. Il reprit les types monétaires de son père. L’émission bien qu’importante n’a pas le volume de celle de son père. Sa chronologie reste controversée et semble se placer entre 67 et 60 avant J.-C. A la différence de nombreux ouvrages de référence, j’ai décidé de dissocier ce type en neuf références disjointes en fonction de différents critères que je vais relater ci-dessous : 1 – L’orientation de la tête d’Apollon au droit (soit à gauche, soit à droite). BnF 2 – L’orientation du cheval au revers (soit à gauche, soit à droite). BnF 3 – L’attribut porté par le cavalier au revers (palme, fouet, flambeau ou sans attribut). Palme Fouet Flambeau Sans attribut Voici donc ci-dessous les neufs références que vous trouverez sur LesDioscures.com : 1 – Tête d’Apollon à droite / cavalier à droite /palme 1357CA 2 – Tête d’Apollon à droite / cavalier à droite / simple cavalier sans attribut 1358CA 3 – Tête d’Apollon à droite / cavalier à droite / fouet 1816CA 4 – Tête d’Apollon à droite / cavalier à gauche / flambeau 1817CA 5 – Tête d’Apollon à droite /cavalier à droite / flambeau 1818CA 6 – Tête d’Apollon à gauche /cavalier à droite / palme 1819CA 7 – Tête d’Apollon à gauche /cavalier à droite / sans attribut 1820CA 8 – Tête d’Apollon à gauche /cavalier à droite / fouet 1821CA 9 – Tête d’Apollon à gauche /cavalier à gauche / flambeau 1822CA Concernant les indices de rareté que vous trouvez pour chaque référence, ils ont été calculés avec les références Crawford 408/1a et 408/1b car les inventaires de trésors monétaires sont réalisés avec ces dernières. Malgré tout, les exemplaires présentant un cavalier portant une palme sont plus courants que les autres. De plus, la complexité des combinaisons de marque de contrôle font que ce denier est peut-être un des plus fascinant de cette période; mais ceci fera peut-être l’objet d’un futur article…. Christopher Merat

Les deniers anonymes de type « Les Dioscures »

Les deniers anonymes de type “Les Dioscures” Cet article est un guide présentant les différentes variétés de denier anonymes de type « Les Dioscures ». Nous trouvons toujours sur ces monnaies la tête de Roma casquée au droit et les Dioscures à cheval au revers et ne présentant aucun symbole ni légende. Ces deniers sont assez souvent mal attribués par les collectionneurs, les marchands et également les musées. Ce guide, assez simplifié, pourra peut-être aider à une meilleur classification. 1 _ Denier 165AN (Cr44/5) Le denier 165AN ou Cr44/5 est la première référence que nous allons aborder. Elle contient six grandes sous-variétés et un certain nombre de variations peuvent être observées. Les représentations de Roma, sur ces deniers, ont toutes des visières d’extrémité évasées ou émoussées (aucune n’a de visière à pic). Cette référence se trouve avec une légende ROMA à demi (ou pseudo) incuse, et avec une légende en relief au verso. Je n’aborderai pas toutes les variations mais seulement des six groupes principaux, car, à mon avis, nous pouvons trouver sur de nombreux deniers des différences qui ne feraient que d’agrandir le nombre de variations et complexifier leurs lectures qui en découlerait.  1_1 Variante 1 Droit : La tête de Roma est généralement petite par rapport au motif global et particulièrement par rapport à la marque de valeur «X». La visière est courte et dépasse peu du casque. Elle est composée de deux ou trois lignes généralement droites, progressivement évasées directement de la charnière au-dessus de l’oreille. Le diamètre de la bordure est relativement petit (à la fois au droit et au revers) par rapport aux autres variétés et, par conséquent, les exemples ont souvent une grande surface du flan en dehors de la bordure perlée. Revers : La queue du cheval s’étend toujours assez droit derrière le cheval. Les cavaliers sont bien proportionnés aux chevaux qui sont relativement minces. La légende «ROMA» est épelée sur une tablette surélevée en lettres semi-incuses. Caractéristiques distinctives : 1_ Petite tête de Roma à visière courte légèrement évasée composée de deux ou trois lignes droites. La visière ne s’étend pas loin du front. 2_ La queue du cheval s’étend assez droit derrière le cheval. N.B. il existe une variation avec une cape d’un Dioscures qui diffère. tur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo. 1_2 Variante 2 Droit : Semblable en style plutôt primitif de la variété ci-dessus, mais avec une tête beaucoup plus grande. La visière s’allonge beaucoup plus loin du casque et est divisée en 3 lignes aux extrémités. Les lignes extérieures sont légèrement incurvées les unes des autres. Parfois, les pointes sont reliées par de courtes lignes de démarcation. Cette variété est parfois vue avec un point au-dessous de la troncature du cou de Roma à l’avers. Revers : Les Dioscures sont plus gros par rapport aux chevaux et au motif général. La légende « ROMA » est partiellement incuse. La queue du cheval traîne vers le bas. Caractéristiques distinctives : 1_ Visière évasée, les lignes extérieures de la visière étant presque toujours légèrement incurvées dans des directions opposées les unes des autres, la visière s’étend plus loin du casque que la petite tête de la variété n ° 1 ci-dessus. 2_ Queue de cheval vers le bas. 3_ Partie gauche incurvée du cadre autour de la légende ROMA 1_3 Variante 3 Cette variété se caractérise par une aile de casque inclinée vers l’arrière ou vers le bas, contrairement à toute autre variété, ainsi que par des lanières desserrées sous le casque sans fixation des cheveux. Droit : La visière est évasée à partir de deux lignes droites ou presque droites partant du casque sur l’oreille et d’une troisième ligne plus courte entre les deux longues lignes partant de l’avant du casque, de sorte que la visière se compose de trois lignes à la fin. Près de l’extrémité, les trois lignes sont souvent, mais pas toujours, entrecoupées par deux petites lignes de démarcation reliant les trois lignes de visière près des extrémités extérieures de la visière. Les cheveux derrière le casque ne sont pas attachés, ce qui est souvent appelé le style des « mèches lâches ». Contrairement à toutes les autres variétés de Crawford 44/5, le bout de l’aile du casque est dirigé vers le bas, légèrement plus bas que la fixation de l’aile. Revers : la queue est allongée derrière le cheval. Les cavaliers sont relativement petits et proportionnés de la même manière que la variété 1. La légende “ROMA” est semi-incuse sur une tablette surélevée. Caractéristiques distinctives : 1_ Visière définie par deux longues lignes droites partant de la charnière au-dessus de l’oreille, une troisième ligne courte entre les deux lignes longues partant de l’avant du casque. 2_ Le bout de l’aile du casque est plus bas que la fixation de l’aile et pointe légèrement vers le bas. 3_ Les cheveux sont dénoués, traînant derrière l’oreille jusqu’à l’arrière du cou de façon lâche. 4_ Le collier de Roma est une simple ligne surélevée qui s’étend du haut de la nuque au sommet de la troncature du cou. 5_ La queue est allongée derrière le cheval. 1_4 Variante 4 Droit : La tête de Roma est relativement grande. La visière est évasée avec les lignes extérieures qui se recourbent. Les cheveux derrière le casque ne sont pas liés. Le collier de Roma est perlé et plus élégant et se prolongent devant au-dessus de la troncature du cou. Revers : Le cheval proche présente une queue s’étendant vers l’extérieur comme pour les variétés 1 et 3. Caractéristiques distinctives : 1_ Les lignes extérieures de la visière sont incurvées les unes des autres. Deux mèches de cheveux étroites derrière l’oreille devant le rabat de protection de la nuque du casque. Les cheveux sont non liés. 2_ Le collier de Roma est perlé et plus élégant que la variété 3. Il s’étend jusqu’à un point situé au-dessus de la troncature du cou. 1_5 Variante 5 Droit : La tête de Roma est la plus grande de toutes les autres variétés, occupant la majeure partie de l’espace disponible dans la bordure perlée. La visière incurvée s’étend de la charnière au-dessus de l’oreille sous forme

Les monnaies de Jules César

Les monnaies de Jules César Cet article a pour but de présenter toutes les monnaies émises par Jules César et également toutes les émissions posthumes. Le classement de ces monnaies est chronologique, de 49 à 40 avant J.C.. Chaque monnaie est accompagnée d’un descriptif permettant une meilleure compréhension du contexte. 49 avant J.C. Ce monnayage destiné au paiement des troupes a été abondamment frappé, peut-être dans un atelier itinérant attaché à César. La fabrication de ce denier a débuté avant l’invasion de l’Italie en 49 avant J.-C. 48 avant J.C. Cet aureus, en même temps qu’un denier, commémore le cinquante-deuxième anniversaire de César né le 13 juillet 100 avant J.-C. Il est frappé après la bataille de Pharsale (9 août 48 avant J.-C.) Denier similaire à l’aureus ci-dessus. Quinaire similaire à l’aureus et au denier ci-dessus, excepté Vesta au droit. Au revers de ce denier, le trophée fait référence aux victoires remportées sur les Gaulois, en particulier, Alésia où Vercingétorix s’est rendu, et la Gaule a été subjuguée. 47 avant J.C. César fut proclamé dictator iterum en 707 (47 av. J.-C.); c’est donc à cette date qu’a été frappé cet aureus sur lequel on a gravé les insignes du souverain pontificat dont César était investi depuis l’an 691 (63 av. J.-C.) . Le revers de ce denier rappelle qu’il fut fabriqué au nom de César par le gouverneur proconsulaire de Sicile, Aulus Allienus. Avant de préparer son invasion de l’Afrique, César passa par la Sicile et qu’il partit de Lilybée pour l’Afrique avant d’affronter les forces de pompéiennes de Scipion et de Caton. 47-46 avant J.C. Ce denier, frappé au moment de la campagne contre le parti pompéien qui devait se terminer par la défaite de Thapsus en Afrique et la mort de Caton le jeune à Utique en 46 avant J.-C., rappelle la filiation divine de Jules César qui se dit le fils de Vénus et descendrait de Iule, le fils de Romulus. 46 avant J.C. Cet aureus a certainement été frappé après la victoire de César sur les Pompéiens de Caton d’Utique à Thapsus, en 46 avant J.-C. Jules César est présenté sous les traits d’un augure. Au revers, les instruments rappellent que César est Augure et Grand Pontife depuis 63 avant J.-C. Au droit de ce denier , la légende indique que César est Dictateur pour la seconde fois. Le revers rappelle aussi que César est devenu Pontifex Maximus (Grand Pontife), chef de la religion romaine et ce, dès 63 avant J.-C. Cette charge rend son titulaire sacré comme celle de tribun de la plèbe. 46-45 avant J.C. Ce denier, frappé au moment de la campagne contre le parti pompéien qui devait se terminer par la défaite de Munda et la mort de Pompée le Jeune en 45 avant J.-C., rappelle la filiation divine de Jules César qui se prétend le fils de Vénus et descendrait de Iule, le fils de Romulus. Le revers renvoie aux victoires sur les Gaulois et au Triomphe de César à Rome où Vercingétorix a figuré avant d’être étranglé dans la prison Mamertine. Ce type est associé au quadruple Triomphe de César dont celui consacré à la victoire sur les Gaulois. Le revers de ce denier est similaire à celui du dessus. La tête de Vénus au droit est tourné à gauche et on notera la présence d’un lituus et d’un sceptre. 45 avant J.C. César reçut le titre de dictateur pour la troisième fois en avril 46 avant J.-C., mais le titre n’est utilisé qu’à partir d’avril 45 avant J.-C. Cet aureus est normalement daté d’octobre 45 avant J.-C. au moment où César célèbre son triomphe après la victoire de Munda en Espagne sur les fils de Pompée et où Pompée le Jeune a trouvé la mort, tandis que Sextus Pompée s’enfuyait. Ce quinaire d’or ou demi-aureus reprend les mêmes caractéristiques que l’aureus ci-dessus. Ce bronze semble provenir d’Espagne, et comme c’est en cette année que César partit en Espagne pour faire la guerre aux fils de Pompée, il est permis de croire que C. Clovius fut un des lieutenants du dictateur pendant cette guerre. Il fut peut-être un des préfets de la flotte de César, avec Q. Oppius dont les monnaies ont beaucoup d’analogie avec les siennes. 44 avant J.C. Les deniers présentés ci-dessous ont été frappé vraisemblablement avant l’assassinat du dictateur. Nous trouvons sur ces monnaies pour la première fois la tête de Jules César laurée ou voilée…. En effet, la tête voilée est peut-être posthume (donc frappés après les Ides ne mars) mais peut aussi représenter César comme Pontifex Maximus (chef de la religion romaine), titre que César avait reçu en 63 avant J.-C. Sur cet aureus, Vénus est représentée au droit et la légende comprise dans une couronne de laurier indique que César fut consul pour la cinquième fois Nous retrouvons une nouvelle fois Vénus au droit de ce denier, avec un char (essedum) au pied du trophée au revers qui selon Ernest Babelon rappellerait le triomphe de César sur les Bretons. Marcus Mettius Ce denier, historiquement fondamental, est frappé du vivant de César, peut-être après le 15 janvier 44 avant J.-C. et est donc l’un des premiers deniers où figure le portrait du dictateur. L’indication de dictateur pour la quatrième fois précède la réception du titre de dictateur à vie que reçut César juste à ce moment là. Le lituus placé derrière la tête de César rappelle qu’il est grand pontife depuis 63 avant J.-C., c’est-à-dire chef de la religion romaine.  Ce denier reprend les mêmes caractéristiques que celui du dessus. Nous trouvons au droit accompagné du lituus, un simpulum. Il existe d’autres variantes de ce denier pour M. Mettius reprenant la tête de César et Vénus au revers. Lucius Aemilius Buca César reçut le titre de Dictateur Perpétuel au début de l’année 44 avant J.-C.  Nous trouvons au revers sur ce denier un caducée et un faisceau entrecroisés, posés la tête en bas, accostés de deux mains jointes, une hache et un globe. Ici, nous trouvons au revers de ce denier, Vénus assise tenant la Victoire de la main droite et un sceptre de la gauche. Le croissant, au droit de ce denier, séparant les initiales