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240CO – Quinaire Cornelia – L. Cornelius Lentulus

240CO – Quinaire Cornelia – L. Cornelius Lentulus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : C / ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 2.26g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sardaigne Datation : 211 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cornelia Référence : RRC 63/1  Lucius Cornelius Lentulus est une figure importante de la République Romaine moyenne. Voici quelques détails supplémentaires sur lui : Identité et Famille : Il fait partie de la prestigieuse gens Cornelia, et plus spécifiquement de la branche des Cornelii Lentuli, une famille patricienne influente. Il est le deuxième fils de Lucius Cornelius Lentulus Caudinus, qui fut consul en 237 av. J.-C. Il est également le frère de Cnaeus Cornelius Lentulus, qui deviendra consul en 201 av. J.-C. Carrière Politique et Militaire (avant et après 211 av. J.-C.) : 211 av. J.-C. : Il est préteur et, comme mentionné, est impliqué dans l’émission de monnaies. Il est également propréteur en Sardaigne cette année-là. Après 211 av. J.-C. : Il succède à Scipion l’Africain en tant que proconsul d’Espagne, une province stratégique pour Rome. 200 av. J.-C. : À son retour à Rome, il se voit refuser un triomphe, malgré ses services en Espagne. 199 av. J.-C. : Il est élu consul, la plus haute magistrature de la République Romaine. 173 av. J.-C. : Il décède à Rome. Rôle en tant que monétaire : En tant que magistrat monétaire, il était responsable de la frappe des monnaies romaines. L’émission de pièces sous son nom ou sa marque était une pratique courante à l’époque républicaine, permettant aux magistrats de laisser leur empreinte sur le monnayage et de marquer leur passage à cette fonction. Les pièces émises sous son autorité en 211 av. J.-C. incluent des bronzes (as, semis, triens, quadrans, sextans). Son parcours illustre la carrière typique d’un membre de l’aristocratie romaine, alternant entre les fonctions civiles et militaires, et jouant un rôle dans l’administration de l’État, y compris la production monétaire.

253AU – Quinaire Aurunculeia – C. Aurunculeius

253AU – Quinaire Aurunculeia – C. Aurunculeius Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : (AVR) / ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. British Museum 1.94g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sardaigne Datation : 209 avant J.C. Matière : Argent Gens : Aurunculeia Références : RRC 65/1 – Syd. 161 En 209 av. J.-C., C. Aurunculeius était un personnage important de la République romaine. Il est connu pour avoir été préteur en Sardaigne cette année-là, et propréteur en 208 av. J.-C. Son rôle en tant que préteur impliquait probablement des responsabilités administratives et militaires, d’autant plus que 209 av. J.-C. se situait en pleine Seconde Guerre Punique. En 208 av. J.-C., l’imperium de C. Aurunculeius fut prorogé par un vote du peuple, suite à un décret du Sénat. Cela est notable car Tite-Live mentionne spécifiquement cette procédure pour lui, suggérant une particularité dans l’attribution ou la prorogation de son commandement, potentiellement liée au fait que la Sardaigne était normalement une province dévolue à un préteur annuel. Il est important de noter qu’il existe un autre personnage historique nommé Lucius Aurunculeius Cotta, qui était un officier de Jules César et mourut en 54 av. J.-C.

290AN – Quinaire Anonyme

290AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, une « Dolabella ». British Museum 2.25g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 209-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme (probable Cornelia) Références : RRC 73/2 – Syd. 196 La présence de la dolabella est cruciale en numismatique romaine. Elle permet d’attribuer cette émission à une famille ou à un magistrat spécifique, même en l’absence de leur nom explicite sur la pièce. Dans ce cas, la dolabella pourrait fait référence à la gens (famille) Cornelia Dolabella, et plus précisément à Cnaeus Cornelius Dolabella, qui était un consul romain important. L’historique des Cnaeus Cornelius Dolabella est un peu complexe, car plusieurs personnalités de la gens (famille) Cornelia ont porté ce nom. Il est donc important de ne pas les confondre. Ce denier pourrait être lié à un Cnaeus Cornelius Dolabella qui aurait vécu au IIe siècle av. J.-C., probablement un ancêtre du plus célèbre Cnaeus Cornelius Dolabella, qui vécut au Ier siècle av. J.-C. C’est ce dernier qui est le plus documenté. Voici quelques informations sur le plus connu d’entre eux : Période : Ier siècle av. J.-C. Carrière politique : Il fut un homme politique et un militaire romain important, partisan de Sylla. Il atteignit le sommet du cursus honorum en devenant consul en 81 av. J.-C., aux côtés de Marcus Tullius Decula, sous la dictature de Sylla. Actions militaires : Il fut proconsul de Macédoine entre 80 et 78 av. J.-C. où il remporta une victoire contre les Thraces. Affaire judiciaire : À son retour à Rome, il fut accusé de concussion (malversations) par le jeune Jules César, qui débutait alors sa carrière d’orateur au Forum. Cnaeus Cornelius Dolabella fut défendu par des orateurs renommés et fut finalement acquitté.

262AN – Quinaire Anonyme

262AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous des chevaux, un épi de blé. British Museum 2.3g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 68/2a Variante : Sans épi de blé sous les chevaux au revers Références : RRC 68/2b – Syd. 192 British Museum 2.13g Lieu de découverte (2 exemplaires) L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République.

328AN – Quinaire Anonyme

328AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : Q / ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline, au-dessous des chevaux la lettre Q. Bibliothèque nationale de France 2.15g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 86A/1 – Syd. 181 Dans le contexte des monnaies romaines républicaines, comme cette monnaie, la lettre « Q » est ce que l’on appelle une marque de contrôle ou une marque d’atelier. Marque de contrôle ou de série À cette époque, la frappe des monnaies n’était pas centralisée et le travail était souvent réparti entre différents ateliers au sein d’une même ville (Rome) ou de différentes villes. Pour organiser et suivre la production, les Romains utilisaient des lettres, des symboles ou des chiffres sur les monnaies. La lettre « Q » sur cette monnaie ne représente pas un lieu précis ou un personnage historique. Elle fait partie d’un système séquentiel de marques. Chaque marque correspondait à une série de coins (les matrices utilisées pour frapper les monnaies) et à une quantité spécifique de métal. Ce système permettait de : Gérer la production : Les marques aidaient les responsables de la monnaie à suivre la quantité de pièces frappées et à s’assurer que chaque lot de métal était correctement utilisé. Identifier les ateliers : Bien que non spécifiques à un lieu, ces marques pouvaient être assignées à différents ateliers de frappe, permettant de les distinguer les uns des autres. Contrôler la qualité : En cas de problème de poids ou de pureté du métal, la marque de contrôle permettait de remonter à la série de coins concernée et d’identifier le lot défectueux. En résumé, la lettre « Q » n’a pas de signification symbolique particulière. C’est une simple lettre de classement ou de suivi qui s’inscrit dans un système logistique complexe et bien organisé, reflétant la gestion rigoureuse de la frappe monétaire à Rome.

1546SE – Quinaire Sepullia – Publius Sepullius Macer

1546SE – Quinaire Sepullia – Publius Sepullius Macer Avers : Anépigraphe Buste de Victoria à droite. Revers : P·SEPVLLIVS MACER Fortune debout à gauche, tenant un gouvernail de la main droite et une corne d’abondance de la gauche. Münzkabinett Berlin 1.51g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 44 avant J.C. Matière : Argent Gens : Sepullia Références : RRC 480/25 – B.9 (Sepullia) Le symbolisme de ce quinaire s’inscrit dans une période de transition extrême : les premières semaines de l’année 44 av. J.-C., juste avant ou au moment de l’assassinat de Jules César. À travers les figures de Victoria et Fortuna, le magistrat monétaire P. Sepullius Macer ne se contente pas d’illustrer des divinités ; il diffuse un programme politique lié à la légitimité du pouvoir. 1. Le Symbolisme des Divinités Victoria (Avers) : La Victoire est le fondement de l’autorité de César. À cette époque, le Sénat lui a accordé le droit de porter les ornements triomphaux en permanence. La présence de la Victoire sur une petite dénomination comme le quinaire suggère que le succès militaire est désormais une caractéristique intrinsèque de l’État romain sous la direction de César. Fortuna (Revers) : La Fortune, représentée avec un gouvernail et une corne d’abondance, symbolise le guidage de l’État. Le Gouvernail : Indique la capacité de diriger le destin de Rome (le « vaisseau » de l’État). La Corne d’abondance (Cornucopia) : Promet la prospérité économique découlant de la paix civile retrouvée. 2. Le Contexte Historique : L’Année de la Rupture (44 av. J.-C.) Le monnayage de P. Sepullius Macer est historiquement crucial pour plusieurs raisons : Le Collège des Quattuorviri : Habituellement, Rome comptait trois magistrats monétaires (tresviri). En 44 av. J.-C., César porte ce nombre à quatre, signe de ses réformes administratives et de la nécessité d’une production monétaire massive pour financer ses campagnes prévues contre les Parthes. Le Portrait du Vivant : Macer est surtout connu pour avoir été l’un des premiers à frapper des deniers avec le portrait de César de son vivant (RRC 480/6 et suivants). Le quinaire 480/25, bien que plus rare et sans portrait, appartient à cette même vague d’émissions qui visait à diviniser la figure du dictateur. La Transition Républicaine : Ce quinaire est l’un des derniers témoins de la « liberté » monétaire républicaine avant que les guerres civiles entre Octave et Marc Antoine ne transforment définitivement la monnaie en outil de propagande impériale personnalisée. Le magistrat monétaire responsable de l’émission de cette monnaie est Publius Sepullius Macer. C’est un personnage clé de la numismatique romaine, bien que sa biographie historique soit paradoxalement très mince en dehors de ses monnaies. Voici les informations essentielles sur ce monétaire : 1. Identité et Statut Nom complet : Publius Sepullius Macer. Fonction : Il fait partie du collège des quatuorviri monétaires (IIIIvir AAAFF) de l’année 44 av. J.-C. Origine : La famille Sepullia est d’origine plébéienne, possiblement originaire de Padoue (Patavium). En dehors de Macer, cette famille est quasiment inconnue dans les fastes consulaires. Le Collège de 44 av. J.-C. : Jules César a augmenté le nombre de magistrats monétaires de trois à quatre (quatuorviri) pour faire face au besoin massif de numéraire avant sa campagne prévue contre les Parthes. Macer a travaillé aux côtés de L. Aemilius Buca, C. Cossutius Maridianus et L. Flaminius Chilo. 2. Un rôle de transition historique P. Sepullius Macer a eu le destin singulier d’être en fonction pendant et après l’assassinat de César (15 mars 44 av. J.-C.). Son monnayage se divise en trois phases révélatrices : Avant les Ides de Mars (Janvier – Février 44) : Il frappe les deniers à la légende CAESAR IMP (comme le RRC 480/5) puis CAESAR DICT PERPETVO. Ce sont les premières monnaies montrant un dictateur vivant. Immédiatement après la mort de César (Mars – Avril 44) : Macer continue de frapper des monnaies, mais le portrait de César apparaît désormais voilé (indiquant son statut de Pontifex Maximus ou son caractère sacré posthume) avec la légende PARENS PATRIAE (Père de la Patrie). Sous l’influence de Marc Antoine : Plus tard dans l’année, il frappe des types représentant Marc Antoine avec une barbe de deuil, montrant son ralliement au camp césarien après le meurtre du dictateur. 3. Types monétaires notables Outre le denier à l’étoile (480/5), P. Sepullius Macer a signé : Le type « Clementia Caesaris » (RRC 480/21) : Représentant un temple dédié à la clémence de César, une vertu que le dictateur mettait en avant pour se distinguer de la cruauté de Sylla. Le type du Desultor (RRC 480/20) : Un cavalier sautant d’un cheval à l’autre, une référence possible à des jeux célébrés par César. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon La famille Sepullia n’est connue que par deux représentants : l’un est le monétaire P. Sepullius Macer sur lequel on n’a pas d’autres renseignements historiques que ceux que nous fournissent les médailles ; l’autre est l’orateur Sepullius Bassus mentionné par Sénèque. P. Sepullius Macer frappa monnaie en 710 (44 av. J.-C.), avant la mort de César, et il resta en charge après le meurtre du dictateur. Il remplaça, comme magistrat monétaire, M. Mettius, avant les ides de Mars de l’an 710, et ses collègues furent L. Aemilius Buca, C. Cossutius Maridianus et L. Flaminius Chilo. Nous avons donné quelques détails sur ce collège, à la famille Julia. Tous les types numismatiques qui figurent sur les monnaies de P. Sepullius Macer se rapportent à Jules César ou à Marc Antoine. Les monnaies au nom de Jules César qui sont antérieures à sa mort lui donnent les titres d’imperalor et de dictator perpetuo (n. 1 à 5); celles qui sont postérieures aux ides de Mars 710, portent la tête de Jules César voilée, avec les légendes : parais patriae ou clementia Caesans (n. 6 et 7). Le n. 8 montre la tête de Marc Antoine barbue en signe du deuil de la mort du dictateur, et le type du revers rappelle, comme celui du n. 7, les jeux de desultores dont nous avons parlé ailleurs. Les pièces n. 9 et suivantes ont été frappées avant cette dernière; on voit, sur les quinaires, le buste de Calpurnia, femme de Jules César, avec les attributs de

1267JU – Quinaire Julia – Lucius Julius Bursio

1267JU – Quinaire Julia – Lucius Julius Bursio Avers : Anépigraphe Buste drapé d’une divinité ternaire à droite (Véjovis ?) : Genius (Génie), lauré pour Apollon, ailé pour Mercure. Revers : Anépigraphe Cupidon nu, à droite, essayant de rompre un foudre sur son genou. Bibliothèque nationale de France 1.16g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 85 avant J.C. Matière : Argent Gens : Julia Références : RRC 352/2 – B.7 (Julia) Le monétaire qui a frappé ce quinaire est Lucius Julius Bursio (L. IVLI. BVRSIO).   👤 Identité et fonction Nom (Latin) : Lucius Julius Bursio. Fonction : Il était l’un des trois Triumviri Monetales (magistrats monétaires) de la République romaine. Date d’activité : 85 av. J.-C. Famille : Il appartenait à l’illustre Gens Julia (famille Julia), une des plus anciennes familles patriciennes de Rome, et celle de Jules César.   💡 Interprétation du Revers Le motif de Cupidon brisant le foudre pourrait être une allusion à l’autorité du monétaire Lucius Julius Bursio, en lien avec la Gens Julia. Il est possible que l’image fasse référence à une victoire ou une suprématie sur la foudre (symbole de Jupiter et de la puissance guerrière/céleste), dans un contexte politique turbulent où les factions s’affrontaient (à l’époque des guerres civiles entre Marius et Sylla). Certaines analyses voient le type de Cupidon comme un symbole de la famille elle-même, en lien avec l’ascendance mythologique revendiquée par la Gens Julia. Il s’agit du seul exemplaire que j’ai pu observer. Par ailleurs, son faible poids pourrait plutôt faire changer sa dénomination en sesterce. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Julius Bursio. Monétaire en 666 (88 av. J.-C.) Ce personnage n’est connu que par ses monnaies, et les auteurs n’en font nulle mention. L’analogie des pièces de L. Julius Bursio avec celles de Manius Fonteius, et la formule ex argento publico qui se trouve à la fois avec le nom de Bursio et avec celui de Fonteius, prouvent que, peu de temps après la promulgation de la loi Papiria, ces deux personnages furent collègues comme magistrats monétaires. Borghesi admet l’opinion qui voit au droit des très nombreuses monnaies de Bursio, une divinité panthée réunissant les attributs d’Apollon, de Mercure et de Neptune. On a supposé, en outre, que cette tête faisait allusion au roi de Thrace, Bursaeus, qui donna l’hospitalité à ces trois dieux et en obtint, en retour, un fils du nom d’Orion. Je crois plutôt qu’il faut reconnaître dans cette tête celle d’Apollon Véjovis, divinité pour laquelle les Julii avaient un culte spécial dès la plus haute antiquité. C’est ce que constate l’inscription suivante très archaïque, découverte en 1845 sur voie Appienne, au sacrarium de la gens Julia : VEDIOVEI. PATREI. GENTILES. IVLIEI

407AN – Quinaire Anonyme

407AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Bibliothèque nationale de France 2.23g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 98B/1 Ce quinaire a été émis durant la Seconde Guerre Punique (218-201 av. J.-C.), un conflit majeur entre Rome et Carthage. C’est à cette époque que Rome a réformé son système monétaire en introduisant de nouvelles pièces en argent, dont le denier et le quinaire, pour financer l’effort de guerre. Le quinaire est une monnaie en argent qui, à sa création, valait la moitié d’un denier, soit cinq as de bronze. Son nom, « quinaire, » dérive de la valeur qu’il représentait au moment de sa création.

320AN – Quinaire Anonyme

320AN – Quinaire Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur V. Revers : H / ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. Au-dessous, la lettre H. British Museum 2.62g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sud-Est Italie Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 85/1a – Syd. 174 Dans le contexte des monnaies romaines républicaines, comme cette monnaie, la lettre « H » est ce que l’on appelle une marque de contrôle ou une marque d’atelier. Marque de contrôle ou de série À cette époque, la frappe des monnaies n’était pas centralisée et le travail était souvent réparti entre différents ateliers au sein d’une même ville (Rome) ou de différentes villes. Pour organiser et suivre la production, les Romains utilisaient des lettres, des symboles ou des chiffres sur les monnaies. La lettre « H » sur le quinaire RRC 85/1a ne représente pas un lieu précis ou un personnage historique. Elle fait partie d’un système séquentiel de marques. Chaque marque correspondait à une série de coins (les matrices utilisées pour frapper les monnaies) et à une quantité spécifique de métal. Ce système permettait de : Gérer la production : Les marques aidaient les responsables de la monnaie à suivre la quantité de pièces frappées et à s’assurer que chaque lot de métal était correctement utilisé. Identifier les ateliers : Bien que non spécifiques à un lieu, ces marques pouvaient être assignées à différents ateliers de frappe, permettant de les distinguer les uns des autres. Contrôler la qualité : En cas de problème de poids ou de pureté du métal, la marque de contrôle permettait de remonter à la série de coins concernée et d’identifier le lot défectueux. En résumé, la lettre « H » n’a pas de signification symbolique particulière. C’est une simple lettre de classement ou de suivi qui s’inscrit dans un système logistique complexe et bien organisé, reflétant la gestion rigoureuse de la frappe monétaire à Rome. Lieux de découverte (3 exemplaires)