1515VA – Sesterce Valeria – Lucius Valerius Acisculus

1515VA – Sesterce Valeria – Lucius Valerius Acisculus – Dupliquer – [#2221] Avers : ACISCVLVS Petite pioche (Acisculus). Revers : Anépigraphe Tête de Sibylle à droite, branche de laurier à droite. SITNAM 1.2g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Référence : RRC 474/8 L’émission de ce sesterce par L. Valerius Acisculus en 45 av. J.-C. s’inscrit dans une période charnière de l’histoire romaine : l’année de la victoire définitive de Jules César à Munda et la consolidation de son pouvoir absolu à Rome. Voici une analyse détaillée du symbolisme et du contexte de cette monnaie. 1. Le Symbolisme de l’Avers : L’Identité de la Gens L’élément central de l’avers est l’acisculus (une petite hache de tailleur de pierre ou herminette). Un type « parlant » : À Rome, il était fréquent que les magistrats monétaires utilisent des jeux de mots visuels pour illustrer leur nom. Ici, l’outil est une référence directe au cognomen (surnom) du magistrat : Acisculus. Affirmation familiale : En plaçant cet outil de manière isolée sur le sesterce (contrairement aux deniers de la même série où il accompagne une divinité), Valerius Acisculus souligne l’importance de sa lignée au sein de la prestigieuse gens Valeria. 2. Le Symbolisme du Revers : La Sibylle et le Destin de Rome La représentation de la Sibylle est plus politique qu’il n’y paraît au premier abord. La Prophétesse : Les Sibylles étaient les gardiennes des Livres Sibyllins, consultés par le Sénat uniquement lors de crises majeures. Sa présence évoque la protection divine et la piété. Le lien avec les Valerii : La tradition voulait que le premier des Valerii ait été lié à l’instauration des jeux séculaires, souvent associés aux prophéties sibyllines. La Branche de Laurier : Symbole de victoire et de purification, elle fait écho aux récents succès militaires de César. Elle suggère que la paix et la prospérité reviennent sous l’égide des anciennes traditions. 3. Contexte Historique : Rome en 45 av. J.-C. Frapper monnaie en 45 av. J.-C. n’est pas un acte anodin. C’est l’année où César est nommé Dictateur à vie. Propagande monétaire : Bien que le magistrat soit techniquement indépendant, l’iconographie des monnaies de cette année-là tend à célébrer la stabilité retrouvée. La Sibylle, en tant que figure du destin national, légitime indirectement le nouvel ordre césarien comme étant « écrit » ou voulu par les dieux. Fonction économique du sesterce : À cette époque, le sesterce en argent est une monnaie d’appoint. Sa rareté aujourd’hui s’explique par le fait qu’il s’agissait d’une petite coupure, facilement perdue ou ultérieurement remplacée par le sesterce en bronze beaucoup plus pratique sous Auguste. 4. Synthèse du message politique En combinant l’Acisculus (son nom) et la Sibylle (le destin prophétique), L. Valerius Acisculus lie le prestige de sa propre famille à la pérennité de l’État romain. C’est un message de continuité : malgré les guerres civiles, les institutions et les grandes familles veillent sur le destin de Rome. Lucius Valerius Acisculus est un personnage dont la vie publique est indissociable de la fin de la République romaine. Bien que les détails biographiques précis soient rares, son activité en 45 av. J.-C. en tant que magistrat monétaire nous livre des informations cruciales sur son rang et ses attaches. Comme le soulignent les études de LesDioscures.com, ce monétaire appartient à l’une des familles les plus prestigieuses de Rome : la gens Valeria. 1. Identité et Carrière Magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) : En 45 av. J.-C., il fait partie du collège des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie. C’était une étape clé du cursus honorum pour les jeunes aristocrates. Tribun de la Plèbe : Certaines sources, notamment le British Museum, mentionnent qu’il aurait exercé la fonction de tribun de la plèbe, bien que la date exacte reste incertaine (probablement peu après son mandat monétaire). Partisan de César : Son activité se déroule sous la dictature de Jules César. Frapper monnaie à cette époque nécessitait une proximité, ou du moins une absence d’opposition, avec le nouveau pouvoir en place. 2. Le nom « Acisculus » : Un outil et un symbole Le surnom (cognomen) Acisculus est ce qui rend ce monétaire célèbre chez les numismates. Étymologie : En latin, l’acisculus est un petit marteau de tailleur de pierre ou une petite pioche. Le « Type Parlant » : Fidèle à la tradition romaine, il utilise cet objet sur ses pièces comme une signature visuelle. C’est un moyen d’affirmer son identité familiale de manière ludique et mémorable. 3. Un représentant de la Gens Valeria En tant que membre de la gens Valeria, Lucius s’inscrit dans une lignée qui se prétendait d’origine sabine, remontant aux premiers jours de la République avec Valerius Publicola. Prestige : Sa famille jouissait de privilèges uniques à Rome, comme le droit d’ouvrir les portes de leur maison vers la rue (sur la Velia) ou d’avoir une place réservée au Cirque. Religion : Par ses choix iconographiques (Apollon Soranus, Diane), il réaffirme le rôle de sa famille en tant que gardienne de cultes anciens et spécifiques, renforçant ainsi sa légitimité politique par la piété religieuse. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tous les types des monnaies de L. Valerius Acisculus se rattachent à l’origine mythologique de la famille Valeria et se résument dans les idées de force et de valeur, unies à celles de santé et de salut qu’on retrouvait étymologiquement dans le mot valere.
1452LI – Sesterce Licinia – Aulus Licinius Nerva

1452LI — Sesterce Licinia · RRC 454/5 · LesDioscures × cliquer pour zoomer ↗ Voir la fiche ← →
2309AU – Sesterce Tibère

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2308AU – Sesterce Tibère

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2302AU – Sesterce Tibère

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2301AU – Sesterce Tibère

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1808LI – Sesterce Licinia – Caius Licinius Macer
Avers : Anépigraphe Tête masculine droite, barbue, aux cheveux ébouriffés, percée par une flèche ou par un pilum. Revers : C. LIC/INI. L. F. / MA/CER (Caius Licinius Lucii Filius Macer, Caius Licinius fils de Lucius Macer) Sanglier à droite, au-dessous lance pointée vers le bas, sous la tête du sanglier marque de valeur IIS barré Indice de rareté Atelier Datation : 84 avant J.C. Matière : Argent Gens : Licinia Référence : Inédit, non référencé par les ouvrages de référence. Cliquez ici pour accéder au descriptif proposé par LesDioscures.com Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Licinius L. j. Macer. Monétaire vers 672 ( 82 av. J.-C.). Il s’agit ici de C. Licinius Macer, historien et orateur, né vers 644 (110 av. J.-C.). Il exerça probablement ses fonctions pendant la dictature de Sylla, fut questeur en 676 (78 av. J.-C.) et tribun du peuple en 681 (73 av. J.-C.). Comme orateur, il se distingua contre le parti aristocratique, et surtout contre C. Rabirius. Cicéron l’accusa de concussion, et, pour éviter le jugement, il se donna la mort. Tite-Live et Denys d’Halicarnasse renvoient fréquemment aux Rerum ramanorum historiæ qu’il avait écrites et dont il ne nous reste rien ; Priscien nous a conservé un fragment d’un de ses discours pro Tuscis; Il fut le père de C. Licinius Calvus, poète et orateur populaire dont Cicéron parle fréquemment. Apollon Vejovis, qui figure sur le denier de C. Licinius Macer, est représenté de la même façon sur le denier de L. Caesius.
1194JU – Sesterce Junia – Decimus Junius Silanus

1194JU – Sesterce Junia – Decimus Junius Silanus Avers : E L P (très probablement une abréviation pour E L[EGE] P[APIRIA], faisant allusion à la Loi Papiria, ou Ex Lege Papiria) Tête casquée de Rome à droite. Revers : D·SILANVS·L·F / ROMA (Decimus [Iunius] Silanus Lucii Filius” Decimus Junius Silanus fils de Lucius) Victoria (la Victoire) dans un bige galopant à droite, tenant les rênes des deux mains. British Museum 0.86g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 91 avant J.C. Matière : Argent Gens : Junia Référence : RRC 337/4 Outre les informations que nous tirons de ses monnaies en tant que magistrat monétaire en 91 av. J.-C., voici ce que nous savons sur Decimus Junius Silanus: Appartenance familiale : Il fait partie de la prestigieuse gens Junia, une famille noble plébéienne avec une longue histoire politique à Rome. Ascendance : Il est le fils de Lucius (comme l’indique « L. F. » sur ses monnaies). Descendance : Il est le beau-père de Marcus Junius Brutus (l’un des assassins de César), ayant épousé la mère de Brutus, Servilia Caepionis. De ce mariage, il eut un fils (Marcus Junius Silanus) et trois filles (Junia Prima, Junia Secunda, et Junia Tertia). Carrière politique : Il fut édile en 70 av. J.-C. Il a tenté d’obtenir le consulat pour l’année 63 av. J.-C., mais a échoué. Il fut consul en 62 av. J.-C. avec Lucius Licinius Murena. En tant que consul désigné en 63 av. J.-C., lors du débat au Sénat sur la conjuration de Catilina, Cicéron (consul en exercice) le consulta en premier sur le sort des conjurés arrêtés. Silanus s’est initialement prononcé en faveur de leur exécution. Cependant, lorsque Jules César suggéra l’emprisonnement à vie, Silanus insista sur le fait que c’était ce qu’il avait réellement voulu dire. C’est finalement Caton le Jeune qui imposa la décision de les exécuter. Avec son collègue consul Lucius Licinius Murena, il proposa la lex Junia Licinia, qui stipulait qu’une rogatio (une proposition de loi) devait être promulguée trois jours de marché (nundinae) avant que le peuple ne vote. Cette loi confirmait également la lex Caecilia Didia. Traducteur : Un Decimus Junius Silanus, qui pourrait être le même ou un parent proche du IIe siècle av. J.-C., était un érudit réputé pour sa connaissance de la langue et de la littérature puniques. Après la destruction de Carthage en 146 av. J.-C., le Sénat romain lui confia la traduction en latin du grand traité agricole de Magon de Carthage, un ouvrage en 28 livres. Bien que cette traduction soit perdue, elle a influencé les auteurs romains ultérieurs sur l’agriculture. Il est important de noter qu’il existe plusieurs Decimus Junius Silanus dans l’histoire romaine, et les sources peuvent parfois prêter à confusion. Cependant, la convergence des dates et des fonctions (monétaire en 91 av. J.-C., puis édile et consul) suggère fortement qu’il s’agit bien de la même personne pour les informations concernant sa carrière politique mentionnée ci-dessus. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon D. Junius Silanus L. f. Monétaire vers 665 (89 av. J.-C.). Ce magistrat ne peut être Decimus Silanus qui fut édile en 684 (70 av. J.-C.) et consul en 692 (62 av. J.-C.), car le père de ce dernier portait le prénom de Marcus et non de Lucius, comme le veulent les monuments numismatiques. Le nom de L. Silanus ne se rencontre pas dans les historiens du temps de la république . Quant aux types des monnaies de D. Silanus, ils sont assez faciles à expliquer. Le masque de Silène, analogue à celui de Pan sur les monnaies de C. Vibius Pansa, est une allusion directe au surnom de Silanus, et la charrue qu’on voit parfois (n° 19) sous ce masque, est une arme parlante pour le nom de Bubulcus, bouvier, qu’ont porté les ancêtres du monétaire. La tête de la Santé ou Salus (n. 17 et 18), rappelle le temple consacré à cette divinité, pendant les guerres du Samnium, en 452 (302 av. J.-C.), par le dictateur C. Junius Bubulcus Brutus. Salus était d’origine sabine, et c’est pour ce motif que le temple dont nous parlons fut bâti près du Quirinal, sur la collis Salularis ; Fabius Pictor y avait exécuté des peintures murales célèbres dans l’antiquité ; la fête de la déesse se célébrait le 8 août . Le torques qui figure autour de cette tête de Salus, comme sur les pièces des Manlii, symbolise la parenté des Junii Silani avec les Manlii Torquati : le jurisconsulte T. Manlius Torquatus avait été adopté par D. Junius Silanus vers l’an 552 (202 av. J.-C.). Le bige de la Victoire, type des plus ordinaires sur les monnaies de la république, pourrait être en même temps une réminiscence des succès de M. Junius Silanus pendant la seconde guerre Punique. Les sesterces mentionnent la loi Plaulia-Papiria, en vertu de laquelle ils furent frappés : cette loi est de l’an 665 (89 av. J.-C.), ce qui nous donne la date de la charge de D. Junius Silanus comme magistrat monétaire; un de ses collègues paraît avoir été L. Calpurnius Piso Frugi.
263AN – Sesterce Anonyme

263AN – Sesterce Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur IIS. Revers : ROMA Les Dioscures, Castor et Pollux (Les Gémeaux) à cheval, galopant à droite. Ils sont cuirassés avec le manteau flottant sur l’épaule, coiffés d’un bonnet surmonté d’une étoile, tenant chacun une javeline. INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Référence : RRC 68/3 Signification de la marque « IIS » : La marque « IIS » sur l’avers est une abréviation de duo et semis, signifiant « deux et demi » as, ce qui était la valeur initiale du sesterce. Contexte de frappe : Ce sesterce fait partie d’une série de frappes anonymes réalisées en Sicile pendant la Seconde Guerre Punique.