1752AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1752AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG IV (de la quatrième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. British Museum 7.33g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Références : RRC 544/2 – B.109 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : La légion honorée par cette monnaie est la Legio IIII (Quatrième Légion), plus connue sous le nom de Legio IV Scythica. Voici les informations clés sur son histoire, son rôle auprès de Marc Antoine et son évolution sous l’Empire : 1. Origines et Campagnes avec Marc Antoine La légion a été levée par Marc Antoine vers 42 av. J.-C., probablement en vue de ses grandes campagnes en Orient. Contre les Parthes : Elle participe à l’ambitieuse (mais désastreuse) expédition d’Antoine contre l’Empire Parthe en 36 av. J.-C. C’est durant cette période qu’elle gagne une solide expérience des terrains orientaux. Actium (31 av. J.-C.) : Elle fait partie des forces massées par Antoine et Cléopâtre contre Octave. Cette monnaie a été frappée précisément pour payer les soldats de cette légion juste avant la bataille navale d’Actium. Transition : Après la défaite et le suicide d’Antoine, la légion n’est pas dissoute par Octave (le futur Auguste). Étant composée de soldats expérimentés, elle est intégrée à l’armée impériale. 2. Pourquoi le nom « Scythica » ? Le surnom Scythica (la Scythique) n’apparaît pas sur les monnaies d’Antoine, mais devient son titre officiel sous Auguste. Il provient de ses succès contre les tribus Scythes et les Bastarnes dans la région du Danube (Mésie) vers 29-27 av. J.-C. Son emblème est le Capricorne, symbole souvent associé aux légions réorganisées par Auguste. 3. Une légion « Orientale » Après son séjour sur le Danube, la IV Scythica est transférée de façon permanente en Syrie (notamment à Zeugma). Elle devient l’un des piliers de la défense de la frontière est de l’Empire : Guerre d’Arménie : Sous Néron, elle participe aux campagnes du général Corbulon contre les Parthes. Siège de Jérusalem : Des détachements de la légion interviennent lors de la Grande Révolte juive (66-70 ap. J.-C.). Lien impérial : Le futur empereur Vespasien y a servi comme tribun militaire dans sa jeunesse, et plus tard, l’empereur Septime Sévère en fut le commandant (légat).
1751AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius

1751AN – Aureus Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : CHORTIVM·PRAETORIARVM (les cohortes prétoriennes) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. Münzkabinett Berlin 8.04g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Or Gens : Antonia Références : RRC 544/1 – B.101 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Les cohortes prétoriennes (cohortes praetoriae) de la fin de la République ne sont pas encore le corps institutionnalisé que l’on connaîtra sous l’Empire, mais une unité d’élite dévouée personnellement à un général. Voici les détails clés sur leur rôle et leur importance, notamment sous Marc Antoine : 1. Origine : La Garde du Général À l’origine, le terme « prétorien » vient du praetorium, la tente du général (praetor) dans le camp romain. La cohorte prétorienne était constituée de soldats choisis parmi les plus braves pour assurer la protection rapprochée du chef de guerre. Privilèges : Ces soldats étaient exemptés des corvées ordinaires (creusement de fossés, transport de bois) et recevaient une solde supérieure à celle des légionnaires de ligne. Recrutement : Ils étaient souvent sélectionnés parmi les vétérans les plus fidèles ou les citoyens romains de confiance. 2. Les Prétoriens de Marc Antoine Durant les guerres civiles, Marc Antoine a porté cette institution à un niveau supérieur pour rivaliser avec Octave. Effectifs : Selon l’historien Appien, Marc Antoine aurait sélectionné environ 6 000 vétérans pour former ses cohortes. Statut spécial : Contrairement aux légions numérotées, ces unités n’avaient pas de numéro mais portaient le titre honorifique de CHORTIVM PRAETORIARVM. La Monnaie 544/1 : L’aureus (et le denier) RRC 544/1 est l’un des rares documents d’époque qui prouve l’existence de ces cohortes en tant qu’entités distinctes et privilégiées. En les mentionnant spécifiquement sur sa monnaie juste avant la bataille d’Actium, Antoine affirmait leur importance cruciale dans son dispositif de défense. 3. Évolution vers la Garde Impériale Après la victoire d’Octave (Auguste) à Actium, ce dernier a récupéré les restes des cohortes de Marc Antoine pour les fusionner avec les siennes. Sédentarisation : Alors que les prétoriens républicains suivaient leur général en campagne, Auguste les a organisés en 9 cohortes permanentes chargées de protéger Rome et l’Italie. Le Scorpion : Plus tard, sous Tibère, le scorpion (signe zodiacal de l’empereur) deviendra l’un des symboles célèbres de ces unités, alors qu’à l’époque de Marc Antoine, elles utilisaient l’aigle et les enseignes classiques visibles sur le revers du RRC 544/1.
1763AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1763AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG PRI (Legionis Primae) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. British Museum 3.81g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Références : RRC 544/13 – B.104 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : LEGIO PRIMA La Legio I (mentionnée sous la forme LEG PRI sur ce denier) est l’une des unités les plus prestigieuses et mystérieuses de l’armée de Marc Antoine. Voici ce que l’on sait sur cette légion et sa place dans l’histoire. 1. Identité et Origines La mention PRI au lieu de I est une abréviation de Prima. Il existe un débat historique sur l’origine exacte de cette légion sous Antoine : L’héritage de César : Il est très probable qu’elle soit issue des vétérans de la Legio I de Jules César. Après l’assassinat de César, les légions ont souvent été partagées ou reconstituées par les membres du Second Triumvirat. Campagne d’Orient : Elle a servi sous Marc Antoine lors de ses campagnes en Orient, notamment contre les Parthes, avant d’être mobilisée pour la guerre civile contre Octave. 2. Rareté Numismatique Ce denier de la LEG PRI est l’un des plus rares de toute la série légionnaire. Alors que les deniers pour les légions II à XXIII sont relativement communs, celui de la première légion est extrêmement difficile à trouver. Cette rareté suggère soit que la légion était en sous-effectif au moment de la frappe à Patras (32-31 av. J.-C.), soit qu’une part importante de ses soldes a été payée avec d’autres types de monnaies. 3. La Bataille d’Actium et la fin de la Légion En 31 av. J.-C., la Legio I est présente à Actium. Elle fait partie des forces terrestres qui, après la fuite de Marc Antoine et Cléopâtre vers l’Égypte, se retrouvent abandonnées sur le rivage. Reddition : Après quelques jours de négociation, les légions d’Antoine, dont la Legio I, déposent les armes et se rendent à Octave. Fusion et descendance : Octave (devenu Auguste) intègre les soldats restants dans ses propres rangs. Elle est souvent considérée comme l’ancêtre de la Legio I Germanica, l’une des légions qui recevra ses enseignes d’Auguste et sera plus tard stationnée en Germanie. Lieux de découverte (15 exemplaires)
1799PI – Denier Pinaria – Lucius Pinarius Scarpus

1799PI – Denier Pinaria – Lucius Pinarius Scarpus Avers : M ANTO COS – III IMP IIII (Marcus Antonius, Consuli Tertio, Imperator Quarto) Tête barbue et cornue de Jupiter Ammon à droite. Revers : SCARPVS – IMP LEG – VIII (Scarpus Imperator, Legio Octava) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. “Legionis octavis”, (de la huitième Légion). British Museum 3.13g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Cyrène Datation : 31 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Pinaria et Antonia Références : RRC 546/1 – B.100 (Antonia) 1. Symbolisme de l’Avers : Le Syncrétisme de Jupiter Ammon Le choix de Jupiter Ammon à l’avers est loin d’être anodin pour Marc Antoine. Fusion Culturelle : En associant le dieu romain Jupiter au dieu égyptien Amun (reconnaissable à ses cornes de bélier), Antoine souligne son ancrage en Orient et son alliance avec l’Égypte de Cléopâtre. Légitimité Alexandrine : Ce symbole rappelle Alexandre le Grand, qui s’était proclamé fils d’Ammon après son pèlerinage à l’oasis de Siwa. Antoine se positionne ainsi comme l’héritier spirituel du conquérant macédonien. Légende : M·ANTO·COS·III·IMP·IIII rappelle ses titres officiels de Consul (pour la 3ème fois) et d’Imperator (pour la 4ème fois), affirmant sa légitimité constitutionnelle face à Octave. 2. Symbolisme du Revers : L’Autorité Militaire Le revers présente une iconographie classique mais puissante de la puissance légionnaire : L’Aquila (Aigle) : Symbole sacré de la légion romaine, elle incarne la présence des forces armées sous le commandement d’Antoine. Les Signa (Enseignes) : Placés de part et d’autre de l’aigle, ils représentent les cohortes. Ce motif est un message clair : l’argent sert à payer la solde des troupes et garantit leur fidélité. La Main Ouverte (Variantes) : Sur certaines émissions de Scarpus, on voit une main ouverte (manus), symbole de confiance et de paix, souvent interprété comme un signe de « main tendue » ou de loyauté. 3. Contexte Historique : La Cyrénaïque au Cœur du Conflit Cette monnaie est frappée en Cyrénaïque (Libye actuelle) durant l’été 31 av. J.-C., juste avant la bataille d’Actium. Le Rôle de Scarpus : Lucius Pinarius Scarpus, petit-neveu de Jules César (tout comme Octave), est alors le gouverneur de la province pour le compte de Marc Antoine. Il commande quatre légions destinées à protéger le flanc sud d’Antoine. La Trahison : Après la défaite d’Antoine à Actium, ce dernier tente de se replier vers la Cyrénaïque pour rejoindre les troupes de Scarpus. Cependant, sentant le vent tourner, Scarpus refuse de recevoir les émissaires d’Antoine (il les fait exécuter) et change de camp pour rejoindre Octave. Transition Numismatique : Ce denier est fascinant car il existe des exemplaires presque identiques où le nom d’Antoine est remplacé par celui d’Octave, illustrant physiquement le transfert de pouvoir immédiat après la défaite du Triumvir. Lucius Pinarius Scarpus : Un opportuniste au service de l’Histoire Lucius Pinarius Scarpus appartient à l’une des familles les plus anciennes et prestigieuses de Rome, la gens Pinaria, dont l’origine remonterait à l’époque pré-républicaine (ils étaient, avec les Potitii, les gardiens héréditaires du culte d’Hercule). Un héritier de Jules César Le lien de Scarpus avec le pouvoir suprême commence par le sang. Il est le petit-neveu de Jules César (petit-fils de Julia Maior, la sœur aînée du dictateur). À la mort de César en 44 av. J.-C., Scarpus est désigné comme l’un de ses héritiers : il reçoit un huitième de la fortune du dictateur (tout comme Quintus Pedius), tandis qu’Octave hérite des trois quarts. Signe de pragmatisme précoce, il cède rapidement sa part d’héritage à Octave pour soutenir les ambitions politiques de son cousin. Le Lieutenant de Marc Antoine Malgré ce lien familial avec Octave, la carrière de Scarpus prend un tournant différent. Il rejoint le camp de Marc Antoine et devient l’un de ses officiers les plus fiables en Orient. En 31 av. J.-C., il est nommé Gouverneur (proconsul) de Cyrénaïque (actuelle Libye). Il y commande une force stratégique de quatre légions, censées protéger le flanc occidental de l’Égypte et servir de réserve militaire en cas de repli d’Antoine. C’est durant cette période qu’il fait frapper le denier RRC 546/1. La trahison d’Actium : Le « faiseur de rois » Le rôle historique majeur de Scarpus se joue après la défaite de Marc Antoine à la bataille d’Actium (septembre 31 av. J.-C.). Antoine, fuyant vers l’Égypte, dépêche des messagers à Scarpus pour appeler ses quatre légions à l’aide. Scarpus, réalisant que le vent a tourné, refuse de recevoir les émissaires et les fait exécuter. Il livre ses troupes à Gaius Cornelius Gallus, le général d’Octave qui arrivait par l’ouest. Ce ralliement prive Antoine de son dernier espoir militaire et précipite sa chute finale à Alexandrie. Un cas unique dans la numismatique Scarpus est l’un des rares personnages à avoir émis des monnaies sous son propre nom pour les deux rivaux à quelques mois d’intervalle : Sous Antoine (RRC 546/1-3) : Les légendes célèbrent le triumvir (M ANTO COS III IMP IIII). Sous Octave (RRC 546/4-8) : Après son changement d’allégeance, il utilise des types similaires (la main ouverte, la victoire) mais remplace le nom d’Antoine par celui de César le Jeune (IMP CAESARI). Nota : Le surnom Scarpus pourrait dériver du verbe carpere (saisir, prendre), ce qui expliquerait la présence fréquente d’une main ouverte sur ses revers, fonctionnant comme un « type parlant » symbolisant à la fois son nom et sa loyauté (ou sa reddition). Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Ces médailles (nos 98 à 100; sont datées du troisième consulat de Marc Antoine, ce qui en fixe l’émission en l’an 723 (31 av. J.-C.) l’année même de la bataille d’Actium; Antoine fut alors remplacé comme consul par M. Valerius Messala Corvinus. Celui qui fit frapper ces monnaies est un lieutenant de Marc Antoine en Afrique, L. Pinarius Scarpus, sur lequel nous donnerons de plus amples détails (Pinaria). Disons seulement ici que Scarpus, avant la bataille d’Actium, commandait quatre légions en Cyrénaïque; l’une de ces légions était la huitième, comme l’indique
1789AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1789AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XXIII (De la vingt-troisième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. British Museum 3.73g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Référence : RRC 544/39 – B. 138 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : LEG XXIII La Legio XXIII (23ème légion) est l’une des unités les plus mystérieuses de l’armée de Marc Antoine, car elle marque la limite numérique de sa série monétaire. Contrairement à des légions célèbres comme la V Alaudae ou la X Equestris, peu de textes historiques détaillent ses faits d’armes. 1. Une existence liée à la guerre civile La Legio XXIII a été levée ou reconstituée par Marc Antoine pour faire face à l’affrontement final contre Octave (le futur Auguste). Elle faisait partie de l’immense dispositif militaire de 32-31 av. J.-C., stationné principalement en Grèce, autour du golfe d’Ambracie, avant la bataille d’Actium. 2. La limite de la série monétaire Ce denier (LEG XXIII) est historiquement significatif car il représente généralement le numéro le plus élevé de la série légionnaire classique de Marc Antoine. Bien qu’il existe des mentions rares ou discutées de légions allant jusqu’à la XXIV ou XXX, la XXIII est la dernière unité régulièrement frappée et documentée dans cette émission massive. 3. Son sort après Actium Après la défaite de Marc Antoine et Cléopâtre en 31 av. J.-C., le sort de la 23ème légion fut celui de la majorité des troupes vaincues : Dissolution ou Intégration : Auguste, pragmatique, n’a pas conservé le numéro XXIII dans son nouvel ordre de bataille impérial (qui s’arrêtait à XXII). Les soldats ont probablement été licenciés ou intégrés dans d’autres légions d’Auguste pour combler les pertes. Un numéro « maudit » : Le numéro XXIII ne sera plus jamais utilisé pour une légion romaine durant tout le Haut-Empire, ce qui suggère que l’unité a totalement disparu en tant qu’entité distincte après la chute d’Antoine. 4. Localisation et recrutement Bien que les archives précises manquent, on estime que ces légions de « haut numéro » (XVIII à XXIII) étaient composées en grande partie de recrues issues d’Orient ou de vétérans réenrôlés. Elles étaient stationnées à Patras ou dans les environs durant l’hiver 32 av. J.-C. pour protéger les côtes grecques. Lieux de découverte (29 exemplaires)
1788AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1788AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XXII (Legionis duovincesimæ decimæ, de la vingt-deuxième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”, (de la vingt-deuxième Légion). British Museum 4g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Références : RRC 544/38 – B.137 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Legio XXII Deiotariana La légion honorée sur cette monnaie est la Legio XXII (22e légion). Son histoire est fascinante car elle s’inscrit dans la transition entre la République et l’Empire. Voici les informations clés concernant cette légion : 1. Origines et période avec Marc Antoine La Legio XXII mentionnée sur cette pièce est l’une des unités que Marc Antoine a mobilisées pour sa campagne contre Octave (le futur Auguste). Levée : Elle a probablement été levée en Orient pour ses campagnes contre les Parthes ou pour renforcer ses positions en Égypte et en Grèce. Le Denier de Patras : Comme nous l’avons vu, cette pièce a été frappée dans un atelier mobile (souvent situé à Patras, en Grèce) vers 32-31 av. J.-C. Elle servait à s’assurer la loyauté des soldats avant la bataille décisive d’Actium. Dissolution ou Fusion : Après la défaite de Marc Antoine à Actium, de nombreuses légions ont été licenciées ou fusionnées avec celles d’Octave. 2. La Legio XXII Deiotariana L’une des hypothèses majeures des historiens est que cette légion est l’ancêtre de la célèbre Legio XXII Deiotariana. Origine royale : Elle tire son nom du roi Deiotaros de Galatie (en actuelle Turquie), un allié de Rome. Ce roi avait formé une armée sur le modèle romain, qui a ensuite été intégrée aux forces romaines officielles. Service en Égypte : Sous Auguste, la XXIIe légion est stationnée à Alexandrie, en Égypte. Elle a joué un rôle crucial dans la sécurité de cette province vitale qui fournissait le blé à Rome. 3. Son rôle historique majeur Expédition en Arabie : Elle a participé à l’expédition (infructueuse) d’Aelius Gallus vers l’Arabia Felix (le Yémen actuel) en 25-24 av. J.-C. Guerres Judaïques : Elle a été l’une des principales forces impliquées dans la répression de la révolte de Bar Kokhba en Judée (132-135 ap. J.-C.). 4. La disparition mystérieuse La Legio XXII Deiotariana disparaît des registres romains après le règne d’Hadrien. Les historiens pensent qu’elle a pu être : Soit anéantie lors de la révolte de Bar Kokhba en Judée. Soit détruite par les Parthes lors d’une campagne ultérieure. À partir de Marc Aurèle, la 22e légion de l’empire devient la Legio XXII Primigenia, une unité différente basée sur le Rhin. Lieux de découverte (24 exemplaires)
1787AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1787AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XXI (de la vingt-et-unième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards. British Museum 3.73g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Référence : RRC 544/37 -B.136 (Antonia) Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Legio XXI La Legio XXI, honorée sur ce denier, a une histoire fascinante qui s’étend de la fin de la République romaine jusqu’au cœur de l’Empire. C’est une légion connue pour son caractère impétueux, ce qui lui a valu son surnom célèbre sous l’Empire. 1. La Legio XXI de Marc Antoine Au moment où votre monnaie est frappée (32-31 av. J.-C.), la Legio XXI est l’une des unités d’élite de Marc Antoine. Origine : Elle a probablement été levée par Antoine lui-même pour ses campagnes en Orient ou pour sa lutte contre Octave. Rôle : Elle était présente à la bataille d’Actium (31 av. J.-C.). Après la défaite d’Antoine, comme beaucoup d’autres unités « perdantes », elle n’a pas été dissoute mais intégrée dans l’armée du vainqueur, Octave (futur Auguste), pour servir aux frontières. 2. La Legio XXI Rapax (Période Impériale) Sous l’Empire, elle reçoit son cognomen (surnom) : Rapax (la « Rapace » ou la « Prédatrice »). Son emblème est le Capricorne, symbole souvent utilisé par les légions fondées ou réorganisées par Auguste. Sur le Rhin : Elle fut l’une des légions envoyées en Germanie après le désastre de Varus (9 apr. J.-C.) pour stabiliser la frontière. Elle a tenu des camps importants comme Castra Vetera (Xanten) et plus tard Vindonissa (en Suisse actuelle). Une réputation de « rebelle » : La XXI Rapax était connue pour son indiscipline. Elle a participé à la grande mutinerie des légions du Rhin à la mort d’Auguste en 14 apr. J.-C., et plus tard, lors de « l’Année des quatre empereurs » (69 apr. J.-C.), elle a soutenu Vitellius et a marché sur Rome. Sa fin tragique : En 89 apr. J.-C., elle soutient la révolte de Saturninus contre l’empereur Domitien. Après l’échec de la rébellion, elle est transférée en Pannonie (Europe centrale). C’est là qu’elle trouve sa fin en 92 apr. J.-C., totalement anéantie par les Sarmates et les Quades lors des guerres daciques. Lieux de découverte (45 exemplaires)
1786AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1786AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XX (Legionis vicesimus, de la vingtième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. British Museum 3.79g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Références : RRC 544/36 -B.135 (Antonia) – CRR.1243 Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. La vingtième légion de Marc Antoine reformée par Octave prend le nom de Valeria Victrix et sera cantonnée en Germanie Inférieure sous Tibère avant de passer en Bretagne. Ses symboles étaient le sanglier et le capricorne. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Legio XX La Legio XX (Vingtième Légion) mentionnée sur ce denier de Marc Antoine possède une histoire fascinante qui fait le pont entre la fin de la République romaine et la naissance de l’Empire. Voici les informations clés sur cette unité : 1. Origines et Contexte (32-31 av. J.-C.) À l’époque où ce denier est frappé (hiver 32-31 av. J.-C.), Marc Antoine rassemble ses forces en Grèce, à Patras, pour affronter Octave. Recrutement : On pense qu’Antoine a levé cette légion en Orient ou qu’il a intégré des vétérans d’anciennes unités césariennes. Rôle à Actium : La Legio XX faisait partie des troupes terrestres d’Antoine lors de la bataille d’Actium (31 av. J.-C.). Après la fuite d’Antoine et de Cléopâtre vers l’Égypte, la légion, comme le reste de l’armée de terre, a fini par se rendre à Octave. 2. De Marc Antoine à Auguste : La naissance de la « Valeria Victrix » Après sa victoire, Octave (le futur Auguste) ne dissout pas toutes les légions d’Antoine. Il en garde une partie pour restructurer l’armée romaine. Refondation : La Legio XX de Marc Antoine est probablement la base de la future Legio XX Valeria Victrix. Symboles : Ses emblèmes célèbres étaient le Sanglier et, plus tard, le Capricorne (symbole d’Auguste). Surnom : Le titre Valeria Victrix (« Valérienne Victorieuse ») lui aurait été attribué plus tard, vers 6-9 apr. J.-C., après ses succès lors de la Grande révolte illyrienne. 3. Une Légion « Britannique » célèbre Si vous collectionnez cette monnaie, il est intéressant de savoir que cette unité est devenue l’une des plus célèbres de l’armée impériale : Invasion de la Bretagne : En 43 apr. J.-C., elle fait partie des quatre légions envoyées par l’empereur Claude pour conquérir la Grande-Bretagne. Garnison de Chester : Elle a construit et occupé pendant des siècles la forteresse de Deva Victrix (l’actuelle ville de Chester en Angleterre). Le Mur d’Hadrien : Elle a participé activement à la construction du Mur d’Hadrien et du Mur d’Antonin. Lieux de découverte (50 exemplaires)
1785AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1785AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XIX (Legionis nonae decimae, de la dix-neuvième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. British Museum 3.8g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia Références : RRC 544/35 – B.133 (Antonia) – CRR.1242 Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : LEGIO XIX La légion honorée sur cette monnaie est la Legio XIX (19e légion). Son histoire est l’une des plus marquantes de l’armée romaine, passant du service des triumvirs à une fin tragique dans les forêts de Germanie. 1. Origines et période avec Marc Antoine La Legio XIX a été levée vers 41-40 av. J.-C., probablement par Octave à l’origine, avant de passer sous le contrôle de Marc Antoine. Service en Orient : Elle a participé aux grandes manœuvres de Marc Antoine en Orient et a fait partie de l’imposante armée rassemblée en Grèce (à Patras) en 32-31 av. J.-C. pour affronter les forces d’Octave. Cette monnaie a été frappée spécifiquement pour payer les soldats de cette légion. Comme les autres monnaies de cette série, son titre en argent est légèrement inférieur, ce qui lui a permis de circuler très longtemps (parfois jusqu’au IIIe siècle) car elle était moins ciblée par la refonte. 2. Sous le règne d’Auguste Après la défaite d’Antoine à Actium (31 av. J.-C.), la légion n’est pas licenciée. Auguste l’intègre dans l’armée impériale. Affectation : Elle est envoyée en Gaule, puis en Germanie, pour participer aux campagnes d’expansion de l’Empire vers l’Elbe. Base : Elle a été stationnée dans des camps majeurs comme celui d’Haltern (Aliso) en Allemagne actuelle. 3. Le désastre de Teutoburg (9 ap. J.-C.) C’est l’événement qui a scellé le destin de la XIXe légion. Sous le commandement du général Publius Quinctilius Varus, elle est l’une des trois légions (avec la XVIIe et la XVIIIe) à être prise dans l’embuscade tendue par Arminius. Anéantissement : La légion est totalement détruite lors de cette bataille de trois jours. Perte de l’Aigle : L’aigle légionnaire (l’emblème sacré représenté sur le revers de votre denier) est capturé par les Germains. Il ne sera récupéré que des années plus tard, en 15 ap. J.-C., par les troupes de Germanicus lors de ses campagnes de représailles. 4. Un numéro maudit À la suite de cette défaite humiliante et traumatisante pour Rome, Auguste et ses successeurs ont décidé de ne jamais recréer les légions XVII, XVIII et XIX. Dans l’histoire de l’Empire Romain, ces numéros sont restés vacants par superstition et par respect pour les morts, faisant de ce denier RRC 544/35 l’un des rares témoins matériels de l’existence de cette unité « disparue ». Lieux de découverte (36 exemplaires)
1784AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1784AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République) Trirème voguant à droite avec l’acrostolium. Revers : LEG XVIIII (de la dix-neuvième Légion) Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”. British Museum 3.73g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Patras Datation : 32 – 31 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antonia – B.132 (Antonia) Référence : RRC 544/34 Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames. La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical. Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : LEGIO XVIIII La légion honorée sur cette monnaie est la Legio XVIIII (19e légion). Son histoire est l’une des plus marquantes de l’armée romaine, passant du service des triumvirs à une fin tragique dans les forêts de Germanie. 1. Origines et période avec Marc Antoine La Legio XIX a été levée vers 41-40 av. J.-C., probablement par Octave à l’origine, avant de passer sous le contrôle de Marc Antoine. Service en Orient : Elle a participé aux grandes manœuvres de Marc Antoine en Orient et a fait partie de l’imposante armée rassemblée en Grèce (à Patras) en 32-31 av. J.-C. pour affronter les forces d’Octave. Cette monnaie a été frappée spécifiquement pour payer les soldats de cette légion. Comme les autres monnaies de cette série, son titre en argent est légèrement inférieur, ce qui lui a permis de circuler très longtemps (parfois jusqu’au IIIe siècle) car elle était moins ciblée par la refonte. 2. Sous le règne d’Auguste Après la défaite d’Antoine à Actium (31 av. J.-C.), la légion n’est pas licenciée. Auguste l’intègre dans l’armée impériale. Affectation : Elle est envoyée en Gaule, puis en Germanie, pour participer aux campagnes d’expansion de l’Empire vers l’Elbe. Base : Elle a été stationnée dans des camps majeurs comme celui d’Haltern (Aliso) en Allemagne actuelle. 3. Le désastre de Teutoburg (9 ap. J.-C.) C’est l’événement qui a scellé le destin de la XIXe légion. Sous le commandement du général Publius Quinctilius Varus, elle est l’une des trois légions (avec la XVIIe et la XVIIIe) à être prise dans l’embuscade tendue par Arminius. Anéantissement : La légion est totalement détruite lors de cette bataille de trois jours. Perte de l’Aigle : L’aigle légionnaire (l’emblème sacré représenté sur le revers de votre denier) est capturé par les Germains. Il ne sera récupéré que des années plus tard, en 15 ap. J.-C., par les troupes de Germanicus lors de ses campagnes de représailles. 4. Un numéro maudit À la suite de cette défaite humiliante et traumatisante pour Rome, Auguste et ses successeurs ont décidé de ne jamais recréer les légions XVII, XVIII et XIX. Dans l’histoire de l’Empire Romain, ces numéros sont restés vacants par superstition et par respect pour les morts, faisant de ce denier RRC 544/35 l’un des rares témoins matériels de l’existence de cette unité « disparue ». Lieux de découverte (3 exemplaires)