1824MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1824MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. M – ANLI PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Revers : L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. Le cheval au premier plan est en tête du quadrige. The J. Paul Getty Museum 4.00gr INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Argent Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/1 – B.8 var (Manlia) – Syd.757a var 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée. 📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C. 🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina.
1823MA – Aureus Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1823MA – Aureus Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. MANLI T PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Lettre T (50) à la suite de la légende. Revers : L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. Le cheval au premier plan est en tête du quadrige. SITNAM 10.6gr INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Or Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/2 – B.6 (Manlia) – Syd.758 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée. 📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C. 🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina.
1294MA – Aureus Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1294MA – Aureus Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. MANLI PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Revers : L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. Le cheval à l’arrière plan est en tête du quadrige. British Museum 10.83g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Or Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/4 – B.3 (Manlia) – Syd.756 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée. 📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C. 🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina.
1314MA – Aureus Manlia – Aulus Manlius Sergianus

1314MA – Aureus Manlia – Aulus Manlius Sergianus Avers : A·MAN [LI·A·F·Q] Tête casquée de Roma à droite. Revers : L·SVLL·FE [LI·DIC] Statue équestre de Sylla, levant la main droite et tenant les rênes de la gauche. Bibliothèque nationale de France 10.6g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 80 avant J.C. Matière : Or Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 381/1a – B.9 (Manlia) – Syd.762 Le monétaire à l’origine de cet aureus est un personnage clairement identifié de la puissante Gens Manlia. Le nom complet du monétaire est : A. Manlius A. f. Q. n. A. Manlius : Aulus Manlius (son nom personnel) A. f. : Auli Filius (fils d’Aulus) Q. : Quaestor (son titre de magistrat, souvent transcrit Q) n. : Quinti Nepos (petit-fils de Quintus) Voici les informations clés sur ce monétaire : 🏛️ Aulus Manlius, Fils d’Aulus, Questeur Période d’activité monétaire : 80 av. J.-C. Magistrature : Questeur (Quaestor). La questure était la première étape du cursus honorum (la carrière politique) romain et permettait d’accéder au Sénat. Contexte Politique : Il a frappé cet aureus pendant la dictature de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qu’il soutient manifestement. Le revers du coin met d’ailleurs en évidence les titres de Sylla : L. {SVLL} {FE} {LI} {DIC} (Lucius Sylla Fortuné Dictateur). Importance de la frappe : Frapper de l’or (aureus) à cette période est très significatif, car cela était principalement réservé aux périodes de guerre ou sous l’autorité d’un général majeur (comme Sylla, qui l’a permis). Cela montre qu’A. Manlius était un partisan important de Sylla. 📜 La Gens Manlia Aulus Manlius appartient à la très ancienne et noble Gens Manlia, une famille patricienne (les gentes maiores). Cette famille est célèbre pour ses exploits militaires et ses membres illustres, notamment les Manlii Torquati, qui tirent leur surnom (cognomen) du torque (collier gaulois) pris par Titus Manlius Imperiosus sur un Gaulois lors d’un combat singulier en 361 av. J.-C. Cet aureus est donc le témoignage de l’alliance politique et de la loyauté d’un membre de cette illustre famille, Aulus Manlius, envers le dictateur Sylla. Variante avec comme légende du revers L·SVLLA FELIX·DIC Référence : RRC 381/1b Bibliothèque nationale de France 10.85g Bibliothèque nationale de France 10.85g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon A. Manlius A. f. Questeur après 673 (81 av. J.-C.). Ce personnage qui fut questeur de Sylla, pourrait être le fils de A. Manlius qui a joué un rôle dans la guerre contre Jugurtha et auquel nous avons attribué les monnaies qui portent A. Manlius Q. f. Sergia. Quoi qu’il en soit, nous avons démontré ailleurs que le questeur A. Manlius avait frappé monnaie en Orient, en 674 (80 av. J.-C.), après le départ de Sylla pour l’Italie, lorsque Murena eut pris le commandement de l’armée.
1524AE – Denier Aemilia – Lucius Æmilius Buca

1524AE – Denier Aemilia – Lucius Æmilius Buca Avers : L.BVCA (Lucius Buca) Tête diadémée de Vénus à droite. Revers : Anépigraphe « Le songe de Sylla ». Sylla couché à gauche recevant la visite de Séléné qui descend d’une montagne; derrière, la Victoire, les ailes déployées. Bibliothèque nationale de France 3.61g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 44 avant J.C. Matière : Argent Gens : Aemilia Références : RRC 480/1 – B.12 (Aemilia) – Syd.1064 Ce denier est une pièce fascinante qui se situe à la charnière de deux époques : l’héritage de la République aristocratique et l’ascension fulgurante de Jules César. 1. Le Symbolisme : Le Songe de Sylla Le revers de la monnaie illustre une légende célèbre rapportée par Plutarque (Vie de Sylla, 9). La Scène : On y voit le dictateur Sylla endormi contre un rocher. Devant lui apparaît la déesse Séléné (la Lune), descendant d’une montagne. Derrière, la déesse Victoire est présente avec ses ailes déployées. La Signification : Selon le récit, en 88 av. J.-C., à la veille d’affronter les partisans de Marius près de Rome, Sylla fit un rêve : Séléné lui remettait le foudre de Jupiter pour foudroyer ses ennemis. Ce motif célèbre la protection divine dont jouissait Sylla, surnommé Felix (l’Heureux). Le message politique : En 44 av. J.-C., le monétaire Lucius Aemilius Buca (fils d’un proche de Sylla) utilise ce motif pour affirmer la légitimité de sa propre lignée, tout en créant un parallèle avec César, l’actuel détenteur du pouvoir suprême. 2. Contexte Historique : L’année fatidique (44 av. J.-C.) L’émission RRC 480 est l’une des plus cruciales de l’histoire romaine car elle est frappée durant les trois premiers mois de l’an 44, juste avant l’assassinat de César. La transition numismatique : Le RRC 480/1 est considéré comme le tout premier numéro de cette série. À ce stade (janvier ou début février), le portrait de César n’apparaît pas encore sur les deniers de Buca. On utilise toujours l’image de Vénus à l’avers, ancêtre mythique de la gens Julia. Le rôle de Lucius Aemilius Buca : Il fait partie du collège des quattuorviri (quatre magistrats monétaires), une extension exceptionnelle décidée par César (habituellement ils n’étaient que trois). Buca est le seul de ce collège à avoir frappé des monnaies avec une iconographie personnelle (le rêve de Sylla) avant de passer aux émissions célébrant directement César. La propagande césarienne : Bien que le revers évoque Sylla, l’avers avec Vénus rappelle subtilement que César est le nouvel homme providentiel. Quelques semaines plus tard, Buca frappera les célèbres monnaies mentionnant César comme DICT PERPETVO (Dictateur à vie), ce qui précipitera le complot des Ides de Mars. Lucius Aemilius Buca est un personnage clé de la numismatique romaine, bien que sa trace dans les textes historiques soit plus discrète que sur ses monnaies. Il appartient à la prestigieuse gens Aemilia, l’une des familles patriciennes les plus anciennes de Rome. 1. Identité et Origines Fils de monétaire : Lucius est le fils de Marcus Aemilius Scaurus (monétaire en 58 av. J.-C.), un homme politique influent et proche de Sylla. Cela explique pourquoi Lucius utilise le « Songe de Sylla » sur le denier RRC 480/1 : il s’agit d’une référence aux gloires de sa propre famille. Soutien politique : Il est mentionné historiquement en 54 av. J.-C. comme l’un des soutiens (souscripteur) lors du procès de Scaurus, ce qui confirme ses attaches avec l’aristocratie traditionnelle. 2. Rôle en 44 av. J.-C. : Le Quattuorvirat Buca occupe la fonction de Quattuorvir monétaire (IIII. VIR) en 44 av. J.-C. Cette année-là, Jules César modifie le fonctionnement de l’atelier monétaire de Rome : De trois à quatre : Traditionnellement, les magistrats monétaires étaient trois (Triumviri Monetales). César porte leur nombre à quatre pour répondre à ses besoins massifs en numéraire pour ses projets de guerres (notamment contre les Parthes). Un collège de transition : Buca travaille aux côtés d’autres magistrats comme Cossutius Maridianus. Ensemble, ils supervisent le passage historique du portrait divin (Vénus) au portrait du dirigeant vivant (César). 3. Son importance numismatique Buca est considéré comme le plus prolifique et le plus intéressant des quatre magistrats de cette année charnière : Iconographie personnelle : Il est le seul du collège à avoir frappé des monnaies avec un motif purement familial (le Songe de Sylla, RRC 480/1) avant de se plier entièrement à la propagande césarienne. Témoin de l’histoire : Ses émissions permettent de suivre précisément l’évolution des titres de César. On trouve sous son nom des deniers avec les légendes : CAESAR IM P M (César Imperator, Grand Pontife) CAESAR DICT PERPETVO (César Dictateur à vie) — cette dernière légende ayant été l’un des déclencheurs du complot des sénateurs. 4. Disparition Après l’assassinat de Jules César aux Ides de Mars (15 mars 44 av. J.-C.), la trace de Lucius Aemilius Buca disparaît des archives. On suppose qu’il n’a plus exercé de responsabilités monétaires majeures après cette année mouvementée, son nom n’apparaissant plus sur les émissions ultérieures. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Aemilius Buca. Quatuorvir monétaire en 710 (44 av. J. C.) Ce personnage mentionné dans le procès de Scaurus, était le fils du monétaire M. Scaurus, contemporain de Sylla. Il fut quatuorvir monétaire l’année même de la mort de Jules César, en 710 (44 av. J.-C.). L’histoire de L. Aemilius Buca n’est pas autrement connue; les types de ses médailles se rapportent tous à Jules César; on en trouvera l’explication et les dessins à la gens Julia, avec l’histoire du collège monétaire dont L. Buca a fait partie. Lieux de découverte (71 exemplaires)
1413PO – Denier Pompeia – Quintus Pompeius Rufus

1413PO – Denier Pompeia – Quintus Pompeius Rufus Avers : Q. POMPEI. Q. F. RVFVS // COS (Quintus Pompeius Quinti Filius Rufus Consul, Quintus Pompeius fils de Quintus Rufus, consul) Chaise curule placée sur une estrade, entre une flèche et une branche de laurier. Revers : SVLLA. COS // Q.POMPEI RVF (Sulla Consul/ Quintus Pompeius Rufus, Sylla consul, Quintus Pompeius Rufus) Chaise curule placée sur une estrade, entre un lituus et une couronne. British Museum 3.81g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 54 avant J.C. Matière : Argent Gens : Pompeia Références : RRC 434/2 – B.5 (Pompeia) – Syd.909 Le monétaire de cette émission (54 av. J.-C.) est Quintus Pompeius Rufus. Bien que son nom soit similaire à d’autres membres de la gens Pompeia, son identité est bien établie grâce à son ascendance prestigieuse qu’il affiche sur ses monnaies. Voici les informations clés sur ce personnage : 1. Une généalogie prestigieuse Quintus Pompeius Rufus est au cœur d’une alliance entre deux des familles les plus puissantes de l’époque. Il est le petit-fils de deux hommes qui furent collègues au consulat en 88 av. J.-C. : Côté paternel : Son grand-père était Quintus Pompeius Rufus, consul en 88 av. J.-C., qui fut un allié fidèle de Sylla. Côté maternel : Son grand-père était le célèbre dictateur Lucius Cornelius Sulla (Sylla). Sa mère s’appelait Cornelia Postuma. 2. Sa carrière et sa chute Sa carrière politique fut courte et marquée par la violence des dernières années de la République : Triumvir Monetalis (54 av. J.-C.) : C’est l’année où il frappe le denier RRC 434/1. À cette époque, le poste de monétaire est souvent un premier pas vers des magistratures plus élevées. Tribun de la plèbe (52 av. J.-C.) : Il est élu tribun dans une période de chaos total à Rome, marquée par l’assassinat de Clodius Pulcher par Milon. Rufus se range du côté des partisans de Clodius et attise la colère de la foule contre Milon (le protégé de Cicéron). Exil : À la fin de son mandat de tribun, il est poursuivi en justice pour les violences survenues pendant son tribunat. Malgré le soutien de Pompée le Grand, il est condamné et doit s’exiler à Baies (en Campanie). Il finit sa vie dans une relative pauvreté, bien loin de la gloire de ses ancêtres. 3. Son message politique En frappant cette monnaie, Rufus ne se contentait pas de célébrer ses ancêtres ; il envoyait un message politique fort : Il rappelait l’année 88 av. J.-C. comme un âge d’or de l’ordre sénatorial. En plaçant le portrait de Sylla, il se positionnait clairement dans le camp des Optimates (les conservateurs), par opposition aux Populares (le camp de César). Le message véhiculé par ce denier est une affirmation de légitimité aristocratique et de puissance familiale. À une époque (54 av. J.-C.) où la République romaine est en pleine instabilité, le magistrat monétaire Quintus Pompeius Rufus utilise ce support pour envoyer un signal fort à ses contemporains. Voici les principaux axes du message de cette monnaie : 1. L’exaltation de la « Concordia » et du Consulat En représentant les deux chaises curules (sièges des hauts magistrats), le monétaire rappelle que ses deux grands-pères ont exercé le consulat ensemble en 88 av. J.-C.. Le message : Ma famille est au cœur de l’État. Elle incarne l’autorité légale (la potestas) transmise par le sang. 2. La célébration du sang de Sylla Le revers est explicitement dédié à Sylla, le célèbre dictateur. En inscrivant SVLLA COS (Sylla Consul), le monétaire : Revendique son héritage politique « optimate » (conservateur). Rappelle le prestige religieux de sa lignée via le lituus (bâton d’augure), suggérant que sa famille bénéficie de la faveur des dieux. 3. Un outil de propagande électorale En 54 av. J.-C., Quintus Pompeius Rufus cherche à progresser dans sa propre carrière (cursus honorum). Le message : « Je suis le petit-fils de deux consuls romains illustres. Je suis digne des mêmes honneurs. » C’est une forme de CV métallique distribué à travers Rome. 4. La stabilité face au chaos Alors que Jules César et Pompée le Grand dominent la scène, cette monnaie revient aux sources des institutions traditionnelles. Elle glorifie une époque où les institutions (le Sénat, le Consulat) primaient encore sur les ambitions individuelles excessives, tout en s’appuyant sur le nom de Sylla pour impressionner. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Pompeius Rufus. Monétaire vers 696 (58 av. J.-C.) Nous avons cité plus haut Q. Pompeius Rufus marié à Cornélie, fille de Sylla ; le monétaire dont il s’agit ici est son fils, et par conséquent le petit-fils de Sylla. Il fut tribun du peuple en 702 (52 av. J.-C.) et monétaire vers 696 (58 av. J.-C.). Pendant son tribunat, il se fit remarquer comme partisan de Pompée son parent, et il soutint Clodius contre Milon. Aussi, accusé plus tard par ses ennemis d’avoir enfreint la loi De vi, il fut condamné et mourut en exil à Bauli en Campanie. Les monnaies de Q. Pompeius Rufus sont faciles à interpréter. Le consul Rufus mentionné sur ces deniers, est l’aïeul paternel du magistrat, celui qui fut consul avec Sylla en 666 (88 av. J.-C.); on voit en même temps le portrait de Sylla, l ‘aïeul maternel du monétaire. La chaise curule, la flèche et la branche de laurier, la couronne de laurier et le lituus sont des symboles qui se rapportent aux diverses fonctions dont furent investis les deux grand-pères du monétaire, les consuls Rufus et Sylla. On peut y voir une allusion au sacerdoce sacris faciundis et au souverain pontificat. Lieux de découverte (115 exemplaires)
1412PO – Denier Pompeia – Quintus Pompeius Rufus

1412PO – Denier Pompeia – Quintus Pompeius Rufus Avers : Q. POM. RVFI – RVFVS. COS (Quinti Pompeii Quinti Rufi, À Quintus Pompeius Rufus/ Rufus consul) Tête nue de Quintus Pompeius Rufus à droite. Revers : SVLLA. COS (Sylla consul) Tête nue de Sylla à droite. Bibliothèque nationale de France 3.74g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 54 avant J.C. Matière : Argent Gens : Pompeia Références : RRC 434/1 – B.4 (Pompeia) – Syd.908 Le monétaire de cette émission (54 av. J.-C.) est Quintus Pompeius Rufus. Bien que son nom soit similaire à d’autres membres de la gens Pompeia, son identité est bien établie grâce à son ascendance prestigieuse qu’il affiche sur ses monnaies. Voici les informations clés sur ce personnage : 1. Une généalogie prestigieuse Quintus Pompeius Rufus est au cœur d’une alliance entre deux des familles les plus puissantes de l’époque. Il est le petit-fils de deux hommes qui furent collègues au consulat en 88 av. J.-C. : Côté paternel : Son grand-père était Quintus Pompeius Rufus, consul en 88 av. J.-C., qui fut un allié fidèle de Sylla. Côté maternel : Son grand-père était le célèbre dictateur Lucius Cornelius Sulla (Sylla). Sa mère s’appelait Cornelia Postuma. 2. Sa carrière et sa chute Sa carrière politique fut courte et marquée par la violence des dernières années de la République : Triumvir Monetalis (54 av. J.-C.) : C’est l’année où il frappe le denier RRC 434/1. À cette époque, le poste de monétaire est souvent un premier pas vers des magistratures plus élevées. Tribun de la plèbe (52 av. J.-C.) : Il est élu tribun dans une période de chaos total à Rome, marquée par l’assassinat de Clodius Pulcher par Milon. Rufus se range du côté des partisans de Clodius et attise la colère de la foule contre Milon (le protégé de Cicéron). Exil : À la fin de son mandat de tribun, il est poursuivi en justice pour les violences survenues pendant son tribunat. Malgré le soutien de Pompée le Grand, il est condamné et doit s’exiler à Baies (en Campanie). Il finit sa vie dans une relative pauvreté, bien loin de la gloire de ses ancêtres. 3. Son message politique En frappant cette monnaie, Rufus ne se contentait pas de célébrer ses ancêtres ; il envoyait un message politique fort : Il rappelait l’année 88 av. J.-C. comme un âge d’or de l’ordre sénatorial. En plaçant le portrait de Sylla, il se positionnait clairement dans le camp des Optimates (les conservateurs), par opposition aux Populares (le camp de César). Le message véhiculé par ce denier est l’un des plus explicites et des plus audacieux de la fin de la République romaine. À travers cette pièce, Quintus Pompeius Rufus ne se contente pas de remplir une fonction administrative ; il livre un véritable manifeste politique et familial. Voici les trois axes principaux de son message : 1. La « Concordia » des deux grands-pères En plaçant son grand-père paternel (Rufus) sur l’avers et son grand-père maternel (Sylla) sur le revers, le monétaire rappelle une date précise : 88 av. J.-C. C’est l’année où ces deux hommes furent consuls ensemble. Le message est celui de l’unité et de la légitimité : il affirme que sa propre existence est le fruit de l’union des deux plus grandes figures de l’ordre établi. 2. Un cri de ralliement pour les Optimates En 54 av. J.-C., Rome est déchirée par les tensions entre Jules César (chef des Populares) et le Sénat (les Optimates). L’image de Sylla n’est pas neutre : elle symbolise la restauration du pouvoir du Sénat par la force. En affichant le portrait du Dictateur, le monétaire affiche son appartenance au camp ultra-conservateur. C’est une provocation envers les partisans de César qui voyaient en Sylla un tyran. 3. La naissance du portrait individuel C’est ici que le message devient révolutionnaire sur le plan artistique : Jusque-là, les monnaies représentaient des dieux ou des ancêtres légendaires (comme Romulus). Ici, on représente des hommes ayant réellement vécu, dont certains citoyens se souvenaient encore. Le message est : « L’histoire de Rome n’est plus faite par les dieux, mais par les grandes lignées (les gentes). » Cela préfigure le culte de la personnalité qui sera pleinement exploité par Jules César, puis par les Empereurs. 4. La fierté du « Vérisme » romain Le message passe aussi par le style. Les portraits sont d’un réalisme frappant (rides, traits sévères, nez marqués). Ce style, appelé vérisme, vise à montrer la virtus (vertu/courage) et l’autorité de l’âge. Contrairement aux Grecs qui idéalisaient leurs visages, le message de Rufus ici est : « Mes ancêtres étaient des hommes de fer, austères et déterminés. » Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Q. Pompeius Rufus. Monétaire vers 696 (58 av. J.-C.) Nous avons cité plus haut Q. Pompeius Rufus marié à Cornélie, fille de Sylla ; le monétaire dont il s’agit ici est son fils, et par conséquent le petit-fils de Sylla. Il fut tribun du peuple en 702 (52 av. J.-C.) et monétaire vers 696 (58 av. J.-C.). Pendant son tribunat, il se fit remarquer comme partisan de Pompée son parent, et il soutint Clodius contre Milon. Aussi, accusé plus tard par ses ennemis d’avoir enfreint la loi De vi, il fut condamné et mourut en exil à Bauli en Campanie. Les monnaies de Q. Pompeius Rufus sont faciles à interpréter. Le consul Rufus mentionné sur ces deniers, est l’aïeul paternel du magistrat, celui qui fut consul avec Sylla en 666 (88 av. J.-C.); on voit en même temps le portrait de Sylla, l ‘aïeul maternel du monétaire. La chaise curule, la flèche et la branche de laurier, la couronne de laurier et le lituus sont des symboles qui se rapportent aux diverses fonctions dont furent investis les deux grand-pères du monétaire, les consuls Rufus et Sylla. On peut y voir une allusion au sacerdoce sacris faciundis et au souverain pontificat. Lieux de découverte (33 exemplaires)
1395CO – Denier Cornelia – Faustus Cornelius Sylla

1395CO – Denier Cornelia – Faustus Cornelius Sylla Avers : FAVSTVS Buste diadémé et drapé de Diane à droite; surmonté d’un petit croissant de lune; derrière un lituus. Revers : FELIX Sylla assis à gauche entre le Roi Bocchus de Maurétanie agenouillé à droite, lui présentant une branche d’olivier et le Roi Jugurtha de Numidie agenouillé à gauche, les mains dans le dos. British Museum 3.86g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 56 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cornelia Références : RRC 426/1 – B.59 (Cornélia) – Syd.879 🌟 Iconographie I. L’Avers : Hommage au Père (Sylla) L’avers est conçu pour glorifier le culte personnel et les affiliations religieuses de Lucius Cornelius Sulla (Sylla). Élément Iconographique Représentation Signification Buste de Diana (Diadémée) La déesse de la chasse, de la lune et de la nature. Affiliation de Sylla : Sylla vénérait particulièrement Diana. On pense que cela fait référence à la victoire décisive de Sylla à Orchomène (86 av. J.-C.), qu’il attribuait à l’aide divine, notamment celle d’une déesse de type lunaire/chasse. Le Croissant Symbole lunaire, placé au-dessus de la tête de Diana. Renforce l’identification avec Diana Lucifera (Porteuse de Lumière) ou Diana Trivia (déesse des croisements). Cela peut aussi symboliser la protection de la déesse sur Sylla et sa famille. Le Lituus Le bâton courbe des Augures (prêtres romains). Affiliation religieuse : Sylla était un Augure. Ce symbole met en évidence la pietas (dévotion) et la légitimité religieuse de la famille Cornelia Sulla. Inscription : FAVSTVS Le prénom du monétaire, Faustus Cornelius Sulla. Il s’agit d’une signature simple, mais le nom même (« Heureux », « Prospère ») fait écho au surnom de son père, Felix. II. Le Revers : L’Apothéose Militaire (Le Triomphe de 105 av. J.-C.) Le revers est une scène historique et l’une des images les plus importantes jamais placées sur une pièce républicaine. Élément Iconographique Représentation Signification Sylla Assis (Togate) Sylla en habit romain (toge), en position d’autorité. Sylla n’est pas représenté en guerrier, mais en magistrat romain ou commandant recevant l’hommage, soulignant son autorité légale et civile sur les rois étrangers. Bocchus Iᵉʳ Agenouillé Le Roi de Maurétanie, tendant un rameau d’olivier. Représente l’acte de reddition et l’ambassade qui a mené à la trahison. Bocchus est le traître qui livre Jugurtha. Bocchus est placé plus près de Sylla, car son rôle a été déterminant. Jugurtha Agenouillé (Mains liées) L’ancien Roi de Numidie, vaincu et captif. Représente la soumission complète et la victoire définitive de Sylla dans la Guerre de Jugurtha (105 av. J.-C.). C’était le moment le plus glorieux de la carrière initiale de Sylla. Composition Scénique La scène est tirée d’un groupe sculptural célèbre. La composition est une citation directe d’un groupe de bronze que Bocchus avait dédié au Capitole pour honorer Sylla et commémorer la reddition. Faustus utilise la monnaie pour diffuser cette image de gloire familiale à un large public. Inscription : FELIX Surnom de Sylla (« Fortuné »). Propagande Familiale : Affirme publiquement le statut divinement « Fortuné » de la lignée Cornelia Sulla, justifiant ainsi l’autorité passée du dictateur. En utilisant ces symboles, Faustus Cornelius Sulla fait du denier un puissant manifeste politique en 56 av. J.-C., rappelant l’héritage politique et militaire de son père à un moment où Rome était dominée par les ambitions de Pompée et César. Le monétaire en question, Faustus Cornelius Sulla, est une figure fascinante de la fin de la République romaine. Il est célèbre pour être le fils du dictateur Lucius Cornelius Sulla (Sylla) et pour être le gendre d’un autre géant romain, Pompée le Grand. Voici les informations clés sur sa vie et sa carrière, notamment son rôle en tant que monétaire : 👤 Faustus Cornelius Sulla (vers 86 – 46 av. J.-C.) 1. Filiation et Héritage Père: Lucius Cornelius Sulla (Sylla), le célèbre dictateur. Mère: Metella (sa quatrième épouse). Nom: Il reçut le prénom de Faustus (prospère, chanceux), soulignant le triomphe de son père, qui avait adopté le surnom de Felix (fortuné, bienheureux). 2. Jeunesse et Distinctions Pupille de Lucullus: Après la mort de son père en 78 av. J.-C., il fut placé sous la tutelle de l’éminent général Lucius Licinius Lucullus. Gendre de Pompée: Il épousa Pompeia Magna, la fille de Pompée le Grand. Ce mariage cimenta une alliance politique entre la lignée de Sylla et Pompée. Fait d’armes (63 av. J.-C.): Il se distingua militairement lors du siège de Jérusalem, mené par Pompée, où il fut le premier à franchir les murs de la ville. Augure: Il fut consacré augure (prêtre chargé d’interpréter la volonté des dieux à travers les auspices) avant 57 av. J.-C. 3. Le Monétaire (Triumvir Monetalis) Période: Il a exercé la fonction de triumvir monetalis (membre du collège des trois magistrats responsables de la frappe des monnaies) vers 56 av. J.-C. (d’où le RRC 426/1). Objectif de son Monnayage: Ses deniers sont de véritables outils de propagande familiale. Le revers célèbre la capture de Jugurtha par Sylla (avec Bocchus et Jugurtha agenouillés devant Sylla) et porte l’inscription FELIX (le surnom de son père). D’autres types de monnaies frappées par lui célébraient les trois triomphes de son beau-père, Pompée, reconnaissant ainsi l’importance de son allié et protecteur. 4. Fin de Carrière et Guerre Civile Questeur (54 av. J.-C.): Il devint questeur et fut chargé de la reconstruction de la Curia Hostilia (le siège du Sénat), qui avait été incendiée. La curie reconstruite fut alors renommée Curia Cornelia en l’honneur de sa gens (famille). Guerre Civile: Au début de la guerre civile (49 av. J.-C.), il se rangea naturellement du côté de son beau-père, Pompée, contre Jules César. Mort: Après la défaite des Pompéiens à Thapsus en 46 av. J.-C., Faustus Cornelius Sulla fut capturé et exécuté peu de temps après. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Faustus Cornelius Sylla. Monétaire vers 690 (64 av. J.-C.); questeur en 701 (53 av. J.-C.) Les monnaies qui suivent ont été frappées par Faustus Cornélius Sylla, fils du dictateur, né vers 665 (89 av. J.-C.).
1295MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1295MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. MANLI PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Revers : L·SVLLA·IMP ou L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. British Museum 4.09g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Argent Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/5 – B.7 (Cornelia) – Syd.757 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée. 📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C. 🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina. Lieux de découverte (340 exemplaires)
1293MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus

1293MA – Denier Manlia – Lucius Manlius Torquatus Avers : L. MANLI T PRO Q Tête de Rome à droite avec le casque ailé. Lettre T (50) à la suite de la légende. Revers : L·SVLLA·IM Sylla dans un char triomphal à droite (quadrige) couronné par la Victoire volant à gauche. British Museum 3.85g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 82 avant J.C. Matière : Argent Gens : Manlia et Cornelia Références : RRC 367/3 – B.4 (Manlia) – Syd.759 👤 Le Monétaire : L. Manlius Torquatus L’inscription L. MANLI PRO Q sur le denier (RRC 367/1) signifie Lucius Manlius, Pro Quæstor (Lucius Manlius, Proquesteur). Identité : Il s’agit de Lucius Manlius Torquatus. Fonction lors de la frappe : Il était Proquesteur (PRO Q) de Lucius Cornelius Sulla (Sylla), qui est désigné comme Imperator (IMP) au revers. Date et Contexte : En 82 av. J.-C., cette monnaie a été frappée dans un atelier itinérant (une « monnaie mobile ») voyageant avec l’armée de Sylla, lors de son retour en Italie pour la Guerre civile contre les Populares (partisans de Marius). Le proquesteur était l’officier responsable des finances et de l’approvisionnement (y compris la monnaie) au sein de l’armée. 📜 Carrière Ultérieure (Confusion possible) Ce Lucius Manlius Torquatus a eu une carrière politique notable : Consul en 65 av. J.-C. : Il est devenu Consul de la République romaine en 65 av. J.-C. Rôle lors de la conjuration de Catilina : Son consulat a été marqué par la fameuse Conjuration de Catilina. Avec son collègue L. Aurelius Cotta, il fut la cible d’un complot visant à assassiner les consuls au début de l’année 65 av. J.-C. 🏛️ L’Héritage des Manlii Torquati Le nom Torquatus est un cognomen (surnom) célèbre de la gens (famille) Manlia. Ce surnom a été gagné par un ancêtre légendaire, Titus Manlius Imperiosus Torquatus, au IVe siècle av. J.-C. L’histoire raconte qu’il a vaincu un guerrier gaulois en combat singulier et lui a retiré son torque (collier). Il a ensuite porté ce torque comme trophée, d’où le nom Torquatus (celui qui porte le torque). Référence sur la monnaie : La tête de Roma sur l’avers de la monnaie RRC 367/1 est souvent vue portant un torque autour du cou, un clin d’œil subtil à la gloire de la famille Manlia. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Manlius. Proquesteur en 673 (81 av. J.-C.) Ce personnage a souvent été confondu avec le précédent ; nous avons dit plus haut les raisons qui nous ont fait admettre deux monétaires différents. L. Manlius était proquesteur de Sylla et il prend ce titre sur ses monnaies. Il combattit à la porte Colline , et fut chargé, comme nous l’avons expliqué ailleurs, de frapper monnaie après le triomphe de Sylla, en 673. C’est probablement le même personnage que L. Manlius L. f. Torquatus qui, consul en 689 (65 av. J.-C.), avec L. Aurelius Cotta, devint ensuite gouverneur de la Macédoine et prit une part active à la répression de la conspiration de Catilina. Lieux de découverte (105 exemplaires)