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272AN – Victoriat Anonyme

272AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. British Museum 3.34g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 70/1 – Syd. 83 Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès. Lieux de découverte (24 exemplaires)

271AN – Sextans Anonyme

271AN – Sextans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de Mercure à droite, coiffée du pétase, au-dessus deux globules. Revers : (KA) / ROMA Proue de navire à droite, au-dessus un épi de blé et à droite légende (KA). Bibliothèque nationale de France 6.65g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 69/6a – Syd. 310d Variante 1 : Légende IC au revers Référence : RRC 69/6b Bibliothèque nationale de France 5.83g Bibliothèque nationale de France 5.83g Variante 2 : Légende C au revers Référence : RRC 69/6c Bibliothèque nationale de France 6.32g Bibliothèque nationale de France 6.32g L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République. Le monogramme « KA » sur ce semis est un élément numismatique important. Il ne figure pas sur toutes les monnaies de ce type, mais sur certaines variantes. D’après les catalogues numismatiques, ce monogramme se trouve généralement sur le revers, devant la proue du navire. Sa signification est sujette à discussion parmi les spécialistes, mais il est largement considéré comme une marque d’atelier de frappe, désignant probablement la ville de Catane en Sicile.

270AN – Quadrans Anonyme

270AN – Quadrans Anonyme Avers : Anépigraphe Tête imberbe d’Hercule à droite coiffé de la dépouille du sanglier d’Erymanthe; derrière trois globules posés verticalement. Revers : ROMA Taureau chargeant à droite, au-dessous un serpent, au-dessous trois globules et un épi de blé. Bibliothèque nationale de France 5.74g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 69/5 L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République. L’ensemble de ces symboles sur ce quadrans compose une iconographie cohérente. L’association d’Hercule, un héros romain majeur symbolisant la force et le pouvoir, avec des motifs agricoles (taureau, épi de blé) et un serpent, suggère que la pièce visait à exprimer à la fois la puissance militaire de Rome et son contrôle sur les ressources vitales de ses provinces, en particulier la Sicile. Cette iconographie distinctive permet de distinguer cette série de pièces des émissions d’autres ateliers et périodes de la République romaine.

268AN – Triens Anonyme

268AN – Triens Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Minerve à droite, coiffée du casque corinthien à cimier et triple aigrette ; au-dessus, quatre globules. Revers : (KA) / ROMA Proue de navire à droite, au-dessus un épi de blé et à droite légende (KA). Bibliothèque nationale de France 11.29g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 69/4a – Syd. 310c L’épi de blé sur cette monnaie a une signification très précise, qui n’est pas seulement symbolique, mais aussi historique et géographique. La raison principale est que cet épi de blé est un symbole direct de la Sicile. Grenier à blé de Rome : Au IIIe siècle av. J.-C., la Sicile était une province stratégiquement cruciale pour la République romaine, car elle constituait le principal grenier à blé. Les vastes champs de céréales de l’île fournissaient une grande partie du grain nécessaire pour approvisionner la population de Rome. Contexte de la guerre punique : Cette monnaie a a été frappée vers 211 av. J.-C., en pleine Seconde Guerre punique. À cette époque, Rome luttait pour contrôler la Sicile face à Carthage. La frappe de deniers sur l’île (on pense que ces pièces ont été frappées dans des ateliers siciliens) avait pour but de payer les troupes romaines sur place et de marquer la domination romaine sur ce territoire. Symbole de prospérité et de contrôle : La représentation de l’épi de blé sur la monnaie ne symbolise donc pas seulement la fertilité ou l’abondance en général, mais surtout le contrôle romain sur cette ressource vitale. En affichant un épi de blé, Rome communiquait son succès dans la maîtrise de l’approvisionnement en blé et, par extension, de la prospérité de la République. Le monogramme « KA » sur ce semis est un élément numismatique important. Il ne figure pas sur toutes les monnaies de ce type, mais sur certaines variantes. D’après les catalogues numismatiques, ce monogramme se trouve généralement sur le revers, devant la proue du navire. Sa signification est sujette à discussion parmi les spécialistes, mais il est largement considéré comme une marque d’atelier de frappe, désignant probablement la ville de Catane en Sicile.

266AN – Semis Anonyme

266AN – Semis Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Saturne à droite, derrière marque de valeur S. Revers : ROMA (KA) Proue de galère tournée à droite, au-dessus un épi de blé et marque de valeur S et légende (KA) à droite. Bibliothèque nationale de France 11.93g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 69/3a – Syd. 310b Le monogramme « KA » sur ce semis est un élément numismatique important. Il ne figure pas sur toutes les monnaies de ce type, mais sur certaines variantes. D’après les catalogues numismatiques, ce monogramme se trouve généralement sur le revers, devant la proue du navire. Sa signification est sujette à discussion parmi les spécialistes, mais il est largement considéré comme une marque d’atelier de frappe, désignant probablement la ville de Catane en Sicile.

265AN – As Anonyme

265AN – As Anonyme Avers : Anépigraphe Tête barbue de Janus, au-dessus marque de valeur I. Revers : ROMA // (KA) Proue de galère tournée à droite; KA à droite et un épi de blé au-dessus. Bibliothèque nationale de France 10.49g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 69/2a – Syd. 310a Variante : Epi de blé à l’avers sous la tête de Janus, légende I au-dessus de la proue et C à droite au revers. Référence : RRC 69/2b Numismatica Ars Classica 27.34g Le monogramme « KA » sur ce Dupondius est un élément numismatique important. Il ne figure pas sur toutes les monnaies de ce type, mais sur certaines variantes. D’après les catalogues numismatiques, ce monogramme se trouve généralement sur le revers, devant la proue du navire. Sa signification est sujette à discussion parmi les spécialistes, mais il est largement considéré comme une marque d’atelier de frappe, désignant probablement la ville de Catane en Sicile.

264AN – Dupondius Anonyme

264AN – Dupondius Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Minerve à droite. Revers : ROMA (KA) Proue de navire à droite, au-dessus marque de valeur II et un épi de blé. Bibliothèque nationale de France 39.21g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 69/1 Le monogramme « KA » sur le Dupondius RRC 69/1 est un élément numismatique important. Il ne figure pas sur toutes les monnaies de ce type, mais sur certaines variantes. D’après les catalogues numismatiques, ce monogramme se trouve généralement sur le revers, devant la proue du navire. Sa signification est sujette à discussion parmi les spécialistes, mais il est largement considéré comme une marque d’atelier de frappe, désignant probablement la ville de Catane en Sicile.

260AN – Victoriat Anonyme

260AN – Victoriat Anonyme Avers : Anépigraphe Tête laurée de Jupiter à droite. Revers : ROMA Victoire debout à droite couronnant un trophée. Bibliothèque nationale de France 3.19g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Sicile Datation : 211-208 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 67/1 – Syd. 83 Émis pour la première fois aux alentours de 211 avant J.C., le denier a été frappé avec un poids de quatre scrupules (un scrupule équivaut à environ 1,12 gramme). Cependant, Rome reconnaissait le besoin persistant de créer d’autres pièces de monnaie selon l’ancienne norme didrachme / drachme (probablement pour l’achat de fournitures auprès d’autres villes ou pour le commerce ou la corruption pure et simple de villes et de l’aristocratie de la Grande Grèce et / ou le paiement d’alliés des villes desservies par l’armée romaine). Par conséquent, à peu près au même moment, Rome créa une deuxième pièce, appelée victoriat , frappée avec un poids de trois coups scrupules. A l’époque de la frappe du victoriat, le commerce très actif de Rome avec les villes de l’Adriatique était principalement alimenté par les drachmes d’Apollonie et de Dyrrachium dont le type est une vache allaitant son veau. Le victoriat présente au droit la tête de Jupiter et au revers Victoire couronnant un trophée. Alors que le denier et ses fractions étaient en argent de qualité (atteignant souvent 98% de finesse), le victoriat était une monnaie dégradée tout au long de sa production entre 211 et 170 avant J.C. Il représentait en moyenne environ 70% d’argent (mais avec des variations considérables) et, contrairement au denier, ne portait aucune indication de valeur. Ainsi, intrinsèquement, un victoriat valait environ un demi denier (75% x 70% = environ 50%). Mais si l’on ne savait pas qu’il était abaissé et jugé simplement en fonction du poids, on aurait alors pensé que cela valait 3/4 du denier (3 scrupules contre 4 scrupules). Dans les différents trésors monétaires, les victoriats ne se retrouvent presque jamais mélangés avec des deniers, mais plutôt seuls. Cela indique que sa nature dégradée était bien connue dans le monde romain. D’autre part, les victoriats ont été fabriqués pendant quarante ans, alors Rome a dû avoir le sentiment qu’ils ont eu un certain succès. Lieux de découverte (6 exemplaires)

238AN – Semuncia Anonyme

238AN – Semuncia Anonyme Avers : Anépigraphe Buste de Mercure à droite coiffé du pétase ailé. Revers : ROMA Proue de galère tournée à droite, au-dessus une « Victoire couronnant ». Bibliothèque nationale de France 1.85g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Italie centrale Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 61/8  L’iconographie de « Victoria couronnant » est avant tout un message de triomphe, de succès, de légitimité divine et de protection. Sur les monnaies romaines : Cette image était omniprésente. Elle servait de propagande pour : Célébrer des victoires militaires spécifiques : Chaque fois qu’une armée romaine remportait une bataille décisive, l’empereur ou le magistrat en charge pouvait émettre des monnaies montrant Victoria couronnant, pour rappeler ce succès. Affirmer la « chance » ou la « faveur divine » du dirigeant : Représenter Victoria couronnant l’empereur (même de manière implicite) renforçait l’idée qu’il était le favori des dieux, destiné à la victoire. Inspirer confiance aux troupes et à la population : Voir la déesse de la Victoire sur les pièces qu’ils utilisaient quotidiennement pouvait renforcer le moral et la confiance dans le destin de Rome. En somme, l’iconographie de Victoria couronnant est un puissant symbole visuel de la victoire assurée et de la gloire éternelle dans le monde romain.

237AN – Once Anonyme

237AN – Once Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite, coiffée du casque attique à cimier et triple aigrette; derrière la tête, marque de valeur d’un globule. Revers : ROMA Proue de galère tournée à droite, au-dessous marque de valeur d’un globule et une « Victoire couronnant » au-dessus. British Museum 6.01g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Italie centrale Datation : 211 – 208 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 61/7 L’iconographie de « Victoria couronnant » est avant tout un message de triomphe, de succès, de légitimité divine et de protection. Sur les monnaies romaines : Cette image était omniprésente. Elle servait de propagande pour : Célébrer des victoires militaires spécifiques : Chaque fois qu’une armée romaine remportait une bataille décisive, l’empereur ou le magistrat en charge pouvait émettre des monnaies montrant Victoria couronnant, pour rappeler ce succès. Affirmer la « chance » ou la « faveur divine » du dirigeant : Représenter Victoria couronnant l’empereur (même de manière implicite) renforçait l’idée qu’il était le favori des dieux, destiné à la victoire. Inspirer confiance aux troupes et à la population : Voir la déesse de la Victoire sur les pièces qu’ils utilisaient quotidiennement pouvait renforcer le moral et la confiance dans le destin de Rome. En somme, l’iconographie de Victoria couronnant est un puissant symbole visuel de la victoire assurée et de la gloire éternelle dans le monde romain.