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1474CO – Sesterce Cordia – Manius Cordius

1474CO – Sesterce Cordia – Manius Cordius Avers : MN·CORDIVS (Manius Cordius) Casque avec aigrette. Revers : RVFVS ou RVFI ou RVF (Rufus) Cupidon s’avançant à droite, tenant une palme et une couronne. British Museum 0.88g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 46 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cordia Références : RRC 463/6a – B.9 (Cordia) – Syd.981 Le sesterce de Manius Cordius Rufus (RRC 463/6), frappé en 46 av. J.-C., est une pièce riche en symbolisme politique, s’inscrivant dans une année charnière de l’histoire romaine. Voici l’analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte : 1. Le Symbolisme : Un hommage à la lignée de César Bien que Manius Cordius Rufus soit le magistrat monétaire (triumvir monétaire), le choix des motifs est une célébration directe de Jules César, alors au faîte de sa puissance. Le Casque (Avers) : Le casque corinthien à aigrette évoque Minerve (déesse de la sagesse et de la guerre stratégique) ou la Virtus (la valeur guerrière). C’est un rappel de la protection divine sur les armées romaines et de la légitimité militaire de César. Cupidon (Revers) : C’est l’élément le plus politique. Cupidon est le fils de Vénus. Or, la Gens Iulia (la famille de César) prétend descendre directement de Vénus Genetrix. La Palme et la Couronne : En tenant ces deux attributs, Cupidon ne représente pas seulement l’amour, mais la Victoire. Le message est clair : la victoire de César est une victoire « divine », orchestrée par ses ancêtres célestes. 2. Le Contexte Historique : L’année des Triomphes L’année 46 av. J.-C. est fondamentale pour plusieurs raisons : La Victoire de Thapsus : César vient de vaincre les partisans de Pompée en Afrique (avril 46). À son retour à Rome, il célèbre quatre triomphes grandioses (Gaule, Égypte, Pont, Afrique). Le Besoin de Numéraire : Pour payer les primes des vétérans et financer les jeux spectaculaires offerts au peuple, les ateliers monétaires de Rome tournent à plein régime. C’est dans ce cadre que Cordius Rufus frappe ses monnaies. La Réapparition du Sesterce d’Argent : Le sesterce en argent avait presque disparu de la circulation au profit du denier. César le réintroduit massivement pour faciliter les petites transactions et les distributions de monnaie au peuple (congiaria). 3. Le Lien avec les Dioscures Manius Cordius Rufus était originaire de Tusculum, une ville célèbre pour son culte très ancien dédié aux Dioscures (Castor et Pollux). On retrouve d’ailleurs les têtes des jumeaux divins sur les deniers de ce même monétaire (RRC 463/1). Sur le sesterce (RRC 463/6), bien que le motif soit centré sur Cupidon, la symbolique de protection de la cité et de victoire militaire reste cohérente avec l’iconographie familiale du monétaire. Manius Cordius Rufus est un personnage dont la trace historique repose quasi exclusivement sur sa production monétaire et quelques rares inscriptions. Il appartient à une catégorie de magistrats romains dits « mineurs », mais dont le rôle était crucial pour l’économie et la propagande impériale. 1. Identité et Origine Nom complet : Mn. Cordius Rufus. Famille (Gens) : Il appartient à la gens Cordia, une famille plébéienne qui n’avait jamais atteint les plus hautes sphères du pouvoir (le consulat) avant lui. Origine géographique : Sa famille est originaire de Tusculum (une ancienne cité latine proche de Rome). C’est pour cette raison qu’il choisit les Dioscures sur ses pièces, car ces derniers étaient les divinités protectrices de sa ville natale. 2. Fonction : Triumvir Monétaire En 46 av. J.-C., il occupe la charge de III VIR AAAFF (Triumvir Auro Argento Aere Flando Feriundo), soit l’un des trois magistrats chargés de la fonte et de la frappe des monnaies de bronze, d’argent et d’or. Le Collège de 46 av. J.-C. : Il travaillait aux côtés de deux autres monétaires : Titus Carisius et C. Considius Paetus. Une carrière ascendante : Bien que connu surtout pour ses monnaies, une inscription retrouvée à Tusculum (ILLRP 414) suggère qu’il aurait pu atteindre le rang de Préteur, montrant que sa loyauté envers César a favorisé son ascension sociale. 3. Allégeance Politique Manius Cordius Rufus est un partisan de Jules César. Son mandat de 46 av. J.-C. coïncide avec l’année où César est nommé Dictateur pour dix ans. La marque de César : En choisissant de représenter Vénus sur le revers de ses monnaies, il rend hommage à la Gens Julia (la famille de César), qui revendiquait une descendance divine de Vénus. Le contexte financier : Rufus a supervisé la frappe d’importantes quantités de monnaie pour financer les célébrations des triomphes de César et le paiement des légions après la bataille de Thapsus. Variante : Cupidon au revers tenant une branche de palmier vers le haut dans la main gauche et une couronne dans la main droite. Référence : RRC 463/6b CNG 0.76g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Manius Cordius Rufus fut triumvir monétaire vers 705, ou peu après (49 av. J.-C.). C’est le seul membre de la famille Cordia qui soit connu, et il faut éviter de confondre ses monnaies avec celles de Mucius Cordus. Cavedoni pense avec raison que Man. Cordius Rufus fut monétaire de Pompée en Orient à cause de la ressemblance de ses monnaies avec les types des médailles du Pont. L’égide de Minerve reproduit le type de pièces de bronze d’Amisus, de Chabacta, de Comana et d’autres villes du Pont ; la chouette se voit sur les pièces d’argent d’Amisus; l’aigle, aux ailes éployées, se rencontre aussi sur des bronzes de la même ville. Ces rapprochements nous donnent la certitude que Man. Cordius Rufus frappa monnaie dans le Pont, peut-être même dans l’atelier d’Amisus. Cela est vrai au moins pour les pièces qui reproduisent les types autonomes des villes du Pont ; quant à celles qui font allusion aux souvenirs de la gens Cordia, peut-être ont-elles été frappées à Rome même ou en Italie, avant la fuite des Pompéiens. Malheureusement on ne connaît que fort imparfaitement le monétaire Man. Cordius Rufus qui n’est cité dans aucun auteur. Cependant, une inscription de Tusculum publié par Borghesi, mentionne un Manius Cordius Rufus

1473CO – Sesterce Cordia – Manius Cordius

1473CO – Sesterce Cordia – Manius Cordius Avers : MN·CORDIVS (Manius Cordius) Tête diadémé de Vénus à droite. Revers : RVFVS (Rufus) Cupidon s’avançant à droite, tenant une palme et une couronne. British Museum 0.98g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 46 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cordia Références : RRC 463/5a – B.8 (Cordia) – Syd.980 Symbolisme de la pièce L’imagerie de cette monnaie est entièrement dédiée à la glorification de la gens Julia (la famille de Jules César), dont les Cordii étaient des partisans. L’Avers : Vénus (La Génitrice) Description : Le buste de Vénus, déesse de l’amour, portant un diadème. Symbolisme : Vénus est l’ancêtre mythique de Jules César (via Énée et Iule). En plaçant Vénus à l’avers, Rufus rend hommage au dictateur qui est alors au sommet de son pouvoir en 46 av. J.-C. Le diadème souligne son aspect royal et victorieux. Le Revers : Cupidon (L’Amour Victorieux) Description : Cupidon, le fils de Vénus, représenté comme un jeune enfant ailé. Il tient une palme et une couronne. Symbolisme : La palme et la couronne sont des symboles de victoire. Voir Cupidon avec ces attributs signifie que l’amour et la lignée de Vénus (César) ont triomphé des guerres civiles. C’est une propagande subtile : la paix et la victoire sont apportées par la descendance divine de Vénus. Contexte Historique : 46 av. J.-C. Le contexte de production est identique à celui mentionné précédemment, mais le rôle de Rufus est spécifique : Le Triomphe de César : Manius Cordius Rufus frappe cette monnaie au moment même où César rentre d’Afrique après la bataille de Thapsus. L’utilisation de Vénus et Cupidon est une célébration directe du succès de César. L’Atelier de Rome : Rufus était l’un des trois magistrats monétaires (triumvir monetalis). Ses émissions (notamment ses deniers avec l’égide de Minerve ou les têtes de Dioscures) sont réputées pour leur qualité artistique. Le Sesterce en Argent : À cette époque, le sesterce est une dénomination de petite taille mais de grande valeur d’usage au quotidien. En raison de sa petite taille, le type « Cupidon à la palme » est particulièrement recherché par les collectionneurs pour la finesse de sa gravure. Manius Cordius Rufus est un personnage dont la trace historique repose quasi exclusivement sur sa production monétaire et quelques rares inscriptions. Il appartient à une catégorie de magistrats romains dits « mineurs », mais dont le rôle était crucial pour l’économie et la propagande impériale. 1. Identité et Origine Nom complet : Mn. Cordius Rufus. Famille (Gens) : Il appartient à la gens Cordia, une famille plébéienne qui n’avait jamais atteint les plus hautes sphères du pouvoir (le consulat) avant lui. Origine géographique : Sa famille est originaire de Tusculum (une ancienne cité latine proche de Rome). C’est pour cette raison qu’il choisit les Dioscures sur ses pièces, car ces derniers étaient les divinités protectrices de sa ville natale. 2. Fonction : Triumvir Monétaire En 46 av. J.-C., il occupe la charge de III VIR AAAFF (Triumvir Auro Argento Aere Flando Feriundo), soit l’un des trois magistrats chargés de la fonte et de la frappe des monnaies de bronze, d’argent et d’or. Le Collège de 46 av. J.-C. : Il travaillait aux côtés de deux autres monétaires : Titus Carisius et C. Considius Paetus. Une carrière ascendante : Bien que connu surtout pour ses monnaies, une inscription retrouvée à Tusculum (ILLRP 414) suggère qu’il aurait pu atteindre le rang de Préteur, montrant que sa loyauté envers César a favorisé son ascension sociale. 3. Allégeance Politique Manius Cordius Rufus est un partisan de Jules César. Son mandat de 46 av. J.-C. coïncide avec l’année où César est nommé Dictateur pour dix ans. La marque de César : En choisissant de représenter Vénus sur le revers de ses monnaies, il rend hommage à la Gens Julia (la famille de César), qui revendiquait une descendance divine de Vénus. Le contexte financier : Rufus a supervisé la frappe d’importantes quantités de monnaie pour financer les célébrations des triomphes de César et le paiement des légions après la bataille de Thapsus. Variante : Légende MN·CORDI à l’avers Référence : RRC 463/5b British Museum 1.08g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Manius Cordius Rufus fut triumvir monétaire vers 705, ou peu après (49 av. J.-C.). C’est le seul membre de la famille Cordia qui soit connu, et il faut éviter de confondre ses monnaies avec celles de Mucius Cordus. Cavedoni pense avec raison que Man. Cordius Rufus fut monétaire de Pompée en Orient à cause de la ressemblance de ses monnaies avec les types des médailles du Pont. L’égide de Minerve reproduit le type de pièces de bronze d’Amisus, de Chabacta, de Comana et d’autres villes du Pont ; la chouette se voit sur les pièces d’argent d’Amisus; l’aigle, aux ailes éployées, se rencontre aussi sur des bronzes de la même ville. Ces rapprochements nous donnent la certitude que Man. Cordius Rufus frappa monnaie dans le Pont, peut-être même dans l’atelier d’Amisus. Cela est vrai au moins pour les pièces qui reproduisent les types autonomes des villes du Pont ; quant à celles qui font allusion aux souvenirs de la gens Cordia, peut-être ont-elles été frappées à Rome même ou en Italie, avant la fuite des Pompéiens. Malheureusement on ne connaît que fort imparfaitement le monétaire Man. Cordius Rufus qui n’est cité dans aucun auteur. Cependant, une inscription de Tusculum publié par Borghesi, mentionne un Manius Cordius Rufus fils d’un autre Manius, qui porte les titres de praetor, proconsul, aedilis lusirando monti sacra. C’est probablement le monétaire lui-même, car l’inscription date des dernières années de la période républicaine. On peut croire, en outre, d’après cette inscription trouvée à Tusculum, que la gens Cordia était originaire de cette ville, car le type des Dioscures qui se trouve sur les pièces, est identique à celui des monnaies d’argent de Man. Fonteius et à celui des pièces d’or de L. Sulpicius Rufus sur lesquelles on lit Tusculum. Les tètes de Castor et de Pollux font allusion au culte de ces divinités qui

1472CO – Quinaire Cordia – Manius Cordius

1472CO – Quinaire Cordia – Manius Cordius Avers : (MN)·CORDIVS (Manius Cordius) Tête de Sol à droite avec couronne radiée. Les rayons de la couronne de Sol divergent (pas parallèles) . Revers : RVFVS (Rufus) Aigle debout à droite, tête à gauche.  Bibliothèque nationale de France 1.98g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 46 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cordia Références : RRC 463/4a – B.5 (Cordia) – Syd.979 1. Symbolisme Iconographique L’Avers : Sol (le Soleil) Identité : La tête radiée de Sol représente la divinité solaire. Le fait que les rayons divergent (au lieu d’être parallèles) est un détail de style typique de cette émission. Signification : Le Soleil est souvent associé à l’idée de « Sol Invictus » (le Soleil Invaincu) ou au renouveau. En 46 av. J.-C., cela peut symboliser l’aube d’une nouvelle ère sous l’égide de Jules César. Sol est également lié à l’Orient, rappelant peut-être les succès de César contre Pharnace II (la fameuse campagne du « Veni, Vidi, Vici »). Le Revers : L’Aigle (Aquila) L’Aigle de Jupiter : L’aigle debout, tournant la tête, est l’oiseau de Jupiter, roi des dieux. C’est le symbole suprême de la puissance de Rome et de l’autorité. Lien Militaire : C’est aussi l’emblème des légions romaines. Sa présence sur un quinaire renforce la destination militaire de cette monnaie. L’aigle « regardant en arrière » (tête à gauche) est une posture classique dans l’art monétaire pour exprimer la vigilance. 2. Contexte Historique : La Victoire et l’Ordre Nouveau Le quinaire est frappé en 46 av. J.-C., l’année où César devient « Dictateur pour dix ans ». Légitimation du pouvoir : L’association de Sol (la lumière, le renouveau) et de l’Aigle (le pouvoir souverain, Jupiter) n’est pas fortuite. Manius Cordius Rufus utilise ces symboles pour souligner que le pouvoir de César est soutenu par les dieux et qu’il apporte la clarté après les ténèbres de la guerre civile. Les origines de Rufus : Bien que Rufus soit attaché à ses racines de Tusculum, l’utilisation de Sol sur ses monnaies pourrait aussi être un hommage à la famille des Cordii, ou une référence aux réformes du calendrier (le calendrier julien, basé sur le cycle solaire) introduites par César cette année-là. Manius Cordius Rufus est un personnage dont la trace historique repose quasi exclusivement sur sa production monétaire et quelques rares inscriptions. Il appartient à une catégorie de magistrats romains dits « mineurs », mais dont le rôle était crucial pour l’économie et la propagande impériale. 1. Identité et Origine Nom complet : Mn. Cordius Rufus. Famille (Gens) : Il appartient à la gens Cordia, une famille plébéienne qui n’avait jamais atteint les plus hautes sphères du pouvoir (le consulat) avant lui. Origine géographique : Sa famille est originaire de Tusculum (une ancienne cité latine proche de Rome). C’est pour cette raison qu’il choisit les Dioscures sur ses pièces, car ces derniers étaient les divinités protectrices de sa ville natale. 2. Fonction : Triumvir Monétaire En 46 av. J.-C., il occupe la charge de III VIR AAAFF (Triumvir Auro Argento Aere Flando Feriundo), soit l’un des trois magistrats chargés de la fonte et de la frappe des monnaies de bronze, d’argent et d’or. Le Collège de 46 av. J.-C. : Il travaillait aux côtés de deux autres monétaires : Titus Carisius et C. Considius Paetus. Une carrière ascendante : Bien que connu surtout pour ses monnaies, une inscription retrouvée à Tusculum (ILLRP 414) suggère qu’il aurait pu atteindre le rang de Préteur, montrant que sa loyauté envers César a favorisé son ascension sociale. 3. Allégeance Politique Manius Cordius Rufus est un partisan de Jules César. Son mandat de 46 av. J.-C. coïncide avec l’année où César est nommé Dictateur pour dix ans. La marque de César : En choisissant de représenter Vénus sur le revers de ses monnaies, il rend hommage à la Gens Julia (la famille de César), qui revendiquait une descendance divine de Vénus. Le contexte financier : Rufus a supervisé la frappe d’importantes quantités de monnaie pour financer les célébrations des triomphes de César et le paiement des légions après la bataille de Thapsus. Variante 1 : Les rayons de la couronne de Sol divergent (pas parallèles) et l’aigle est debout à gauche. Référence : RRC 463/4b British Museum 1.81g Variante 2 : Les rayons de la couronne de Sol sont parallèles et l’aigle est debout à gauche. Référence : RRC 463/4c Roma Numismatics 1.27g Variante 3 : Les rayons de la couronne de Sol sont parallèles et l’aigle est debout à gauche; légende à l’avers (MN)·CORDI Référence : RRC 463/4d Bibliothèque nationale de France 1.89g Bibliothèque nationale de France 1.89g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Manius Cordius Rufus fut triumvir monétaire vers 705, ou peu après (49 av. J.-C.). C’est le seul membre de la famille Cordia qui soit connu, et il faut éviter de confondre ses monnaies avec celles de Mucius Cordus. Cavedoni pense avec raison que Man. Cordius Rufus fut monétaire de Pompée en Orient à cause de la ressemblance de ses monnaies avec les types des médailles du Pont. L’égide de Minerve reproduit le type de pièces de bronze d’Amisus, de Chabacta, de Comana et d’autres villes du Pont ; la chouette se voit sur les pièces d’argent d’Amisus; l’aigle, aux ailes éployées, se rencontre aussi sur des bronzes de la même ville. Ces rapprochements nous donnent la certitude que Man. Cordius Rufus frappa monnaie dans le Pont, peut-être même dans l’atelier d’Amisus. Cela est vrai au moins pour les pièces qui reproduisent les types autonomes des villes du Pont ; quant à celles qui font allusion aux souvenirs de la gens Cordia, peut-être ont-elles été frappées à Rome même ou en Italie, avant la fuite des Pompéiens. Malheureusement on ne connaît que fort imparfaitement le monétaire Man. Cordius Rufus qui n’est cité dans aucun auteur. Cependant, une inscription de Tusculum publié par Borghesi, mentionne un Manius Cordius Rufus fils d’un autre Manius, qui porte les titres de praetor, proconsul, aedilis lusirando monti sacra. C’est probablement le monétaire lui-même, car l’inscription date des dernières années de la période républicaine.

1471CO – Denier Cordia – Manius Cordius Rufus

1471CO – Denier Cordia – Manius Cordius Rufus Avers : RVFVS. S. C (Rufus Senatus Consulto, Rufus avec l’accord du Sénat) Tête diadémée de Vénus à droite avec boucle d’oreille et collier. Revers : MN. CORDIVS (Manius Cordius) Petit personnage ailé (Cupidon) chevauchant un dauphin nageant à droite. British Museum 4.14g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 46 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cordia Références : RRC 463/3 – B.3 (Cordia) – Syd.977 Ce denier est une pièce majeure de l’année 46 av. J.-C., une période charnière où la République romaine bascule vers le pouvoir personnel de Jules César. Son symbolisme est à la fois religieux, familial et hautement politique. 1. Le Symbolisme Religieux et Politique Le choix des motifs sur cette pièce n’est pas un hasard ; il s’inscrit dans une stratégie de communication visuelle visant à glorifier le dictateur Jules César. Vénus Verticordia (Avers) : La tête de Vénus, déesse de l’amour, est ici représentée sous son aspect de Verticordia (« celle qui change les cœurs »). Si ce culte est traditionnellement lié à la chasteté, sa présence sur le denier est un hommage direct à Jules César. Ce dernier affirmait descendre de la déesse par son ancêtre Énée. Frapper Vénus en 46 av. J.-C., c’est affirmer la légitimité divine du pouvoir de César. Cupidon et le Dauphin (Revers) : L’image de l’Amour (Cupidon) chevauchant un dauphin est un motif classique du cortège de Vénus. Le dauphin, créature marine bienveillante, symbolise ici la protection et la vitesse. Certains historiens y voient une allusion à la maîtrise des mers par Rome ou aux succès navals de César. Sur le plan symbolique, l’association Cupidon/dauphin évoque la prospérité et la paix retrouvées après les tourments des guerres civiles. 2. Le Contexte Historique : L’Apogée de César (46 av. J.-C.) L’année 46 av. J.-C. est fondamentale pour comprendre l’émission de Manius Cordius Rufus : Le Quadruple Triomphe : César revient à Rome après avoir vaincu les derniers partisans de Pompée à la bataille de Thapsus. Il célèbre quatre triomphes spectaculaires (Gaule, Égypte, Pont, Afrique). La monnaie sert alors à financer ces célébrations et à payer les vétérans. La Dictature de 10 ans : C’est cette année-là que le Sénat nomme César « Dictateur pour dix ans ». Le titre S·C (Senatus Consulto) présent sur l’avers souligne que, bien que le pouvoir soit concentré entre les mains d’un seul homme, les formes républicaines (le décret du Sénat) sont encore officiellement respectées. Le Rôle du Monétaire : Manius Cordius Rufus est l’un des triumviri monetales (magistrats responsables de la frappe). Bien que sa famille soit originaire de Tusculum (ville dévouée aux Dioscures), il choisit ici de s’effacer derrière l’iconographie césarienne pour témoigner de son allégeance. Manius Cordius Rufus est un personnage dont la trace historique repose quasi exclusivement sur sa production monétaire et quelques rares inscriptions. Il appartient à une catégorie de magistrats romains dits « mineurs », mais dont le rôle était crucial pour l’économie et la propagande impériale. 1. Identité et Origine Nom complet : Mn. Cordius Rufus. Famille (Gens) : Il appartient à la gens Cordia, une famille plébéienne qui n’avait jamais atteint les plus hautes sphères du pouvoir (le consulat) avant lui. Origine géographique : Sa famille est originaire de Tusculum (une ancienne cité latine proche de Rome). C’est pour cette raison qu’il choisit les Dioscures sur ses pièces, car ces derniers étaient les divinités protectrices de sa ville natale. 2. Fonction : Triumvir Monétaire En 46 av. J.-C., il occupe la charge de III VIR AAAFF (Triumvir Auro Argento Aere Flando Feriundo), soit l’un des trois magistrats chargés de la fonte et de la frappe des monnaies de bronze, d’argent et d’or. Le Collège de 46 av. J.-C. : Il travaillait aux côtés de deux autres monétaires : Titus Carisius et C. Considius Paetus. Une carrière ascendante : Bien que connu surtout pour ses monnaies, une inscription retrouvée à Tusculum (ILLRP 414) suggère qu’il aurait pu atteindre le rang de Préteur, montrant que sa loyauté envers César a favorisé son ascension sociale. 3. Allégeance Politique Manius Cordius Rufus est un partisan de Jules César. Son mandat de 46 av. J.-C. coïncide avec l’année où César est nommé Dictateur pour dix ans. La marque de César : En choisissant de représenter Vénus sur le revers de ses monnaies, il rend hommage à la Gens Julia (la famille de César), qui revendiquait une descendance divine de Vénus. Le contexte financier : Rufus a supervisé la frappe d’importantes quantités de monnaie pour financer les célébrations des triomphes de César et le paiement des légions après la bataille de Thapsus. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Manius Cordius Rufus fut triumvir monétaire vers 705, ou peu après (49 av. J.-C.). C’est le seul membre de la famille Cordia qui soit connu, et il faut éviter de confondre ses monnaies avec celles de Mucius Cordus. Cavedoni pense avec raison que Man. Cordius Rufus fut monétaire de Pompée en Orient à cause de la ressemblance de ses monnaies avec les types des médailles du Pont. L’égide de Minerve reproduit le type de pièces de bronze d’Amisus, de Chabacta, de Comana et d’autres villes du Pont ; la chouette se voit sur les pièces d’argent d’Amisus; l’aigle, aux ailes éployées, se rencontre aussi sur des bronzes de la même ville. Ces rapprochements nous donnent la certitude que Man. Cordius Rufus frappa monnaie dans le Pont, peut-être même dans l’atelier d’Amisus. Cela est vrai au moins pour les pièces qui reproduisent les types autonomes des villes du Pont ; quant à celles qui font allusion aux souvenirs de la gens Cordia, peut-être ont-elles été frappées à Rome même ou en Italie, avant la fuite des Pompéiens. Malheureusement on ne connaît que fort imparfaitement le monétaire Man. Cordius Rufus qui n’est cité dans aucun auteur. Cependant, une inscription de Tusculum publié par Borghesi, mentionne un Manius Cordius Rufus fils d’un autre Manius, qui porte les titres de praetor, proconsul, aedilis lusirando monti sacra. C’est probablement le monétaire lui-même, car l’inscription date des dernières années de la période

1470CO – Denier Cordia – Manius Cordius Rufus

1470CO – Denier Cordia – Manius Cordius Rufus Avers : RVFVS Casque corinthien à droite, surmonté d’une chouette debout à droite. Revers : MN. CORDIVS (Manius Cordius) Égide avec tête de Méduse en son centre. British Museum 3.79g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 46 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cordia Références : RRC 463/2 – B.4 (Cordia) – Syd.978 Ce denier, frappé par Manius Cordius Rufus en 46 av. J.-C., est une monnaie riche en symbolisme, émise durant l’une des années les plus charnières de l’histoire romaine. 1. Symbolisme Iconographique Contrairement aux autres types de ce monétaire qui célèbrent ses origines (les Dioscures de Tusculum), ce type est entièrement dédié aux attributs de Minerve (Athéna). La Chouette et le Casque (Avers) : La chouette, oiseau de Minerve, est traditionnellement le symbole de la Prudence (Prudentia) et de la Sagesse. Placée sur un casque corinthien, elle unit l’intelligence stratégique à la force guerrière. Interprétation : Dans le contexte de 46 av. J.-C., cela fait écho à la figure de Jules César, dont la clementia (clémence) et la prudentia étaient mises en avant après ses victoires militaires. L’Égide avec la tête de Méduse (Revers) : L’égide est le bouclier ou la cuirasse protectrice divine. La tête de Méduse au centre (le Gorgoneion) possède une fonction apotropaïque (destinée à détourner le mal et à terrifier l’ennemi). Interprétation : Elle symbolise la Vaillance et la protection divine accordée à l’État romain et à ses dirigeants. Je souligne que l’égide de ce type s’inspire probablement de modèles monétaires grecs du Pont (comme ceux d’Amisus), suggérant une influence des campagnes orientales ou une volonté d’exalter la domination de Rome sur le monde grec. 2. Contexte Historique : L’Année de la Confusion L’année 46 av. J.-C. est surnommée l’« annus confusionis » en raison de la réforme du calendrier par César, mais c’est aussi une année de triomphe absolu : Le Triomphe de César : Après la victoire de Thapsus en Afrique, César célèbre un quadruple triomphe (Gaule, Égypte, Pont, Afrique). Le monnayage de Manius Cordius Rufus sert à financer les immenses largesses promises aux vétérans (5 000 deniers par légionnaire). Légitimation du Pouvoir : En tant que III VIR AAAFF (triumvir monétaire), Rufus utilise des symboles qui renforcent l’image de César sans pour autant y apposer son portrait (ce qui ne deviendra systématique qu’en 44 av. J.-C.). Le choix de Minerve, déesse de la victoire juste et réfléchie, légitime le passage de la guerre civile à un nouvel ordre civil stable. Origine du Monétaire : Bien que les types de Rufus fassent souvent référence à la ville de Tusculum (berceau de la gens Cordia et centre important du culte des Dioscures), ce denier précis s’éloigne des traditions familiales pour embrasser une thématique plus impériale et universelle. Manius Cordius Rufus est un personnage dont la trace historique repose quasi exclusivement sur sa production monétaire et quelques rares inscriptions. Il appartient à une catégorie de magistrats romains dits « mineurs », mais dont le rôle était crucial pour l’économie et la propagande impériale. 1. Identité et Origine Nom complet : Mn. Cordius Rufus. Famille (Gens) : Il appartient à la gens Cordia, une famille plébéienne qui n’avait jamais atteint les plus hautes sphères du pouvoir (le consulat) avant lui. Origine géographique : Sa famille est originaire de Tusculum (une ancienne cité latine proche de Rome). C’est pour cette raison qu’il choisit les Dioscures sur ses pièces, car ces derniers étaient les divinités protectrices de sa ville natale. 2. Fonction : Triumvir Monétaire En 46 av. J.-C., il occupe la charge de III VIR AAAFF (Triumvir Auro Argento Aere Flando Feriundo), soit l’un des trois magistrats chargés de la fonte et de la frappe des monnaies de bronze, d’argent et d’or. Le Collège de 46 av. J.-C. : Il travaillait aux côtés de deux autres monétaires : Titus Carisius et C. Considius Paetus. Une carrière ascendante : Bien que connu surtout pour ses monnaies, une inscription retrouvée à Tusculum (ILLRP 414) suggère qu’il aurait pu atteindre le rang de Préteur, montrant que sa loyauté envers César a favorisé son ascension sociale. 3. Allégeance Politique Manius Cordius Rufus est un partisan de Jules César. Son mandat de 46 av. J.-C. coïncide avec l’année où César est nommé Dictateur pour dix ans. La marque de César : En choisissant de représenter Vénus sur le revers de ses monnaies, il rend hommage à la Gens Julia (la famille de César), qui revendiquait une descendance divine de Vénus. Le contexte financier : Rufus a supervisé la frappe d’importantes quantités de monnaie pour financer les célébrations des triomphes de César et le paiement des légions après la bataille de Thapsus. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Manius Cordius Rufus fut triumvir monétaire vers 705, ou peu après (49 av. J.-C.). C’est le seul membre de la famille Cordia qui soit connu, et il faut éviter de confondre ses monnaies avec celles de Mucius Cordus. Cavedoni pense avec raison que Man. Cordius Rufus fut monétaire de Pompée en Orient à cause de la ressemblance de ses monnaies avec les types des médailles du Pont. L’égide de Minerve reproduit le type de pièces de bronze d’Amisus, de Chabacta, de Comana et d’autres villes du Pont ; la chouette se voit sur les pièces d’argent d’Amisus; l’aigle, aux ailes éployées, se rencontre aussi sur des bronzes de la même ville. Ces rapprochements nous donnent la certitude que Man. Cordius Rufus frappa monnaie dans le Pont, peut-être même dans l’atelier d’Amisus. Cela est vrai au moins pour les pièces qui reproduisent les types autonomes des villes du Pont ; quant à celles qui font allusion aux souvenirs de la gens Cordia, peut-être ont-elles été frappées à Rome même ou en Italie, avant la fuite des Pompéiens. Malheureusement on ne connaît que fort imparfaitement le monétaire Man. Cordius Rufus qui n’est cité dans aucun auteur. Cependant, une inscription de Tusculum publié par Borghesi, mentionne un Manius Cordius Rufus fils d’un autre Manius, qui porte les titres de praetor, proconsul, aedilis lusirando monti sacra. C’est probablement

1469CO – Denier Cordia – Manius Cordius Rufus

1469CO – Denier Cordia – Manius Cordius Rufus Avers : RVFVS III. VIR (Rufus Triumvir, Rufus triumvir monétaire) Bustes accolés des Dioscures à droite, coiffés du bonnet avec deux bandes lauré surmonté d’une étoile. Revers : MN. CORDIVS (Manius Cordius) Vénus Verticordia debout à gauche, tenant une balance de la main droite et un long sceptre transversal de la gauche; petit Cupidon sur l’épaule. British Museum 4.01g INDICE DE RARETE : 3 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 46 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cordia Références : RRC 463/1 – B.1 (Cordia) – Syd.976 L’étude de ce denier (frappé en 46 av. J.-C.) révèle une superposition complexe d’intérêts personnels pour le magistrat monétaire et d’impératifs politiques liés à la montée en puissance de Jules César. 1. Symbolisme Iconographique L’Avers : Les Dioscures et l’Origine Familiale L’avers présente les têtes accolées des Dioscures (Castor et Pollux), coiffés du pileus étoilé. Identité régionale : Les Dioscures étaient les divinités tutélaires de Tusculum, ville dont la gens Cordia était originaire. Leur présence sur cette pièce est une affirmation de la noblesse et de l’ancienneté de la lignée de Manius Cordius Rufus. Référence monétaire : En utilisant les Dioscures, Rufus renvoie aux premières émissions de la République romaine, se plaçant ainsi dans une continuité historique rassurante en pleine période de guerre civile. Le Revers : Vénus Verticordia et le Jeu de Mots Le revers montre Vénus Verticordia tenant une balance et un sceptre, avec Cupidon sur l’épaule. Un « jeu de mots » visuel : Le surnom de la déesse, Verticordia (« celle qui change les cœurs »), est une allusion directe au nom du monétaire, Cordius (dérivé de cor, le cœur). Ce procédé, appelé « armes parlantes », était courant chez les magistrats romains pour graver leur nom dans l’esprit des électeurs. Les attributs : La balance symbolise l’équilibre et l’équité (notamment monétaire), tandis que le sceptre rappelle son autorité divine. 2. Contexte Historique : L’Ombre de Jules César L’année 46 av. J.-C. est cruciale : c’est l’année du quadruple triomphe de Jules César et celle du calendrier julien de 445 jours (l’année de la « confusion »). Propagande Césarienne : Vénus est la figure centrale de l’iconographie de cette année. César prétend descendre de la déesse via Énée et son fils Ascagne (Iule). En choisissant Vénus, Mn. Cordius Rufus fait acte de loyauté politique. Il ne s’agit pas seulement de célébrer sa famille, mais de soutenir le dictateur qui vient de triompher à Thapsus. Nécessité Militaire : Ce denier a été frappé en quantités massives. Ce n’était pas un simple objet de prestige, mais un instrument financier destiné à payer les primes colossales promises par César à ses vétérans (on parle de 5 000 deniers par légionnaire). Restauration Morale : Le culte de Vénus Verticordia avait été instauré pour ramener la chasteté chez les femmes romaines après un scandale chez les Vestales. Dans le contexte de 46 av. J.-C., cela peut symboliser le souhait de César de restaurer l’ordre moral et la concorde après les déchirements de la guerre civile. Le saviez-vous ? Sur Manius Cordius Rufus est le seul membre connu de cette famille à avoir exercé la charge de triumvir monétaire, marquant ainsi l’apogée éphémère de sa lignée sous l’aile de César. Manius Cordius Rufus est un personnage dont la trace historique repose quasi exclusivement sur sa production monétaire et quelques rares inscriptions. Il appartient à une catégorie de magistrats romains dits « mineurs », mais dont le rôle était crucial pour l’économie et la propagande impériale. 1. Identité et Origine Nom complet : Mn. Cordius Rufus. Famille (Gens) : Il appartient à la gens Cordia, une famille plébéienne qui n’avait jamais atteint les plus hautes sphères du pouvoir (le consulat) avant lui. Origine géographique : Sa famille est originaire de Tusculum (une ancienne cité latine proche de Rome). C’est pour cette raison qu’il choisit les Dioscures sur ses pièces, car ces derniers étaient les divinités protectrices de sa ville natale. 2. Fonction : Triumvir Monétaire En 46 av. J.-C., il occupe la charge de III VIR AAAFF (Triumvir Auro Argento Aere Flando Feriundo), soit l’un des trois magistrats chargés de la fonte et de la frappe des monnaies de bronze, d’argent et d’or. Le Collège de 46 av. J.-C. : Il travaillait aux côtés de deux autres monétaires : Titus Carisius et C. Considius Paetus. Une carrière ascendante : Bien que connu surtout pour ses monnaies, une inscription retrouvée à Tusculum (ILLRP 414) suggère qu’il aurait pu atteindre le rang de Préteur, montrant que sa loyauté envers César a favorisé son ascension sociale. 3. Allégeance Politique Manius Cordius Rufus est un partisan de Jules César. Son mandat de 46 av. J.-C. coïncide avec l’année où César est nommé Dictateur pour dix ans. La marque de César : En choisissant de représenter Vénus sur le revers de ses monnaies, il rend hommage à la Gens Julia (la famille de César), qui revendiquait une descendance divine de Vénus. Le contexte financier : Rufus a supervisé la frappe d’importantes quantités de monnaie pour financer les célébrations des triomphes de César et le paiement des légions après la bataille de Thapsus. Variante 1 avec la légende CORDIV au revers  Référence : RRC 463/1b British Museum 3.83g Variante 2 avec la légende CORDI au revers  Référence : RRC 463/1b British Museum 4g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Manius Cordius Rufus fut triumvir monétaire vers 705, ou peu après (49 av. J.-C.). C’est le seul membre de la famille Cordia qui soit connu, et il faut éviter de confondre ses monnaies avec celles de Mucius Cordus. Cavedoni pense avec raison que Man. Cordius Rufus fut monétaire de Pompée en Orient à cause de la ressemblance de ses monnaies avec les types des médailles du Pont. L’égide de Minerve reproduit le type de pièces de bronze d’Amisus, de Chabacta, de Comana et d’autres villes du Pont ; la chouette se voit sur les pièces d’argent d’Amisus; l’aigle, aux ailes éployées, se rencontre aussi sur des bronzes de la