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1502PA – Sesterce Papia – Lucius Papius Celsus

1502PA – Sesterce Papia – Lucius Papius Celsus Avers : CELSUS Tête de Mercure à droite, coiffée du pétase ailé, ayant le caducée sur l’épaule. Revers : Anépigraphe Lyre. Bibliothèque nationale de France 0.66g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Papia Références : RRC 472/4b – B.5 (Papia) – Syd.968 Ce sesterce est une monnaie fascinante qui illustre parfaitement la transition entre la République et l’Empire. Frappé en 45 av. J.-C. par L. Papius Celsus, il porte une charge symbolique à la fois religieuse, familiale et politique. 1. Le Symbolisme Iconographique Le choix des motifs sur ce sesterce d’argent (le plus petit module du système monétaire de l’époque) n’est pas fortuit : Mercure (Avers) : Dieu du commerce, des voyageurs et de l’éloquence. Sa présence sur le sesterce rappelle son rôle de protecteur des échanges. Dans le contexte de 45 av. J.-C., Mercure symbolise également la prospérité retrouvée et la circulation des biens après les déchirements des guerres civiles. La Lyre (Revers) : Instrument mythologiquement inventé par Mercure à partir d’une carapace de tortue. Elle représente l’harmonie, la culture et la paix. C’est un symbole de « concorde » : après le chaos des batailles, la lyre suggère un retour à l’ordre et à la célébration des arts et des lois. 2. Contexte Historique : L’Ombre de Jules César L’année 45 av. J.-C. est cruciale. C’est l’année de la bataille de Munda, marquant la victoire définitive de Jules César sur les fils de Pompée. Une monnaie de célébration : Le monétaire L. Papius Celsus appartient au collège des III VIR (Triumvirs monétaires). Son émission s’inscrit dans le climat du quintuple triomphe de César. Origines familiales (Lanuvium) : Bien que ce sesterce soit plus « généraliste », d’autres monnaies de ce même Papius Celsus (comme le denier RRC 472/1) font directement référence à la fondation légendaire de Lanuvium, ville d’origine de la Gens Papia. La présence de Mercure et de la lyre sur le sesterce peut être vue comme un hommage à la bienveillance divine ayant guidé les ancêtres du monétaire depuis l’époque d’Énée. 3. Importance Numismatique Ce sesterce représente l’une des dernières émissions de sesterces en argent. Le passage au bronze : Peu de temps après, sous Auguste, le sesterce changera radicalement pour devenir la grande pièce de laiton (orichalque) que nous connaissons tous. Le monétaire Lucius Papius Celsus est une figure qui, bien que peu documentée par les textes historiques classiques, a laissé une trace indélébile à travers sa production monétaire de l’année 45 av. J.-C. Identité et Origines Gens Papia : Il appartient à la gens Papia, une famille d’origine plébéienne issue de la cité antique de Lanuvium (une ville de la Ligue Latine célèbre pour son temple de Junon Sospita). Filiation probable : Il est très certainement le fils de Lucius Papius, qui fut lui-même monétaire vers 79 av. J.-C. (auteur du denier dentelé RRC 384/1). Cette continuité familiale explique l’utilisation récurrente des symboles de Lanuvium sur leurs monnaies respectives. Le surnom « Celsus » : Son cognomen, Celsus, signifie littéralement « élevé » ou « grand », ce qui, à l’origine, désignait probablement un ancêtre de grande taille. Carrière et Titre III VIR (Triumvir Monétaire) : Comme l’indique la légende de ses pièces (CELSVS III VIR), il occupait la fonction de triumvir monetalis (membre d’un collège de trois magistrats chargés de la frappe des monnaies). C’était souvent une première étape prestigieuse dans le cursus honorum pour les jeunes aristocrates romains. Datation (45 av. J.-C.) : Sa magistrature se déroule durant une période charnière, sous la dictature de Jules César, juste après la bataille de Munda. Pourquoi est-il important ? L. Papius Celsus illustre parfaitement la manière dont les monétaires romains utilisaient leur charge pour promouvoir leur identité régionale (ici Lanuvium) tout en s’adaptant au climat politique de leur temps (le culte de la victoire césarienne). Ses monnaies sont parmi les plus riches en détails mythologiques de la fin de la République. Variante 1 : avec la légende L PAPI au revers Références : RRC 472/4a – B.7 (Papia) Bibliothèque nationale de France 0.83g Bibliothèque nationale de France 0.83g Variante 2 : avec la légende CELSVS au revers Références : RRC 472/4c – B.6 (Papia) Münzkabinett Berlin 0.93g Münzkabinett Berlin 0.93g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Papius Celsus. Monétaire vers 709 (45 av. J.-C.) Ce monétaire est aussi inconnu que le précédent dont il était peut-être le fils; mais les types de ses médailles sont très intéressants. La louve et l’aigle occupés à attiser le feu se rapportent à la fondation légendaire de Lanuvium, telle qu’elle est racontée par Denys d’Halicarnasse. Tandis qu’Enée, après sa fuite de Troie et son abordage sur les côtes d’Italie, était occupé à bâtir Lanuvium, on vit tout à coup le feu prendre à la forêt voisine. Une louve apportait dans sa gueule des morceaux de bois sec qu’elle jetait dans le brasier, tandis qu’un aigle agitait ses ailes pour activer la flamme. Mais survint maître renard qui plongeant sa queue dans la rivière voisine, s’approcha du foyer qu’il se mit à arroser de son mieux pour éteindre l’incendie et en arrêter les envahissements. On lutta longtemps et l’on fit de part et d’autre des efforts prodigieux; à la fin, le renard fut obligé de céder et il se retira tout confus de devant l’aigle et le loup, fiers de leur triomphe. Enée réfléchit sur ce prodige, et il prédit à ses compagnons que la nouvelle colonie qu’ils fondaient serait illustre, mais qu’elle aurait fort à lutter contre la jalousie de ses voisins qui s’opposeraient de toutes leurs forces à son développement; pourtant, elle finirait par triompher de toutes les rivalités. En souvenir de ce mémorable événement, les habitants de Lanuvium élevèrent, au forum de leur ville, des statues de bronze au loup et à l’aigle qui avaient ainsi fait présager leur destinée future :Ab agro rava decurrens lupa Lanuviodit Horace. Telle est la légende que rappellent les médailles; c’est aussi à Lanuvium que se rapporte la tête de Junon Sospita, comme nous l’avons fait ressortir plus haut. Sur le quinaire, comme sur celui de M.

1501PA – Quinaire Papia – Lucius Papius Celsus

1501PA – Quinaire Papia – Lucius Papius Celsus Avers : Anépigraphe Buste de Victoria à droite. Revers : L PAPIVS / CELSVS (Lucius Papius Celsus) Femme et serpent se faisant face. British Museum 2.01g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Papia Références : RRC 472/3 – B.4 (Papia) – Syd.966 Ce quinaire de Lucius Papius Celsus est une monnaie riche en symbolisme, mêlant les origines familiales du magistrat monétaire à la propagande politique de l’époque de Jules César (45 av. J.-C.). 1. Le Symbolisme de l’Avers : La Victoire L’avers présente le buste de Victoria (la Victoire). Propagande Césarienne : En 45 av. J.-C., Rome est sous la dictature de Jules César. Cette année marque sa victoire définitive à la bataille de Munda en Espagne contre les fils de Pompée. La présence de la Victoire sur cette monnaie célèbre les triomphes de César, stabilisant son pouvoir absolu. Identification possible : Certains numismates, comme Cavedoni, ont suggéré que les traits de la Victoire sur les monnaies de cette période pourraient s’inspirer de Calpurnia, l’épouse de César, renforçant ainsi le lien entre la divinité et la famille du dictateur. 2. Le Symbolisme du Revers : Le Rituel de Lanuvium Le revers montre une jeune fille nourrissant un serpent. Cette scène n’est pas une simple allégorie de la santé (Salus), mais une référence directe aux racines du monétaire, la gens Papia, originaire de Lanuvium. Le Mythe de la Grotte : À Lanuvium se trouvait un sanctuaire célèbre dédié à Junon Sospita (Junon la Protectrice). Chaque année, un rituel crucial avait lieu : une jeune fille vierge devait descendre dans une grotte pour offrir un gâteau d’orge à un serpent sacré. Le Test de Virginité : Si le serpent acceptait la nourriture, la virginité de la jeune fille était prouvée et l’année s’annonçait fertile. Si le serpent refusait, c’était un présage de famine et de malheur pour la cité. Lien avec Junon Sospita : Bien que Junon n’apparaisse pas directement sur ce quinaire (elle figure sur le denier RRC 472/1 du même monétaire), le serpent est son attribut principal à Lanuvium. 3. Contexte Historique : La Gens Papia et Rome Identité Familiale : Les monétaires de la République utilisaient souvent les monnaies pour glorifier l’histoire de leur famille ou de leur ville d’origine. En représentant ce rite local, Lucius Papius Celsus souligne l’importance religieuse et l’ancienneté de sa lignée. Légende de la fondation : Selon Denys d’Halicarnasse, la ville de Lanuvium fut fondée par Énée. D’autres monnaies de Papius Celsus illustrent d’ailleurs la légende de la louve et de l’aigle attisant un feu, un autre épisode lié à la fondation mythique de cette cité. Le monétaire Lucius Papius Celsus est une figure qui, bien que peu documentée par les textes historiques classiques, a laissé une trace indélébile à travers sa production monétaire de l’année 45 av. J.-C. Identité et Origines Gens Papia : Il appartient à la gens Papia, une famille d’origine plébéienne issue de la cité antique de Lanuvium (une ville de la Ligue Latine célèbre pour son temple de Junon Sospita). Filiation probable : Il est très certainement le fils de Lucius Papius, qui fut lui-même monétaire vers 79 av. J.-C. (auteur du denier dentelé RRC 384/1). Cette continuité familiale explique l’utilisation récurrente des symboles de Lanuvium sur leurs monnaies respectives. Le surnom « Celsus » : Son cognomen, Celsus, signifie littéralement « élevé » ou « grand », ce qui, à l’origine, désignait probablement un ancêtre de grande taille. Carrière et Titre III VIR (Triumvir Monétaire) : Comme l’indique la légende de ses pièces (CELSVS III VIR), il occupait la fonction de triumvir monetalis (membre d’un collège de trois magistrats chargés de la frappe des monnaies). C’était souvent une première étape prestigieuse dans le cursus honorum pour les jeunes aristocrates romains. Datation (45 av. J.-C.) : Sa magistrature se déroule durant une période charnière, sous la dictature de Jules César, juste après la bataille de Munda. Pourquoi est-il important ? L. Papius Celsus illustre parfaitement la manière dont les monétaires romains utilisaient leur charge pour promouvoir leur identité régionale (ici Lanuvium) tout en s’adaptant au climat politique de leur temps (le culte de la victoire césarienne). Ses monnaies sont parmi les plus riches en détails mythologiques de la fin de la République. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Papius Celsus. Monétaire vers 709 (45 av. J.-C.) Ce monétaire est aussi inconnu que le précédent dont il était peut-être le fils; mais les types de ses médailles sont très intéressants. La louve et l’aigle occupés à attiser le feu se rapportent à la fondation légendaire de Lanuvium, telle qu’elle est racontée par Denys d’Halicarnasse. Tandis qu’Enée, après sa fuite de Troie et son abordage sur les côtes d’Italie, était occupé à bâtir Lanuvium, on vit tout à coup le feu prendre à la forêt voisine. Une louve apportait dans sa gueule des morceaux de bois sec qu’elle jetait dans le brasier, tandis qu’un aigle agitait ses ailes pour activer la flamme. Mais survint maître renard qui plongeant sa queue dans la rivière voisine, s’approcha du foyer qu’il se mit à arroser de son mieux pour éteindre l’incendie et en arrêter les envahissements. On lutta longtemps et l’on fit de part et d’autre des efforts prodigieux; à la fin, le renard fut obligé de céder et il se retira tout confus de devant l’aigle et le loup, fiers de leur triomphe. Enée réfléchit sur ce prodige, et il prédit à ses compagnons que la nouvelle colonie qu’ils fondaient serait illustre, mais qu’elle aurait fort à lutter contre la jalousie de ses voisins qui s’opposeraient de toutes leurs forces à son développement; pourtant, elle finirait par triompher de toutes les rivalités. En souvenir de ce mémorable événement, les habitants de Lanuvium élevèrent, au forum de leur ville, des statues de bronze au loup et à l’aigle qui avaient ainsi fait présager leur destinée future :Ab agro rava decurrens lupa Lanuviodit Horace. Telle est la légende que rappellent les médailles; c’est aussi à Lanuvium que se rapporte la tête de Junon

1500PA – Denier Papia – Lucius Papius Celsus

1500PA – Denier Papia – Lucius Papius Celsus Avers : TRIVMPVS (Triumpus, le Triomphe) Tête laurée du Triomphe à droite avec un trophée sur l’épaule. Revers : CELSVS III VIR // L. PAPIVS (Lucius Papius Celsus Triumvir, Lucius Papius Celsus triumvir monétaire) Louve à droite, tenant une baguette dans sa gueule devant un brasier, surmonté d’un aigle qui attise les flammes avec ses ailes. British Museum 4.15g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Papia Références : RRC 472/2 – B.3 (Papia) – Syd.965 Ce denier de Lucius Papius Celsus est une monnaie riche en symbolisme, mêlant les origines familiales du magistrat à l’actualité politique brûlante de la Rome de 45 av. J.-C. 1. Le Revers : Une Légende de Fondation Le revers illustre un mythe rapporté par l’historien Denys d’Halicarnasse. Il ne s’agit pas de la louve romaine classique (Romulus et Remus), mais d’un prodige lié à la ville de Lanuvium, berceau de la gens Papia. Le Mythe : Alors qu’Énée s’apprêtait à fonder une cité, une forêt voisine prit feu. Une louve fut vue apportant du bois pour alimenter le foyer, tandis qu’un aigle attisait les flammes de ses ailes. Un renard tenta d’éteindre le feu, mais fut chassé. Symbolisme : Énée interpréta cela comme le signe qu’une cité glorieuse (Lanuvium) naîtrait et triompherait de ses voisins jaloux. Identité Familiale : En choisissant ce type, Lucius Papius Celsus réaffirme son prestige généalogique en liant sa famille aux racines troyennes et à la piété religieuse de Lanuvium. 2. L’Avers : L’Honneur à Jules César Contrairement au denier 472/1 qui présente Junon Sospita, celui-ci affiche la personnification de Triumphus (le Triomphe). Contexte Politique : En 46 av. J.-C., Jules César célèbre un quadruple triomphe (Gaule, Égypte, Pont, Afrique). En 45 av. J.-C., l’année de frappe de ce denier, il revient victorieux de Munda (Espagne), marquant la fin de la résistance pompéienne. Adhésion au Régime : Le choix de Triumphus est un acte d’allégeance claire de la part du magistrat monétaire envers le Dictateur. Le trophée sur l’épaule de Triumphus souligne la domination militaire de César. Le monétaire Lucius Papius Celsus est une figure qui, bien que peu documentée par les textes historiques classiques, a laissé une trace indélébile à travers sa production monétaire de l’année 45 av. J.-C. Identité et Origines Gens Papia : Il appartient à la gens Papia, une famille d’origine plébéienne issue de la cité antique de Lanuvium (une ville de la Ligue Latine célèbre pour son temple de Junon Sospita). Filiation probable : Il est très certainement le fils de Lucius Papius, qui fut lui-même monétaire vers 79 av. J.-C. (auteur du denier dentelé RRC 384/1). Cette continuité familiale explique l’utilisation récurrente des symboles de Lanuvium sur leurs monnaies respectives. Le surnom « Celsus » : Son cognomen, Celsus, signifie littéralement « élevé » ou « grand », ce qui, à l’origine, désignait probablement un ancêtre de grande taille. Carrière et Titre III VIR (Triumvir Monétaire) : Comme l’indique la légende de ses pièces (CELSVS III VIR), il occupait la fonction de triumvir monetalis (membre d’un collège de trois magistrats chargés de la frappe des monnaies). C’était souvent une première étape prestigieuse dans le cursus honorum pour les jeunes aristocrates romains. Datation (45 av. J.-C.) : Sa magistrature se déroule durant une période charnière, sous la dictature de Jules César, juste après la bataille de Munda. Pourquoi est-il important ? L. Papius Celsus illustre parfaitement la manière dont les monétaires romains utilisaient leur charge pour promouvoir leur identité régionale (ici Lanuvium) tout en s’adaptant au climat politique de leur temps (le culte de la victoire césarienne). Ses monnaies sont parmi les plus riches en détails mythologiques de la fin de la République. Variante avec Triomphe portant des rouflaquettes. British Museum 3.78f Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Papius Celsus. Monétaire vers 709 (45 av. J.-C.) Ce monétaire est aussi inconnu que le précédent dont il était peut-être le fils; mais les types de ses médailles sont très intéressants. La louve et l’aigle occupés à attiser le feu se rapportent à la fondation légendaire de Lanuvium, telle qu’elle est racontée par Denys d’Halicarnasse. Tandis qu’Enée, après sa fuite de Troie et son abordage sur les côtes d’Italie, était occupé à bâtir Lanuvium, on vit tout à coup le feu prendre à la forêt voisine. Une louve apportait dans sa gueule des morceaux de bois sec qu’elle jetait dans le brasier, tandis qu’un aigle agitait ses ailes pour activer la flamme. Mais survint maître renard qui plongeant sa queue dans la rivière voisine, s’approcha du foyer qu’il se mit à arroser de son mieux pour éteindre l’incendie et en arrêter les envahissements. On lutta longtemps et l’on fit de part et d’autre des efforts prodigieux; à la fin, le renard fut obligé de céder et il se retira tout confus de devant l’aigle et le loup, fiers de leur triomphe. Enée réfléchit sur ce prodige, et il prédit à ses compagnons que la nouvelle colonie qu’ils fondaient serait illustre, mais qu’elle aurait fort à lutter contre la jalousie de ses voisins qui s’opposeraient de toutes leurs forces à son développement; pourtant, elle finirait par triompher de toutes les rivalités. En souvenir de ce mémorable événement, les habitants de Lanuvium élevèrent, au forum de leur ville, des statues de bronze au loup et à l’aigle qui avaient ainsi fait présager leur destinée future :Ab agro rava decurrens lupa Lanuviodit Horace. Telle est la légende que rappellent les médailles; c’est aussi à Lanuvium que se rapporte la tête de Junon Sospita, comme nous l’avons fait ressortir plus haut. Sur le quinaire, comme sur celui de M. Mettius, une jeune fille donne à manger au serpent consacré à la déesse : ce type est analogue à celui qui représente Hygie ou la déesse de la santé et de la guérison (Salus) nourrissant de même un serpent. Comme on ne connaît pas l’histoire de L. Papius Celsus, il est difficile d’expliquer les autres types de ses monnaies. Cavedoni pense toutefois, non sans raison, que le mot Triumphus et la tête laurée

1499PA – Denier Papia – Lucius Papius Celsus

1499PA – Denier Papia – Lucius Papius Celsus Avers : Anépigraphe Tête de Junon Sospita à droite, coiffée de la dépouille de chèvre. Revers : CELSVS III VIR // L. PAPIVS (Lucius Papius Celsus Triumvir, Lucius Papius Celsus triumvir monétaire) Louve à droite, tenant une baguette dans sa gueule devant un brasier, surmonté d’un aigle qui attise les flammes avec ses ailes. British Museum 4.12g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Papia Références : RRC 472/1 – B.2 (Papia) – Syd.964 Ce denier est une monnaie riche en symbolisme, frappée par Lucius Papius Celsus en 45 av. J.-C., une année charnière de l’histoire romaine. Cette pièce ne se contente pas de représenter des animaux ; elle raconte l’origine d’une cité et s’inscrit dans la propagande de l’époque de Jules César. Symbolisme Mythologique : La Fondation de Lanuvium Le revers de cette monnaie illustre une légende spécifique rapportée par l’historien Denys d’Halicarnasse, liée à la fondation de Lanuvium (ou Lavinium dans certaines variantes), la ville d’origine de la gens Papia. La Louve et l’Aigle : Selon le mythe, alors qu’Énée jetait les bases de la cité, un feu prit spontanément dans la forêt voisine. Une louve fut vue apportant du bois pour alimenter les flammes, tandis qu’un aigle les attisait de ses ailes. Le présage : Ce spectacle fut interprété comme un signe divin. Si la louve et l’aigle symbolisent la force et la protection (représentant plus tard Rome et son armée), la légende mentionne aussi un renard tentant d’éteindre le feu (souvent associé aux ennemis de Rome, comme Carthage). Le triomphe des flammes annonçait la grandeur future de la cité. Junon Sospita (Avers) : La présence de la déesse « sauvatrice » de Lanuvium, reconnaissable à sa peau de chèvre, confirme l’ancrage local et familial du monétaire. Elle est la protectrice qui veille sur la lignée et la cité. Contexte Historique : L’Ombre de Jules César L’année 45 av. J.-C. est marquée par la fin de la guerre civile. Le Triomphe de César : Après la victoire décisive de Munda en Espagne contre les fils de Pompée, César revient à Rome comme maître incontesté. Ce denier est frappé alors que le dictateur célèbre ses victoires et réorganise l’État. Propagande et Allégeance : Bien que les types soient familiaux, le choix de symboles de « fondation » et de « salut » (Juno Sospita) résonne avec l’idée d’une Rome renaissante sous l’égide de César. Certains numismates suggèrent que la mention TRIUMPUS sur d’autres pièces de ce monétaire célèbre directement les quatre triomphes de César en 46 av. J.-C. L’affirmation des Gens : Sous César, les magistrats monétaires comme L. Papius Celsus utilisent leurs frappes pour souligner l’ancienneté et la noblesse de leurs racines, s’intégrant ainsi dans la nouvelle aristocratie qui entoure le dictateur. Le monétaire Lucius Papius Celsus est une figure qui, bien que peu documentée par les textes historiques classiques, a laissé une trace indélébile à travers sa production monétaire de l’année 45 av. J.-C. Identité et Origines Gens Papia : Il appartient à la gens Papia, une famille d’origine plébéienne issue de la cité antique de Lanuvium (une ville de la Ligue Latine célèbre pour son temple de Junon Sospita). Filiation probable : Il est très certainement le fils de Lucius Papius, qui fut lui-même monétaire vers 79 av. J.-C. (auteur du denier dentelé RRC 384/1). Cette continuité familiale explique l’utilisation récurrente des symboles de Lanuvium sur leurs monnaies respectives. Le surnom « Celsus » : Son cognomen, Celsus, signifie littéralement « élevé » ou « grand », ce qui, à l’origine, désignait probablement un ancêtre de grande taille. Carrière et Titre III VIR (Triumvir Monétaire) : Comme l’indique la légende de ses pièces (CELSVS III VIR), il occupait la fonction de triumvir monetalis (membre d’un collège de trois magistrats chargés de la frappe des monnaies). C’était souvent une première étape prestigieuse dans le cursus honorum pour les jeunes aristocrates romains. Datation (45 av. J.-C.) : Sa magistrature se déroule durant une période charnière, sous la dictature de Jules César, juste après la bataille de Munda. Son Œuvre Numismatique Outre ce denier, L. Papius Celsus a émis d’autres types monétaires cette même année, témoignant de sa piété familiale et de son allégeance politique : RRC 472/2 : Un denier représentant la tête de Triumphus (le Triomphe) à l’avers, célébrant les récents succès militaires de César. RRC 472/3 (Quinaire) : Un quinaire en argent reprenant des thèmes similaires. RRC 472/4 (Sesterce) : Un rare sesterce en argent avec la tête de Mercure et une lyre au revers. Pourquoi est-il important ? L. Papius Celsus illustre parfaitement la manière dont les monétaires romains utilisaient leur charge pour promouvoir leur identité régionale (ici Lanuvium) tout en s’adaptant au climat politique de leur temps (le culte de la victoire césarienne). Ses monnaies sont parmi les plus riches en détails mythologiques de la fin de la République. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Papius Celsus. Monétaire vers 709 (45 av. J.-C.) Ce monétaire est aussi inconnu que le précédent dont il était peut-être le fils; mais les types de ses médailles sont très intéressants. La louve et l’aigle occupés à attiser le feu se rapportent à la fondation légendaire de Lanuvium, telle qu’elle est racontée par Denys d’Halicarnasse. Tandis qu’Enée, après sa fuite de Troie et son abordage sur les côtes d’Italie, était occupé à bâtir Lanuvium, on vit tout à coup le feu prendre à la forêt voisine. Une louve apportait dans sa gueule des morceaux de bois sec qu’elle jetait dans le brasier, tandis qu’un aigle agitait ses ailes pour activer la flamme. Mais survint maître renard qui plongeant sa queue dans la rivière voisine, s’approcha du foyer qu’il se mit à arroser de son mieux pour éteindre l’incendie et en arrêter les envahissements. On lutta longtemps et l’on fit de part et d’autre des efforts prodigieux; à la fin, le renard fut obligé de céder et il se retira

1317PA – Denier Serratus Papia – Lucius Papius

1317PA – Denier Serratus Papia – Lucius Papius Avers : Anépigraphe Tête de Junon Sospita à droite, coiffée de la peau de chèvre; derrière, marque de contrôle. Bordure de perles et de bobines. Revers : L.PAPI (Lucius Papius) Griffon bondissant à droite; en dessous, marque de contrôle. Bordure de perles et de bobines. British Museum 4.2g INDICE DE RARETE : 3 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 79 avant J.C. Matière : Argent Gens : Papia Références : RRC 384/1 – B.1 (Papia) – Syd.773 1. 🏛️ Identité et Origine de la Gens Nom : L. Papius (Lucius Papius). Fonction : Triumvir Monetalis (Un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies). Gens (Famille) : La Gens Papia était une famille plébéienne, probablement originaire de la ville de Lanuvium, située au sud-est de Rome. Lien familial : Il est conjecturé qu’il pourrait être le père de L. Papius Celsus, un autre monétaire qui a frappé des monnaies en 45 av. J.-C. (RRC 472/1), également en utilisant l’iconographie de Junon Sospita, déesse protectrice de Lanuvium. 2. 🔱 Iconographie et Référence à Lanuvium Le denier de L. Papius est fortement marqué par la culture de sa ville d’origine : Avers (Droit) : Tête de Junon Sospita (Junon la Salvatrice), la divinité la plus importante de Lanuvium, coiffée de sa peau de chèvre caractéristique. Revers : Un Griffon bondissant, l’animal sacré associé à Junon Sospita. Thème : En choisissant ces types, L. Papius met en avant son attachement à Lanuvium, renforçant l’idée que les monétaires utilisaient souvent leurs émissions pour célébrer leur lignée ou leur ville. 3. ⚙️ Le Système des Symboles (Control-Marks) La caractéristique la plus remarquable du monnayage de L. Papius est l’utilisation d’un système complexe et vaste de symboles ou marques de contrôle (plus de 200 combinaisons différentes) sur l’avers et le revers. Objectif : Ces marques servaient à identifier les paires de coins (matrices), permettant de réguler la production et de localiser rapidement les responsables en cas de défaut ou de fourrage (frappe sur âme de métal vil). Théories : Les numismates ont beaucoup débattu sur la signification de ces symboles. Une théorie populaire suggère qu’ils représentent des outils, des produits ou des insignes de diverses guildes professionnelles (collegia) de Rome (vignerons, artisans, musiciens, etc.) qui auraient été impliquées dans la frappe de cette importante émission. Cependant, l’historien numismate Michael H. Crawford (RRC) penche plutôt pour une sélection aléatoire d’objets du quotidien. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Papius. Monétaire vers 675 (79 av. J.-C.) Ce magistrat est inconnu historiquement ; c’est conjecturalement qu’on le regarde comme le père de L. Papius Celsus, le monétaire qui va suivre. Le denier décrit ici est très commun et il offre des variétés de symboles extrêmement nombreuses ; il est dentelé et souvent fourré. Ces circonstances sont celles qui caractérisent, comme nous le savons déjà, une abondante émission de numéraire, dans un moment de pressant besoin. Au droit, figure la tête de Junon Sospita, particulièrement adorée à Lanuvium, berceau de la famille du monétaire. On connaît la description que Cicéron nous a laissée des attributs de la grande déesse de Lanuvium ; sa statue est conservée au musée du Vatican. Elle avait la tête couverte d’une peau de chèvre, tenait une haste et un bouclier, et portait des chaussures recourbées (calceoli repandi). Des monnaies de différents monétaires de la république, comme L. Procilius et M. Mettius, la représentent combattant dans un bige. Un serpent qui lui était consacré, habitait une grotte à côté de son temple; tous les ans, une jeune fille était chargée de pénétrer dans la caverne pour porter au monstre sa nourriture. Si elle était vierge, elle sortait saine et sauve; dans le cas contraire elle était dévorée. La Junon guerrière de Lanuvium, dont le culte avait pénétré à Rome de bonne heure, est appelée Junon Sospita, celle qui sauve, qui donne le salut à la vertu, ou Caprolina, à cause de sa peau de chèvre. Son caractère guerrier la fit assimiler à la Junon Marlialis, mère de Mars. Des monuments grecs qui représentent la Junon guerrière, montrent des griffons qui sortent de sa stephanè, pour indiquer son caractère guerrier, le griffon ayant effectivement cette signification. C’est pour cela qu’on voit cet animal au revers du denier de L. Papius, comme attribut de Junon Sospita dont la tête figure au droit des mêmes pièces . Lieux de découverte (501 exemplaires)