LesDioscures.com

2148AU – Aureus Auguste – Caius Sulpicius Platorinus

2148AU – Aureus Auguste – Caius Sulpicius Platorinus Avers : CAESAR AUGVSTVS (Auguste César) Tête laurée d’Auguste à droite. Revers : M. AGRIPPA. PLATORINVS III VIR (Marcus Agrippa. Platorinus triumvir) Tête d’Agrippa à droite avec la couronne rostrale et murale. British Museum 8.02g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 13 avant J.C. Matière : Or Gentes : Julia et Sulpicia Références : RIC 409, Sulpicia 12. Marcus Agrippa était l’ami d’enfance d’Auguste, le lieutenant et éventuellement l’héritier choisi, adopté par l’empereur en 17 avant JC pour assurer une succession sans heurts. L’importance d’Agrippa dans les affaires politiques a été soulignée en 13 av.J.-C., lorsque deux des trois monétaires ont inclus Agrippa sur leurs types de pièces. La succession ne devait pas être, cependant, car Agrippa mourut l’année suivante. Je n’ai observé que trois exemplaires de cet aureus.

2147AU – Denier Auguste – Caius Sulpicius Platorinus

2147AU – Denier Auguste – Caius Sulpicius Platorinus Avers : CAESAR AUGVSTVS (Auguste César) Tête nue d’Auguste à droite. Revers : M. AGRIPPA. PLATORINVS III VIR (Marcus Agrippa. Platorinus triumvir) Tète d’Agrippa à droite. Bibliothèque nationale de France 4.09g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 13 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Julia et Sulpicia Références : RIC 408, BM 112 à 114, BN 533 à 535, Sulpicia 12. Marcus Agrippa était l’ami d’enfance d’Auguste, le lieutenant et éventuellement l’héritier choisi, adopté par l’empereur en 17 avant JC pour assurer une succession sans heurts. L’importance d’Agrippa dans les affaires politiques a été soulignée en 13 av.J.-C., lorsque deux des trois monétaires ont inclus Agrippa sur leurs types de pièces. La succession ne devait pas être, cependant, car Agrippa mourut l’année suivante.

2146AU – Denier Auguste – Caius Sulpicius Platorinus

2146AU – Denier Auguste – Caius Sulpicius Platorinus Avers : CAESAR AUGVSTVS (Auguste César) Tête nue d’Auguste à droite. Revers : C SVLPICIVS PLATORIN (Caius Sulpicius Platorinus) Auguste et Agrippa assis côte à côte et tournés à gauche, sur un subsellium placé sur une estrade dont le piédestal est orné de trois proues de navire. Münzkabinett Berlin 4.21g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 13 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Julia et Sulpicia Références : RIC 407, BM 115, BN 537 à 541, Sulpicia 11. Les proues au revers commémorent l’occasion à laquelle Agrippa a reçu la couronne rostrale, la bataille de Nauloque. La monnaie du monétaire C. Sulpicius Platorinus se concentrait entièrement sur Marcus Agrippa, ami le plus proche, conseiller et confident d’Auguste. Agrippa avait été élevé à un rôle similaire à celui de l’empereur et était destiné à être l’héritier du trône. Ce rare type inversé montrant Augustus et Agrippa sur un pied d’égalité a été frappé juste un an avant la mort prématurée d’Agrippa, faisant reculer les désirs dynastiques d’Auguste pour la première fois, mais pas la dernière. Variante avec comme légende du revers : C SVLPIC PLATORIN Référence : RIC 406 Pas d’exemplaire observé

1136SU– Quadrans Sulpicia – Caius Sulpicius Galba

1136SU– Quadrans Sulpicia – Caius Sulpicius Galba Avers : Anépigraphe Tête d’Hercule à gauche, coiffée de la peau de lion dans le champ, derrière marque de valeur composée de trois globules. Revers : C. S(VL)PI. ROMA (Caius Sulpicius. Rome) Proue de navire à droite, dans le champ marque de valeur composée de trois globules, branche de palmier à droite. Bibliothèque nationale de France 8.21g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 106 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Memmia Références : RRC 312/4 – B.4 (Sulpicia) – Syd.573b 👤 Le Monétaire : C. Sulpicius C. f. Galba Nom complet : C. Sulpicius C. f. (Caius Sulpicius Caii Filius), signifiant Caius Sulpicius, fils de Caius. Identification : Il est communément identifié comme C. Sulpicius Galba. Les monétaires de la République étaient de jeunes magistrats (les tresviri monetales) issus de familles sénatoriales, qui étaient chargés de la frappe des monnaies. Famille (Gens) : Il appartenait à la prestigieuse Gens Sulpicia, l’une des plus anciennes familles patriciennes de Rome. Liens familiaux : Il était probablement le fils du C. Sulpicius Galba qui fut accusé et condamné par la Lex Mamilia en 110 av. J.-C. Il était aussi un parent du Servius Sulpicius Galba, consul en 108 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Sulpicius C. f. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) Ce magistrat pourrait être C. Sulpicius Gallus qui fut préteur en 691 (63 av. J.-C.), ou plutôt, comme le pense Borghesi, le Galba qui servait sous les ordres de Sylla en 668 (86 av. J.-C.) dans la guerre contre Mithridate et qui intervint en 672 (82 av. J.-C.) dans la bataille de la porte Colline; les auteurs ne nous disent pas son prénom. Les monnaies le donnant comme fils d’un Caius, son père est peut-être C. Sulpicius Ser. f. Galba qui fut accusé d’avoir trahi les Romains dans la guerre contre Jugurtha et fut condamné parla loi Mamilia en 644 (110 av. J.-C.).Les types du denier de C. Sulpicius C. f. font allusion à la ville de Lavinium, berceau de la gens Sulpicia. On sait que les dieux Pénates, honorés d’un culte particulier à Lavinium, et qui sont ici représentés, apparurent à Enée dans un songe et lui promirent l’empire de Rome après celui de Lavinium .Ces divinités qu’on voit, comme ici, sur un des deniers de C. Antius Restio, avec l’inscription DEI PENATES, furent assimilées aux Dioscures, ainsi que nous l’avons fait ressortir en traitant des monnaies de Man. Fonteius, qui offrent le même type. Nous avons donné les raisons qui autorisent à interpréter les lettres D. P. P. par Dei Penates Publici, plutôt que par De Pecunia Publica. Le type du revers rappelle celui des deniers de C. Antistius Reginus (Anteslia, 17) et de C. Antistius Vetus (Antestia, 21), celui du denier de Ti. Veturius, et surtout enfin le type d’un groupe de pièces romano-campaniennes que nous avons expliquées ailleurs et qui furent imitées par les insurgés de la guerre Sociale en 665.

1135SU – Semis Sulpicia – Caius Sulpicius Galba

1135SU – Semis Sulpicia – Caius Sulpicius Galba Avers : Anépigraphe Tête laurée de Saturne à droite, devant marque de valeur S. Revers : C. S(VL)PI. ROMA (Caius Sulpicius. Rome) Proue de navire à droite, devant marque de valeur S, branche de palmier à droite. Bibliothèque nationale de France 13.4g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 106 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Memmia Références : RRC 312/3 – B.3 (Sulpicia) 👤 Le Monétaire : C. Sulpicius C. f. Galba Nom complet : C. Sulpicius C. f. (Caius Sulpicius Caii Filius), signifiant Caius Sulpicius, fils de Caius. Identification : Il est communément identifié comme C. Sulpicius Galba. Les monétaires de la République étaient de jeunes magistrats (les tresviri monetales) issus de familles sénatoriales, qui étaient chargés de la frappe des monnaies. Famille (Gens) : Il appartenait à la prestigieuse Gens Sulpicia, l’une des plus anciennes familles patriciennes de Rome. Liens familiaux : Il était probablement le fils du C. Sulpicius Galba qui fut accusé et condamné par la Lex Mamilia en 110 av. J.-C. Il était aussi un parent du Servius Sulpicius Galba, consul en 108 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Sulpicius C. f. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) Ce magistrat pourrait être C. Sulpicius Gallus qui fut préteur en 691 (63 av. J.-C.), ou plutôt, comme le pense Borghesi, le Galba qui servait sous les ordres de Sylla en 668 (86 av. J.-C.) dans la guerre contre Mithridate et qui intervint en 672 (82 av. J.-C.) dans la bataille de la porte Colline; les auteurs ne nous disent pas son prénom. Les monnaies le donnant comme fils d’un Caius, son père est peut-être C. Sulpicius Ser. f. Galba qui fut accusé d’avoir trahi les Romains dans la guerre contre Jugurtha et fut condamné parla loi Mamilia en 644 (110 av. J.-C.).Les types du denier de C. Sulpicius C. f. font allusion à la ville de Lavinium, berceau de la gens Sulpicia. On sait que les dieux Pénates, honorés d’un culte particulier à Lavinium, et qui sont ici représentés, apparurent à Enée dans un songe et lui promirent l’empire de Rome après celui de Lavinium .Ces divinités qu’on voit, comme ici, sur un des deniers de C. Antius Restio, avec l’inscription DEI PENATES, furent assimilées aux Dioscures, ainsi que nous l’avons fait ressortir en traitant des monnaies de Man. Fonteius, qui offrent le même type. Nous avons donné les raisons qui autorisent à interpréter les lettres D. P. P. par Dei Penates Publici, plutôt que par De Pecunia Publica. Le type du revers rappelle celui des deniers de C. Antistius Reginus (Anteslia, 17) et de C. Antistius Vetus (Antestia, 21), celui du denier de Ti. Veturius, et surtout enfin le type d’un groupe de pièces romano-campaniennes que nous avons expliquées ailleurs et qui furent imitées par les insurgés de la guerre Sociale en 665.

1134SU – As Sulpicia – Caius Sulpicius Galba

1134SU – As Sulpicia – Caius Sulpicius Galba Avers : Anépigraphe Tête laurée de Janus, au-dessus marque de valeur I. Revers : C. S(VL)PI. ROMA (Caius Sulpicius. Rome) Proue de navire à droite,  branche de palmier à droite. Bibliothèque nationale de France 27.52g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 106 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Memmia Références : RRC 312/2 – B.2 (Sulpicia) – Syd.573 👤 Le Monétaire : C. Sulpicius C. f. Galba Nom complet : C. Sulpicius C. f. (Caius Sulpicius Caii Filius), signifiant Caius Sulpicius, fils de Caius. Identification : Il est communément identifié comme C. Sulpicius Galba. Les monétaires de la République étaient de jeunes magistrats (les tresviri monetales) issus de familles sénatoriales, qui étaient chargés de la frappe des monnaies. Famille (Gens) : Il appartenait à la prestigieuse Gens Sulpicia, l’une des plus anciennes familles patriciennes de Rome. Liens familiaux : Il était probablement le fils du C. Sulpicius Galba qui fut accusé et condamné par la Lex Mamilia en 110 av. J.-C. Il était aussi un parent du Servius Sulpicius Galba, consul en 108 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Sulpicius C. f. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.) Ce magistrat pourrait être C. Sulpicius Gallus qui fut préteur en 691 (63 av. J.-C.), ou plutôt, comme le pense Borghesi, le Galba qui servait sous les ordres de Sylla en 668 (86 av. J.-C.) dans la guerre contre Mithridate et qui intervint en 672 (82 av. J.-C.) dans la bataille de la porte Colline; les auteurs ne nous disent pas son prénom. Les monnaies le donnant comme fils d’un Caius, son père est peut-être C. Sulpicius Ser. f. Galba qui fut accusé d’avoir trahi les Romains dans la guerre contre Jugurtha et fut condamné parla loi Mamilia en 644 (110 av. J.-C.).Les types du denier de C. Sulpicius C. f. font allusion à la ville de Lavinium, berceau de la gens Sulpicia. On sait que les dieux Pénates, honorés d’un culte particulier à Lavinium, et qui sont ici représentés, apparurent à Enée dans un songe et lui promirent l’empire de Rome après celui de Lavinium .Ces divinités qu’on voit, comme ici, sur un des deniers de C. Antius Restio, avec l’inscription DEI PENATES, furent assimilées aux Dioscures, ainsi que nous l’avons fait ressortir en traitant des monnaies de Man. Fonteius, qui offrent le même type. Nous avons donné les raisons qui autorisent à interpréter les lettres D. P. P. par Dei Penates Publici, plutôt que par De Pecunia Publica. Le type du revers rappelle celui des deniers de C. Antistius Reginus (Anteslia, 17) et de C. Antistius Vetus (Antestia, 21), celui du denier de Ti. Veturius, et surtout enfin le type d’un groupe de pièces romano-campaniennes que nous avons expliquées ailleurs et qui furent imitées par les insurgés de la guerre Sociale en 665.

1678SU – Aureus Sulpicia _ Lucius Servius Sulpicius Rufus

1678SU – Aureus Sulpicia _ Lucius Servius Sulpicius Rufus Avers : L. SERVIVS – RVFVS (Lucius Servius Rufus) Têtes jugées (superposées) des Dioscures (Castor et Pollux) tournées vers la droite. Ils sont représentés jeunes, les traits fins, portant chacun un pileus (bonnet de feutre) lauré, surmonté d’une étoile à huit rayons. Revers : TVSCVL gravé au-dessus ou sur le linteau de la porte de la cité Vue perspective de la citadelle de Tusculum. Bibliothèque nationale de France 8.06g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 41 avant J.C. Matière : Or Gens : Sulpicia Références : RRC 515/1 – B.9 (Sulpicia) Cet aureus est l’un des témoignages les plus fascinants de la transition entre la République mourante et l’aube du Principat. Frappé vers 43-41 av. J.-C., il s’inscrit dans une période de chaos politique intense, marquée par le Second Triumvirat. 1. Symbolisme : L’Identité et les Racines L’iconographie de cette pièce ne doit rien au hasard. Elle est une célébration de la gens Sulpicia et de son ancrage territorial. Les Dioscures (Avers) : Castor et Pollux ne sont pas seulement des divinités guerrières. Ils sont ici les protecteurs de Tusculum, berceau de la famille du monétaire. En les plaçant à l’avers, Rufus affirme la noblesse et l’ancienneté de sa lignée. Les étoiles au-dessus de leurs bonnets (pilei) rappellent leur nature céleste et leur rôle de guides. La Citadelle de Tusculum (Revers) : C’est l’un des rares exemples de représentation architecturale réaliste sur une monnaie républicaine. La vue de la porte de la ville avec l’inscription TVSCVL est une proclamation de fierté municipale. Elle rappelle que les Sulpicii, bien qu’intégrés à l’élite romaine, restent les « fils » de cette citadelle imprenable du Latium. 2. Contexte Historique : L’Or du Sénat contre les Triumvirs Le contexte de frappe est crucial pour comprendre la rareté de cet aureus : Le Quatuorvirat Monétaire : L. Servius Rufus était l’un des quatre magistrats monétaires (quatuorvirs) nommés après la mort de César. À cette époque, le Sénat tente de reprendre le contrôle de la frappe de l’or, privilège que les chefs militaires (imperatores) s’étaient approprié durant les guerres civiles. Une Monnaie de Prestige et de Nécessité : Bien que cet aureus serve à financer les efforts de guerre ou les dépenses publiques dans une Rome instable, il est surtout un outil de propagande familiale. Rufus utilise son mandat pour graver dans l’or le prestige de son père, le célèbre jurisconsulte Servius Sulpicius Rufus, ami de Cicéron. Datation discutée : Si Michael Crawford propose 41 av. J.-C., certains chercheurs modernes suggèrent 43 av. J.-C., moment où le Sénat levait des fonds pour soutenir la cause républicaine contre Marc Antoine avant la formation officielle du Triumvirat. Lucius Servius Rufus est une figure représentative de la noblesse romaine de la fin de la République, cherchant à maintenir le prestige de sa lignée dans une période de transition violente. 1. Origines et Famille Il appartient à la Gens Sulpicia, l’une des familles patriciennes les plus anciennes et les plus illustres de Rome. Plus précisément, il est issu de la branche des Sulpicii Rufi. Le Père : Il est le fils de Servius Sulpicius Rufus, l’un des plus grands juristes de l’histoire romaine, consul en 51 av. J.-C. et ami intime de Cicéron. Ce père était admiré pour son intégrité et sa science juridique, et sa mort en 43 av. J.-C. (pendant une mission diplomatique pour le Sénat) fut considérée comme une perte majeure pour la République. La Mère : Sa mère était Postumia, une femme de caractère mentionnée dans la correspondance de Cicéron. Lien avec la Poésie : Selon certains chercheurs, Lucius serait le père de la poétesse Sulpicia, la seule femme poète de la Rome antique dont l’œuvre nous soit parvenue. 2. Carrière Politique et Mandat Monétaire Lucius Servius Rufus a exercé la fonction de Quatuorvir Monétaire (Quatuorvir monetalis). Le Collège des Quatre : À cette époque, Jules César avait porté le nombre de magistrats monétaires de trois à quatre. Rufus siégeait aux côtés de M. Arrius Secundus, C. Clodius Pulcher et C. Numonius Vaala. Engagement Politique : Bien que son père ait été un républicain modéré, Lucius semble avoir navigué avec prudence. Il a d’abord pris parti pour César pendant la guerre civile. Cependant, l’iconographie de ses monnaies (notamment le portrait de Brutus sur ses deniers, selon certains experts comme Woytek) suggère une sympathie ou une allégeance envers la cause républicaine du Sénat après l’assassinat du dictateur. 3. Son Rôle dans l’Histoire Monétaire Le mandat de Rufus est marqué par une tentative du Sénat de reprendre la main sur la frappe de l’or. L’Or du Sénat : L’émission de l’aureus RRC 515/1 est exceptionnelle car elle représente l’un des derniers efforts du Sénat pour émettre de la monnaie d’or en son nom propre, avant que ce privilège ne devienne exclusivement impérial. Propagande Familiale : À travers ses types monétaires (les Dioscures et la citadelle de Tusculum), il ne se contente pas de servir l’État ; il érige un monument numismatique à la gloire de sa gens et de ses racines tusculanes. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Servius Sulpicius Rufus. 710-711 (44-43 av. J.-C.). Le père de ce monétaire était Ser. Sulpicius Lemonia Rufus, contemporain et ami de Cicéron, jurisconsulte célèbre par sa science et son intégrité. Son fils Lucius, qu’il avait eu de Postumia, est mentionné fréquemment par Cicéron; il se joignit à son père pour accuser Murena, en 691 (63 av. J.-C.); pendant la guerre civile entre César et Pompée, il prit parti pour le vainqueur des Gaules. Les monnaies qu’il fit frapper datent de 710-711, après le meurtre de César. Il fut quatuorvir monétaire avec M. Arrius Secundus, C. Clodius C. f. Pulcher, et C. Numonius Vaala. Ces magistrats ont frappé des aurei au nom du Sénat qui s’empressa, après la mort du dictateur, de reprendre pour lui-même le droit du monnayage del’or qui n’appartenait qu’à l’imperator.Ces quatre monétaires se sont aussi, chacun en

1679JU – Denier Brutus – Lucius Servius Rufus

1679JU – Denier Brutus – Lucius Servius Rufus Avers : L. SERVIVS – RVFVS (Lucius Servius Rufus) Tête nue de Brutus à droite. Revers : Anépigraphe Les Dioscures, Castor et Pollux nu debout de face surmontés chacun d’une étoile, tenant de la main droite le parazonium de la main droite et une lance transversale de la main gauche. British Museum 4.08g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 41 avant J.C. Matière : Argent Gens : Sulpicia Références : RRC 515/2 – B.10 (Sulpicia) – Syd.1082 Cette pièce est particulièrement fascinante car elle incarne la transition brutale entre l’idéalisme républicain et la réalité militaire des guerres civiles romaines. 1. Contexte Historique : L’Ombre des « Libérateurs » L’année 41 av. J.-C. est une période de chaos politique. Jules César a été assassiné trois ans plus tôt, et les forces républicaines de Brutus et Cassius ont été défaites à Philippi en 42 av. J.-C. Une Rome sous tension : Bien qu’Octavien et Marc Antoine contrôlent Rome, les sympathies républicaines restent vives au sein de l’élite. Lucius Servius Rufus, magistrat monétaire (vraisemblablement l’un des quattuorviri), opère dans ce climat de suspicion. Le financement de la survie : Ce type de monnayage servait souvent à financer les besoins militaires ou à affirmer une loyauté politique dans un Empire encore fracturé. 2. Symbolisme de l’Avers : Le « Portrait Voilé » de Brutus Le portrait sur l’avers est l’un des plus débattus de la numismatique républicaine. L’Identification : Officiellement, il pourrait s’agir d’un ancêtre de la gens Sulpicia ou de la gens Servia. Cependant, de nombreux experts (comme Woytek ou Sydenham) y voient un portrait de Marcus Junius Brutus. La Barbe (Barbatulus) : Le personnage est barbu, ce qui, à cette époque, est un signe de deuil ou de crise. Les traits émaciés rappellent étrangement les émissions de Brutus produites en Orient (type EID MAR). Propagande Silencieuse : En utilisant une tête qui « ressemble » à Brutus sans le nommer, Servius Rufus rend hommage au chef des Républicains tout en conservant une protection juridique face aux triumvirs. C’est une forme de résistance iconographique. 3. Symbolisme du Revers : Les Dioscures et le Salut de l’État Le choix des Dioscures (Castor et Pollux) est central, surtout pour votre site thématique. Les Gardiens de la Liberté : Contrairement aux types anciens où ils galopent, ils sont ici représentés debout et de face, tenant des lances et portant des épées. Cette posture statique mais armée symbolise la vigilance et la protection de la Res Publica. Lien avec Tusculum : Une interprétation lie ce revers à un exploit ancestral des Sulpicii à Tusculum, où les Dioscures seraient intervenus pour sauver la ville. Cela permet au monétaire de justifier le motif par une gloire familiale tout en invoquant des divinités « sauveuses » dans un contexte de guerre civile. Les Étoiles : Les deux étoiles au-dessus de leurs têtes (les pilei) rappellent leur nature divine et leur capacité à guider Rome à travers la tempête politique. Lucius Servius Rufus est une figure représentative de la noblesse romaine de la fin de la République, cherchant à maintenir le prestige de sa lignée dans une période de transition violente. 1. Origines et Famille Il appartient à la Gens Sulpicia, l’une des familles patriciennes les plus anciennes et les plus illustres de Rome. Plus précisément, il est issu de la branche des Sulpicii Rufi. Le Père : Il est le fils de Servius Sulpicius Rufus, l’un des plus grands juristes de l’histoire romaine, consul en 51 av. J.-C. et ami intime de Cicéron. Ce père était admiré pour son intégrité et sa science juridique, et sa mort en 43 av. J.-C. (pendant une mission diplomatique pour le Sénat) fut considérée comme une perte majeure pour la République. La Mère : Sa mère était Postumia, une femme de caractère mentionnée dans la correspondance de Cicéron. Lien avec la Poésie : Selon certains chercheurs, Lucius serait le père de la poétesse Sulpicia, la seule femme poète de la Rome antique dont l’œuvre nous soit parvenue. 2. Carrière Politique et Mandat Monétaire Lucius Servius Rufus a exercé la fonction de Quatuorvir Monétaire (Quatuorvir monetalis). Le Collège des Quatre : À cette époque, Jules César avait porté le nombre de magistrats monétaires de trois à quatre. Rufus siégeait aux côtés de M. Arrius Secundus, C. Clodius Pulcher et C. Numonius Vaala. Engagement Politique : Bien que son père ait été un républicain modéré, Lucius semble avoir navigué avec prudence. Il a d’abord pris parti pour César pendant la guerre civile. Cependant, l’iconographie de ses monnaies (notamment le portrait de Brutus sur ses deniers, selon certains experts comme Woytek) suggère une sympathie ou une allégeance envers la cause républicaine du Sénat après l’assassinat du dictateur. 3. Son Rôle dans l’Histoire Monétaire Le mandat de Rufus est marqué par une tentative du Sénat de reprendre la main sur la frappe de l’or. L’Or du Sénat : L’émission de l’aureus RRC 515/1 est exceptionnelle car elle représente l’un des derniers efforts du Sénat pour émettre de la monnaie d’or en son nom propre, avant que ce privilège ne devienne exclusivement impérial. Propagande Familiale : À travers ses types monétaires (les Dioscures et la citadelle de Tusculum), il ne se contente pas de servir l’État ; il érige un monument numismatique à la gloire de sa gens et de ses racines tusculanes. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Servius Sulpicius Rufus. 710-711 (44-43 av. J.-C.). Le père de ce monétaire était Ser. Sulpicius Lemonia Rufus, contemporain et ami de Cicéron, jurisconsulte célèbre par sa science et son intégrité. Son fils Lucius, qu’il avait eu de Postumia, est mentionné fréquemment par Cicéron; il se joignit à son père pour accuser Murena, en 691 (63 av. J.-C.); pendant la guerre civile entre César et Pompée, il prit parti pour le vainqueur des Gaules. Les monnaies qu’il fit frapper datent de 710-711, après le meurtre de César. Il fut quatuorvir monétaire avec M. Arrius Secundus, C. Clodius C. f. Pulcher, et C. Numonius Vaala. Ces magistrats ont frappé des aurei au nom du Sénat qui s’empressa, après

1418SU – Denier Sulpicia – Servus Sulpicius Galba

1418SU – Denier Sulpicia – Servus Sulpicius Galba Avers : SER – S(VL)P (Servus Sulpicius) Tête laurée d’Apollon à droite. Revers : Anépigraphe Trophée naval. Silhouette masculine debout à gauche; prisonnier Macédonien à droite. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 51 avant J.C. Matière : Argent Gens : Sulpicia Références : RRC 438/1 – B.8 (Sulpicia) – Syd.931 Le magistrat monétaire de cette émission est Servius Sulpicius Galba (souvent abrégé en Ser. Sulpicius sur les monnaies). Issu de la prestigieuse gens Sulpicia, l’une des plus anciennes familles patriciennes de Rome, il est une figure historique marquante de la fin de la République. Identité et Carrière Politique Servius Sulpicius Galba est principalement connu pour les faits suivants : Lien avec l’Empereur Galba : Il est très probablement le bisaïeul (arrière-grand-père) de l’empereur Galba (qui régna en 68-69 ap. J.-C.). Carrière militaire : Il a servi comme légat sous Jules César pendant la Guerre des Gaules (entre 58 et 52 av. J.-C.). César lui confia notamment la direction d’une campagne difficile contre les peuples alpins (Nantuates, Véragres et Sédunes) en 57-56 av. J.-C. Magistratures : Il fut préteur urbain en 54 av. J.-C. Il tenta d’obtenir le consulat pour l’année 49 av. J.-C., mais sa candidature fut rejetée, ce qui aurait nourri son amertume envers César. Rôle dans l’Histoire Malgré ses services passés sous les ordres de César, Servius Sulpicius Galba est resté célèbre pour avoir rejoint la conspiration contre Jules César. Il fut l’un des conjurés participant à l’assassinat du dictateur aux Ides de Mars en 44 av. J.-C. Suétone précise qu’il vouait une haine personnelle à César après son échec aux élections consulaires. Le Message de la Monnaie En tant que triumvir monetalis (vers 51 av. J.-C.), Galba utilise son droit de frappe pour glorifier son ancêtre, Publius Sulpicius Galba Maximus. Le triomphe naval : Le revers de la pièce commémore les exploits de cet ancêtre qui, en tant que proconsul en Grèce vers 209-208 av. J.-C. (pendant la deuxième guerre macédonienne), dirigea la flotte romaine et s’illustra par la prise de l’île d’Égine. La scène du captif : Le personnage portant le petasus (chapeau de voyageur) et le captif attaché au trophée illustrent la soumission des ennemis de Rome et la vente des prisonniers, un événement marquant de cette campagne militaire. En résumé : Servius Sulpicius Galba est un personnage complexe, à la fois général césarien et conspirateur républicain, dont cette monnaie servait à asseoir la légitimité politique en rappelant la gloire navale de ses aïeux. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Ser. Sulpicius Galba. Monétaire vers 690 (64 av. J.-C.). Ce monétaire est probablement le bisaïeul de l’empereur Galba. Il fit la guerre des Gaules, d’abord sous C. Promptinus en 693 (61 av. J.-C.) , puis sous Jules César, en 696 (58 av. J.-C.), et eut pour mission de soumettre les Nantuates, les Veragri et les Seduni. En 700 (54 av. J.-C.) il fut préteur urbain, et en 705 (49 av. J.-C.), candidat malheureux au consulat. Lié d’amitié avec D. Brutus et Cicéron, il commandait la légion Martia dans la campagne de Modène. Suétone nous apprend qu’il fut un des conspirateurs contre la vie de Jules César.Le revers de son denier a été expliqué très ingénieusement par Cavedoni. Il s’agit, selon ce savant, d’une allusion à la campagne de P. Sulpicius Galba Maximus, proconsul en Grèce en 545 et 546 (209 et 208 av. J.-C.), contre l’île d’Egine, au cours de la guerre contre les Etoliens et Philippe V, roi de Macédoine. Le trophée naval représente les débris de la flotte ennemie, tandis que le prisonnier sub hasta figure les prisonniers qui furent vendus à l’encan et rachetés par leurs concitoyens, symbolisés eux aussi, sur la médaille, par le personnage debout en costume grec. Lieux de découverte (3 exemplaires)

1354SU – Denier Sulpicia – Publius Sulpicius Galba

1354SU – Denier Sulpicia – Publius Sulpicius Galba Avers : S.C (Senatus Consulto, avec l’accord du Sénat) Buste voilé et drapé de Vesta à droite. Revers : AED – CVR // P. GALB (Ædilis Curilis // Publius Galba, Édile curule // Publius Galba) Couteau, simpulum, hache à sacrifices. British Museum 3.84g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 69 avant J.C. Matière : Argent Gens : Sulpicia Références : RRC 406/1 – B.6 (Sulpicia) – Syd.839 Le monétaire de ce denier est Publius Sulpicius Galba. Voici les informations clés le concernant, basées sur son rôle et sa carrière : 1. Magistrature et Date de Frappe Fonction de monétaire : Publius Sulpicius Galba a frappé ce denier en 69 av. J.-C. (685 de l’ère romaine) alors qu’il exerçait la fonction d’Édile Curule (Aedilis Curulis), comme l’indique la légende AE CVR au revers de la monnaie. Mandat spécial : Le fait que la monnaie porte la mention S·C (Senatus Consulto – par décret du Sénat) au droit indique que cette frappe était un événement spécial ordonné par le Sénat, plutôt qu’une émission ordinaire. 2. Allusions sur la Monnaie Fonction Sacerdotale (Pontife) : Le revers de la monnaie, qui représente le couteau, le simpulum (petite louche) et la hache, est une allusion directe à son rôle de Pontife, qu’il a également obtenu en 69 av. J.-C. Ces instruments sont les emblèmes des collèges sacerdotaux. Intégrité reconnue : Cicéron le décrit comme un « très honnête citoyen ». Cette réputation est soulignée par un événement marquant de l’année précédente : en 70 av. J.-C., il fut désigné comme juge dans le procès célèbre de Verres, le gouverneur prévaricateur de Sicile. Cependant, l’accusé (Verres) le récusa, craignant sa sévérité. 3. Carrière Politique Postérieure Après son édilité, Publius Sulpicius Galba a poursuivi une carrière politique et militaire notable : Préture : Il est devenu Préteur urbain en 54 av. J.-C. Guerres Gauloises : Il a servi dans les armées romaines pendant la Guerre des Gaules, d’abord sous C. Promptinus (61 av. J.-C.), puis sous Jules César (58 av. J.-C.), où il fut chargé de soumettre plusieurs peuples alpins (les Nantuates, les Veragri et les Seduni). Consulat : Il fut un candidat malheureux au consulat en 49 av. J.-C. 4. Lien Familial Il est considéré comme le probable arrière-grand-père de l’empereur Servius Sulpicius Galba, qui régna brièvement en 68-69 ap. J.-C. Variante: « AE – CVR // P. GALB » comme légende au revers Référence : B.7 (Sulpicia) British Museum 3.92g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Sulpicius Galba. Edile curule en 685 (69 av. J.-C.). P. Sulpicius Galba, nommé juge dans le procès de Verrès en 684 (70 av. J.-C.), fut récusé par l’accusé à cause de sa réputation de sévérité. Cicéron en parle comme d’un très honnête citoyen , et son témoignage est d’autant moins suspect qu’il fut son compétiteur au consulat, pour l’année 691 (63 av. J.-C.). P. Galba frappa monnaie comme édile curule avec M. Plaetorius Cestianus, en 685 (69 av. J.-C.). Les types qu’il plaça sur son denier font allusion aux fonctions sacerdotales qu’il remplissait. Cicéron le cite encore comme pontife en 697 (57 av. J.-C.) Lieux de découverte (131 exemplaires)