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1227VI – Quadrans Vibia – Caius Vibius Pansa

1227VI – Quadrans Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : Anépigraphe Buste ailé de la Victoire à droite. Revers : C. VIBI. (Caius Vibius) Proue de navire à droite, dessous marque de valeur composée de trois globules. British Museum 2.95g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 90 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Vibia Références : RRC 342/9a – B.14 (Vibia) Variante : Sans marque de valeur au revers. Références : RRC 342/9b Bibliothèque nationale de France 2.53g Bibliothèque nationale de France 2.53g C.Vibius C.f. Pansa (Caius Vibius, fils de Caius) était un important monétaire de la République romaine, actif autour de 90 av. J.-C. à Rome. 🏛️ Informations Clés sur le Monétaire Identité : C. Vibius C.f. Pansa (Caius Vibius, fils de Caius, surnommé Pansa). Période : Vers 90 av. J.-C. (pendant la Guerre Sociale). Rôle : Magistrat monétaire (tresviri monetales), responsable de la frappe des monnaies. Famille : Il appartenait à la gens Vibia, une famille plébéienne. Postérité Numismatique : Il est le père (probable) de C. Vibius Pansa Caetronianus, qui fut consul en 43 av. J.-C. et qui frappa également des monnaies (RRC 449) reprenant certains types de son père (comme le masque de Pan). ⚔️ Contexte de Frappe La période durant laquelle C. Vibius C.f. Pansa a frappé monnaie (90 av. J.-C.) correspond à la Guerre Sociale (91-88 av. J.-C.), un conflit majeur opposant Rome à ses alliés italiens. Ses émissions de deniers, qui étaient très importantes en quantité, ont largement servi à financer l’effort de guerre de la République romaine. Les types les plus courants de ses deniers (RRC 342/5) représentent souvent la tête laurée d’Apollon à l’avers et Minerve conduisant un quadrige à l’inverse, commémorant peut-être les premières victoires romaines dans ce conflit.   🖼️ Analyse de l’Iconographie L’élément clé de cette monnaie est l’Avers, qui représente la Victoire : Rupture avec la Tradition du Bronze : L’iconographie du Quadrans anonyme était traditionnellement la tête d’Hercule. En remplaçant Hercule par la Victoire, C. Vibius Pansa s’approprie le type et impose un message politique fort même sur sa petite monnaie divisionnaire. Cohérence de l’Émission : Ce type de Victoire renforce la cohérence idéologique de toute l’émission RRC 342. Les deniers (RRC 342/5, 342/6) présentent Minerve en quadrige, qui est l’incarnation de la force guerrière de Rome ou la dea Roma elle-même, souvent liée à la victoire. L’As (RRC 342/7), comme vous l’avez noté, affichait un triple motif de proue et les bonnets des Dioscures, tous liés à la guerre et à la victoire. Le Quadrans, avec le buste de Victoire elle-même, est la manifestation la plus directe et la plus claire du thème de la victoire militaire, cherchant à affirmer la confiance en l’issue de la Guerre Sociale. En résumé, ce Quadrans, bien que petite monnaie de bronze, participe activement à la propagande de guerre de C. Vibius Pansa en plaçant la Victoire directement sur son avers, un choix iconographique notable. Pour plus de clichés de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. j. Pansa. Monétaire vers 664 (90 av. J.-C.) Il est probable que ce magistrat est le père de C. Vibius Pansa C. f. C. n. qui fut consul en 711 (43 av. J.-C.). Le prénom concorde parfaitement avec cette identification, ainsi que le style des médailles. Mais on ne sait rien sur l’histoire de ce monétaire, sinon qu’il fut proscrit par Sylla en 672 (82 av. J.-C.). Il fit partie du même collège monétaire que Q. Titius dont les deniers sont de style semblable.Nous avons fait remarquer ailleurs que Q. Titius copia sur ses pièces de bronze la plupart des types des deniers de C. Vibius Pansa. Ajoutons ici que l’as n. 10 de C. Vibius Pansa porte, au droit, une tête de Janus à barbe pointue, pareille à celle qui figure sur l’as de Q. Titius. Nous n’avons rien à dire de la tête d’Apollon et du quadrige de Pallas identifiée à la dea Roma, qu’on voit sur les cinq premières médailles. Sur le denier n. 6, Cérès ou Déméter, tenant deux torches, est à rapprocher de Diane Lucifera sur un denier de P. Clodius Turrinus ; c’est un type emprunté à la numismatique des villes grecques ou siciliennes, sans que nous connaissions les motifs de ce choix. Le cochon qui accompagne souvent Cérès à la recherche de sa fille Perséphone, rappelle les cochons qui, suivant la légende, bouleversèrent le sol afin de cacher la trace du passage de Perséphone. Les masques bachiques sur les autres deniers, sont des types parlants qui font allusion au cognomen du monétaire.

1226VI – Semis Vibia – Caius Vibius Pansa

1226VI – Semis Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : Anépigraphe Tête laurée de Neptune à droite, derrière marque de valeur S. Revers : C. VIBI. (PA)  (Caius Vibius Pansa) Proue de navire à droite. British Museum 5.19g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 90 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Vibia Références : RRC 342/8a – B.13 (Vibia) – Syd.690f C.Vibius C.f. Pansa (Caius Vibius, fils de Caius) était un important monétaire de la République romaine, actif autour de 90 av. J.-C. à Rome. 🏛️ Informations Clés sur le Monétaire Identité : C. Vibius C.f. Pansa (Caius Vibius, fils de Caius, surnommé Pansa). Période : Vers 90 av. J.-C. (pendant la Guerre Sociale). Rôle : Magistrat monétaire (tresviri monetales), responsable de la frappe des monnaies. Famille : Il appartenait à la gens Vibia, une famille plébéienne. Postérité Numismatique : Il est le père (probable) de C. Vibius Pansa Caetronianus, qui fut consul en 43 av. J.-C. et qui frappa également des monnaies (RRC 449) reprenant certains types de son père (comme le masque de Pan). ⚔️ Contexte de Frappe La période durant laquelle C. Vibius C.f. Pansa a frappé monnaie (90 av. J.-C.) correspond à la Guerre Sociale (91-88 av. J.-C.), un conflit majeur opposant Rome à ses alliés italiens. Ses émissions de deniers, qui étaient très importantes en quantité, ont largement servi à financer l’effort de guerre de la République romaine. Les types les plus courants de ses deniers (RRC 342/5) représentent souvent la tête laurée d’Apollon à l’avers et Minerve conduisant un quadrige à l’inverse, commémorant peut-être les premières victoires romaines dans ce conflit. Pour plus de clichés de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. j. Pansa. Monétaire vers 664 (90 av. J.-C.) Il est probable que ce magistrat est le père de C. Vibius Pansa C. f. C. n. qui fut consul en 711 (43 av. J.-C.). Le prénom concorde parfaitement avec cette identification, ainsi que le style des médailles. Mais on ne sait rien sur l’histoire de ce monétaire, sinon qu’il fut proscrit par Sylla en 672 (82 av. J.-C.). Il fit partie du même collège monétaire que Q. Titius dont les deniers sont de style semblable.Nous avons fait remarquer ailleurs que Q. Titius copia sur ses pièces de bronze la plupart des types des deniers de C. Vibius Pansa. Ajoutons ici que l’as n. 10 de C. Vibius Pansa porte, au droit, une tête de Janus à barbe pointue, pareille à celle qui figure sur l’as de Q. Titius. Nous n’avons rien à dire de la tête d’Apollon et du quadrige de Pallas identifiée à la dea Roma, qu’on voit sur les cinq premières médailles. Sur le denier n. 6, Cérès ou Déméter, tenant deux torches, est à rapprocher de Diane Lucifera sur un denier de P. Clodius Turrinus ; c’est un type emprunté à la numismatique des villes grecques ou siciliennes, sans que nous connaissions les motifs de ce choix. Le cochon qui accompagne souvent Cérès à la recherche de sa fille Perséphone, rappelle les cochons qui, suivant la légende, bouleversèrent le sol afin de cacher la trace du passage de Perséphone. Les masques bachiques sur les autres deniers, sont des types parlants qui font allusion au cognomen du monétaire.

1225VI – As Vibia – Caius Vibius Pansa

1225VI – As Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : Anépigraphe Tête laurée de Janus. Revers : ROMA Trois proues de navire, à droite; au-dessus, une branche de laurier; devant, bonnets des Dioscures. Bibliothèque nationale de France 10.2g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 90 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Vibia Références : RRC 342/7b – B.10 (Vibia) – Syd.690 C.Vibius C.f. Pansa (Caius Vibius, fils de Caius) était un important monétaire de la République romaine, actif autour de 90 av. J.-C. à Rome. 🏛️ Informations Clés sur le Monétaire Identité : C. Vibius C.f. Pansa (Caius Vibius, fils de Caius, surnommé Pansa). Période : Vers 90 av. J.-C. (pendant la Guerre Sociale). Rôle : Magistrat monétaire (tresviri monetales), responsable de la frappe des monnaies. Famille : Il appartenait à la gens Vibia, une famille plébéienne. Postérité Numismatique : Il est le père (probable) de C. Vibius Pansa Caetronianus, qui fut consul en 43 av. J.-C. et qui frappa également des monnaies (RRC 449) reprenant certains types de son père (comme le masque de Pan). ⚔️ Contexte de Frappe La période durant laquelle C. Vibius C.f. Pansa a frappé monnaie (90 av. J.-C.) correspond à la Guerre Sociale (91-88 av. J.-C.), un conflit majeur opposant Rome à ses alliés italiens. Ses émissions de deniers, qui étaient très importantes en quantité, ont largement servi à financer l’effort de guerre de la République romaine. Les types les plus courants de ses deniers (RRC 342/5) représentent souvent la tête laurée d’Apollon à l’avers et Minerve conduisant un quadrige à l’inverse, commémorant peut-être les premières victoires romaines dans ce conflit.   🖼️ Analyse de l’Iconographie du Revers (Trois Proues) Le revers de cet as est une variation élaborée et hautement symbolique du type standard de la proue de navire (la proue étant le type de revers habituel pour l’As). Les Trois Proues : L’ajout de trois proues peut être interprété comme une référence à la puissance navale triomphante de Rome. Ce n’est pas un type commun pour un As de cette époque, qui n’affiche normalement qu’une seule proue. La Branche de Laurier : Cet ajout renforce le thème de la Victoire. Compte tenu de la date (90 av. J.-C., en pleine Guerre Sociale), c’est un message d’encouragement et d’affirmation du succès de Rome. Les Bonnets des Dioscures (pilii) : Les Dioscures (Castor et Pollux) sont des divinités associées à la cavalerie, aux batailles et à l’aide divine à Rome. Leurs bonnets, souvent vus avec une étoile, sont un signe archaïque de protection et de victoire. En conclusion, l’As de C. Vibius Pansa se démarque des autres Asses contemporains en transformant l’iconographie standard (Janus/Proue) en une véritable déclaration de propagande militaire et de puissance navale par l’utilisation du triple motif des proues, de la branche de laurier et des symboles des Dioscures. Le monétaire insère ainsi un message d’espoir et de triomphe sur sa monnaie de bronze la plus élémentaire. Variante 1 : Légende C·VIBIVS·C·F PANSA au revers Référence : RRC 342/7a Bibliothèque nationale de France 9.48g Bibliothèque nationale de France 9.48g Variante 2 : Présence marque de valeur I à l’avers Référence : RRC 342/7c Bibliothèque nationale de France 14.65g Bibliothèque nationale de France 14.65g Variante 3 : Présence marque de valeur I au revers à droite de la proue. Référence : RRC 342/7d Bibliothèque nationale de France 14.04g Bibliothèque nationale de France 14.04g Pour plus de clichés de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. j. Pansa. Monétaire vers 664 (90 av. J.-C.) Il est probable que ce magistrat est le père de C. Vibius Pansa C. f. C. n. qui fut consul en 711 (43 av. J.-C.). Le prénom concorde parfaitement avec cette identification, ainsi que le style des médailles. Mais on ne sait rien sur l’histoire de ce monétaire, sinon qu’il fut proscrit par Sylla en 672 (82 av. J.-C.). Il fit partie du même collège monétaire que Q. Titius dont les deniers sont de style semblable.Nous avons fait remarquer ailleurs que Q. Titius copia sur ses pièces de bronze la plupart des types des deniers de C. Vibius Pansa. Ajoutons ici que l’as n. 10 de C. Vibius Pansa porte, au droit, une tête de Janus à barbe pointue, pareille à celle qui figure sur l’as de Q. Titius. Nous n’avons rien à dire de la tête d’Apollon et du quadrige de Pallas identifiée à la dea Roma, qu’on voit sur les cinq premières médailles. Sur le denier n. 6, Cérès ou Déméter, tenant deux torches, est à rapprocher de Diane Lucifera sur un denier de P. Clodius Turrinus ; c’est un type emprunté à la numismatique des villes grecques ou siciliennes, sans que nous connaissions les motifs de ce choix. Le cochon qui accompagne souvent Cérès à la recherche de sa fille Perséphone, rappelle les cochons qui, suivant la légende, bouleversèrent le sol afin de cacher la trace du passage de Perséphone. Les masques bachiques sur les autres deniers, sont des types parlants qui font allusion au cognomen du monétaire. Lieux de découverte (5 exemplaires)

1438VI – Sesterce Vibia – Caius Vibius Pansa

1438VI – Sesterce Vibia – Caius Vibius Pansa Avers : Anépigraphe Buste de Mercure coiffé du pétase ailé, à droite. Revers : C. PANSA  (Caius Pansa) Tortue, caducée à droite. British Museum 0.89g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 48 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 449/5 – B.21 (Vibia) – Syd.950 Symbolisme et Contexte Cette combinaison iconographique est particulièrement riche : Le lien Mercure – Tortue – Caducée : Dans la mythologie, Mercure (Hermès) a inventé la lyre en utilisant la carapace d’une tortue. Le caducée est son attribut principal. L’ensemble de la pièce est donc placé sous la protection de cette divinité. L’influence de l’atelier : Le motif de la tortue est rare dans le monnayage romain républicain. Certains numismates y voient une influence ou une référence aux monnaies grecques plus anciennes (comme celles d’Égine), ou simplement une volonté de Pansa de souligner la stabilité et la prospérité commerciale sous l’égide de César en 48 av. J.-C. Le rôle de C. Vibius Pansa : En tant que partisan de César, Pansa utilise ici des symboles de paix et de commerce (le caducée est aussi un symbole de négociation et de fin de conflit), ce qui est un message politique fort en pleine guerre civile. Moins de cinq exemplaires de ce sesterce observé. Le monétaire de ce denier, Caius Vibius Pansa Caetronianus, est une figure marquante de la fin de la République romaine. Proche de Jules César, il a joué un rôle clé lors des guerres civiles qui ont mené à la chute de la République. 1. Ses Origines : Un « Homme Nouveau » Famille : Il appartient à la gens Vibia, une famille d’origine étrusque (de Pérouse). C’est un homo novus (homme nouveau), le premier de sa lignée à atteindre le sommet de l’État romain. Adoption : Son nom « Caetronianus » indique qu’il est né dans la gens Caetronia avant d’être adopté par un Caius Vibius Pansa (probablement le monétaire de 90 av. J.-C., célèbre pour ses types à la tête d’Apollon). 2. Carrière et Allégeance à César Compagnon de César : Il sert comme légat sous Jules César pendant la Guerre des Gaules. Tribun de la plèbe (51 av. J.-C.) : Il utilise son droit de veto pour protéger les intérêts de César contre le parti aristocratique (les Optimates). Monétaire (48 av. J.-C.) : C’est l’année où il frappe votre denier. À cette époque, il est probablement édile ou préteur. Le choix de Jupiter Axurus sur sa monnaie rappelle les origines de sa famille à Anxur (Terracina). 3. Le Consulat et la Fin Tragique (43 av. J.-C.) Après l’assassinat de César en 44 av. J.-C., Pansa se retrouve dans une position délicate. Bien que césarien, il se rapproche du Sénat et de Cicéron pour tenter de stabiliser la République. Consul : Il devient consul en 43 av. J.-C. aux côtés d’Aulus Hirtius. Bataille de Modène : Il mène les armées du Sénat (aux côtés du jeune Octave, futur Auguste) contre Marc Antoine, qui assiégeait Modène. Mort au combat : Bien que la campagne soit victorieuse, Pansa est mortellement blessé lors de la bataille de Forum Gallorum. Il meurt quelques jours plus tard, le 23 avril 43 av. J.-C. Son collègue Hirtius étant également tombé, la République se retrouve sans consuls, ouvrant la voie à l’ascension définitive d’Octave. Anecdote historique : Pansa était réputé pour son éloquence et son caractère modéré. Sur son lit de mort, il aurait conseillé à Octave de se méfier de Cicéron et du Sénat, pressentant que ces derniers l’utiliseraient avant de s’en débarrasser. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius C. f. C. n. Pansa. En 711 (43 av. J.-C.) Il s’agit de C. Vibius Pansa qui fut consul en 711 avec A. Hirtius. Tribun du peuple en 703 (51 av. J.-C.) et probablement préteur en 706 (48 av. J.-C.), il se montra un ardent partisan de Jules César, qui l’honora de sa confiance et lui donna, en 709 (45 av. J.-C.), le gouvernement de la Gaule Cisalpine. Pansa rentra à Rome l’année suivante, et, en 710, César le fit désigner comme consul avec Hirtius, pour l’an 711 (43 av. J.-C.). En cette année-là, quand la guerre civile fut déclarée, les consuls Hirtius et Pansa se mirent à la tête de l’armée sénatoriale pour aller délivrer Decimus Brutus qui, à ce moment, faisait cause commune avec le sénat et se trouvait assiégé dans Modène par Marc Antoine. Ainsi s’expliquent les monnaies qui portent, à la fois, le nom de D. Brutus et de Pansa. Ce dernier organisa à Rome quatre nouvelles légions qu’il conduisait aux tyrannicides lorsque Antoine vint s’opposer à son passage près de Forum Gallorum (Castel – Franco). Pansa, obligé de se jeter dans la mêlée, fut mortellement blessé : il expira à Bologne quelques jours après. Il résulte de ce qui précède que toutes les monnaies de C. Vibius Pansa n’ont pu être frappées qu’en 711, au cours de la guerre de Modène. Sur le denier n. 16, nous voyons, comme sur les pièces du monétaire précédent, Cérès à la recherche de sa fille Perséphone enlevée par Pluton. Souvent aussi, comme sur le denier n. 17, on représente Cérès dans un bige de dragons.Jupiter Anxur ou Axur, sur le n. 18, tire son nom de la ville d’Anxur .(Terracine) où il avait un sanctuaire célèbre. Jupiter Anxur, associé à la déesse Féronie, dans le culte de cette ville, était représenté sous les traits d’un jeune homme imberbe, ressemblant beaucoup à Apollon Véjovis, tandis que Féronie avait, de son côté, plus d’un point de contact avec Juno virgo.Les événements qui s’accomplirent en 711 expliquent d’eux-mêmes les types du n. 20 : Pansa, allié aux tyrannicides, combattait pour Rome et la liberté. Rome assise sur des boucliers est un type déjà usité antérieurement par d’autres monétaires. Les mains jointes, le caducée et Mercure, sur les n. 21 et 22, sont des symboles de paix et étaient les emblèmes particuliers du sénat.

1588AE – Aureus Lépide – Caius Vibius Varus

1588AE – Aureus Lépide – Caius Vibius Varus Avers : M·LEPIDVS·III·VIR·R·P·C Tête de Lépide à gauche. Revers : C VEIBIVS  VAARVS (Caius Vibius Varus) Mains jointes. Bibliothèque nationale de France 8g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Or Gentes : Vibia et Aemilia Références : RRC 494/10 – B.39 (Aemilia) Cet Aureus de Lépide, frappé en 42 av. J.-C., est une monnaie dont le message politique est aussi précieux que son métal. Il intervient à un moment de basculement total pour la République romaine. 1. Le Contexte Historique : L’Union des trois chefs En 42 av. J.-C., Rome est dirigée par le Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine et Lépide). L’objectif officiel est de « restaurer la République » (Rei Publicae Constituendae), mais la réalité est celle d’une préparation à la guerre civile contre les assassins de César (Brutus et Cassius). Lépide, l’homme de l’arrière : Tandis qu’Octave et Antoine partent vers la Grèce pour la bataille de Philippes, Lépide reste à Rome. Il est chargé de maintenir l’ordre et de protéger les arrières des deux autres. Cet aureus est frappé sous son autorité nominale par le monétaire C. Vibius Varus. Le financement de la guerre : L’or est frappé en masse à cette période non pas pour la circulation courante, mais pour payer les légions. Recevoir un aureus avec le portrait de Lépide garantissait aux soldats que le triumvir resté à Rome assurait la solde et la logistique. 2. Le Symbolisme de la « Dextrarum Iunctio » Le revers montrant deux mains jointes est l’élément le plus fort de cette pièce : La Concorde (Concordia) : Les mains jointes symbolisent l’accord sacré et l’harmonie entre les trois triumvirs. C’est une réponse directe aux rumeurs de dissensions. Le message est simple : « Nous sommes unis, notre alliance est indéfectible. » La Foi Publique (Fides) : Ce geste représente aussi la parole donnée et la loyauté. Pour les troupes, c’est l’assurance que les promesses de terres et de butins faites par les triumvirs seront respectées. Ironie Historique : Ce symbole de fraternité est en contradiction totale avec la réalité de l’époque, marquée par les proscriptions (massacres politiques) et les futures trahisons qui verront Octave évincer Lépide du pouvoir quelques années plus tard. 3. Le Portrait de Lépide : Une Affirmation de Statut L’avers présente la tête nue de Lépide. À cette époque, placer son propre portrait sur une monnaie est encore un acte de rupture avec les traditions républicaines (commencé par Jules César). En s’affichant ainsi, Lépide revendique son statut d’égal de Marc Antoine et d’Octave. La légende III VIR R P C légitime son pouvoir exceptionnel, le plaçant au-dessus des lois ordinaires de la République. Pourquoi cette monnaie est-elle une référence ? Cet Aureus est le témoignage d’une « paix armée » entre les héritiers de César. Pour les collectionneurs et les historiens, c’est l’un des portraits les plus authentiques de Lépide, souvent resté dans l’ombre d’Antoine et d’Auguste. Le monétaire responsable de cette émission est Caius Vibius Varus (parfois orthographié C. Veibius Vaarus sur les monnaies pour souligner une archaïsme de prestige). Il appartient à la Gens Vibia, une famille plébéienne qui, bien que n’étant pas d’origine noble ancienne, a acquis une influence considérable à la fin de la République, notamment grâce à son soutien constant au parti de Jules César. 1. Son rôle au sein du Collège des Monétaires En 42 av. J.-C., Varus fait partie du collège des Quattuorviri monetales (un collège de quatre magistrats exceptionnellement élargi par rapport au triumvirat monétaire habituel). Ses collègues pour cette année cruciale sont : L. Mussidius Longus L. Livineius Regulus P. Clodius Turrinus Ensemble, ils ont supervisé l’une des productions monétaires les plus massives de Rome, destinée presque exclusivement à financer l’effort de guerre des triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) avant la confrontation finale à Philippes. 2. Identité et Carrière Historiquement, Caius Vibius Varus reste un personnage dont la vie est peu documentée en dehors de ses monnaies (un cas fréquent pour les monétaires de cette période). Cependant, certains éléments se dégagent : Origines : Il est probablement lié à la branche des Vibii Pansa. Son parent, Caius Vibius Pansa, fut consul en 43 av. J.-C. et mourut en combattant pour la République, ce qui confère à la famille un grand prestige militaire. Une « Signature » Variée : Varus ne s’est pas contenté de frapper pour Lépide. Il a également émis des monnaies avec les bustes de Marc Antoine, d’Octave, et des types purement mythologiques (comme la tête de Bacchus/Liber Pater avec une panthère au revers, un emblème traditionnel de sa famille). Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de Marc Antoine et d’Octave, chacun d’eux a émis, sous l’autorité du sénat, des aurei et des deniers qui ne portent pas les noms des triumvirs et sont antérieurs à la constitution du triumvirat le 27 novembre 711. Aussi, les types qui figurent sur ces monnaies ont-ils entre eux une grande analogie. Ceux des pièces de C. Vibius Varus font allusion soit aux souvenirs de famille des Vibii, comme le denier n. 24, soit à la puissance romaine, à sa bonne fortune et à ses victoires, types monétaires usuels à la fin de la république.

1589AN – Aureus Marc Antoine – Caius Vibius Varus

1589AN – Aureus Marc Antoine – Caius Vibius Varus Avers : M·ANTONIVS·III·VIR·R·P·C Tête barbue de Marc Antoine à droite. Revers : C VEIBIVS  VAARVS (Caius Vibius Varus) Mains jointes. British Museum 7.94g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Or Gentes : Vibia et Antonia Références : RRC 494/11 – B.27 (Antonia) Cet aureus est un document historique d’exception qui témoigne de la transition brutale entre la République romaine et le Principat. Comme nous l’avons évoqué précédemment, cette monnaie est frappée par L. Mussidius Longus en 42 av. J.-C. Voici l’analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte, en complément des informations disponibles sur LesDioscures.com : 1. Le Contexte Historique : L’Urgence de la Guerre Civile L’année 42 av. J.-C. est le moment de vérité pour le Second Triumvirat (Marc Antoine, Octave et Lépide). La Marche vers Philippes : Les triumvirs préparent la confrontation décisive contre les « Libérateurs » (Brutus et Cassius), les assassins de César, en Grèce. Le Financement des Légions : Pour s’assurer la loyauté des soldats, il faut de l’or. C’est dans ce but que le collège des quatre monétaires (quattuorviri), dont fait partie Mussidius Longus, est chargé d’une frappe massive à Rome. La Légitimation par l’Image : C’est la première fois dans l’histoire de l’atelier de Rome qu’un collège de monétaires frappe des portraits des dirigeants vivants de manière systématique. Cela marque la fin du tabou républicain sur l’image du chef. 2. Le Symbolisme de l’Avers : Le Portrait de Marc Antoine Le choix de représenter Marc Antoine sur le type 494/11 (alors que d’autres types de la même série honorent Octave ou Lépide) est riche en symbolisme : Le Triumvirat Institutionnalisé : La légende M ANTONIVS III VIR R P C n’est pas qu’un titre ; c’est une proclamation juridique. Le triumvirat a été légalisé par la Lex Titia, et la monnaie sert à rappeler que Marc Antoine agit avec l’autorité de l’État pour « réorganiser la République » (Rei Publicae Constituendae). L’Héritier de César : À cette date, Antoine se présente comme le principal vengeur de Jules César et le leader militaire le plus expérimenté du camp césarien. 3. Le Symbolisme du Revers : La Corne d’Abondance et le Navire Le revers du RRC 494/11 est particulièrement intéressant car il combine souvent des éléments de prospérité et de puissance navale : La Cornucopia (Corne d’abondance) sur un Globe : Ce symbole, souvent accompagné d’un gouvernail et d’un caducée, signifie que la paix et la prospérité du monde (le globe) dépendent désormais du bon gouvernement des triumvirs. Le Navire (Proue) : Sur certaines variantes liées à Mussidius Longus, la présence d’une proue de navire rappelle que le contrôle des mers est vital. En 42 av. J.-C., les républicains (Brutus/Cassius) et Sextus Pompée menacent le ravitaillement de Rome. Le revers affirme donc que les triumvirs maîtrisent la mer pour garantir l’abondance. Le monétaire responsable de cette émission est Caius Vibius Varus (parfois orthographié C. Veibius Vaarus sur les monnaies pour souligner une archaïsme de prestige). Il appartient à la Gens Vibia, une famille plébéienne qui, bien que n’étant pas d’origine noble ancienne, a acquis une influence considérable à la fin de la République, notamment grâce à son soutien constant au parti de Jules César. 1. Son rôle au sein du Collège des Monétaires En 42 av. J.-C., Varus fait partie du collège des Quattuorviri monetales (un collège de quatre magistrats exceptionnellement élargi par rapport au triumvirat monétaire habituel). Ses collègues pour cette année cruciale sont : L. Mussidius Longus L. Livineius Regulus P. Clodius Turrinus Ensemble, ils ont supervisé l’une des productions monétaires les plus massives de Rome, destinée presque exclusivement à financer l’effort de guerre des triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) avant la confrontation finale à Philippes. 2. Identité et Carrière Historiquement, Caius Vibius Varus reste un personnage dont la vie est peu documentée en dehors de ses monnaies (un cas fréquent pour les monétaires de cette période). Cependant, certains éléments se dégagent : Origines : Il est probablement lié à la branche des Vibii Pansa. Son parent, Caius Vibius Pansa, fut consul en 43 av. J.-C. et mourut en combattant pour la République, ce qui confère à la famille un grand prestige militaire. Une « Signature » Variée : Varus ne s’est pas contenté de frapper pour Lépide. Il a également émis des monnaies avec les bustes de Marc Antoine, d’Octave, et des types purement mythologiques (comme la tête de Bacchus/Liber Pater avec une panthère au revers, un emblème traditionnel de sa famille). Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de Marc Antoine et d’Octave, chacun d’eux a émis, sous l’autorité du sénat, des aurei et des deniers qui ne portent pas les noms des triumvirs et sont antérieurs à la constitution du triumvirat le 27 novembre 711. Aussi, les types qui figurent sur ces monnaies ont-ils entre eux une grande analogie. Ceux des pièces de C. Vibius Varus font allusion soit aux souvenirs de famille des Vibii, comme le denier n. 24, soit à la puissance romaine, à sa bonne fortune et à ses victoires, types monétaires usuels à la fin de la république.

1590JU – Aureus Octave – Caius Vibius Varus

1590JU – Aureus Octave – Caius Vibius Varus Avers : C·CAESAR·III·VIR·R·P·C Tête d’Octave à droite. Revers : C VEIBIVS  VAARVS (Caius Vibius Varus) Mains jointes. British Museum 8.07g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Or Gentes : Vibia et Julia Références : RRC 494/12 – B.88 (Julia) Cet aureus, frappé en 42 av. J.-C. par le magistrat monétaire Gaius Vibius Varus, est une monnaie chargée d’une symbolique politique cruciale, marquant la transition entre la République mourante et l’avènement de l’Empire. 1. Contexte Historique : L’Urgence de la Guerre Civile L’année 42 av. J.-C. est une année charnière. Nous sommes deux ans après l’assassinat de Jules César. Rome est déchirée entre : Le Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine et Lépide), qui cherche à venger César. Les Libérateurs (Brutus et Cassius), qui ont fui vers l’Orient pour lever des troupes. Cet aureus a été émis pour financer les légions du Triumvirat juste avant la bataille de Philippes. La monnaie en or était alors le meilleur moyen de transporter de grandes valeurs pour payer la solde des soldats et s’assurer de leur fidélité. 2. Le Symbolisme de l’Avers : La Légitimité d’Octave Le Portrait : Le portrait d’Octave (encore jeune, environ 21 ans) est l’un des premiers à apparaître sur le monnayage romain de son vivant. C’est une rupture majeure avec la tradition républicaine, qui interdisait le portrait d’un homme vivant sur les pièces (un privilège autrefois réservé aux dieux). La Titulature : La légende C·CAESAR·III·VIR·R·P·C affirme son statut officiel de « Triumvir pour la restauration de la République ». En utilisant le nom de « Caesar », il rappelle qu’il est l’héritier légitime du dictateur assassiné. 3. Le Symbolisme du Revers : La Concorde et l’Union Le revers est particulièrement célèbre pour son image des mains jointes (dextrarum iunctio) : L’Alliance des Triumvirs : Les deux mains droites qui se serrent symbolisent la Concordia (la Concorde). C’est un message de propagande destiné à rassurer le peuple et l’armée : malgré leurs rivalités internes, les trois chefs sont unis pour sauver Rome. La Paix par la Force : Ce symbole suggère également la loyauté mutuelle entre les généraux et leurs troupes. Pour les soldats, c’est la promesse que leur engagement sera récompensé par un pouvoir stable. Le Nom du Magistrat : L’inscription C·VEIBIVS VAARVS identifie le responsable de l’émission, issu d’une famille qui a soutenu la cause césarienne. En résumé Cet aureus n’est pas qu’un objet de valeur ; c’est un outil de communication de masse. Il sert à diviniser l’héritage de César à travers Octave et à projeter une image de stabilité et d’unité (les mains jointes) dans un climat de chaos total. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de Marc Antoine et d’Octave, chacun d’eux a émis, sous l’autorité du sénat, des aurei et des deniers qui ne portent pas les noms des triumvirs et sont antérieurs à la constitution du triumvirat le 27 novembre 711. Aussi, les types qui figurent sur ces monnaies ont-ils entre eux une grande analogie. Ceux des pièces de C. Vibius Varus font allusion soit aux souvenirs de famille des Vibii, comme le denier n. 24, soit à la puissance romaine, à sa bonne fortune et à ses victoires, types monétaires usuels à la fin de la république.

1613VI – Aureus Vibia – Caius Vibius Varus

1613VI – Aureus Vibia – Caius Vibius Varus Avers : Anepigraphe Buste de Roma à gauche, portant un casque avec une plume de chaque coté, tenant de la main droite une lance et un bouclier de la gauche. Revers : C VIBIVS / VARVS (Caius Vibius Varus) Némésis ailée debout à droite, lève le pli de sa robe de la main droite. British Museum 8.02g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Or Gens : Vibia Références : RRC 494/35 – B.25 (Vibia) – Syd.1136 Cet aureus, frappé en 42 av. J.-C. par C. Vibius Varus, est une monnaie dont l’iconographie est profondément liée aux tensions politiques et militaires qui ont suivi l’assassinat de Jules César. Voici une analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte : 1. Contexte Historique : L’Année des Vengeurs (42 av. J.-C.) L’année 42 av. J.-C. est un tournant majeur de la République romaine. C’est l’année de la bataille de Philippes, où les forces du Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine et Lépide) affrontent les « Libérateurs » (Brutus et Cassius), les assassins de César. Le rôle de C. Vibius Varus : En tant que l’un des quattuorviri monetales (collège de quatre magistrats chargés de la frappe des monnaies), Varus doit financer l’effort de guerre massif. La frappe d’or (aurei) est alors essentielle pour payer les légions. La légitimation du pouvoir : Le Triumvirat doit prouver que sa cause est juste. La monnaie devient alors le principal outil de propagande pour mobiliser l’opinion publique et l’armée. 2. Symbolisme de l’Avers : Rome en Armes L’avers représente le buste de Rome (ou parfois interprétée comme Minerve/Athéna) portant un casque à aigrettes, une lance et un bouclier. La République en danger : Contrairement aux portraits de divinités apaisées, cette représentation de Rome est guerrière. Elle souligne que l’État est en état d’alerte et prêt au combat. L’appel au patriotisme : En utilisant l’image de Rome elle-même sur l’or, Varus rappelle aux soldats et aux citoyens que leur loyauté doit aller à la patrie (représentée ici par le camp des Triumvirs, qui se disent les héritiers légitimes de l’État). 3. Symbolisme du Revers : Némésis et la Vengeance Le revers montre Némésis (souvent identifiée comme la Pax-Nemesis), ailée, soulevant un pan de son vêtement. La Vengeance Divine : Némésis est la déesse de la rétribution et de la justice divine. Son apparition sur cette monnaie est un message direct adressé à Brutus et Cassius : l’assassinat de César était un crime contre l’ordre divin et humain, et le châtiment est imminent. Le lien avec la Paix : La figure combine parfois des attributs de la Paix. Le message est subtil : la paix ne pourra être rétablie qu’une fois la justice (la vengeance) accomplie par l’écrasement des conjurés. Le geste de la déesse : Le geste de soulever le pli de la robe au niveau du cou (sinum) est un geste traditionnel pour conjurer le « mauvais œil » ou l’orgueil (hubris). Ici, il symbolise la chute de l’orgueil de ceux qui ont cru pouvoir briser la République. 4. Importance Numismatique Cette monnaie est une transition vers le monnayage impérial. Bien que le portrait de l’empereur ne soit pas encore systématique (Octave l’utilisera sur d’autres séries), le choix des symboles montre que la monnaie n’est plus seulement un moyen d’échange, mais un manifeste politique. Le monétaire Caius Vibius Varus est une figure dont la carrière est principalement documentée par ses émissions monétaires. Il exerça ses fonctions à une époque de transition violente pour la République romaine. Voici ce que l’on sait de ce magistrat et de son rôle : 1. Identité et Famille Gens Vibia : Caius Vibius Varus appartient à la gens Vibia, une famille plébéienne qui n’apparaît de manière significative à Rome qu’au dernier siècle de la République. Les Cognomina : Les branches les plus connues de cette famille portent les noms de Pansa (notamment le consul de 43 av. J.-C.) et Varus. Le nom Varus signifie littéralement « aux jambes cagneuses ». Postérité : On pense qu’il est l’arrière-grand-père du sénateur Gaius Vibius Varus, actif sous l’Empire, montrant que sa lignée a su naviguer avec succès à travers les guerres civiles. 2. Sa Fonction : Le Collège des Quatuorvirs Caius Vibius Varus fait partie du collège des Quattuorviri Monetales (les quatre magistrats responsables de la frappe) de l’année 42 av. J.-C. Ses collègues étaient : Lucius Livineius Regulus Lucius Mussidius Longus Publius Clodius Turrinus Contrairement à ses collègues, il n’ajoute aucune qualification (comme IIIvir AAAFF) à son nom sur ses monnaies. Il frappe sous l’autorité du Sénat, mais ses émissions sont clairement destinées à soutenir les Triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) dans leur lutte contre les assassins de César. 3. Thématiques de son Monnayage Le monnayage de Varus se divise en deux grandes catégories de propagande : La Légitimité Triumvirale : Il émet des pièces aux portraits de Marc Antoine (comme votre RRC 494/32), d’Octave et de Lépide. Ces pièces servent à payer les armées et à familiariser le public avec les visages des nouveaux maîtres de Rome. Les Traditions Familiales et Religieuses : Sur d’autres types (comme le denier RRC 494/36), il privilégie des figures comme Bacchus (Liber Pater), souvent associé à la gens Vibia. On y voit souvent une panthère, un masque de Silène et un thyrse, symbolisant la fertilité et les fêtes des Liberalia. En résumé Caius Vibius Varus était un magistrat stratégique dont la mission était de financer l’effort de guerre des héritiers de César. Son travail illustre parfaitement la transformation de la monnaie romaine : d’un outil de célébration républicaine vers un instrument de culte de la personnalité au profit des chefs militaires. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Curiosité : Aureus de Claude émis en 44 AC reprenant Nemesis à son revers. La réutilisation de cet iconographie par Claude était sûrement due à son antiquarisme personnel. British Museum 7.78g Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro

1612VI – Aureus Vibia – Caius Vibius Varus

1612VI – Aureus Vibia – Caius Vibius Varus Avers : Anepigraphe Tête laurée d’Apollon à droite. Revers : C VIBIVS / VARVS (Caius Vibius Varus) Vénus se mire dans un miroir; à droite, une colonne. British Museum 8g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Or Gens : Vibia Références : RRC 494/34 – B.27 (Vibia) – Syd.1137 L’aureus de C. Vibius Varus (RRC 494/34), frappé en 42 av. J.-C., est une pièce fascinante qui s’inscrit dans l’un des moments les plus sombres et les plus décisifs de l’histoire romaine : la période suivant l’assassinat de Jules César. Voici une analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte. 1. Le Contexte Historique : L’année de Philippes En 42 av. J.-C., Rome est déchirée. Le Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine et Lépide) s’est formé pour venger César et écraser les « Libérateurs » (Brutus et Cassius). Le besoin d’or : La frappe d’aurei (pièces d’or) à cette époque n’est jamais anodine. Elle sert presque exclusivement à financer les légions. C. Vibius Varus, en tant que monétaire à Rome, produit cette monnaie pour soutenir l’effort de guerre des partisans de César. La loyauté politique : Bien que les monétaires romains jouissent traditionnellement d’une certaine liberté dans le choix des motifs, le choix des divinités en 42 av. J.-C. est un acte d’allégeance politique. 2. Symbolisme de l’Avers : Apollon Laureatus Le portrait d’Apollon est un choix classique pour la gens Vibia, mais il prend ici une résonance particulière : La Civilisation contre le Chaos : Apollon représente l’ordre, la prophétie et la lumière. Dans le tumulte des guerres civiles, il incarne l’espoir d’un retour à la stabilité. Lien avec Octave : Il est intéressant de noter qu’Octave (le futur Auguste) vouait un culte personnel à Apollon. En choisissant cette divinité, le monétaire s’aligne subtilement sur l’image que le jeune héritier de César souhaite projeter. 3. Symbolisme du Revers : Vénus au Miroir Le revers est la partie la plus iconographique de la pièce : Vénus se regardant dans un miroir près d’une colonne. L’Héritage de César : Vénus est la figure centrale de la propagande césarienne. La Gens Julia prétend descendre directement d’Énée, fils de Vénus. Représenter Vénus sur une monnaie en 42 av. J.-C., c’est affirmer la légitimité du camp de la vengeance contre les meurtriers de César. La Beauté et la Victoire : Contrairement à la Venus Genetrix (la mère) ou la Venus Victrix (la victorieuse armée), cette Vénus à sa toilette insiste sur la grâce et la perfection. Le miroir et la colonne (symbole de stabilité) suggèrent une divinité sereine, sûre de sa puissance, veillant sur ses descendants. Le monétaire Caius Vibius Varus est une figure dont la carrière est principalement documentée par ses émissions monétaires. Il exerça ses fonctions à une époque de transition violente pour la République romaine. Voici ce que l’on sait de ce magistrat et de son rôle : 1. Identité et Famille Gens Vibia : Caius Vibius Varus appartient à la gens Vibia, une famille plébéienne qui n’apparaît de manière significative à Rome qu’au dernier siècle de la République. Les Cognomina : Les branches les plus connues de cette famille portent les noms de Pansa (notamment le consul de 43 av. J.-C.) et Varus. Le nom Varus signifie littéralement « aux jambes cagneuses ». Postérité : On pense qu’il est l’arrière-grand-père du sénateur Gaius Vibius Varus, actif sous l’Empire, montrant que sa lignée a su naviguer avec succès à travers les guerres civiles. 2. Sa Fonction : Le Collège des Quatuorvirs Caius Vibius Varus fait partie du collège des Quattuorviri Monetales (les quatre magistrats responsables de la frappe) de l’année 42 av. J.-C. Ses collègues étaient : Lucius Livineius Regulus Lucius Mussidius Longus Publius Clodius Turrinus Contrairement à ses collègues, il n’ajoute aucune qualification (comme IIIvir AAAFF) à son nom sur ses monnaies. Il frappe sous l’autorité du Sénat, mais ses émissions sont clairement destinées à soutenir les Triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) dans leur lutte contre les assassins de César. 3. Thématiques de son Monnayage Le monnayage de Varus se divise en deux grandes catégories de propagande : La Légitimité Triumvirale : Il émet des pièces aux portraits de Marc Antoine (comme votre RRC 494/32), d’Octave et de Lépide. Ces pièces servent à payer les armées et à familiariser le public avec les visages des nouveaux maîtres de Rome. Les Traditions Familiales et Religieuses : Sur d’autres types (comme le denier RRC 494/36), il privilégie des figures comme Bacchus (Liber Pater), souvent associé à la gens Vibia. On y voit souvent une panthère, un masque de Silène et un thyrse, symbolisant la fertilité et les fêtes des Liberalia. En résumé Caius Vibius Varus était un magistrat stratégique dont la mission était de financer l’effort de guerre des héritiers de César. Son travail illustre parfaitement la transformation de la monnaie romaine : d’un outil de célébration républicaine vers un instrument de culte de la personnalité au profit des chefs militaires. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de Marc Antoine et d’Octave, chacun d’eux a émis, sous l’autorité du sénat, des aurei et des deniers qui ne portent pas les noms des triumvirs et sont antérieurs à la constitution du triumvirat le 27 novembre 711. Aussi, les types qui figurent sur ces monnaies ont-ils entre eux une grande analogie. Ceux des pièces de C. Vibius Varus font allusion soit aux souvenirs de famille des Vibii, comme le denier n. 24, soit à la puissance romaine, à

1616VI – Denier Vibia – Caius Vibius Varus

1616VI – Denier Vibia – Caius Vibius Varus Avers : Anepigraphe Buste casquée de Minerve, portant une cuirasse. Revers : C VIBIVS / VARVS (Caius Vibius Varus) Hercule debout de face, s’appuyant sur une massue de la main droite et une peau de lion autour du bras gauche. British Museum 4.06g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 42 avant J.C. Matière : Argent Gens : Vibia Références : RRC 494/38 – B.26 (Vibia) – Syd.1140 Ce denier, frappé par Caius Vibius Varus en 42 av. J.-C., est une monnaie fascinante qui illustre parfaitement les tensions et les ambitions de la période imperatoriale, juste avant la bataille de Philippes. 1. Symbolisme Iconographique Le choix des divinités n’est pas le fruit du hasard ; il répond à un besoin de légitimation et de protection divine pour les membres du Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine et Lépide). L’Avers (Minerve) : La déesse est représentée avec un casque et l’égide. Minerve incarne la sagesse stratégique et la guerre juste. Dans le contexte de 42 av. J.-C., elle symbolise la préparation réfléchie au combat contre les assassins de César (Brutus et Cassius). Elle rappelle que la force des triumvirs est guidée par la justice et la protection de l’État. Le Revers (Hercule) : Hercule est montré avec ses attributs classiques : la massue et la peau du lion de Némée. Lien avec Marc Antoine : C’est le point le plus important. Marc Antoine prétendait descendre directement d’Hercule. En faisant figurer cette divinité, le monétaire Caius Vibius Varus rend un hommage direct à Antoine, soulignant sa force brute, son endurance et son origine semi-divine. Hercule est ici le champion qui terrasse les monstres (les ennemis de la République). 2. Contexte Historique : L’Année des Décisions L’année 42 av. J.-C. est un tournant crucial pour Rome : Le Financement de la Guerre : Rome est en pleine guerre civile. Les triumvirs doivent lever et payer des légions massives pour traverser l’Adriatique et affronter les troupes républicaines en Grèce. Ce denier fait partie des émissions massives destinées à assurer la loyauté des soldats. Le Collège des Monétaires : Caius Vibius Varus fait partie des quattuorviri monetales (un collège exceptionnel de quatre hommes au lieu de trois). Leur rôle était de transformer les réserves de l’État en numéraire pour l’effort de guerre. L’Ombre de Jules César : Le Sénat venait de diviniser Jules César (Divus Iulius). L’iconographie de ces pièces sert aussi à renforcer l’idée que les héritiers de César sont les seuls protecteurs légitimes de l’ordre romain. Le monétaire Caius Vibius Varus est une figure dont la carrière est principalement documentée par ses émissions monétaires. Il exerça ses fonctions à une époque de transition violente pour la République romaine. Voici ce que l’on sait de ce magistrat et de son rôle : 1. Identité et Famille Gens Vibia : Caius Vibius Varus appartient à la gens Vibia, une famille plébéienne qui n’apparaît de manière significative à Rome qu’au dernier siècle de la République. Les Cognomina : Les branches les plus connues de cette famille portent les noms de Pansa (notamment le consul de 43 av. J.-C.) et Varus. Le nom Varus signifie littéralement « aux jambes cagneuses ». Postérité : On pense qu’il est l’arrière-grand-père du sénateur Gaius Vibius Varus, actif sous l’Empire, montrant que sa lignée a su naviguer avec succès à travers les guerres civiles. 2. Sa Fonction : Le Collège des Quatuorvirs Caius Vibius Varus fait partie du collège des Quattuorviri Monetales (les quatre magistrats responsables de la frappe) de l’année 42 av. J.-C. Ses collègues étaient : Lucius Livineius Regulus Lucius Mussidius Longus Publius Clodius Turrinus Contrairement à ses collègues, il n’ajoute aucune qualification (comme IIIvir AAAFF) à son nom sur ses monnaies. Il frappe sous l’autorité du Sénat, mais ses émissions sont clairement destinées à soutenir les Triumvirs (Marc Antoine, Octave et Lépide) dans leur lutte contre les assassins de César. 3. Thématiques de son Monnayage Le monnayage de Varus se divise en deux grandes catégories de propagande : La Légitimité Triumvirale : Il émet des pièces aux portraits de Marc Antoine (comme votre RRC 494/32), d’Octave et de Lépide. Ces pièces servent à payer les armées et à familiariser le public avec les visages des nouveaux maîtres de Rome. Les Traditions Familiales et Religieuses : Sur d’autres types (comme le denier RRC 494/36), il privilégie des figures comme Bacchus (Liber Pater), souvent associé à la gens Vibia. On y voit souvent une panthère, un masque de Silène et un thyrse, symbolisant la fertilité et les fêtes des Liberalia. En résumé Caius Vibius Varus était un magistrat stratégique dont la mission était de financer l’effort de guerre des héritiers de César. Son travail illustre parfaitement la transformation de la monnaie romaine : d’un outil de célébration républicaine vers un instrument de culte de la personnalité au profit des chefs militaires. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Vibius Varus. Monétaire en 711-712 (43-42 av. J.-C.) Ce magistrat composa un collège monétaire avec L. Livineius Regulus, L. Mussidius Longus et P. Clodius Turrinus. Ses trois collègues prennent le titre de quatuorvir auro publico feriundo; lui seul n’ajoute à son nom aucune qualification. Mommsen plaçait ce collège en 716; le trésor de Pieve-Quinta a démontré qu’il date des années 711 et 712 (43-42 av. J.-C.). Nous ne savons rien de la carrière de C. Vibius Varus qui n’est connu que par les médailles. Outre les monnaies que ses collègues et lui ont fait frapper aux noms de Lépide, de Marc Antoine et d’Octave, chacun d’eux a émis, sous l’autorité du sénat, des aurei et des deniers qui ne portent pas les noms des triumvirs et sont antérieurs à la constitution du triumvirat le 27 novembre 711. Aussi, les types qui figurent sur ces monnaies ont-ils entre eux une grande analogie. Ceux des pièces de C. Vibius Varus font allusion soit aux souvenirs de famille des Vibii, comme le denier n. 24, soit à la puissance romaine, à sa bonne fortune et à ses victoires, types monétaires usuels à la fin de la république. Lieux de découverte (30 exemplaires)